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Jedino

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Tout ce qui a été posté par Jedino

  1. Admettons que ce soit vrai : on ne parle là que des mathématiques, en aucun cas de tout le reste, et tout le reste est devenu bien plus vaste depuis l'enseignement de nos grands-parents ou des futurs retraités. Maintenant, sur le constat en lui-même : il suffit de taper "le niveau baisse en mathématiques ?" pour voir que tout le monde et dans tous les pays serait devenu idiot. Mais si tu es si précis dans tes raisonnements, tu ne te cantonneras pas à des articles qui disent ce qu'ils veulent dire : tu iras chercher des chiffres et comparer ce qui est comparable, ce qui est loin d'être évident. Déjà, parle-t-on du niveau à la sortie des primaires ? Du lycée ? A la fin des années d'étude ? Ce ne sont pas les mêmes étapes et les mêmes personnes que l'on retrouve. Pour le reste, si tu compares une société davantage élitiste (intellectuellement) avec une société qui l'est moins aujourd'hui, tu auras forcément une moyenne qui paraîtra plus modeste et tu pourras sans conteste rédiger articles sur articles pour t'alarmer de la bêtise grandissante des sortants. D'ailleurs, cette polémique revient depuis la démocratisation partielle ou complète de l'école, et à chaque fois on s'alarme du niveau en baisse. Et comme on est dans une bataille de sources qui se voudraient toutes plus crédibles les unes que les autres : https://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2011/10/01/le-niveau-baisse-ma-ptite-dame.html Ce même article termine sur la même conclusion sous-prétextes d'enquêtes qui seraient a priori la preuve que ceci ou cela, comme si d'un pays à l'autre tout était si aisément comparable. On tombe dans les mêmes travers que les comparaisons économiques pour justifier nos bêtises. C'est parfois à la limite du biais de confirmation. Tu mets un chimpanzé à notre place sur des tests de réflexe de ce type-là, et l'humain apparaîtra comme un sombre crétin : Ce genre de tests ne démontre en rien la progression ou baisse d'un quelconque niveau. La seule chose que ça démontre éventuellement est que nos capacités développées ne sont plus les mêmes, donc que nous avons aucunement besoin d'être rapide. Dans une société avec davantage de métiers "intellectuels", il n'y a rien de choquant à ce que nous soyons plus prompts à prendre notre temps pour raisonner. Tu sais autant si ce n'est mieux que moi que le cerveau s'adapte à nos besoins et que les besoins des métiers ne sont plus les mêmes. Iras-tu me dire que les chauffeurs de taxis anglais à l'ancienne sont des génies parce que leur hippocampe est sur-développé par rapport à la moyenne, ou au contraire que tous les autres sont bêtes ? Un tel constat n'a aucun sens, et ce test, très spécifique, est dans la même situation et ne démontre rien d'aussi général.
  2. Précise par quels critères tu juges que ces épreuves sont plus faciles aujourd'hui et on pourra en discuter. Pour le reste, ça ressemble à un rappel parmi tant d'autres dans l'Histoire que de toute façon la nouvelle génération serait apparemment abrutie. On le disait de ça deux millénaires, un millénaire, au siècle dernier, et actuellement aussi. C'est dingue comme nos aïeux les plus lointains devaient être géniaux. Mais si tu penses ce que tu dis, je ne dormirais pas tranquille : imagine ces incompétents aux commandes des centrales nucléaires ! J'espère que tu ne dors pas trop à proximité.
  3. Ah bon ? J'avais cru lire que politiques comme grands patrons sont tous issus des mêmes écoles, voire des mêmes familles pour certains, et que ceux qui nous font l'information sont les biens de ces personnes. Bref, qu'ils ont construit un système d'auto-entretien, sous prétextes d'idées assez semblables (ce n'est pas pour rien qu'on parlait trivialement de "UMPS"). Cela sonne davantage comme une oligarchie, mais il ne faut pas le dire, l'espoir de l'ouvrier ou l'employé doit être entretenu. Dès lors que nous resterons sur un schéma aussi superficiel d'élections, où le spectacle et la communication remplacent le débat et la réflexion, nous élirons avec préférence les beaux-parleurs. Personne n'irait croire le sophiste qui tente de nous refourguer un truc dans la rue, mais c'est pour celui-ci, certes en costard, que nous votons.
