Je lis pas mal de choses, ici et là. Des choses souvent personnelles, des sentiments, des moments de vie. Cela m'a permis de constater à quel point cette basse estime de l'humanité, c'est-à-dire de nous-mêmes, est répandue. A une époque où la réflexion ne se fait plus uniquement dans le local, mais aussi dans le global, je trouve ceci plutôt... Dommage. Au fond, n'est-ce pas un progrès que de penser de tout le monde et à tout le monde? Je crois que les gens désespèrent, abandonnent leur foi pour errer, bon gré mal gré, dans ce qu'ils appelleront plus tard "ma vie". Je dois dire que moi-même j'ai connu une période similaire. Tout y est mauvais, néfaste, mal fait, à changer. Seulement, personne ne change les choses. Il n'est possible que de les marquer pour les pousser à évoluer. Lentement. Et, même si rien ne va, ou ne sembler aller, il existe pourtant de quoi garder une espèce d'espoir, de courage. Nous pensons souvent à ces hommes dont les noms sont gravés dans l'Histoire alors que l'ordinaire ne manque pas de héros, de ces personnes qui font don de quelque chose par un altruisme que nous dénoncerons toujours d'intéressé. Mais, est-ce un problème? Est-ce donc un acte mauvais que celui qui tend à faire le bien? Faut-il critiquer celui qui tire plaisir à aider? Est-il en tort s'il s'aide lui-même? Non, l'Homme n'est pas parfait. Il fait la guerre, tue, laisse mourir, fait l'indifférent, l'ignorant, l'idiot. Son comportement est intéressé. Il ne pense qu'à lui. Il est le monstre au bout de la chaîne alimentaire, celui qui dévore tout sans jamais être à satiété. S'il crée, c'est pour mieux détruire. Mais si l'homme est conscience, n'a-t-il pas l'arme nécessaire pour se défaire de ce qu'il est? N'y a-t-il pas, comme il se dit parfois, du bon en chacun de nous, même chez ceux qui sont les plus monstrueux? Difficile d'y croire. Rêver reste possible.