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Doïna

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Tout ce qui a été posté par Doïna

  1. J'espère que tu plaisantes. Ou si t'es sérieux, alors tu peux rejoindre @Morfou qui voue une telle adoration aux képis pour ce qu'ils lui confèrent d'impression de sécurité dans ses pantoufles que tout ce qui a à se plaindre de policiers est forcément douteux, voire sulfureux.
  2. Je n'ai rien contre le vaccin, mais est-ce bien nécessaire d'avoir à le renouveler tous les 3 mois ? Cela me semble excessif. En plus, on ne peut même pas choisir : c'est moderna d'office quand on a plus de 30 ans, ça aussi ce n'est pas normal. On nous avait garanti qu'un pourcentage de vaccinés de 60 % serait suffisant, maintenant on est presque à 80 % et ça ne suffit toujours pas, au contraire on n'en donne jamais assez : ça va être trimestriel maintenant !
  3. C'est complètement idiot ! Non, je ne connais pas que des délinquants, et quand je parle de gens mécontents de leur passage au commissariat, c'est en tant que victimes de délits voire de crimes, pas en tant qu'auteurs de délits ou crimes, EVIDEMMENT ! Et quand on parle de victimes ayant un mauvais ressenti de la prise ou non de leur plainte, EVIDEMMENT que ces victimes n'ont rien à se reprocher ! Je me vois contrainte de le préciser face à tant d'étroitesse d'esprit.
  4. C'est néanmoins plus général que dans les autres corps professionnels en contact avec des victimes = pompiers, hôpitaux... Qui plus est, tu parles au nom des policiers tes collègues, mais tu n'es pas dans la tête des victimes. Personnellement, la première fois où j'ai eu à me plaindre d'agissements de policiers, j'avais 8 ans : je jouais seule dans le jardin d'un grand-parent. Un véhicule de la police s'arrête à côté de la barrière et les deux flics à l'intérieur me demande ce que je fous là. Je réponds que je me trouve dans le jardin de ma grand-mère, qui réside là. Ils ne me croient pas, me traitent de "petit con" (en plus ils m'ont pris pour un garçon, c'est vrai qu'un gosse qui porte un pantalon ça ne peut pas être une petite fille !!!) avant de démarrer en trombe. La même chose s'est reproduite plusieurs semaines plus tard : en visite chez l'aïeule, de nouveau je descends jouer au jardin. Les deux imbéciles qui devaient être de patrouille le dimanche me repèrent, s'arrêtent, me traitent directement de petit con et se barrent. Quand je parle de ça avec d'autres gens, n'importe où en France, eux aussi en ont spontanément à me raconter, de ces anecdotes sur des policiers. Bizarrement, rien à signaler sur les pompiers, et très peu sur les personnels soignants. En ce moment, le passage en conseil de discipline de 6 policiers mis en cause dans la mise à mort de Chahinez Daoud par son ex-conjoint fait beaucoup de bruit : les collègues font bloc, ils sont dans le déni. Déjà on pourrait se demander pourquoi le conjoint violent n'avait pas été entravé d'un bracelet anti-rapprochement. Du matériel est envoyé dans les commissariats pour éviter de telles tragédies, ce n'est pas pour rester au placard quand une personne est en danger. Il faudrait peut-être arrêter de se voiler la face ? Cela peut exister, oui, faut de tout pour faire un monde, mais ce n'est pas une raison pour mettre d'emblée la parole des plaignantes en doute. Quand une femme se présente pour déposer une plainte pour motif de violence sexuelle ou conjugale, on ne commence pas par la juger et la regarder comme une racontarde.
  5. Des pompiers qui se conduisent mal, je n'en connais pas, personne autour de moi n'en connait (et beaucoup de pompiers sont bénévoles). Le calendrier, ce n'est pas si important pour eux, personne n'est obligé de l'acheter. Ils sont en général bien reçus par les gens, c'est révélateur.