  4. Les "débats" dont on parle sont toujours faits sous le coup de la passion et les médias ne sont pas en reste pour les alimenter. Tu as deux voitures qui brûlent, c'est une émeute, tu en as quatre, c'est la guerre civile. Je caricature, mais à peine. J'étais trop jeune à cette époque mais de ça dix ans il y a déjà eu ce genre de choses, complètement disproportionnées. Encore une fois, aucune violence ne se justifie et n'est tolérable, mais ça ne justifie pas de perdre son sang froid dès lors qu'on nous demande de le perdre. Et donc la solution serait, comme d'autres le suggèrent, d'envoyer l'armée ? Le problème est vraiment un conflit armé, ou les causes de ces soucis sont ailleurs et ses solutions toutes différentes ?
  5. Ah bon ? Il me semble que lorsqu'on en vient à devoir payer de points et/ou d'euros une contravention quelconque, c'est qu'on n'a pas respecté une loi quelconque, et que ce genre de comportements amène et à des dégradations matérielles potentielles, et à des blessures corporelles ou mortelles potentielles. Typiquement, je pourrais très bien lancer un sujet avec le titre très accrocheur de "le terrorisme anti flic a encore frappé" où j'expliquerais combien il est dangereux et inconscient de conduire à 100km/h, sur une route à 90 (et 80 maintenant), dans un virage avec une roue de l'autre côté de la voie. Cette même personne irait se plaindre de la pompe à fric que sont les policiers (qu'elle ne nommera jamais de cette manière, ce doit être une façon de manifester son attachement) alors qu'il suffit, pour ne rien avoir à payer, de respecter le cadre. On est dans le même cas, des p'tits cons qui viennent mettre la vie en danger d'autres par colère ou par inconscience, voire sans raison puisque de toute façon rien ne le justifie. Ce n'est pas parce que les médias font de violence qui sont scandaleuses un spectacle qu'il faut oublier que l'ordinaire ne manquent pas de choses qui mériteraient d'être plus sévèrement punies, et ces violences ne sont pas forcément physiques. Je ne manque pas d'exemples, mais je suis d'avis que pas grand monde se scandalisera de la même façon de ce qui paraît ordinaire et normal, en tout cas pour certaines personnes. Quand j'entends les récits d'un ami ayant un handicap, j'hésite entre rire jaune et rester écœuré, entre ceux qui ont un comportement juste à vomir et ces entreprises qui tentent de se l'arracher, jusqu'à menacer de bloquer sa carrière c'est dire, pour je suppose quelques statistiques dont on aime aller montrer les courbes aux autres. Ce que je reproche ici n'est pas le fait de parler de cet événement, ni même de s'en scandaliser, c'est normal. Non, mon reproche va au titre et à l'exagération de tout ce qui est laissé entendu derrière, comme si le monde entier allait mal pour cette unique raison. Mais fournir un ennemi commun pour détourner des vrais ennuis que nous avons et qui font réellement le malheur de la plupart d'entre nous, voilà qui est intéressant. Et comme l'être humain a tendance à prendre le rôle qu'on tend à lui donner, à force d'insister, on obtient exactement ce qu'on attend. Tout le système se répond, et le cercle vicieux est bien assez entretenu pour que cela continue. Cet amour éloquent de la France des gens "normaux" à l'égard de cette police qu'ils chérissent tant. Faut pas essayer de nous faire croire que la violence physique ou symbolique contre la police ne vient que des quartiers dont on aime parler à longueur de journée, ni de tenter de nous faire avaler que cette mouvance "anti-flic" est née aujourd'hui. Elle est à ce point évidente qu'on s'empresse de la souligner dès lors que son estime augmente légèrement parce qu'elle fait, comme tous les autres jours, son boulot.
  6. Quel rapport avec ce que j'ai écrit ?
  7. En effet, et je pourrais associer à ta définition sans mal celui ou celle qui, sur une route, se sent pousser des ailes. Il n'y a pas de dangereux pour sa famille ou les autres que celui qui a une arme ou le coup de pied facile. Mais dans un cas c'est choquant, dans l'autre c'est normal, et c'est d'ailleurs scandaleux que le "poulet" puisse être là que pour me "foutre un PV". J'aimerais mieux qu'on soit aussi intolérants à l'égard de toutes les formes de violences et non pas uniquement à celles qui nous arrangent. Je raille donc plus notre hypocrisie ici, dans la mesure où TOUTES les formes de violence sont intolérables, les ordinaires comme les spectaculaires. L'armée est déjà plus que trop présente en ville et depuis plus longtemps que nécessaire. Je ne vois pas pourquoi d'ailleurs elle devrait venir jouer le rôle de la police ou de la gendarmerie en campagne.
  8. "Ouai mais c'est pas pareil : t'as le bon anti-flic, et puis t'as le mauvais, quoi."
  9. Jedino

