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Tout ce qui a été posté par January
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Qui est mort ? ... Ben oui ça craint. Si ça se trouve quelqu'un de recherché ou, ah non mais là faut qu'il mette en place rapidement le deuxième système des empreintes pour identification. Bon, après, ce sera pas toujours possible non plus. -
Elle a raison. L'excuse moisie de mediapart, sérieux..
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Audition de Tony H. policier. Il explique qu'au début, tout se passe bien : Très vite, j'entends que le ton monte sur ce contrôle. Un premier individu fait un geste de défiance à l'encontre de Marc-Antoine C. Il conteste vivement le contrôle. Marc-Antoine C. le repousse pour retrouver une distance de sécurité. M. Luhaka empoigne Marc-Antoine C. au niveau du col, il saisit les poings d'un autre policier qui lui assène un coup de pied au niveau des jambes. Théodore Luhaka donne un coup au niveau de la pommette de Marc-Antoine C. Je tente d'interpeller Théodore Luhaka. Il essaie de s'échapper. Je le saisis à l'arrière. Je crois que j'ai un bras de son blouson. Il arrive à enlever son blouson. Je tombe. Quand je me relève, il y a des échauffourées. Il explique comment ses collègues tentent de maîtriser Théodore Luhaka. Il parle du gaz lacrymogène utilisé : A un moment donné, j'ai l'impression de l'avoir saisi, je prends mes menottes mais M. Luhaka s'accroche au muret, chute en arrière sur Jérémie D. qui est au sol. Il gesticule. Je lui porte volontairement un coup au niveau du ventre afin de lui couper la respiration pour qu'il y ait un délai de 2 ou 3 secondes pour lui faire penser à autre chose et pour pouvoir le menotter. Jérémie D. voyant que nos actions sont sans effet lance une grenade lacrymogène au sol pour disperser les individus au niveau de l'escalier. Théodore Luhaka est menotté, on le conduit au niveau du muret, on lui dit de s'asseoir, il ne veut pas. Chacun d'entre nous saisit l'un de ses membres et le force à s'asseoir. Il raconte ensuite comment Théodore Luhaka a été conduit au commissariat par sa brigade. Tony H.,policier, dit n'avoir "jamais eu de difficultés dans son travail", sauf en décembre 2016, à Sevran, lors d'une intervention entre un vendeur et un guetteur. "L'un d'eux a tenté de me mettre un coup de cutter et j'ai sorti mon arme. L'individu a pris la fuite. J'avais déposé plainte pour les faits. L'individu a été condamné à 6 ou 8 mois de prison ferme." Il assure avoir vu Théodore Luhaka donner un coup de poing au niveau du visage, de la pommette de son collègue Marc-Antoine C : À aucun moment Théodore Luhaka était pacifique. Tony H., policier, dit avoir vu un seul coup de matraque porté par Marc-Antoine C. sur Théodore Luhaka, alors que leur autre collègue, Jérémie D. est au sol. Tony H. parle de la "volonté délibérée de Théodore Luhaka de se soustraire (au contrôle de police)". Pour lui, l'interpellé n'a jamais coopéré avec les policiers. Tony H. : La grave blessure de M. Luhaka, on l'a vue en garde à vue. Les blessures au visage, elles peuvent provenir de sa chute au sol, ou des échauffourées juste avant que Jérémie D. le ceinture. Je ne vois pas à quel autre moment ça a pu intervenir. Prsdte : Le coup que vous donnez au niveau du ventre de M. Luhaka, il était selon vous légitime et nécessaire ? Tony H. : Je pense que le coup est proportionné et légitime dans le sens où Théodore Luhaka est toujours sur Jérémie D. et qu'il faut faciliter le menottage. Pour moi, c'était nécessaire. Selon Tony H. au moment du menottage, Théodore Luhaka ne se plaint d'aucune douleur. Prsdte : Quand vous amenez Théodore Luhaka avec vos collègues derrière le mur, si Théodore Luhaka ne veut pas s'asseoir, à votre avis c'est pour quelles raisons ? Vous ne vous dites pas que c'est peut-être à cause de sa blessure ? Tony H., policier : Avec du recul, je me dis que peut-être, oui. [...] Tony H, policier : Il n'y a eu aucun propos raciste. Aucun policier n'a donné de coup de poing ou de coup de pied dans la voiture. Même entre les fonctionnaires, il n'y a pas eu de mots échangés. Je pense que chacun voulait faire redescendre la pression. Chacun était dans sa bulle jusqu'à l'arrivée au commissariat. Tony H. assure n'avoir jamais entendu aucun policier dire au sujet de Théodore Luhaka 'Il saigne du fion' comme l'affirme Théodore Luhaka. Il dit que lui et ses collègues ont pris conscience de la blessure de Théodore Luhaka au commissariat, "juste avant l'arrivée des pompiers", qui avaient été appelés par la cheffe de poste. Interrogé par la présidente sur la médiatisation de l'affaire, Tony H., policier, dit avoir été bouleversé par la qualification retenue à l'encontre au début des policiers au début de cette affaire (celle de viol). Il rappelle qu'il n'avait que 23 ans, qu'il venait d'acheter un bien en Ile-de-France et qu'il a dû "regagner le cocon familial ne serait-ce que pour raisons de sécurité". Il dit qu'il y avait à l'époque des rumeurs soutenant que les adresses des policiers mis en cause allaient être diffusées sur les réseaux sociaux.
