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Jedino

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Tout ce qui a été posté par Jedino

  1. La vie, ça fait des années et des années. Une sacré addition. C'est pas parler de l'âge de la Terre. Puis, là-dedans, tu fous des jours, des heures, des minutes, et toutes sortes de trucs pour apprécier au mieux cette histoire-là. Mais, ce qui met du temps à se construire n'en met qu'un à se détruire. A croire que le propre de la nature est la suppression plutôt que la création. Vision logique des choses : il faut enlever le vieux pour placer du nouveau. Ou alors, le nouveau est le résultat de l'adaptation issue du vieux, ce qui ne change rien. Bref, une seconde, c'est chouette, et ça l'est d'autant plus qu'elle se multiplie. Vivre, c'est bien, et longtemps, souvent, c'est encore mieux. Allez dire ça à Marc Aurèle, et vous verrez que c'est pas trop beaucoup ça. Sauf s'il n'a plus le même avis. En deux mille ans, il arrive qu'on évolue. Ceci dit, trop s'attarder, ça peut user aussi : plus t'es là, plus tu supportes les nouveaux qui, en général, sont d'autant plus cons qu'ils sont jeunes. Personne n'a jamais osé raconter que l'évolution, c'était positif, comme mécanisme. Enfin voilà, je voulais écrire un poème, au départ, mais je n'ai pas eu l'envie d'y réfléchir. Pas de sujet, pas les mots. Sans parler de ma médiocrité. Il ne faut qu'une seconde pour passer d'un avis à un autre. Le temps de comprendre, en fait. C'est d'ailleurs le temps de réaction nécessaire pour réagir face à une situation quand on conduit, ou même, de façon général. Au fond, une seconde, c'est court. Pourtant, je suis certain qu'il existe des gens pour qui ce simple fragment a été très petit. Au final, on peut tout y mettre, et surtout, n'importe quoi. D'ailleurs, maintenant que j'y suis, la philosophie est d'un humour sans fin : le relativisme y est perçu comme le mal absolu. Il n'empêche, quand on songe à Einstein et à la relativité, on a juste la preuve qu'en réalité, on brasse du vent. T'as beau créer un concept magnifique et unique, ce n'est pas plus qu'un délire métaphysique. Bonheur, vérité, âme, corps, infini, temps, etc... Nous aimerions croire en une seule situation universelle et propre à tout le monde, histoire de conclure définitivement l'homogénéité débile de nos pensées. On s'étonne après de devenir à la fois cinglé et idiot. Et, franchement, quoi de plus paradoxal pour un prédateur de génie que de s'interdire le droit de tuer? Avouez que, en un sens, de tous les êtres doués de raison que je connaisse, à savoir aucun, nous sommes des plus cons.
  2. Bah, elle doit penser qu'un adulte, ça sait ce qu'est une fille. Que ça les prend pas pour des connes, au contraire des jeunes. Bref, elle a rien compris. Pardon :D
  3. Jedino