    Le football.

    A ma connaissance non, mais je ne suis pas au fait de tous les tournois.
  10. Jedino

    Le football.

    Mais oui on va perdre la Croatie ce soir vu le penalty
  11. Jedino

    Le football.

    C'est à celui qui aura le plus de but à la fin des 30 minutes, tu peux donc avoir plusieurs buts de chaque côté. Ce n'est plus qu'une extension des 90 minutes.
  12. Jedino

    Médine au Bataclan fait polémique

    Appel à la violence ? Serait-il donc à ce point contradictoire avec lui-même ? Je vous propose cette lecture-ci qui, sans être toujours d'une clarté évidente à la première lecture, me paraît très clair sur la dénonciation qu'il fait des violences, notamment celles de sa propre religion. Porteur Saint :
  13. Jedino

    Médine au Bataclan fait polémique

    C'est marrant, ce qui est en gras me rappelle vaguement une époque pas si lointaine où on accusait le metal d'appeler à la haine et de susciter des vocations dans les écoles. Ou même les jeux vidéos. Ou même beaucoup de choses que des personnes non "normales" pourraient travestir pour alimenter leurs envies ou confondre avec la réalité. Donc, comme quelqu'un vous le disait déjà, faut-il interdire toutes choses pouvant être détournées en mal par quelqu'un ? Faut-il arrêter la production d'électricité pour ne pas inciter les fanas de gégènes ? Les bâtiments hauts pour ne pas inciter les suicidaires et ne pas risquer la vie d'enfants dans les mains de parents inconscients ? La production d'aliments car certains pourraient mal l'avaler et s'étouffer avec ? Les voitures sous prétextes que certains ne savent pas contrôler leurs pulsions au volant et conduisent à des vitesses non raisonnables ? En l'occurrence, vous avez admis que la lecture est à faire au-delà de la simple lecture au premier degré, sans quoi on rate son sens. La musique restant un art, le rap compris (quand bien même on ne l'apprécie pas), il faut savoir lire un peu plus loin que ça. Donc, ce n'est pas la laïcité qui est critiquée ici, mais le laïcisme et le détournement fait par ceux-ci de la laïcité. Bref, c'est sans rapport avec le Bataclan, ce qui ne fait que rappeler le ridicule de la situation. Tout le reste n'est que polémique. Et vous savez avec quoi rime polémique ? Clic. Maintenant, en effet, vous avez le droit de critiquer sa démarche qui est et à toujours été dans le jeu de mots et la provocation, comme cela se fait beaucoup, et pas que dans le rap. La vraie question est : êtes-vous aussi critique face à la provocation venant d'artistes considérés comme des classiques, ou même de ceux que vous pouvez estimer ?
  14. Jedino

