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Doïna

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Tout ce qui a été posté par Doïna

  1. Coucou, mais je n'ai pas lu ce topic, quelqu'un pourrait mettre un lien ?
  2. Dans le cas en question, il s'agissait d'un geste impulsif sous le coup d'un sentiment de dégoût qui a subitement envahi le gars. Cela n'en fait pas un fou. N'importe qui peut être pris d'un tel réflexe, tant que ça ne va pas au-delà ou que cela ne se produit pas à toutes occasions, on ne peut pas imputer un déséquilibre mental au fautif. Le gifleur avait un casier judiciaire vierge, connu comme "un gamin sans histoire", qui n'a pas un tempérament violent. Ce serait différent s'il était coutumier de réactions violentes, genre celui qui s'embrouille à tous les feus rouges et bat son épouse comme plâtre. Tu vois, perso j'ai été victime d'une agression bien pire, ITT à l'appui. Passage par les urgences et la médecine légale, donc. En allant déposer plainte, je suis tombée sur un flic de mauvaise volonté qui s'est étonné que je veuille "porter plainte pour ça", et j'en passe. Ensuite, quatre ans d'attente avant procès. Entre-temps j'ai continué à subir du harcèlement de la part des agresseurs libres comme l'air. Cela dit, bien que ne cautionnant pas une gifle sur un président pendant son bain de foule, je me demande si Macron n'aurait pas été plus avisé de tendre l'autre joue. C'est lequel ? C'est toujours pareil : une justice à deux vitesses !
  3. Même si un suivi par un psychologue n'est pas méchant, cela me semble superflu, la prison est une punition suffisante, et le militantisme même radical n'est pas un trouble d'ordre psy.
  4. Un travail d'intérêt général qui aurait été beaucoup plus long que 4 mois, d'ailleurs, mais certainement pas des soins psychologiques. Quant à de la prison ferme, je me demande si cela ne va pas faire de ce type une sorte de martyr, un symbole, parmi une certaine frange de la population qui se retrouvera dans ses idées et son attitude. Je me demande aussi en quoi vont consister ses soins psychologiques : est-ce que ça va être un lavage de cerveau à la chinoise, pas pour en faire un maoïste mais pour en faire un macroniste convaincu ?
  5. Il pourra néanmoins bénéficier de remises de peine, et si c'est le cas il ne fera qu'un bon trimestre, sans plus (à moins qu'il se conduise mal en prison). Alors, je ne sais pas si c'est une peine sévère ou pas. Quand c'est monsieur Tout-le-monde qui se prend une gifle ou pire et qu'il porte plainte, débute pour lui le parcours du combattant pour plusieurs années avant que son agresseur soit puni, si toutefois il l'est. Bon, il est vrai que la personne giflée est dépositaire de l'autorité publique... Par contre, là où je suis franchement en désaccord, c'est sur le suivi psychologique : la peine du gifleur sera assortie d'une obligation de recevoir des soins psychologiques. Je trouve que c'est bizarre, que ça cloche (bien qu'à l'opposé des convictions de ce type) : il ne s'agit pas de quelqu'un qui aurait des problèmes psys mais d'un militant, d'un radical, qui a bien su expliquer lui-même son geste envers le président puisque tels ont été ses propos : «Je ne l’apprécie pas. Quand j’ai vu son regard tout à fait sympathique et menteur, qui voulait faire de moi un de ses électeurs, j’ai été empli de dégoût.» Il a ajouté qu’il aurait «eu du mal à rentrer» chez lui la «tête haute» en se disant «j’ai juste serré la main d’Emmanuel Macron». Il a reconnu une réaction «impulsive» et «violente», tout en affirmant : «Je pense que mes paroles auraient eu moins d’impact [qu'une gifle] à la fois sur Emmanuel Macron, et sur les gilets jaunes et les patriotes.» Un militant, même radical, qui s'en prend à un politique qu'il n'apprécie pas par fierté et/ou dégoût, limitant sa violence à une gifle légère n'entraînant même pas d'ITT, je ne comprends pas pourquoi des soins psys devraient prendre le relai sur sa peine de prison accomplie, tout comme cela se fait pour les violents compulsifs, les détraqués sexuels et autres.
