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January

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Tout ce qui a été posté par January

  1. Bon on va essayer de revenir au départ. On parle de Besoin de contrôle, lorsqu'on s'est trouvé insécure étant enfant - faut qu'on s'entende - en plein développement psycho affectif donc. Est-ce que j'ai besoin de contrôle ? J'en sais rien. J'ai des réflexes, auxquels je ne pense plus. @bouddean c'est de ça dont tu parlais - quelque chose que tu as fait jusque tard - un réflexe. Quel visée ? Se rassurer uniquement ? Il n'y a que toi qui le sais. Est-ce que c'était vraiment ça, et le ressenti, c'était vraiment ça ?
  2. Question d'honnêteté, que ça. A moins bien sûr qu'on ne parte pas du tout du même postulat. C'est pas un problème, là : CQFD. Et laisser tomber euh.. en tant qu'écorchée vive quand je mords j'lâche plus. Je mets en doute la résilience, on met en doute mon objectivité. CQFD sur toute la ligne. Ca sert le sujet !
  3. Il y a une réaction épidermique d'écorchée vive ? Euh... Alors celle là c'est la première fois qu'on me la fait. C'est intéressant !! D'un côté on a l'apologie de la résilience, de l'autre côté je suis directement décrédibilisée (écorchée vive), pour mes propos. Wow....
  4. Non je ne crois pas, c'est directement lié à l'insécurité je pense. Le mantra est rassurant "je ne suis pas comme les autres", mais pas prétentieux. Parce-qu'on sait. On sait toujours.
  5. Je ne sais pas si c'est de la prétention, je pense que c'est une façon de se rassurer. On est dans le thème de l'insécurité et de ses conséquences.. hé hé.. @bouddean (si tu ne veux pas répondre je comprendrais) mais pourquoi dans ton postulat de départ tu as insisté à plusieurs reprises là dessus "je suis résilient" ?
  6. Absolument, j'ai le même avis. Beaucoup de gens ont le même avis. Tout ça ne veut rien dire, rien, tout ça c'est des conneries qui ont été bien vendues à un moment donné, vulgarisées à mort pour satisfaire les gens friands de psycho de bistro. Et aujourd'hui ça fait culpabiliser beaucoup de gens.
  7. Bon, je vais dire ce que j'en pense et après je n'y reviendrai plus. Oui, la douleur se dompte sans jamais disparaître, vu que la résilience, il serait temps de l'admettre, c'est rien que des conneries. Le Petit Robert rappelle : "Résilience. n. f. Capacité à surmonter les chocs traumatiques." Ca arrange bien tout le monde, cette histoire de résilience, on peut broyer les êtres puisqu'ils s'en remettent toujours. Le cerveau est plastique, l'esprit pâte à modeler. Le terme de résilience depuis quelques années relève de l'injonction. Résilience collective autant qu'individuelle. Résilience personnelle et dans le monde du travail. Une fois qu'on s'est relevé on est plus résistant, de fait plus efficace ; c'est dans les vieilles casseroles qu'on fait les meilleures soupes, les psychés fracassées recollées à la glu donnent des machines de guerre. La faille ne se referme pas, quelle que soit la façon dont la remplit de terre. La faille ne se referme pas, ne se referme jamais. Et ça, c'est inaudible, socialement irrecevable. On n'a pas le droit de souffrir, de souffrir psychiquement au-delà d'un certain temps, au-delà d'un certain seuil. Ce n'est pas acceptable, sous peine de remettre en cause toute l'organisation du système, de la fable, tant de légendes urbaines où l'on croise des victimes devenues héroïnes. C'est pour fuir le mot victime que l'on court vers l'oubli et la transmutation. Changer la fange en or est une obligation pour ne pas échouer en hôpital de jour ou en clinique privée. Toutes les quarante minutes une personne se suicide au pays du fromage et des anxiolytiques. (merci à Chloé Delaume pour l'autorisation d'emprunt de ses mots)
  8. @bouddean ton postulat est bien trop vaste. Ca donne des affirmations malheureuses. C'est comme si tu disais : "insécurité dans l'enfance" = "problèmes plus tard". Ben non..