  6. Tu cites dans le lot des métiers qui ne sont pas en contact avec des victimes, mais quand c'set le cas il ne faut pas faire n'importe quoi. Je n'entends jamais parler de pompiers qui se moquent de victimes, qui sont irrespectueux avec elles, qui font volontairement disparaître des dossiers pour innocenter un agresseur parce que c'est un pote à eux. Pourtant, il doit bien y avoir des brebis galeuses chez les pompiers, mais c'est si rare que tout le monde est conscient que c'est anecdotique. Au contraire, quand il s'agit de la police et de la gendarmerie, on n'attend pas longtemps avant d'entendre des griefs. De toutes les personnes que je connais qui ont été amenées à entrer dans un commissariat (pour déposer une plainte, je précise, pas les menottes aux poignets), que ce soit dans une ville française ou dans une autre, absolument toutes ont émis une déception à ce sujet.
  7. Donc si un mec tue sa compagne par strangulation, il n'a qu'à dire que c'est un jeu sexuel qui a mal tourné pour s'en sortir blanc comme neige ? Du reste, ta copine parle des questions à poser à une victime, ce qui peut être éprouvant mais fait partie de la procédure ordinaire. Cependant, elle ne dit pas un mot sur les policiers irrespectueux, qui font sentir aux victimes que ça les fait chier de leur consacrer du temps.
  8. Qu'il y ait plus de gens au travail, ce n'est pas que ça me déplait, c'est que c'est de plus en plus difficile avec la numérisation et la robotisation qui remplacent beaucoup d'employés. Il faut certes vivre avec son temps, mais alors ne pas reporter la faute du chômage sur les chômeurs !
  9. Naturellement qu'il y a des chômeurs par choix, et des dealers aussi, et même sans doute des proxénètes, des qui sont passés maîtres dans l'art de voler, de frauder, cela a toujours existé, cela existera, ce n'est pas la majorité, et ça n'excuse pas le mépris envers les chômeurs en général. Le chômage, Balladur trouvait que c'était un mal nécessaire. Il faut se rendre à l'évidence que c'est plus facile de tenir des salariés par la gorge dans une société où les emplois manquent : du coup, quand on a la chance d'en avoir un, on aurait plutôt tendance à s'écraser pour le garder aussi longtemps que possible. D'ailleurs, tout est mis en œuvre pour que celui qui travaille se sente supérieur à celui qui ne travaille pas : c'est le modèle que nous renvoie à longueur de journée la télévision, la publicité, certaines émissions de télé-réalité genre "la rue des allocs" sur M6. Maintenant, il faut reconnaître qu'on peut être amené à refuser un job : on propose aux demandeurs des emplois aux horaires improbables, par exemple tenir une caisse de 7 à 11, puis revenir la soir avant la fermeture pour tenir la caisse de 17 à 21 h. Si l'emploi est loin, cela voudra dire quatre trajets en bagnole avec un coût élevé en carburant, tout ça pour un salaire si bas qu'en définitive on bossera pour payer son carburant. Ou encore les emplois de femme de ménage qui doivent se déplacer avec leur propre véhicule : tu fais une heure chez un tel, après tu as une demi-heure pour te rendre chez un autre 20 km plus loin, et c'est comme ça tout le temps. Au bout d'un moment, faudrait que pôle emploi et certains employeurs comprennent qu'on ne travaille pas pour la gloire mais pour gagner sa vie, alors plutôt que de proposer des emplois aberrants au possible, qu'ils s'arrangent pour aménager le temps de travail comme il faut et proposer des salaires à la hauteur.
  10. "Je n'ai eu aucune période d'arrêt." Tu as simplement eu la chance de travailler à une époque où on pouvait entrer à 20 ans dans une boîte et n'en sortir qu'à l'âge de la retraite, ou bien tu as été fonctionnaire. De nos jours, cela n'existe pratiquement pas, une entreprise où l'on débute et où l'on termine sa carrière, hormis dans l'administration, et encore... Tu ne peux reprocher aux gens de subir leur époque avec ses petits boulots, ses CDD, ses temps partiels, ses périodes de chômage. Ce n'est pas parce qu'on est feignant, c'est parce que c'est comme ça et qu'on n'a pas le choix ! Pareil pour ceux qui perdent leur place passé la cinquantaine : s'il reste au chômage, ce n'est pas pour se la couler douce, c'est parce qu'on ne veut plus d'eux en raison de leur âge. "Et un chômeur ne cotise pas à ma retraite." S'il a travaillé, il a pu cotiser en partie pour la caisse qui verse les retraites, et surtout il a cotisé pour l'allocation chômage, donc cette allocation lui est bien due, il ne l'a pas volée ! Cela fait plusieurs fois que je le répète, rien à faire : tu es buté, ça rentre pas, c'est dur hein !
