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Passiflore

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Tout ce qui a été posté par Passiflore

  1. Se savoir aimé sera-t-il suffisant pour l'épanouissement d'un enfant qui sait comment il a été conçu (sperme d'un inconnu conservé x temps dans de l'azote dans une "banque de sperme", ovocyte même topo et/ou 9 mois dans le ventre d'une inconnue l'ayant abonné et donné à d'autres à sa naissance), faut reconnaître qu'il y a de quoi être vachement épanoui et ce, même si l'on se sent aimé. Le "coeur du truc" si tant est que le couple tienne la route et ne se sépare pas car alors ce pourrait être bonjour les dégâts avec des vérités que l'on se balancera mutuellement au visage (et l'enfant qui en paiera les frais), du genre: "c'est ton enfant pas le mien ! C'est toi qui l'as voulu, moi je ne voulais pas !"... ce qui pourrait aussi se passer si l'enfant posait des problèmes de quelque ordre qu'ils soient.
  2. Parce que peut-être et heureusement pour lui, il connaîtra l'affection d'un autre membre de la famille, un grand-parent par exemple (laquelle affection pouvant lui faire ressentir peut-être encore plus cruellement l'inexistence de l'affection maternelle, certes) mais au moins il la connaîtra l'affection.
  3. Pensez-vous vraiment qu'il y ait plusieurs interprétations possibles à ce qui est écrit dans l'Evangile de Matthieu (1; 18-25): "(...) Joseph prit sa femme chez lui mais il ne la connut pas jusqu'à ce qu'elle eut enfanté un fils auquel il donna le nom de Jésus". ( Même les non-croyants connaissent la signification du verbe "connaître", sous-entendu charnellement). Vous pensez vraiment qu'il soit vraisemblable que Joseph soit resté avec Marie juste pour lui éviter d'être un sujet d'opprobre et que jamais il n'eut de relations charnelles avec elle après la naissance du premier-né, surtout à une époque et pour un peuple pour qui il était primordial d'assurer sa descendance ? Dans l'Evangile de Marc (6; 1-5) il est écrit (à propos de Jésus qui enseignait dans la synagogue): "ses nombreux auditeurs étaient étonnés et disaient (...) n'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon et ses soeurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? Et il était pour eux une occasion de chute. Mais Jésus leur dit: un prophète n'est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents et dans sa maison (...) Dans Jean 2; 12 voici: "il descendit à Capernaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples" Dans Marc 3; 31-35: "survinrent sa mère et ses frères qui, se tenant dehors, l'envoyèrent appeler. La foule était assise autour de lui et on lui dit: voici que ta mère, tes frères et tes soeurs sont dehors et te cherchent. Et il répondit: qui est ma mère et qui sont mes frères ? Puis promenant son regard sur ceux qui étaient assis tout autour de lui, il dit: voici ma mère et mes frères. Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma soeur et ma mère".
  4. "Ni amour ni haine, juste elle était là ", voilà oui ce peut être quelque chose de cet ordre-là plus que ce qui semble une évidence à @January parlant des enfants qui de toute façon et même s'ils sont "déficients" dans le domaine de l'amour maternel ou paternel, aimeront leurs parents.
  5. Fort heureusement, tous les enfants ayant été privés de tendresse maternelle ne deviendront pas des "monstres froids" mais il est certain qu'ils partiront dans la vie avec un "handicap".
  6. Si l'on trouve une compensation affective ailleurs on fera avec, ou plutôt sans (sans amour maternel) puisqu'il en est ainsi et qu'on ne peut rien y faire.
  7. Peut-être qu'au contraire on aimera d'autant plus que soi-même on n'aura pas été aimé, comme une revanche sur la vie; c'est ainsi que l'on voit certains parents donnant à leurs enfants ce dont eux-mêmes ont été privés.
  8. Il peut certes exister néanmoins un certain lien malgré tout et en dépit de tout mais de là à aimer celle qui ne nous aime pas ou les parents ne nous aimant pas... seules des personnes pour qui tel fut et est le cas pourraient parvenir à me convaincre que oui, cela est possible. D'accord avec cette notion de handicap parfois à vie affectant certaines personnes ayant été privées de tendresse maternelle.
  9. Pour certaines personnes ce sera le cas mais d'autres feront leur possible pour attirer l'attention et forcer l'affection de celle qui refuse (pour x ou y raison qu'elle seule connaît) apparemment de les aimer.