    Médine au Bataclan fait polémique

    Après, ce genre de polémique qui n'ont pas lieu d'être, surtout sur ce rappeur-là, ne sont pas nouvelles. Il y a toujours eu des contradictions de certains genres musicaux avec la société de son temps. Typiquement, le rock'n'roll à une époque, le metal ensuite, le rap maintenant et depuis quelques années aussi. Je trouve assez amusant d'ailleurs que les gens s'insurgent contre un rappeur, qui certes à le malheur de rapper en français et donc d'être audible par les francophones, dont les textes font appel à un minimum (mais pourtant pas énormément non plus) de jugeote, alors que personne ne s'insurge devant la venue d'un rappeur comme Eminem au stade de France ici et là, quand il en a l'envie, alors que son répertoire comporte des chansons bien plus virulentes. D'ailleurs, le jour où il fera à nouveau une tournée, ça ne devrait pas tarder, je pense qu'on en entendra assez peu parler. Mais vu le niveau d'information véritable sur la personne que certains témoignent ici, je n'en suis pas surpris. Accuser Médine d'appel à la haine, c'est assez ridicule. Allez, j'en ajoute une couche à cette haine :
  15. Jedino

    Médine au Bataclan fait polémique

    Son nom de scène, c'est son prénom. Du coup en effet, ce n'est pas innocent. C'est quand même dingue de déblatérer pareilles bêtises en ne se contentant même pas de s'informer sur ça.
  16. On nous a bien vendus un ex-banquier pour faire, aussi, une politique qui se voudrait sociale. Ou une député européenne qui était bien contente de profiter un peu de son immunité parlementaire européenne, bien qu'eurosceptique. Les paradoxes existent partout et ça n'a jamais empêché personne de recueillir des suffrages.
  17. Jedino

    ForumFr a besoin de vous !