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Me Merchat : Vous contestez avoir volontairement aspergé M. Luhaka avec du gaz lacrymogène. À propos du coup de genou, vous êtes accroupi devant lui.. Jérémie D. : Je le repousse. En aucun cas, je n'ai voulu avoir un geste qui aurait pu le blesser, c'était dû à une interpellation difficile. Me Merchat : Vous l'écartez avec le genou car il tombe vers vous, c'est ça ? - Quand je suis accroupi face à M. Luhaka, je suis juste à côté de lui, je le repousse. J'avais pas prévu qu'un grand gaillard comme ça se retrouve contre le muret. - Quand vous le repoussez contre le muret, quelle est votre intention ? - Je cherche à comprendre pourquoi quelqu'un (Théodore Luhaka selon lui) a fait dégénérer un contrôle et à savoir s'il a des stupéfiants. (...) Je veux pas lui faire mal. Je suis face à un individu qui m'a fait la misère. Je lui parle, il ne me répond pas. Me Merchat : Quand vous avez compris la gravité de ses blessures ? Le policier : Sur le fait qu'il ait été blessé à cet endroit-là ? J'ai essayé de comprendre. Je trouvais ça désolant pour lui. Me Merchat : Vous êtes resté suspendu 4 ans ? Jérémie D. : Non 5 ans. Cette histoire-là a eu des conséquences sur ma façon de travailler et d'appréhender des situations difficiles. Mais je suis toujours flic, je me mets toujours au service des gens et j'essaie toujours d'aider les gens.
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Ca dépend quelle juridiction mais bon, pour faire simple : condamnation Vs relaxe, acquittement.
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C'est clair. Je pense qu'on sait qui est Maïwenn ok, c'est pas une tenue quoi mais bon, la sacro-sainte liberté de la presse y en a marre aussi..
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« Comment avez-vous vécu cette soirée ? » lui demande-t-on. À la barre, Edwy Plenel répond : « Avec sidération. » Il rappelle que depuis ses débuts dans le journalisme, et alors qu'il ne s'est « pas fait que des amis », c'est la première fois qu'il est agressé physiquement. Mais, à l'entendre, ce n'est pas pour lui qu'il a déposé plainte et s'est constitué partie civile, mais pour défendre ses journalistes, injustement attaqués par Maïwenn qui leur reproche de l'avoir « trahie » dans le traitement de l'affaire Luc Besson (son ex-mari et père de sa fille). « Il ne s'agit pas de moi, mais de Mediapart », affirme celui qui est persuadé d'avoir été « agressé en raison de la fonction sociale » qu'il occupe. [...] À la barre, la prévenue ajoute pour sa défense : « Je sais qu'on ne se fait pas justice soi-même. Ça m'est monté à la tête ! Ces gens-là qui n'arrêtent pas de faire leur beurre sur le consentement et le droit des femmes… Ils sont allés chercher ma déposition de police très, très intime… » Elle se tourne vers Plenel, l'interpelle, le regard noir : « Ça, faudrait qu'on en parle aussi ! » Le président tente de la recadrer. Maïwenn ne décolère pas : « Je ne l'excuse pas et je ne regrette pas ! » Le procureur remet les choses à leur place, pour lui il s'agit d'« une affaire de violences comme on en voit beaucoup ici… » Peu importe le « milieu social » de la victime ou de la mise en cause. Les violences sont, pour lui, « caractérisées », et le fait que la prévenue ne manifeste aucun regret aggrave les choses. Il demande une « condamnation sévère » et requiert une amende de 700 euros. Ce sera finalement 400 euros d'amende, 1 euro symbolique pour le préjudice moral subi par M. Plenel et 1 500 euros pour Mediapart. https://www.lepoint.fr/societe/maiwenn-jugee-pour-avoir-agresse-edwy-plenel-c-est-un-crachat-politique-17-01-2024-2549962_23.php