  10. Là il est question de mères ne créant pas de lien affectif avec leur enfant et d'enfants ne ressentant donc pas d'affection pour celle ne leur en ayant pas donné. Certains s'emploieront désespérément à attirer l'attention de leur mère, parfois en vain. Quand on n'a pas reçu d'affection de la part de sa mère, on le cherche ailleurs; auprès d'un autre membre de sa famille ou hors de sa famille mais l'affection de toute façon on la cherchera car elle est essentielle, voire vitale. En revanche, du fait qu'on n'aura pas appris à démontrer son affection on ne sera pas démonstratif, on exprimera son affection de diverses façons mais on sera maladroit quant aux démonstrations physiques d'affection et de tendresse (câlins et autres bisous).
  11. En tout cas il est normal qu'il en soit ainsi. Si la mère ne crée pas de lien affectif avec son enfant, il y a peu de chance que cet enfant ressente de l'affection pour celle qui ne lui en donne pas.
  12. De mon propre point de vue (n'engageant bien évidemment que moi), oui. Des "nés sous x" ont pu retrouver celle qui les mit au monde et parfois, la réalité était bien différente de celle qu'ils pensaient. Tout dépend de ce que contient son "parcours du combattant". Un enfant à tout prix, à n'importe quel prix et ce, peu importe son mode de conception, je ne puis décemment pas adhérer à cette absence manifeste de toute éthique.
  13. Bon nombre de couples ayant adopté un ou plusieurs enfants les ont accompagnés (lorsqu'ils ont exprimé ce souhait) dans leur recherche de leur origine dans leur pays de naissance, ayant compris à quel point cela était important pour eux.
  14. Pensez-vous qu'une telle vérité puisse se dire sans créer de graves dommages chez l'enfant ?
  15. Joseph fut l'époux de Marie après la Divine naissance du "premier-né" que fut Jésus et ils eurent des fils et des filles.
  16. C'est bien pour cela qu'il y a autant de gens recherchant celle qui les a abandonnés à la naissance (les dits "nés sous x") tant le besoin est quasi vital de savoir d'où l'on vient (de même pour les adoptés). Et puis concernant les situations dont tu parles Jacky, ce sont des drames de la vie et non des situations voulues, créées de toutes pièces pour satisfaire à tout prix son envie d'enfant sans se soucier le moins du monde des difficultés existentielles que pourraient rencontrer les enfants conçus dans de telles aberrantes conditions. Sans oublier le fort pourcentage de couples se séparant. Lors des disputes de ces couples, je n'ose imaginer les horreurs que pourraient entendre les enfants et la vérité qui pourrait alors éclater comme une bombe... Le mal-être existentiel étant devenu un fait de société, je suis effarée de constater que l'on fait tout pour aggraver le problème, avec une effarante inconscience qui plus est...
  17. "Tu as été conçu avec le spermatozoïde d'un inconnu, avec l'ovocyte d'une inconnue, tu as été porté 9 mois dans le ventre d'une inconnue mais on t'aime tellement mon chéri !"..... Ah c'est sûr qu'avec une telle vérité, l'enfant ainsi conçu n'aura absolument aucun problème pour se construire harmonieusement et ne pourra que devenir un adulte équilibré, il n'y a pas l'ombre d'un doute !.....
  18. Absolument et il en est de même pour toi qui crois en ceci mais ne crois pas en cela (quel que soit ce dont il s'agit). Cette croyance-là pour moi n'en est pas une et j'ai mon propre discernement: ce que je considère être une fable et ce qui n'en est pas une.
  19. Pour ma part je parle toujours de foi profondément ancrée et non de faux-semblants.
  20. Et oui, cela fait partie de la foi chrétienne. Je comprends tout à fait que ce puisse être inconcevable pour les non-croyants.
  21. Personne n'a dit cela, ou alors... un post aurait-il échappé à ma lecture attentive ? Seulement s'ils furent des enfants dits "rois".
  22. Ce que l'on fait pour ses enfants, on ne le fait pas pour avoir leur gratitude, on le fait parce que l'on pense que c'est ce qu'il y a de mieux pour eux; on le fait par conséquent par amour.
  23. Faux, ils ne sont pas systématiquement reconnaissants, certains ne se privant pas de faire des reproches à leurs parents plus tard. Ah mais ils sont parents, c'est pour cela que j'ai dit: "ils disent quand même que la vie est devenue tellement chère qu'il est bien difficile à présent de faire vivre la maisonnée avec un seul salaire et ils ont raison car telle est effectivement la réalité", les deux parents des couples travaillant par goût mais surtout par nécessité.
  24. Eh bien figure-toi que mes enfants me sont "reconnaissants" de m'être occupée d'eux et de ne pas les avoir placés dans une crèche ou chez une nounou et ils n'ont absolument pas une image désastreuse de leur mère, c'est même tout le contraire ! Ceci étant, ils disent quand même que la vie est devenue tellement chère qu'il est bien difficile à présent de faire vivre la maisonnée avec un seul salaire et ils ont raison car telle est effectivement la réalité.
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