  9. Oui, regarde, qui est venu me demander ce que j'ai foutu de mes gosses quand j'étais déchirée ? Personne... C'est pour ça qu'il est important ce topic, pour que les gens se rendent compte à quel point ils n'écoutent pas, survolent, jugent et condamnent..
  10. Bah je veux pas en rajouter mais merde... tu viens te livrer, avec tout ce que ça comporte de difficulté, et on vient te foutre dans la gueule que t'es un putain de meurtrier de mari et de gosses en puissance euh.. faut arrêter là.
  11. On n'a pas encore parler du tabac mais c'est vrai que le manque peut rendre dingue..
  12. Inventé ou pas c'est très très classe de faire un raccourci pareil ! C'est sûr que ça va donner l'occasion à des gens ici de s'exprimer en confiance. On ne te remercie pas là, @PtitAngelina . ....
  13. Rentrée littéraire, nouveau Boualem Sansal Paolo fait partie des rares humains, « les Appelés », choisis par une puissance mystérieuse pour recevoir et diffuser un message simple et terrible : dans 780 jours la présence des hommes sur la Terre prendra fin. Une minorité d’élus sera alors sauvée et conduite en lieu sûr, sur une autre planète.
  14. La protection, la force. Le sentiment que lui, même les plus affreuses bêtes de mes cauchemars, il pourrait les repousser, d'un geste, un regard. Ça vient de loin, c'est toute une fantasmagorie d'enfant. Je suis en sécurité, quoi que mon cerveau malade imagine, il se dressera contre, il essaiera de me protéger, ce que personne n'a fait à l'époque. Même s'il échoue, et bien sûr que ça ne peut pas arriver, il est là. Il est "là ". L'insomnie parle d'insécurité.. c'est très intime..
  15. Toute petite, de mauvaises personnes se sont ingéniées à m’empêcher de dormir la nuit. Ca a duré longtemps, jusqu’à ce que le traumatisme se « boucle » et que j’aie très peur de m’endormir, que je mette toute mon énergie à ne pas m’endormir. Quelques années ont passé, les traumatismes ont ressurgi sous la forme… d’insomnie au départ. Impossible de s’endormir. Mais il faut se lever, travailler, il y a les enfants. Je suis allée consulter un mien ami médecin en lui expliquant que j’enchaînais les nuits blanches. Il a répliqué que ce n’était pas possible je dormais forcément, chaque nuit, même quelques heures. Colère. Bref. Il a prescrit. Une petite chose légère qui n’a pas arrangé mon problème : j’ai doublé la dose, triplé la dose : rien à faire. Je le lui ai dit. On a changé de molécule. Pareil. Il a refusé de me donner plus fort. Il pensait que je faisais un stock… pour un éventuel suicide, mais non. La surdité des médecins, autre sujet.. Je suis allée voir un autre médecin. Il m’a donné plus fort. Ca a marché, quelques nuits. Et puis plus, alors j’ai mélangé tous les cachets, pour voir. J’ai dégueulé partout et j’ai pas dormi. C’est devenu une véritable obsession.. cachets, dormir. Je suis retournée voir le mien-ami, et là, il m’a entendue, il m’a prescrit….le miracle que j’attendais. Tout le monde connaît cette molécule, je ne citerai aucun nom, elle a servi à commettre des crimes, bref, celui qui ne s’endort pas avec ça étant donné que ça agit directement sur le cerveau qui se fout en carafe à 100%, c’est pas un humain. C’était génial. A partir du moment où je prenais le comprimé, j’avais quoi, vingt minutes, et ensuite le monde disparaissait, le bonheur. Adieu, le monde ! Et au bout d’une dizaine de jours… Des nuits atroces. Oh je m’endormais, mais je me réveillais en panique, en hurlant, en ne sachant plus où je me trouvais, avec des images horribles plantées dans les yeux, des douleurs intenses et inexplicables dans tout le corps. Stop, on arrête ce cachet. Le médecin me demande de lui rapporter toutes les boîtes de tous les cachets. Il croit encore que… pff. Je le fais..pas tout à fait. Retour de l’insomnie, sévère, tachycardie, nausées, turbulences internes impossibles à gérer. Je vais supplier une nouvelle ordonnance. Il me re-prescrit. Je passe des nuits parfois