  6. Je suis d'accord avec toi, on peut faire évoluer un système, changer ce qui ne convient pas ou ne convient plus, adapter en somme. Même concernant la course à l'échalotte et les dividendes, sans aller jusqu'à interdire, on peut prendre des mesures pour plus de justice. Pour l'heure, les écarts dans la redistribution des gains sont pire qu'indécents, ils sont littéralement absurdes. On pourrait déjà permettre aux actionnaires de continuer à bien profiter mais en réservant une part des performances aux salariés. Il en découlerait d'ailleurs davantage de consommation propice à la création d'entreprises et d'emplois, et ce ne serait pas plus mal.
  7. C'est certain, et puis comme dit le proverbe "chi va piano va sano e va lontano !" ;
  8. Bon, allez, Macron s'est pris une giflette, la terre s'est arrêtée de tourner, les infos sont parties pour ressasser l'évènement pendant des jours, des semaines peut-être, et plus un mot sur tout le reste. Passez votre chemin, il ne s'est rien passé d'autre en France, il n'est rien arrivé de pire depuis cet instant fatidique. Alors bon, d'accord, c'est pas beau de gifler quelqu'un, C'EST MAL ! Faut pu faire sinon panpan cucul ! Attention, papy Castex fait les gros yeux. A part ça, qu'on arrête de nous prendre la tête avec la gifle que s'est pris Macron dans la face, on va pas faire de lui un martyr, non plus.
  9. "Assistanat" ! Parce que, comme de bien entendu, militer pour l'humanisation d'un système qui prouve d'année en année qu'il se déshumanise et s'enfonce dans l'obsolescence, ce serait forcément un truc d'assisté ! Quelle perspicacité ! (Je le dis en mode ironique, au cas où des niaiseux croiraient que c'est sincère). Vaut mieux ne plus lui répondre, à celle-là, effectivement : son syndrome larbinique lui ôte toute faculté d'analyse, ou alors elle a été lobotomisée dans un laboratoire d'entreprise.
  10. D'après la rumeur, il ne va prendre qu'une peine de travail d'intérêt général. Pour une fois qu'un jeune a trouvé du boulot grâce à Macron !
  11. N'importe quoi ! "Le système ne tient que par le travail, c'est la valeur d'homme", c'est une faute de syntaxe et cela ne veut rien dire, mais admettons que tu aies voulu dire que le travail est ce qui fait la valeur d'un homme. Comment pourrais-je être d'accord avec toi, vraiment ? Si pour toi la valeur d'un homme se réduit au travail qu'il peut fournir, alors selon toi une personne qui ne peut travailler du fait de son handicap, ou alors parce qu'elle se retrouve au chômage, n'a pas de valeur. Sais-tu que les dirigeants des grandes entreprises travaillent moins que n'importe lequel de leur salarié, depuis la femme de ménage au dernier cadre avant lui ? En fait, un PDG ne travaille pas vraiment, disons qu'il passe son temps à causer : un passage à la radio le matin après le petit déj, après il se fait trimballer à une réunion, puis apéro et déjeuner entre hommes d'affaire, et ainsi de suite jusqu'au soir. Mais passons. Simplement, il est faut de prétendre que des individus sont milliardaires parce qu'ils l'ont mérité. Ils sont milliardaires parce que le destin les a fait naître dans la bonne famille, parce qu'ils ont eu du bol. Quelques-uns le sont devenus par leur génie mais ils sont rares. Et quoi qu'il en soit cela ne devrait pas leur permettre de continuer à se gaver autant au détriment d'une population toute entière. Nul ressentiment de ma part, nulle jalousie, rien que de l'objectivité. C'est donc bien parce que tu es en défaut d'arguments que cela t'arrange de me targuer de jalousie, de ressentiment et autre. Ce n'est pas la première fois que je le dis, donc pourquoi t'acharner ainsi ? C'est faux, le travail hebdomadaire est le plus long dans les pays les plus pauvres d'Europe (les pays d'Europe de l'Est, la Grèce, le Portugal). Les pays d'Europe du nord et les plus riches également (Suède, Danemark, Pays Bas, Finlande, ainsi que la Norvège hors UE) sont ceux où le travail hebdomadaire est le plus court. Tu maîtrises bien mal le sujet. Je ne vois pas l'intérêt de continuer à discuter avec une viande molle qui ne sait que me traiter de jalouse, de complotiste et autres stupidités parce qu'elle n'a aucun argument raisonné à opposer aux miens. Bonne nuit et c'est définitif.