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Jérémie D. : Madame la présidente, la majorité des contrôles, ça se passe bien. Il faut pas nous faire passer pour le croque-mitaine dans l'histoire. On est là aussi pour aider les personnes de ces quartiers là. On avait commencé la journée sur Sevran. Comme on n’avait pas réussi et qu’on était pas loin d’Aulnay, on avait voulu réaliser un contrôle comme ça, pour voir qui se trouvait là. Prsdte : Pourquoi les faites-vous aligner contre le mur ? - C'était de coutume, pour éviter toute possibilité de fuite - est-ce que c'était pour éviter les caméras? - pas du tout, de toute façon les gens dans les immeubles nous voient. - Theo Luhaka dit qu'il intervient parce que l'un d'entre vous met une gifle à un des jeunes. Vous voyez cette gifle ? - Non, je suis concentré sur les deux ou trois individus que j'ai devant moi. - Pourquoi vous utiliser votre gazeuse lacrymogène? - Ca commence à chauffer, c'était pour disperser les individus. Après, j'ai pas vraiment réfléchi, reconnaît le policier, j'ai pas fait une dissertation : j'envoie du gaz. - Une fois que Theo Luhaka est menotté, on vous reproche de l'avoir poussé sur le muret - C'était un geste d'énervement, d'exaspération. J'étais crispé. C'est la décharge d'adrénaline, l'énorme stress subi pendant l'interpellation. J'ai vu un individu très grand, balèze, qui a porté des coups à un collègue, tient tête à 4 policiers. Et je le pousse, mais je suis surpris que sa tête vienne heurter le mur .. - Ca ne vous alerte pas sur son état général ? - non. C'est un mauvais geste, que je n'aurai pas du faire. Mais je l'ai fait après tout ce qu'il s'est passé avant. Je me suis retrouvé dans une situation qui ne m'étais jamais arrivée. Et puis devant, il y a toujours des individus hostiles. Il ne faut pas croire que tous nous applaudissent et sont en train de nous apporter des corbeilles de fruits et des bouteilles d'eau, c'est tout le contraire. Ca arrive de partout. Prsdte : Dans la voiture Theo Luhaka vous reproche de lui avoir mis un coup de poing - Je déments formellement, le trajet retour a été lourd parce que l'adrénaline redescendait, j'avais du lacrymo plein les yeux, j'avais hâte que ça se termine - Theo Luhaka évoque des insultes racistes dans le véhicule. - Non, nullement - la photo que vous prenez, c'est pour faire un Snap' ? - non, ça c'est non. C'est pour le PV d'interpellation, il faut décrire les blessures. Je regrette car c'est ce qui m'amène devant vous aujourd'hu.i. Avant de s'agacer en évoquant son audition devant le défenseur des droits : "ces gens petits mocassins nubuck et petit gilet qui vous donnent des leçons d'interpellation dans le 93". Au sujet des violences sur Theo Luhaka qu'on lui reproche, Jérémie D déclare encore : ce sont des gestes que je regrette parce qu’ils m’amènent ici et ne sont pas révélateurs du policier que je suis. J’estime que j’ai mordu la ligne blanche mais que je ne l’ai jamais franchie. Me Honegger avocat pc : Ca veut dire qu'aujourd'hui, vous savez que vous allez être condamné pour violences ? - Moi, j'ai pas eu le sentiment d'être violent.. bon, je vais faire simple, j'aurais pas du le faire. - Et sur le fait d'avoir mis un coup de bombe lacrymogène dans son visage alors qu'il était menotté, vous dites que vous n'êtes pas coupable ? - Non, c'est involontaire mon collègue était au même niveau. J'aurais pas voulu le gazer Avocat pc : Selon le médecin, Theo Luhaka présente trois coups au visage. Vous estimez que ces coups étaient nécessaires pour son interpellation ? - J'estime rien du tout. J'ai eu affaire à un individu récalcitrant, c'est tout. - Sur le PV d'interpellation, ni vous ni personne ne parle de sang. Ni sur son visage, ni sur son caleçon ! A aucun moment vous ne parlez non plus de la matraque téléscopique. - Parce que je n'en voyais pas l'utilité. Projection de la photo de Theo Luhaka au commisariat, le visage en sang. AG : Vous voyez dans quel état il est ? - Je ne m'en suis pas rendu compte, j'avais du gaz lacrymogène plein les yeux - Il a les yeux boursouflés et vous ne voyez rien ! AG : Peut-on dire que votre geste est maladroit quand on projette la tête de quelqu'un contre un muret ? C'est pas un geste maladroit ça, c'est un geste que vous regrettez. C'était un geste volontaire. Jérémie D., policier : "Oui je l'ai dit. C'est un geste volontaire, maladroit, mais je ne voulais jamais le blesser." AG : Etes-vous aussi patient et pondéré que vous le dîtes, notamment, au moment de l'interpellation de Théodore Luhaka. Je vous ai vu crispé à la barre, quand votre bouteille d'eau est tombée, vous avez dit un juron..
