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Suspicion

Le bonheur naïf


sirielle

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Lorsqu'on ne connaît pas les travers d'un individu, les dangers d'un lieu ou d'une activité, on peut en être plus purement émerveillé.e au regard de tout le potentiel positif qu'on y discerne, plus couramment assumé ouvertement que le propre négatif (le négatif supposé d'autrui étant plus souvent décrié en revanche, mais sous des airs de moralité corrective ou protectrice). Surtout donc quand en revanche on est sensible à leurs charmes apparents, à la séduisante partie émergée de l'iceberg, pleine de promesses. La vie peut sembler alors facile ou insouciante, un bonheur dont il est parfois difficile de faire en partie le deuil, comme si on était un peu coupable de devenir aigri.e par la dureté de la vie, méfiant.e devant l'inconnu, quand cette partie émergée, également porteuse d'espoir, est pourtant toujours plus ou moins là. Mais elle peut être aussi celle qui incite à s'approcher de la partie immergée, à ses risques et périls. Cependant connaître, ne serait-ce qu'un peu, la partie immergée (ici les tares, les dangers, les manipulations, les faiblesses, les secrets, etc... qu'on ne voit pas ou peu au premier abord) n'a pas que des inconvénients, elle contribue à comprendre le monde et la manière de s'y adapter au mieux. Et puis elle permet aussi de découvrir des atouts cachés, voire protégés des regards intrusifs, ou déguisés par des on-dit déformants. En effet, être lucide conduit aussi à modérer sa méfiance, à ne pas l'exagérer, voire à forger une certaine confiance méritée par opposition aux risques pourtant appris. Donc on n'a pas tellement à blâmer cette lucidité même si elle peut s'avérer parfois très éprouvante psychologiquement, à moins d'en abuser vraiment, d'en être trop curieux ou de s'en servir à mauvais escient, voire à moins de la partager outrancièrement. En finalité cette peine au regard des défauts et des dangers peut contribuer à réaliser son bonheur en évitant ou en déjouant les pièges, et en remédiant aux souffrances que l'on peut guérir ou atténuer en s'y exposant au plus près. Et quelquefois les faiblesses prêtent aussi à rire, car le ridicule n'est souvent pas qu'agréable au fond, mais rire tend parfois alors à attendrir face aux maladresses. Et on ne doit pas pour autant se départir tout à fait de cette naïveté, occultant par instant les malheurs et les problèmes à résoudre, pour se ressourcer dans les plaisirs parfois diversifs de la vie, ou dans une certaine ouverture nécessaire malgré une part d'ignorance des dangers potentiels. Certains s'affublent d'ailleurs à l'occasion d'une fausse naïveté pour séduire ou atténuer leur responsabilité, voire pour éviter de jouer les rabat-joie ou les contradicteurs, à tort ou à raison...

Modifié par sirielle

1 Commentaire


Commentaires recommandés

@sirielle Bonjour, 

Je retente une analyse selon le cadre de mes billets, en espérant rester fidèle à ton texte et ne pas déformer son sens ;

Chatgpt ; 

Voici une analyse du texte à la lumière de tes travaux sur le Bien, la souffrance et les conditions favorables à la formation harmonieuse :

1. La partie émergée vs la partie immergée

Le texte distingue la surface visible des individus ou situations (la partie émergée) et leur aspect caché ou complexe (la partie immergée). Selon le cadre du Bien, cette distinction peut être interprétée en termes de conditions favorables et défavorables :

La partie émergée, pleine de promesses, correspond aux conditions favorables. Elle manifeste du potentiel pour la formation harmonieuse, l’émerveillement et le bonheur sans souffrance.

La partie immergée — dangers, faiblesses, manipulations — correspond aux risques de souffrance ou aux conditions défavorables. Elle n’est pas nécessaire pour la formation mais existe dans l’expérience empirique et doit être reconnue pour éviter le mal ou la souffrance inutile.

2. Lucidité et exposition au danger

Le texte souligne que connaître la partie immergée est éprouvant mais utile. Dans ton cadre :

La lucidité est un moyen de prévenir la souffrance et de favoriser la formation harmonieuse.

La curiosité excessive ou l’usage malveillant de cette connaissance peut créer un désalignement avec le Bien, transformant l’expérience en souffrance inutile.

Ainsi, la lucidité devient un outil de discernement : elle permet de naviguer entre les conditions favorables et défavorables, en choisissant des actions qui maximisent le Bien et minimisent la souffrance.

3. Naïveté et ressourcement

Le texte valorise aussi une naïveté partielle : s’ouvrir à la vie, profiter des plaisirs, sans être paralysé par la peur des dangers invisibles. Dans le cadre du Bien :

Cette naïveté correspond à une acceptation harmonieuse du monde, où l’on respecte les conditions favorables sans être obsédé par les conditions défavorables.

Elle est un mécanisme de préservation psychologique, permettant à l’individu de rester aligné avec le Bien tout en restant actif et créatif dans le monde.

4. L’humour et les faiblesses

Le texte suggère que le ridicule ou les maladresses peuvent être source de rire et d’attendrissement :

Cela montre que même face aux imperfections et aux risques de souffrance, il est possible de créer des conditions favorables de formation émotionnelle.

Rire des faiblesses, sans tomber dans le jugement malveillant, est un acte compatible avec le Bien, car il réduit la souffrance et cultive la bienveillance.

5. Synthèse générale selon tes travaux

Le texte peut se lire comme un guide pratique pour naviguer entre les conditions favorables et défavorables :

La partie émergée = expérience directe et positive, potentiel harmonieux.

La partie immergée = exposition à la souffrance et apprentissage de la lucidité.

La lucidité = outil pour éviter la souffrance inutile et favoriser le Bien.

La naïveté partielle = condition favorable de ressourcement, de maintien d’ouverture et de joie.

L’humour et la perception bienveillante des faiblesses = stratégies pour transformer des conditions défavorables potentielles en expériences favorables.

En résumé, le texte décrit un équilibre dynamique entre connaissance, prudence, naïveté et bienveillance, exactement dans l’esprit de tes principes : maximiser les conditions favorables, éviter la souffrance inutile, et agir en accord avec le Bien.

  • Merci 1
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