  11. Il vit de l'allocation pour laquelle il a cotisé lui-même. Beaucoup de gens ne travaillent plus en continu dans notre société : la plupart des carrières sont entrecoupées de périodes de chômage qui peuvent être longues, pas du fait du chômeur mais de la conjoncture actuelle. Un retraité comme toi non plus ne produit rien, il vit aux crochets de ceux qui travaillent, alors ne te places plus au-dessus des chômeurs et n'en parlent plus comme si c'était des vauriens.
  12. Il y en a six, de ces "blanches colombes", qui vont bientôt devoir répondre des manquements administratifs qui ont abouti au meurtre de Chahinez Daoud par son mari en mai 2021 : vont-elles y laisser des plumes ? Avec des colombes comme ça, c'est toute une institution qui bat de l'aile.
  13. L'actualité regorge de preuves, en voici quelques-unes, policiers et gendarmes confondus en tant que forces de l'ordre : La police n'a pas voulu mener d'enquête, disant qu'un majeur était libre de disparaître… Il a fallu attendre 2008 pour qu'une policière glisse à mes parents qu'il fallait porter plainte. Affaire Myriam Sakhri : la famille ne peut croire au suicide Mère de deux enfants en bas âges, Angélique Clere a été tuée par son ancien conjoint à Monéteau (Yonne) le 11 juin dernier. Originaire de la Nièvre, la jeune femme de 32 ans avait fait remonter plusieurs actes de violences conjugales à la gendarmerie. Ma sœur, à chaque fois, va le dire, et il ne se passe rien. Il n’est pas interpellé, la police le laisse libre de ses mouvements. Libre de continuer à harceler ma sœur. Puis de la tuer sœur, et de tuer mes parents J'arrête là : une vie n'y suffirait pas pour toutes les citer !
  14. C'était bien empaqueté, cependant vous en revenez toujours au déni, en tout cas pour moi cela ne passe pas : si le boulot de la police est de recueillir les plaintes, comment expliquer toute cette pression pour inciter des plaignantes à renoncer à leur plainte, ou à s'en tenir à une main courante qui s'essoufflera bien vite ? Comment expliquer ce mépris qu'elles se prennent dans la figure parfois ? Vous ne pouvez m'en conter : j'ai moi-même vécu de semblables épisodes ! On va pour déposer plainte pour des violences conjugales, et on est reçue par un beauf qui se moque de vous en vous faisant remarquer "que vous avez pas le sourire". C'est dégueulasse : quand on se fait agresser, on a l'impression d'être rien, et on a encore l'impression d'être rien quand on vient déposer plainte. C'est vécu comme une double agression. Dans une autre affaire, un témoin d'une agression de la part d'un voisin débile va témoigner à la police, le policier lui dit -en parlant de la plaignante- que "les gens de nos jours viennent vraiment déposer plainte pour tout et n'importe quoi", alors que c'était une victime d'agression. J'aurais d'autres exemples, après vous pourrez toujours la ramener en me parlant d'une police intègre. Ils n'ont pas sauvé la femme mais ils ont réussi à sauver son compagnon qui venait de la buter, c'est le principal. (C'était de ma part juste ironique, je le précise au cas où).