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Il a entendu les premiers cris, dehors, les portières claquer, le portail grincer. Ils sont dans le couloir, juste devant la porte de sa chambre. Elle hurle, il insulte, on entend son corps rebondir contre le mur, parterre. Il appuie les doigts très fort sur ses oreilles, mais il entend encore. La peur en diable, le souffle court, les larmes qui brûlent, toujours appuyant fort ses doigts sur ses oreilles, il glisse sa tête sous l’oreiller. Qui se bouche toujours les oreilles C’est insupportable ce bruit d’horloge, comment font les gens ? Insupportable la circulation, le volume auquel parlent les gens, insupportable à quel point certains respirent fort. Il sent monter la colère, la déglutition devient difficile, le verrou est en train de prendre le pouvoir. Il appuie fort les doigts sur ses oreilles…
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Jérémie D. : A ce moment-là, j’ai le jet lacrymogène qui part. Et je suis autant impacté que Theo Luhaka car j’ai l’impression que je me prends la moitié du jet dans la gorge, les yeux et ça me perturbe énormément. Lorsque je me relève, #heo Luhaka se retrouve menotté. Mais autour de nous, il y a des individus hostiles qui peuvent représenter une menace pour nous. J'ai pas envie qu'on se fasse charger comme on l'a été quelques mois auparavant. Lorsque nous décidons de relever Theo Luhaka, nous l'amenons au mur pour l''asseoir et, une nouvelle fois, il n'obtempère pas. Donc on le prend chacun par un membre, on le soulève et on le fait asseoir. Fermement. Parce qu'on n'est pas sereins. Tout autour ça s'agite, ça commence à faire un peu de bruit. J'entends des bris de verre. Puis, on le ramène au véhicule et au commissariat on le laisse au chef de poste. Et quelques temps après, on apprend qu'il y a eu un gros problème. Et puis voilà.
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Place à l'interrogatoire du premier accusé. Jérémie D. s'avance à la barre. Il raconte ce contrôle d'identité sur la dalle d'Aulnay-sous-bois qui : - Pour nous c'est un lieu bien connu de vente de stupéfiants. C’était de notoriété publique que ça vendait à cet endroit là. Dans ce type de contrôle, souvent le ton monte. Mais on y faisait face sans difficulté. Mais d'un coup, j'entends que le ton monte de manière anorbale. Et là, je vois Marc-Antoine C., la tête en arrière, le poing fermé et au bout du bras Theo Luhaka. J'attends de voir ce qu'il se passe. Et je vois que la sauce est en train de mal tourner. Il n'arrête pas de se débattre, il est balèze, athlétique. Donc je décide de porter main forte à mes collègues en effectuant une amenée au sol. Je tombe mais normalement, je devais me retrouver sur lui. Et là, j'aurais pu assurer la fin de l'interpellation et que ça se passe bien pour tout le monde, sans que Theo Luhaka ou mes collègues soient blessés. Mais voilà, je me retrouve en dessous...
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16/01 Sixième jour du procès de trois policiers dans l'affaire Theo Luhaka. Ce matin, la famille de Theo Luhaka témoigne à son tour. Avant les premiers interrogatoires d'accusés prévus ensuite. Une femme s'avance à la barre : je suis la grande soeur de Theo, j’ai 44 ans. Quand tout cela est arrivé, je revenais du travail. Et je tombe sur Keidy C., les yeux rouges : il me dit : Théo s’est fait contrôler, frapper, voilà ce qu’il reste. Et il me donne une basket. J’étais loin de m’imaginer le cauchemar dans lequel on aller plonger. La seule chose qu’on savait c’est qu’il avait une blessure à la fesse. Mais une blessure à la fesse, on pense à une égratignure. On a reçu des insultes, mais plus de soutien que d’insultes. Et on a aussi du gérer la colère et l’émotion des autres. Tout d’un coup, j’étais devenue un recueil de paroles de victimes. On était surexposés. Il y a un lien perdu avec mon frère. On marche sur des oeufs. Il y a beaucoup de pudeur. Il reste dans sa chambre, écrit des chansons. Avec des termes … je suis contente qu’il puisse l’exprimer. Mais c’est dur. On ne demande plus à Theo comme ça va. C’est plus possible. Parce qu’on parle d’incontinence, d’intimité, c’est très compliqué. En plus, il a beaucoup de pudeur. On est soudés, c’est vrai. Mais c’est difficile. On est des citoyens. Là où on vit, nous, ok il y a des gens qui s’adonnent à des activités illicites. Mais d’autres personnes sont honnêtes, travaillent. Quand j’entends les agent qui disent : “le 93 c’est formateur”, en quoi c’est formateur ? Ils mettent quoi derrière ces mots ? L’autorisation de frapper en toute gratuité ". On n'a jamais fait le procès de la police. Mais celui de ces agents-là. Prsdte : Que pensez-vous du fait que votre frère dise ici que vous le voyez comme un handicapé ? - Peut-être que dans mon regard, il a vu de la tristesse, de la peine. A aucun moment, je ne l’ai considéré comme un handicapé mais c’est sans doute son ressenti. Prsdte : Vous pensez avoir perdu votre frère ? - j”avais une relation, on parlait de tout et de rien. Cette relation, je ne l’ai plus. C’est fini. Il est là, debout, oui. Mais je ne sais pas si j’aurai encore accès à lui..