  12. Ce type la ramène sur un mannequin en plastique, mais les gauchistes en chair et en os ne se laisseront peut-être pas faire ? Peut-être que dans un futur qui n'est évidemment pas souhaitable et qu'il faut tout faire pour éviter, ces fachistes se frotteront à des individus en mesure de leur sortir aussi l'artillerie lourde ?
  13. Heureusement qu'il reste encore un peu d'Etat en France pour protéger la population de l'insatiable appétit des ogres. A moins que le pouvoir ne change avec pour objectif de réduire cet écart et d'en découdre avec ces iniquités. La solution c'est plus d'Etat en faveur du citoyen lambda et donc moins de taxes pour relancer la consommation, donc créer du travail et des richesses. Ta solution n'est pas créatrice d'emplois : à quoi servirait d'enrichir encore plus des dirigeants de grandes entreprises et des actionnaires qui font tous déjà partie d'une minorité richissime ne faisant tourner leurs richesses qu'en vase clos ? A rien ! Voilà, c'est ça, le "ruissellement", de nos jours !
  14. On devrait renvoyer ces types-là dans leur pays !
  15. Encore une fois, tu annones des idées toutes faites, c'est comme une fable apprise par cœur, et tu bifurques ainsi sur mes questions, auxquelles tu ne réponds toujours pas. En revanche, tu te permets de me traiter pour ainsi dire de complotiste, ce que je ne suis pas. Les problèmes qui découlent d'un capitalisme égoïste, je ne les invente pas, ce ne sont pas des complotistes qui les pondent, ce sont des journaux sérieux et des économistes qui en parlent tous les jours. Mais ce n'est pas grave, je n'ai qu'à me mettre à ton niveau : tu trouves que le capitalisme, c'est beau, que le capitalisme c'est bien, je diagnostique le syndrome du larbin, en outre tu serais un mouton que cela ne m'étonnerait pas. Voici, ma chère, comment on fait dérailler un débat et comment tu jettes le discrédit sur tes contradicteurs pour éviter d'avoir à leur répondre des arguments intelligents, étayés par quelques indéniables réalités. Sauf que, justement, le chômage de masse est entretenu par le grand patronat : il faut que le salarié ait peur de se retrouver au chômage pour être soumis. Ce sont d'ailleurs des libéraux qui prétendent que le chômage est nécessaire (Balladur l'avait fait en son temps et sans rougir, avec sa perception d'une France coupée en deux : celle du haut et celle du bas, c'est typique des gens de son bord) et toujours et encore les libéraux qui, dans leurs discours publics, accablent les chômeurs qu'ils présentent comme responsables de leur situation, comme des parasites qu'il faudrait humilier, des fauteurs de troubles et ceux qui pilleraient l'argent des honnêtes travailleurs, ce qui fait froid dans le dos quand on y pense. Au niveau des moyennes et petites entreprises, souvent, mais au niveau des grandes entreprises, des grands groupes commerciaux, des multinationales, le capital ne sert que l'actionnariat et les dirigeants. Il ne crée pas d'emplois, il est souvent investi dans la robotisation des tâches, et quand il faut de la main-d'œuvre le salarié doit faire le boulot de deux ou trois voire plus parce que les dirigeants ne veulent pas embaucher. Quand ils le font, ils exigent le mouton à cinq pattes, et je ne parle pas de ceux qui multiplient les intérims (comme à la chaîne Renault). Le capital a créé des emplois par le passé, mais maintenant cela ne fonctionne plus ainsi, réveille-toi. Il n'est plus adapté, en effet (je parle du modèle capitaliste sensé permettre un "ruissellement", or il se tarit), par conséquent