  15. Mises bout à bout, les anecdotes... c'est comme tous ces petits ruisseaux qui font les grandes rivières. C'est faux : le but, c'est que les victimes soient bien reçues, écoutées, que leur parole ne soit pas d'emblée mise en doute comme si les femmes étaient des créatures forcément tentatrices, traitresses, hystériques et menteuses ne méritant aucun égard. Après, celui qui est incriminé est entendu, pas jeté au cachot, et c'est une enquête qui détermine de quoi il en retourne vraiment. Car cela a trop souvent été le cas : que des agresseurs ne soient pas condamnés parce qu'on ne croyait pas les victimes. Pour beaucoup d'entre elles, c'est le parcours du combattant : elles se heurtent à des policiers, des collègues, des patrons... qui ne veulent pas les croire. C'est comme une seconde agression. Donc il ne faut pas raconter des fables : les militantes, et tu l'as fort bien compris bien que tu fasses tout comme si ce n'était pas le cas, les militantes donc, ne réclament pas que tout homme mis en cause par une femme soit inculpé aveuglément, elles réclament simplement un meilleur traitement des victimes.
  16. Le système par répartition est attaqué par ces mastodontes de la capitalisation : le loup est dans la bergerie ! Ton insistance à mettre toujours en avant la capitalisation éveille des doutes : on flaire le troll estampillé blackrock, tu fais de la publicité déguisée. Et tu n'as pas besoin de souhaiter bonne année en boucle à des gens que tu ne connais même pas, dont tu te fous totalement et qui s'en foutent de toi.
  17. Cela aussi, c'est une triste réalité, mais des gens comme @Morfou et @cubes2 vont vous dire que c'est pas vrai.
  18. Non pas n'importe quoi, il y a même eu des cas où un groupe parti pour crouler appelait carrément à acheter ses actions par voie de publicité : exemple Paribas dans les années 90, ce fut tant pis pour les naïfs.
  19. Quand les enfants de Valérie Bacot sont aller raconter à la gendarmerie ce que subissait leur mère, qui vivait dans la terreur, les gendarmes ne se sont même pas dérangés. Lisez donc le livre de cette femme ! Il y avait même des gendarmes que cela amusait (la pipe et le café, quelle blague ! C'es pitoyable).
  20. Et toutes ces victimes qui avaient de leur vivant rapporté des violences conjugales avant de tomber sous les coups de leur conjoint ? Qu'est-ce qu'ils ont fait pour elles ? Qu'est-ce que vous avez fait pour Chahinez, Valérie Bacot, et les autres ? Les 65 % de victimes qui avaient signalé les violences qu'elles subissaient à la police avant de venir allonger la liste des féminicides ? Oui, quand on est morte c'est plus la peine de porter plainte. 65 % de victimes qui avaient signalé les violences qu'elles subissaient à la police avant de venir allonger la liste des féminicides !
  21. On parlait aussi de l'attitude inadmissible de policiers vis-à-vis des gens qui viennent déposer plainte. S'il est vrai que la parole seule d'une victime ne peut suffire comme preuve, qu'est-ce que autorise un flic à se montrer irrespectueux ou goguenard avec elle ? C'est de la violence psychologique.
  22. Ceux qui sont atteints du syndrome du larbin ne peuvent comprendre l'intérêt des syndicats : ça les dépasse.
  23. C'est pas le 19e, c'est maintenant que ça se passe. C'est malheureux que vous n'ayez jamais pensé à soulever vos œillères. Enfin, si vous êtes heureuse ainsi.
  24. Quoi de plus naturel que d'espérer obtenir réparation après une agression ? Si le système judiciaire n'œuvre pas en ce sens, que reste-t-il aux victimes ? La vendetta ? Mais je perds mon temps vu que tu es de ceux qui mettent les paroles de victimes en doute quand la police et même les juges se foutent de leur sort : tout comme les gens de robe, les policiers ne peuvent être que des parfaits, n'est-ce pas ? Leur devise, n'est-ce pas : protéger et servir !
  25. Il n'y a pas que l'augmentation de salaire, il existe les primes annuelles aussi, qui peuvent être adaptables aux gains de l'entreprise et rendre bien service aux employés. Si, au moins, les entreprises et les sociétés qui marchent bien réservaient une partie de leurs bénéfices à leurs salariés, sans lesquels ils ne seraient rien. Il y a des patrons qui le font et il n'y a rien de plus encourageant pour leur personnel. Cela change de tous ces gros radins de Picsou qui ne pensent qu'à prendre et n'en ont jamais assez, qui foutent la merde dans le pays en provoquant des grèves et en semant le désespoir.
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