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- Cessez de m'importuner, je vous prie ! avait-elle lancé au coupable. Sinon, je me verrai contrainte de vous frapper d'une arme dont les coups ne vous pardonneraient pas dans une si petite ville. Menace sibylline autant que littéraire, mais il en fallait davantage pour décourager le rustre : - Et ce serait quoi, cette arme, mignonne ? aurait-il demandé. - Le ragot, avait répliqué Gail Godwin. La petite amie imaginaire - John Irving
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Invité à s'exprimer sur les faits, Theo Luhaka raconte le service que sa soeur lui réclame (une paire de chaussures à apporter à une copine), les connaissances qu'il salue, puis les policiers qui arrivent, avec la matraque à la main. "Le ton monte entre le policiers et "un petit du quartier". Je l'ai tiré en arrière. Et là, un policier m'a mis un coup de poing au visage. Alors, je n'avais qu'une seule chose en tête : aller dans l'angle de la caméra. Prsdte : Pourquoi vous vous débattez? - Pour aller dans l'angle des caméras. Parce que si je reste dans le coin, je me dis que c'est fini pour moi. Une fois que je suis dans l'angle des caméras, je ne me débats plus. - Sur la vidéo, on voit que vous ne vous laissez par menotter. Pourquoi? - Pour moi, ils voulaient seulement m'emmener dans le coin. D'ailleurs, dès qu'ils m'ont menotté, c'est ce qu'ils disent : "on va t'emmener dans le coin pour te faire ta fête. Quand il m'a mis le coup d'estoc, la douleur était tellement forte que pour moi c'était évident qu'ils avaient décalé mon caleçon. C'est après que j'ai appris que mon caleçon avait été troué. Il a mis tellement de force.. On m'a mis une matraque dans les fesses. Le viol juridiquement ça ne tient pas ok, mais moi j'ai le sentiment d'avoir été violé. Si j'avais été une femme, il n'y aurait pas eu de débat. Et aujourd'hui, j'ai les séquelles d'une femme qui vient d'accoucher. Moi la seule chose que je voudrais c'est retrouver mon corps d'avant. Après, comment la France va répondre à ça, c'est vous qui allez décider. Mais ce que je peux vous dire c'est que dans la voiture quand ils m'ont emmenés, ils étaient tous très fiers d'eux. Me Vey : C'est une épreuve, le processus judiciaire ? - C'est une très grosse épreuve. Aujourd'hui, je suis à la barre, c'est très difficile. De parler de ça devant ma famille, les médias ... Policier c'est un métier très très noble. Et quand j'entends que Marc-Antoine C. était 20e sur 500, qu'il était pompier volontaire, un des meilleurs policiers de France et qu'il a fait ça, je trouve ça très très triste. https://www.20minutes.fr/justice/4070646-20240115-affaire-theo-infirme-mort-jeune-homme-raconte-nouvelle-vie
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15/01 pm Alors que Theo Luhaka s'apprête à être entendu par la cour d'assises, son avocat fait visionner quelques exemples des messages diffusés sur les réseaux sociaux à son préjudice. "Ce dossier génère des commentaires dégoûtants. Et il en va de même pour les accusés." Me Vey : On en a des centaines et des centaines, dont beaucoup sont à forte connotation raciste. Experte : Il n'ose plus sortir et se considère comme ce qu'on lui renvoie. Théo Luhaka : Je vais commencer debout, je m'assierai après si besoin. Prsdte : Vous pouvez vous présenter ? - Theodore Luhaka, 29 ans et aujourd'hui je ne fais pas grand chose, je reste à la maison. J'étais très petit à l'époque, j'avais 22 ans. Je me suis senti fortement abandonné à cette époque par des gens célèbres qui m'ont promis de m'aider dans mes projets. Mais des gens bien plus proches de moi m'ont aussi abandonné. mais j'étais insupportable.. Ce qui m'est arrivé m'a beaucoup changé. J'avais l'impression d'être le seul au monde à souffrir. Je faisais trop sentir ma douleur aux autres et ça c'est pas bien. Au début la médiatisation, je l'ai prise du bon côté. J'ai vu mon joueur de foot, mes rappeurs préférés. J'étais content mais je ne réalisais pas ce qui m'étais arrivé. Mais après, les gens ont été moins réactifs, les promesses non tenues. Cette année-là, j'ai réalisé tous mes rêves. Puis quand tu n'as plus de rêves et que c'est la vraie vie, là ça devient difficile. C'est là aussi qu'a commencé la vie avec les incontinences, les gaz ou les selles, des pertes de selles loin de chez moi. Prsdte : Vous avez essayé de reprendre le sport ? - J'ai essayé mais mauvaise idée. Je suis vraiment incontinent en fait. Si je mange quelque chose, si je fais un effort, ça sort. Prsdte: Pourquoi avoir refusé de vous faire soigner? - Pour les incontinences, au niveau des selles, j'avais trouvé un système : je ne mange pas. Mais les gaz, les médecins m'ont dit : "on ne pourra jamais les enlever". Alors pourquoi je ferai un suivi ? - Vous n'avez pas voulu essayer au moins? - Une fois. Mais je dois me mettre tout nu, remettre un truc dans les fesses qui me fait revivre ce que j'ai subi. Et puis, j'avais trouvé mon système : tu manges pas, t'as pas de selles. Ce qui m'est arrivé était tellement impensable, tellement gros. N'importe où en France, on dit : "tu veux que je te fasse une Théo?", tout le monde sait de quoi on parle : d'une matraque dans les fesses. Je suis devenu un truc en fait.. Avant j'étais en structure à Dijon, j'attendais d'aller finir la saison dans un club en Belgique. Dans ma famille, mes parents, mes cinq frères et deux soeurs, tout le monde s'était mobilisé pour que je joue au foot.