il faut changer de modèle, mais les libéraux s'y accrochent becs et ongles et, comme de surcroît il arrange la sphère ploutocratique, tout est mis en œuvre pour que le système en place demeure. Lors de la dernière campagne présidentielle, ce n'est pas pour rien que le républicain Fillon et le banquier Macron ont été autant soutenus par des grands groupes. Macron a littéralement été propulsé en avant par les médias aux ordres, nous le savons tous, ou du moins ceux qui ont un cerveau en état de marche l'ont tous remarqué, ce n'est pas une invention de complotistes. Il était d'ailleurs possible de consulter la provenance des donations de comptes de campagne, donc c'est vrai : Macron a été soutenu par des géants de la finance, Fillon l'avait été entre autre par le groupe Total (et comme par hasard l'extraction du gaz de schiste faisait partie de ses projets). Actuellement, à un an des présidentielles, cela recommence : on ne voit pratiquement que des représentants de LREM et du RN à la télé, un peu moins les Républicains, tous ceux de gauche ont ne les voit que rarement, et le parti de gauche qui attire le plus d'intention de vote -la France insoumise- est lynché en permanence. Le duel final Macron/Le Pen est donc déjà sur les rails, parce que Macron espère être réélu, lui et tous ses puissants soutiens derrière.
  16. Cela ne répond pas à la question que l'on est en droit de se poser à une époque où 1 % de la population mondiale possède autant d'argent que la moitié la plus pauvre de la planète. En gros : de quoi aura-t-on l'air quand plus rien ne contrera cette minorité de nantis, parmi lesquels des individus pathologiquement cupides, sans moralité, dénués de scrupules, et qu'elle prendra définitivement et totalement le pouvoir ? Actuellement, ils achètent déjà des politiques, c'est ainsi que l'on voit certains lobbies comme celui de la chasse favorisé malgré la désapprobation de l'UE et de la majorité des Français, pour ne citer qu'un exemple. Ils tirent également les ficelles des médias, c'est grave. Demain, ce sera quoi ? L'école payante donc fermée aux plus pauvres ? Le retour des bidonvilles ? L'élimination physique des chômeurs ? Il était déjà question dans le dernier programme de campagne des Républicains de faire travailler les chômeurs gratuitement, d'envoyer les chômeuses torcher le cul des vieux et répondre au téléphone au standard d'Orange et autres, pas pour un salaire mais pour avoir le droit de percevoir le RSA. Qui sait jusqu'où ira leur délire. Quelques articles pour étayer : Les Echos L'info durable
  17. Encore une réflexion mensongère. C'est une constante chez les gens comme toi : si on ne va pas dans leur sens, c'est qu'on est jaloux, c'est qu'on a du ressentiment. Pardon mais tes capacités à l'analyse laissent à désirer, tu ne réponds même pas aux questions parce que comme le dit @dede 2b tu préfères garder la tête dans le sable. Le capitalisme n'est pas au service de l'humanité, il est au service des entrepreneurs. Tant mieux pour l'humanité quand ces entrepreneurs ont des valeurs morales, tant pis pour l'humanité quand ce n'est pas le cas. Et c'est à cause de ces derniers que des pays pauvres sont réduits à l'état de poubelle du monde, qu'il y a tant de chômage et que nos démocraties sont menacées en permanence par les lobbies. En tout cas, elle a bien appris sa leçon. Mais c'est bien, au moins tout le monde peut constater à quel point le parler de la droite libérale est riche et mesurer la profondeur des pensées qui arrivent de ce côté-là*. *Mode ironique.