terribles mais je ne dis rien, je prends pluss de cachets, je fais des mélanges. Parfois avec de l’alcool, ça accélère et amplifie le processus pharmaco. Ca a été jusqu’à ce que je ne puisse plus dire mon nom, je ne savais plus, mon adresse, quelle date, quel jour, est-ce que je travaille aujourd’hui ou non… J’ai commencé à prendre quelques trucs en journée, pour être sûre, pour le soir, la nuit… Je ne me réveille plus, c’est très compliqué, je somnole toute la journée, mon corps ne répond plus, tout est épuisant, je ne mange plus, tout est effort, je veux juste dormir. Tout ça va bien plus loin que l’insomnie et je commence à en prendre conscience. La mémoire me fuit, travailler est un calvaire, je vois qu’on me regarde bizarrement et que le change que j’essaie de donner ne fait plus illusion. Je le sais mais je n’envisage absolument pas d’arrêter la pharmacie, au contraire. Un mauvais génie va trouver la solution : subtiliser des ordos à son mari pour prescriptions d’amphétamines, le D. à l’époque. R. la nuit, D. le jour. Je finirais le corps et la tête complètement détraqués, à prendre toutes les boîtes d’un seul coup, tout ce que j’avais, urgences, coma, retour, désintox. Je me suis remise, puis j’ai replongé quelques temps plus tard, décès de mon fils. Là, il fallait vraiment que le monde entier disparaisse. Et puis j’ai tout quitté, je suis partie, je me suis « coincée », exprès, engagée sur les bateaux, zéro échappatoire aucun moyen, et je m’en suis sortie. Il n’y a plus de cachets dans ma pharmacie ? Si. Il y a tout ce qu’il faut, j’ai besoin que ce soit là. Je n’y touche pas, sauf insomnie totale et prolongée. Une fois, deux fois et ensuite c’est bon, retour à la « normale ». Je n’ai plus de R. j’ai bien plus léger. La dernière fois que j’ai pris un cachet c’était au mois de septembre. Ici on me connaît comme quelqu’un qui lit beaucoup de livres. Récemment, on a dit « oui mais elle triche » . Oui, c’est vrai, je triche, je ne dors pas alors je lis. Toutes les nuits, trois heures à minima, ça peut être cinq. Je ne connais pas un sommeil normal et je crois que je n’ai connu ça qu’à de rares occasions, accompagnée, veillée, si j’ai un sentiment de sécurité absolue, c’est mieux, possible, mais c’est rare. Il n’y a pas que les heures dormies, il y a la qualité du sommeil. Le moindre bruit me réveille, j’entends des bruits quand il n’y en a pas, dormir me stresse encore, c'est pour toujours, mais les cachets : c’est fini. La nuit, éveillée, est devenue mon amie. J’ai eu l’expérience d’un sommeil très profond récemment. Je n’ai pas dormi plus longtemps que mes quatre heures habituelles, mais c’était vraiment différent. Je remercie ici la personne à l'origine de cette bonne nuit. Il se reconnaîtra.
  16. Elle cherche consciencieusement tout le long de la voie. Elle choisit plusieurs pierres, essaie un assemblage, en remplace quelques-unes, prend tout son temps, trouve un morceau de bois, une vieille canette. Elle descend tranquillement sur la voie. Elle empile sur le rail les pierres, le bois, les déchets qu’elle a trouvés. Elle remonte, elle s’assoit et attend le train. Elle a trouvé de beaux cailloux ronds, pas trop gros, sinon c’est trop facile. Elle les a alignés sur la rambarde. Elle écoute le bruit des voitures qui arrivent derrière elle et qui se rapprochent pour passer sous le pont. Elles roulent à grande vitesse. C’est pour ça que c’est difficile de toucher les voitures en laissant tomber les cailloux. Elle se penche, concentrée, un premier caillou entre les doigts… Qui veut toujours des accidents Ce serait bien, un accident, personne ne saurait. Elle est fatiguée et elle voudrait partir maintenant mais, elle ne veut faire de mal à personne et surtout, elle répète qu’elle ne veut traumatiser personne. Hein, c’est bien un accident ? - Et vous feriez comment ? - Le train, la voiture contre le train, comme ça je suis sûre. - Vous savez déjà à quel endroit ? - Oui.