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Me Caillez (avocat principal accusé) : Marc-Antoine C. a utilisé une technique qui présente des risques. Mais tous les gestes que vous enseignez en école de police représentent des dangers - On est toujours à la recherche de l’équilibre le plus juste entre la coercition employée par les policiers et les lésions causées sur les personnes qu’on essaie d’interpeller. Me Thibault de Montbrial, avocat du principal accusé, cite une décision de la CEDH qui a donné raison à un policier londonien accusé d'avoir tué dans le métro un homme qu'il pensait être terroriste ... et qui était en réalité un touriste brésilien : C'est très important cette jurisprudence de la CEDH, si l'agent se trompe mais de bonne foi, la perception de l'agent suffit pour justifier la légitime défense...
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Petite parenthèse dans les auditions d'experts psy avec un autre expert à la barre, commandant à l'académie de police et chargé d'examiner le maniement de la matraque téléscopique. Prsdte : Que pensez-vous de l’action des policiers ? - Ils sont d'abord emportés par la puissance de celui qu’ils veulent interpeller avec des difficultés à le menotter, ce qui entraîne les premiers coups [de matraque téléscopique, ndlr] sur les membres inférieurs Prsdte : Selon vous les gestes sont appropriés? - Oui, sur cette première phase de 12 secondes, on a que deux coups portés, ce n’est pas une pluie de coups, on a la sensation de coups portés avec discernement. - Selon vous l’interpellation était particulièrement violente? - Ce n’est pas une interpellation lambda, il y a de la violence mais la violence des policiers est en réaction au comportement de la personne qu’ils veulent interpeller. Sur un coup fouetté, il faut avoir de l’espace pour prendre de l’élan. La seule manière de libérer suffisamment d’énergie pour causer une douleur suffisamment importante était de partir en coup d’estoc. Avec l’effet du stress, j’imagine que pour lui [le policier Marc-Antoine C., ndlr] la zone visée est le muscle fessier mais de là à savoir qu'il va atteindre l'interstice ... Ce sont des muscles profonds donc pour causer une douleur, le coup doit être violent. En 18 ans de déploiement du BTD [matraque téléscopique, ndlr] à l’époque des faits, on n’a jamais eu ce cas de figure-là et personne n’aurait pu l’imaginer. Ce qui peut aussi expliquer l’importance des blessures c’est la posture de Theo Luhaka incliné sur le muret et le peu de vêtements [son pantalon a glissé, ndlr] pour freiner le coup porté. Me Vey : Quand vous interpellez sur la voie publique, vous vouvoyez ou vous tutoyez ? - Ca dépend, ça peut être un tutoiement, dès lors qu’il est fait sans volonté de … - D’humilier ? - Voilà. On peut tutoyer sans manquer de respect. Revisionnage vidéo coup de matraque au sol. Me Vey : Et là ? C’est règlementaire ? - Il y a une résistance passive au menottage, dans un secteur sensible. Il faut aller vite. - Où la voyez-vous cette résistance passive? - On ne peut pas la voir.. - donc c'est une supposition ? - oui AG : Ca sert à quoi un bâton téléscopique de défense ? - La particularité c'est l'effet dissuasif au moment du déploiement Et puis c'est une arme qui peut être utilisée à la place du tonfa - Vous avez dit que Theo Luhaka s’est débarrassé de son vêtement. C’est ce que vous voyez ? - J’ai la sensation qu’il le fait pour échapper aux policiers. AG : Monsieur, vous êtes expert, vous êtes interrogé en tant que tel. Ce n’est pas votre sensation qu’on vous demande, ce sont des conclusions objectives ! AG : Vous avez déjà reçu du gaz lacrymogène dans la figure ? Expert : Oui Moi je ne supporte pas. Mais c'est personnel. Sur "le risque de pénétration de la zone anale", l'expert insiste : C’est quelque chose qu’on n’a jamais pris en compte dans la formation. C’est une situation à laquelle on n’a même jamais pensé. AG : C’est dommage - C’est dommage. AG : au moment où le coup d’estoc est donné, on se trouve dans le moment le plus violent ? Où est la légitime défense ? - Il y a une opposition à son interpellation. Mais on ne s’est pas ce qu’il se passe entre les protagonistes.