  18. C'est l'un des problèmes : dans un cas comme ça, l'actionnaire n'aurait rien à payer ! La France est numéro un pour les délocalisations. Quand une entreprise est délocalisée pour satisfaire les actionnaires, ceux-ci ne se retournent pas sur les employés jetés comme des mouchoirs en papier. En fait, dans mon raisonnement, il ne s'agit pas de rejeter le libéralisme en bloc, s'élever contre le droit à la propriété privée. Par contre, je suis d'avis qu'une entreprise, dont dépend l'existence d'êtres humains puisqu'ils travaillent pour gagner leur vie, n'est pas une propriété anodine et que l'Etat devrait pouvoir empêcher, par exemple, des revenus trop inégalitaires, des délocalisations qui n'ont nullement lieu d'être parce qu'il n'y a pas de déficit, etc.
  19. Aucun système n'est parfait, mais tout système peut être amélioré. Pour la suite, l'espérance de vie, la paix durable, ce n'est pas grâce au capitalisme, encore une fois. Si on laisse libre cours au capitalisme, l'espérance de vie ne compte plus parce que les profits de la minorité de nantis doit primer dessus, il en va de même pour la paix. C'est simple : laisser libre cours au capitalisme, pour l'individu lambda, cela signifie régresser, parce que les libéraux ne veulent pas des aides, ils ne veulent pas du social, les congés payés ne les arrangent pas, même l'école républicaine. C'est toi qui est partiale : tu réduis tes contradicteurs à des jaloux, alors qu'il ne s'agit pas de jalousie, et au fond tu le sais, mais tu ne supportes pas la contradiction, quand moi je me donne la peine de peser le pour et le contre, d'argumenter, de pointer du doigt ce qui ne me semble pas bon dans un ensemble où je vais reconnaître cependant qu'il y a de bons éléments. Donc ce n'est pas moi qui suis partiale, c'est toi qui l'es. Tu as tant de bon sens et es tellement peu nuancée qu'au prétexte d'une bonne éducation, au lieu de dire bonjour au début de la conversation et bonne journée ou soirée à la toute fin, tu ressasses à chaque fois ces politesses dans une conversation où tu vas intervenir à n'en plus finir. Tu es l'archétype même de la France soumise, pas étonnant que tu sois un parangon du capitalisme.
  20. Mais c'est au système social que tu fais allusion. Ce qu'il faut blâmer, ce n'est pas le système social, que nous ne devons d'ailleurs au socialisme et non pas au capitalisme. Si tu remontes au début de ce que communément l'on appelle "les aides" (la sécurité sociale, les revenus de solidarité, les bourses aux étudiants, etc.), tu constateras qu'elles ont été acquises de haute lutte à l'appel des politiques de gauche. Plusieurs fois, je t'ai lu vanter la gratuité des études, les chances donnés en France à ceux qui veulent s'en sortir, mais ça c'est au travail passé de partisans de la gauche que nous le devons, parce que le système socialiste prévoit le ruissellement des richesses, le partage le plus équitable possible des gains. Il a bien existé en Europe un certain paternalisme patronal dans le sens "conception patriarcale" du rôle de chef d'entreprise, dont on attendait qu'il se comporte en bon père de famille, mais c'est fini : depuis le fossé s'est incroyablement creusé entre les grands patrons et leurs salariés concernant la distribution des gains, les chefs des grandes entreprises ne font en rien penser à de bons pères de famille, et ils graissent la patte des politiques de la droite libérale parce que visant une société à leur botte, où c'est réellement chacun pour soi, où le salarié est pleinement soumis, où le lobbying est autorisé, où leur quête des profits prime sur nos existences, sur l'environnement et par conséquent sur notre santé. Ces nantis sont cupides et menacent la démocratie. Je n'ai pas du tout envie qu'en France, demain, ce soit comme aux Etats-Unis, où des sans domicile fixe errent par centaines dehors dans l'hiver glacial d'Amérique du nord, où les étudiants s'endettent pour une vie entière en payant leurs études, où les paysages sont ravagés par l'extraction du gaz de schiste et autres cochonneries polluantes, avec des champs d'OGM partout...