  17. Le titre du sujet : La parole aux personnes présentant des addictions. Ici donc on attend des témoignages de gens qui ont, ou ont eu des addictions. A des substances psychoactives mais aussi au jeu, au sexe, au risque, à la nourriture, au sport, toutes les addictions. C'est pour ça que je ne vous parlerai pas de ma vie avec ma mère alcoolique : HS. C'est pour ça qu'il n'est pas trop question non plus de causer aide aux addicts, sur forum ou autre, sauf en courte digression. La parole ici, est aux addicts. Alors on va tout recommencer depuis le début, et : si le sujet ne vous intéresse pas, n'y participez pas. @Axolotl il va être difficile de récolter des témoignages, je t'en souhaite quelques uns. Je me souviens ici de deux personnes particulièrement, qui avaient témoigné, et je crois, fait écho à certaines personnes du coup. C'était il y a longtemps. Je ne sais pas si on peut atteindre un tel niveau de débat. Je le souhaite.
  18. Me, ma, m'a, je, j'ai, mon, va falloir faire un effort de rédaction alors, je n'ai rien vu qui soit dédié à l'auteur. Fin de la discussion. Comme dit soit le sujet vous intéresse soit vous passez votre chemin. Une autre "piste" de débat, pour l'auteur : Apprendre à dire Non.
  19. Le sujet. Il va y avoir un minimum de respect pour l'auteur ou on va continuer comme ça à l'ignorer dans son propre sujet ? Et comme dit précédemment : les règlements de compte c'est en privé. Les petites discussion entre amis niant l'auteur aussi.
  20. J'ai un vieil album de famille aussi, je ne sais même pas qui c'est sur les photos.. A l'époque ils faisaient des photos aux enterrements, photo de groupe, portraits, j'ai des photos incroyables du cortège pour la mort de mon oncle, tombé en Algérie, truc de fou, je crois que toute la ville était là. J'ai un portrait de ma mère pris en studio par un photographe après l'enterrement de sa propre mère. Je sais qu'il y a longtemps (ou pas si longtemps en fait j'en sais rien), les gens se faisaient prendre en photo avec leurs morts. On ne ferait plus ça aujourd'hui c'est..
  21. Oui c'est bien ce qui est dit dans l'article, c'est fastidieux on ne le fait plus.. "Mon aînée de 16 ans a les albums photos de ses dix premières années. Le second de 7 ans, de ses trois premières années. La petite de 2 ans, elle, n’a rien du tout. » C'est triste je trouve. Les gamins ils aiment ça regarder les photos.. Et pas que. Récemment c'est un cadeau que mon mari a fait à sa fille, un livre photo, de sa naissance jusqu'à ce qu'elle quitte le nid. Ca l'a touchée.
  22. Chaque jour en Europe, 638 millions de clichés sont pris au smartphone, en vue de les partager aussitôt. Faire des albums, archiver et sauvegarder ses images est devenu une mission quasi impossible. Faire parler les Français de leurs photos de famille, c’est pénétrer dans le domaine des « faudrait que », des bonnes résolutions non tenues et des inquiétudes larvées. C’est entendre le drame répété des « photos du petit dernier depuis sa naissance » brutalement perdues, de l’ex « parti avec l’ordi et tout ce qu’il y avait dedans », du « CD sûrement illisible qu’on léguera en mourant, au lieu des albums », du téléphone volé, du disque dur cassé, de la mise à jour fatale. C’est se perdre dans le débat ésotérique sur l’obsolescence des supports. Shooter dans des boîtes à chaussures qui débordent de tirages en attente d’un hypothétique album… https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2018/03/02/albums-de-famille-le-poids-des-photos_5264866_4497916.html Restera-t-il des images de vous, de votre famille ?
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