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15/01 Deuxième semaine du procès. La journée est largement consacrée à la victime avec les rapports d'expertise psy ce matin et son audition cet après-midi. La première audition du jour est celle de la psychologue chargée d'expertiser Theo Luhaka. Elle décrit la fatrie de 8 enfants dont le jeune homme d'aujourd'hui 29 ans est le dernier. Ses parents originaires du Congo, où lui-même n'a jamais mis les pieds. Sa mère technicienne de surface gare Montparnasse, aujourd'hui à la retraite. “Mes parents travaillaient beaucoup, j’ai plutôt été élevé par les grands. Nous sommes très proches les uns des autres", a raconté Théo Luhaka à l'experte psychologue. L'experte évoque chez Theo Luhaka une "personnalité très immature, post-adolescente, très entouré par sa fratrie qui semble le surprotéger." Au sujet des faits, elle parle d'un "fonctionnement résilient, voire de déni". Mais deux ans et demi après les faits, elle revoit Theo Luhaka qui “ne cachait pas son exaspération face aux multiples examens médicaux et paramédicaux qu'il avait subi en deux ans. Il semblait particulièrement affecté par ces actes sanitaires répétitifs. Lors de cette 2e expertise, Theo Luhaka raconte un quotidien morose : "je regarde des séries toute la journée, dans ma chambre c’est le bordel, je mange des gâteaux. J’ai arrêté d’aller voir des psy, la seule thérapie qui m’aiderait c’est de me rendre mon corps d’avant. L'experte psychologue conclut alors une à "une présence dépressive" et une "évolution psychique particulièrement inquiétante" avec "un rejet ferme de tout suivi psychiatrique et psychologique" pourtant "plus que nécessaire". Prsdt : la surmédiatisation l’a empêché de s’investir dans un suivi et se confronter au choc post-traumatique ? Experte : La galvanisation liée à la médiatisation peut donner un effet euphorisant. Cela peut masquer l’effet post-traumatique et amener au déni. Puis, vient"l'usure liée notamment aux très nombreux examens médicaux et la dévalorisation de soi. Propos de Theo Luhaka : "Ma famille me considère comme un handicapé. Je ne peux plus aider, je ne sers plus à rien dans la maison. Il vit en vase clos, de manière isolée, sans plus d’existence sociale. Il évoque que dans son quartier, il faisait l’objet de railleries, de moqueries, d’insultes qui pénalisaient sa vie sociale. PRsdte : Donc, sa vie sociale, il n’y en a plus. Et sur les réseaux sociaux c’est également très compliqué puisqu’il y a ces railleries, ces moqueries. Experte : Exactement Me Vey : Le fait que Theo Luhaka soit sportif, que son métier était joueur de football accroit la dépréciation sur son corps ? - Oui, on en vient à une forme de castration symbolique.
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audience de vendredi : Autre expert : La notion d’infirmité permanente est difficile pour un médecin parce que c’est juridique. Là, il a retrouvé son transit. Il peut avoir des douleurs, un sphincter qui se referme moins bien. Mais ce n'est pas une infirmité, ce sont des séquelles.. La matraque téléscopique avec laquelle le policier a blessé Theo Luhaka est sortie des scellés et montrée à tous. Expert : je suis étonné que un objet si petit que ça ait causé des dégâts si importants. C'est vraiment pas de chance. La matraque en question est constituée d'un manche antidérapant puis d'une tige métallique rétractable avec une boule à l'extrémité. Elle mesure environ 40 centimètres une fois déployée. Expert : C'est la dynamique qui explique la déchirure, mais pas forcément parce que le coup a été particulièrement violent. C'est un élément rigide qui est entré dans une zone de muqueuse, qui n'est pas faite pour ça, et qui a causé une déchirure. Au prix d’un lourd investissement, il peut y avoir une amélioration dans le temps mais il y a très peu de chance qu’on obtienne une disparition des fuites anales. L'expert détaille également les répercussions plus générales sur la vie quotidienne : vie sociale, sexualité, vie professionnelle ...
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Hors sujet dans le cas qui nous occupe.
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Experte : Il ne suit donc pas la rééducation prescrite. Il aura besoin d'un suivi proctologique toute sa vie". Theo Luhaka est en invalidité supérieure à 80% et perçoit une allocation adulte handicapé. La pratique du sport dans son cas peut être difficile. Prsdte : Comment vous expliquez ce refus de soins ? Vous avez déjà été confrontée à un patient qui refuse ainsi les soins? - J’ai tout fait pour lui expliquer les possibilités, j’y ai passé du temps. Mais lui nous dit qu’il n’y croit pas. AG - Mais ces soins visent à limiter les conséquences de ce qu’il a subi ? - Tout à fait. - Mais il y a des lésions irréversibles ? - Oui, la rupture du sphincter interne est irréversible. Mais la rupture du sphincter interne et externe c'est quelque chose qu'on voit souvent chez la femme qui a accouché quand même. Ce n'est pas quelque chose de rare.