  21. Les actionnaires qui poussent à la délocalisation est un problème qui a plusieurs fois été cité. On ne peut pas dire que ça permet aux gens de conserver leur emploi, bien au contraire puisqu'ils le perdent. Evidemment, d'ailleurs l'usure a toujours existé, le principe continue avec les actions et les obligations. Ce ne sont pas tous les usuriers qui posent problème, à la rigueur l'usure rendrait plutôt service, non : les actionnaires qui posent problème, ce sont ceux qui ne sont jamais rassasiés au point qu'ils finissent toujours par pousser l'entreprise à aller s'installer ailleurs au détriment des employés, à grossir exagérément la marge alors que le producteur-fournisseur est hyper mal payé, etc. Et un pays avec des riches qui se dérobent à leurs taxes et entretiennent le chômage ? Comme la France, par exemple. N'exagère pas trop, non plus. Attention à ce que cette souveraineté ne couronne pas qu'une poignée de nantis dépourvus de scrupules. Beaucoup de compétences ne sont pas rémunérées à la hauteur, hélas. Et à côté de cela, il y a des compétences qui sont sur-rémunérées. D'où une iniquité qui n'est plus acceptable. Quelqu'un pourrait changer le carton dans l'orgue de Barbarie ?
  22. Voilà, quand tu es à court d'arguments, tu en reviens toujours au même point : si on n'agrée pas le système capitaliste, c'est qu'on est qu'un beauf français typiquement jaloux des riches. C'est tellement simple ! C'est tellement facile de se défausser avec ces sempiternels poncifs, aussi mensongers soient-ils ! Perso, j'en dirais que tes réflexions sont typiques du langage creux et si pauvre en vocabulaire des partisans du capitalisme d'aujourd'hui.
  23. Je ne fais pas de procès à l'argent, je critique l'iniquité dans le partage des gains et le plafond de verre. Non, l'argent n'est pas toujours l'aboutissement d'un travail personnel ! Beaucoup de gens triment tous les jours pour au final en rester toujours au même point, parce que justement le travail ne suffit pas, ne suffit plus. Trop de soi-disant "premiers de cordée" ne sont en fait que des des héritiers nés avec une cuillère en or dans la bouche, eux-mêmes héritiers d'héritiers d'héritiers d'un type qui a réussi par son travail à une époque où c'était encore possible. Puisque tu me parles des études, beaucoup en font et ne trouvent pas de boulot, ou bien alors des boulots indignes de leur cursus, tandis que des "fils de" se font pistonner par leur papa aux commandes d'un poste-clé qu'ils n'auraient jamais obtenu autrement. Si le piston ne date pas d'hier, jusqu'à une certaine époque, quand on faisait des études, cela nous permettait d'avoir une bonne place, ce qui est assez révélateur sur la déchéance de notre système économique. On s'enfonce toujours plus dans une société où le grand patronat est placé au-dessus de tout, comme si c'était quelque chose de glorieux, l'Olympe peuplé de divinités immortelles que le peuple devrait vénérer, tandis que toutes les autres professions ne seraient que des petites gens, les chômeurs des sous-hommes, où les gains tournent de plus en plus en vase clos, où le ruissellement se tarit par conséquent, et où les super-nantis forment une sorte de nouvelle noblesse en tant que minorité se réservant les meilleurs actions en bourse, les meilleurs places, influant sur les gouvernements et introduisant leurs lobbies partout. Pourquoi continuer à accepter cela ?
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