    un jour = une histoire

    La déception couve toutes les folies. Qu'importe sa raison! Elle est la cause inévitable de la conséquence. C'est un fait, aujourd'hui. Ce sentiment inextricable d'être en décalage. De l'avoir toujours été. A tort, en plus. N'est-ce pas ce qu'exprime ce mot étrange qu'est "bizarre"? C'est ce qu'expliquait le cours de sociologie à propos de ces personnes qui sont comme déphasées avec la norme. Ces mêmes personnes qui sont rappelées, d'une certaine façon, par l'entourage vis-à-vis de remarques ou signes exprimant une gêne. Je ne regrette pas ce que je suis. Je n'aimerais pas être ainsi. Mais, que serais-je? Il creusait son âme pour comprendre. Une recherche interminable de la vérité, de sa réalité. Jamais il ne parvenait à la saisir : dès qu'elle apparaissait, elle disparaissait si tôt. Sa vie ne fût qu'une longue course après lui-même, après le peu qu'il savait. Son temps, il le passait à réfléchir inutilement. Ses espoirs, ils les plaçaient naïvement en ce qu'il connaissait. Hier, il n'était rien. Aujourd'hui, il devait être. Demain, il ne serait plus. Le fil de son existence se tordait à chaque pas qu'il déposait faussement sur les dalles froides du monde qui, doucement, s'en allait. Je n'ai connu ni guerre, ni difficultés. Ce que je veux, je l'ai. Ce que je devrais endurer, je le méconnais. Ainsi est conçu le bonheur. Une saturation parfaite de la facilité. Et, pourtant, cela ne suffit pas. Jamais. D'une part, parce que cela n'est que mensonge. D'autre part, parce qu'il n'y a rien d'assuré. Pour mériter ce traitement jusqu'à la fin, il faut le prouver, démontrer que nous avons tous les droits d'en profiter. Le bonheur se gagne. Il ne va pas de soi. Conception étrange que celle-ci : si nous étions réellement fait pour cela, pourquoi y aurait-il tant d'exclus et de souffrances pour enfin y arriver? Non, ce monde ne tient pas. Son socle est branlant : un jour, il va chuter. J'aimerais me nommer responsable, dire que ma bêtise est la mienne, que mon incapacité à travailler pour du vent, à apprécier là où l'essentiel est absent, à vivre quand seule la mort nous attend, tient de mon univers dépravé. Seulement, ce serait nier ce que je vois, ce que je sais. La science est une nouvelle religion. L'homme moderne, son résultat. Rationalité, folie destructrice, individus factices. Ne voyez-vous pas aussi ces êtres pas tout à fait homme, presque humain, qui, chaque matin, vont docilement là où ils sont attendus? Comment une espèce qui s'estime si logique peut-elle refuser l'évidence : elle n'a rien d'un idéal, rien d'une espèce bonne, rien de ce que l'optimisme tente vainement de lui raccrocher. Nous ne sommes pas foncièrement mauvais, au fond. Juste des abrutis. Assez pour croire en notre liberté, en notre possibilité de choisir. Moi, je ne vois qu'obligations, nécessités, et déterminations. Oui, connaître est important. Aimer aussi. Profiter, si l'on peut dire. Mais ne faisons pas de ces besoins un absolu. Ne soyons pas l'erreur qui consiste à penser qu'être homme, c'est savoir plus que l'autre, aimer mieux, et expectorer toujours davantage. Il nous faudra faire un choix Apprendre plutôt que susurrer notre ignorance. Accepter enfin ce que nous refusons depuis si longtemps : notre véritable place qui n'est pas au-dessus, mais au sein de la nature. Cela commencera par l'idée qu'un individu n'est pas une partie d'une société, mais qu'une société est une faction raisonnée et raisonnable rassemblant un nombre déterminé de personnalités. Autrement dit, il faudra que notre apprentissage passe par ce qui est, en fait, réellement important. Un jour. Trop tard, assurément.
  4. Ah bon? La banquise grandit au niveau de l'antarctique?
  5. Jedino

    Qu'écoutez-vous en ce moment ?

    http://www.youtube.com/watch?v=gFvn0RHb0HA
  6. Jedino

    Qu'écoutez-vous en ce moment ?

    On me le dit souvent, ouai :D Bonsoir, alors! http://www.youtube.com/watch?v=hBgAQc-MnGM
  7. Jedino

    Qu'écoutez-vous en ce moment ?

    Bouarf, bonjour, bonsoir, c'est la même chose, à ceci prêt qu'on croit que non!
  8. Quoi?! Tu fais une vidéo et tu ne sais pas que dans les Pyrénées vivra la dernière colonie humaine?!!
  9. (Chacun son truc! Moi j'aime pas les fans! Sauf s'ils me payent!)

  10. (Ouai enfin abuse pas! C'est même pas vrai, d'abord! Puis, en quoi c'est chelou de discuter?!)

  11. (J'te permets trop pas! Puis c'est pas vrai! Si tu m'avais répondu l'aut' jour, t'aurais vu que non!)

  12. Jedino

    Qu'écoutez-vous en ce moment ?

    J'suis d'humeur tranquille.
  13. Si l'art culinaire est l'art d'avoir un estomac, alors oui, je suis plutôt bon dans ce domaine-là :D
  14. Je vote pour la censure! Et, ton calcul est évident. Ca va même de soi! Donc, nécessairement, on y croit. Rendez-vous dans les Pyrénées!
  15. (T'as des gens chelous dans tes commentaires de profil!)

  16. Jedino

    un jour = une histoire

    Pour moi, à titre personnel, oui. Mais, je n'irai pas dire que je l'invente totalement.
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