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Aujourd'hui 12/01 la cour entend une série d'experts qui ont examiné le jeune homme pour déterminer les séquelles de sa blessure. Experte : Lors de sa première opération, juste après sa blessure, le chirurgien décrit une plaie sur 10 centimètre de profondeur avec un rupture à la fois de l’ensemble du sphincter interne et externe. Theo Luhaka est alors hospitalisé 13 jours. Pendant plus d'un an, le jeune homme va vivre avec une poche d'évacuation des selles parce qu'il faut que cela cicatrise. De février à août, il vit une période assez douloureuse. Puis le 29 mai 2018, Theo Luhaka subit une nouvelle intervention chirurgicale pour remettre le colon en connexion avec le rectum. Et paradoxalement, sa qualité de vie va empirer. Il décrit des douleurs, des suintements, des saignements. Le jeune homme qui souffre d'incontinence, de douleurs, considère que rien n’est possible pour lui, que sa situation est définitive. Il reste enfermé chez lui et ne mange que des biscuits.
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C'est là, en lisant ses cours, que j'ai compris que j'avais subi une vaste entreprise de nettoyage. Comme s'il fallait cacher notre différence et puis procéder à un effacement total. Cinq minutes consacrées à la présentation du non-francophone, où pour la seule et unique fois ses "origines" sont évoquées, à part ça, rien d'autre. Ensuite, une fois que le travail de "cleaning" a bien été accompli, on l'envoie dans la "vraie" classe. CLIN ou CLEAN, c'est tout comme. On efface, on nettoie, on nous plonge dans les eaux de la francophonie pour laver notre mémoire et notre identité et quand c'est tout propre, tout net, l'intérieur bien vidé, la récompense est accordée : tu es désormais chez les Français, tâche maintenant d'être à la hauteur de la faveur qu'on t'accorde. Etrange façon d'accueillir l'autre chez soi. Un contrat est passé très vite entre celui qui arrive et celui qui "accueille" ; j'accepte que tu sois chez moi mais à la condition que tu t'efforces d'être comme moi. Oublie d'où tu viens, ici, ça ne compte plus. Marx et la poupée - Maryam Madjidi
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La déposition de Keidy C. est l’illustration d’une fracture plus profonde que l’affaire Théo entre les jeunes et la police. “Quand les policiers arrivent vers nous, ils sont déjà énervés. Prsdte : A quoi vous le voyez? - A leur posture, leur ton et leur visage. - Pourquoi les policiers s’acharnent sur Theo alors que d’après vous il ne faisait rien? - Je ne suis pas dans leur cerveau. Mais j’ai vu Theo au sol qui recevait des coups de matraque. Me Vey : Là maintenant, il y a une affaire entre les jeunes et la police à Aulnay, mais avant comment ça se passait avec les policiers ? - On n’avait pas envie d’être au contact avec la police et pourtant moi, j’ai pas de casier. Les violences, ce n’est pas une rumeur urbaine, je l’ai constaté. Assesseur : Vous portez un regard négatif sur ces policiers ou la police ? - La police en général.
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Fin de l'audience 11/01 audition de Keidy C., un des jeunes contrôlé par les policiers ce jour-là à Aulnay-sous-Bois et ami de Theo Luhaka : "Dès le début du contrôle, on a senti qu’il y avait de la tension. Ils nous ont mis contre le mur pour contrôler nos identités. Et la première chose qu’ils ont fait c’est de prendre le plus jeune d’entre nous pour lui demander pourquoi il avait crié. Le petit a dit qu’il n’avait pas crié. Un des agents lui a alors mis une claque. Après ce qu'il s'est passé, j'ai évité d'être au quartier. Pour pas avoir affaire à la police, parce qu'ils pourraient se venger d'avoir témoigner contre eux. Prsdte : Se venger comment ? - des contrôles abusifs, comme on a l'habitude. Pour la police, il suffit que trois personnes dealent pour que les 15 soient considérés comme dealers. Moi personnellement j'ai jamais vendu de drogue de ma vie, mais on me contrôle toujours comme un dealer, explique le témoin à la barre. Les contrôles abusifs c'est quotidien. Me Vey : Moi, personnellement, je ne suis jamais fait contrôler de manière inopinée. Vous, ça vous est arrivé ? - avant-hier. - Theo Luhaka dénonce aussi des insultes racistes de la part des policiers. Vous, dans votre quotidien, ça vous est arrivé ? - Oui, "banania", "bamboula", "mets-toi dans la lumière, on te voit pas", "babouin" ...