    Je suis cité aux côtés de Caez. Mon égo vient d'en prendre un coup.
  18. Les morts, voyons. Pourquoi, eux, ne payent-ils pas d'impôts alors qu'ils occupent tant d'espaces gratis toute l'année ?
  19. konvicted explique la bêtise de raisonner en termes de couleur de peau, il ne dit donc pas que la bêtise n'amène personne à préférer, par exemple, le CV d'un homme "blanc" à un homme "noir" sous simple prétexte qu'il serait peau-compatible. Et personnellement, je n'attache aucune importance à ma couleur qui, comme il a été soulevé, peut varier selon le temps. Ce serait aussi intelligent que de privilégier les gens dits "beaux" aux gens dits "moches" en société, ce qui, comme tout le monde le sait, ne se fait nullement. En l'occurrence, je n'ai pas été paniqué jeudi dernier quand une dame, de peau noire, m'a demandé son chemin ni, quand un homme d'apparence plus nuancée entre le blanc et le noir, m'a demandé comment pouvait fonctionner la machine à laver de la laverie. Ce n'est qu'un travail sur soi, comme le soulève konvicted par sa citation.
  20. Les raisons sont là pour spécifier la nature du signalement, il peut donc le discriminer sur cette base-là. Les cases sont assez distinctes pour ne pas avoir trop de mal à ne pas se tromper.
  21. Sympathique idée qui permettra sans doute de faciliter la vie des modérateurs ! J'ai une remarque et une question : "Je souhaiterai qu'un modérateur vérifie ce contenu", il manque un petit "s" (on va pas l'exiger, on en a juste le souhait je pense !). D'autre part, l'idée que des abus entre participants sur un même sujet peut être un risque, mais à moins de faire l'unanimité contre soi, il y a peu de risques de se faire masquer. Après, tout comme un modérateur qui participe à un sujet peut avoir du mal à être objectif si ce n'est pas évident (spam, publicité, arnaque ou autre), on pourrait très bien (et c'est peut-être déjà le cas) considérer que les votes d'un membre qui a répondu au sujet ne compte pas dans le compteur du masquage automatique. Il reste à un signalement normal et devra attendre le modérateur.
  22. Le raisonnement que j'ai fait n'est pas forcément clair mais est le suivant : si ta volonté de vivre mieux se fonde sur une introspection qui m'amène à découvrir des choses vraies mais non réelles, et donc potentiellement de l'ordre de l'illusion (sensorielle, par exemple, ou toute autre), alors je risque de créer un vivre mieux qui repose sur une base artificielle et donc potentiellement instable. Une connaissance vraie de soi-même est une connaissance éclairée par la conscience de ses propres limites : dans la posture que j'ai naturellement, car effectivement le spirituel n'est pas la voie qui me vient en premier en tête, faire une introspection sans savoir que celle-ci peut être trompée est une introspection qui botte en touche. Quand je parle d'impossibilité, ce n'est pas l'impossibilité de l'activité que nous pouvons tous faire, plus ou moins maladroitement et plus ou moins avec conscience, c'est une façon d'interroger ce que tu as nommé justement : peut-on vraiment se connaître soi-même ? Mais je vais tenter de le préciser. Ce que j'entends par vrai, c'est un quelque chose qui s'approche au plus près du réel. Voilà pourquoi méconnaître les biais et illusions que notre corps peut avoir sur "nous" me paraît venir s'opposer avec une introspection véritable, sachant que la conscience même de ces difficultés ne suffit pas toujours à se laisser méprendre. En effet, se connaître et donc atteindre un vivre mieux ne peut se faire que s'il y a une véritable progression. Si ce n'est pas le cas, on pourra ressentir un temps un meilleur et retomber bien vite dans l'avant, déçu du résultat. Pour le dire autrement, nous ne sommes jamais plus bernés que par nous-mêmes, et en cela je voyais une contradiction et un "risque" à la fin escomptée, bien que cela soit abusif mais je n'ai pas de meilleur terme pour l'heure sous la main. Ce n'est donc pas tant le travail d'introspection qui est impossible, et donc le chemin, que la fin qui est visée, et donc un vivre mieux durable. Tel est le raisonnement initial que j'en ai. Il y a plusieurs écoles et donc plusieurs définitions, en effet. Voilà pourquoi certains échanges peuvent paraître si abrupts, sachant que l'on touche à une activité qui peut être pratiquée et vécue très personnellement. Le système que tu me proposes par ton article me rappelle la conceptualisation développée par Daniel Kanheman entre le système 1, qui serait de l'ordre de la pensée intuitive et automatique, et le système 2, plus lent, raisonné et "fainéant". Je ne l'ai pas terminé mais il avance que l'automatisme Je laisse volontairement ce que je commençais à te répondre en n'ayant pas achevé ma lecture pour te montrer que parfois on se rencontre aussi ! Toutefois, je n'ai pas terminé la lecture de système 1 et 2 pour l'instant. De ce que j'en ai lu, le système intermédiaire permettant de passer de l'un à l'autre n'est pas explicitement donné, en tout cas dans le premier tiers, comme étant un système à part entière par Daniel Kahneman, non ? Ou est-ce sans doute plus tardif dans la lecture, je verrai bien ! Es-tu vraiment ce corps ? Lorsque la conscience s'absente, volontairement ou non, le corps n'est-il plus là ? Il m'a toujours paru difficile de montrer que "nous" étions le corps plutôt qu'une partie de lui-même parmi d'autres, avec nos fonctions et notre rôle parmi un système complexe plus vaste. De même que la conscience n'est jamais qu'une partie bien maigre et immergée de ce qui se passe en arrière-plan. Mais en effet, la réflexion sur le corps est intéressante puisque l'introspection se fait en "nous" et que ce "nous" n'est pas détaché de son contenant, le corps. De même, en effet, et c'est ce que tu apportes aussi par là, le savoir ne se limite pas à la mémoire sémantique, à la connaissance au sens classique et scientifique du terme. Tous les automatismes que sont marcher, danser, nager et d'autres, la mémoire procédurale, en sont tout autant. Les souvenirs, eux aussi, en sont sous une autre forme. De même, et j'appuie à ma façon vos apports dans cette discussion, les émotions se montrent comme nécessaires à tout apprentissage. C'est une façon de dire que notre corps, ses sensations, ne sont pas des "choses" à part, elles sont essentielles dans nombres de processus cognitifs. En cela, oui, en apprendre sur le corps, par une voie ou une autre, peut avoir de son intérêt, et le débat que j'ai lancé n'a de fait plus grand sens sous cet angle-ci. Il en a lorsqu'il est pris sous l'angle intellectuel, comme tu le dis. A mes yeux, les deux ne sont pas opposés mais complémentaires : se connaître ne peut se limiter à un savoir intellectuel ou à un savoir purement, disons, corporel.
  23. Jedino

    Concours d'écriture

    Ca ne me pose aucun souci, je veux bien déposer le mien !
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