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Toi qui m'a quitté, toi qui reste là...

mimoun

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Je me demande souvent pourquoi je suis aussi mal, aussi paumée, aussi instable et pourquoi j'ai tout le temps envie de mourir... Avant, je ne me rappele pas avoir été comme cela.

Je me souviens de rires, de gaïté, de bonne humeur, toujours volontaire... Aujourd'hui mon âme est transparente... Je vais où on me dit d'aller, je fais ce qu'on me dis de faire, je parle quand on me dit de parler. Plus aucune envie, sauf peut être de te rejoindre...

Le 23 septembre 2003, tu as décidé que ta vie ne valait plus la peine que tu te lèves le matin, elle ne valait plus la peine que tu ailles au lycée, elle ne valait plus la peine que tu remplisses tes poumons d'oxygène pour elle... Pourquoi??

Tu avais tout. Je me souviens de tes éclats de rire, de ta voix, de ton odeur. Tu semblais tellement fort. Toujours plein d'entrain, de bonne humeur, tu nous faisais rire, tu me faisais tellement rire. Tu étais toujours là pour moi, pour m'écouter, me conseiller...

Et moi dans tout ça? Le jour où tu as eu besoin d'aide, je n'ai rien vu, je ne t'ai pas aidé. Pas le temps de te dire au revoir, tu es parti comme un voleur, dans le silence le plus total.

J'aurais du voir que ca n'allait pas. On était proche, peut être que cette proximité m'a finalement aveuglé, et m'a empêché de voir l'essentiel... Je ne me le pardonnerais jamais.

Tu m'as abandonné à l'aube de mes 18 ans, àge auquel on s'accroche encore plus aux personnes qui nous aiment vraiment, parce qu'à cet age là, la première main tendue vers vous vous semble forte et solide. Une main que l'on peut tenir pour ne pas se perdre, une épaule où l'on peut pleurer sans gènes, des bras où l'on peut se sentir en sécurité quand on a peur...

Cette main, cette épaule, ces bras ont été dépourvu de vie d'un coup d'un seul.

Le monde s'écroule.

Une seule envie persiste, celle de te retrouver. Après 5 ans et demi, je n'ai toujours pas retrouvé de mains aussi douces que les tiennes, d'épaule aussi solide ni de bras aussi rassurants. Depuis, j'ère d'un endroit à un autre, d'une vie à une autre sans jamais trouver ma voie. Ma vie était la tienne, ma vie n'est plus rien.

Pourquoi aurais-je le droit de vivre des choses que tu ne pourras pas vivre? des choses que tu n'auras même pas connaissance?

Chaque jour est un supplice, et chaque nuit un délice.

La nuit je te retrouve, tu es là, tu veilles peut être sur moi qui sait.

Je te vois souvent, je t'apercois dans la foule, tu n'es qu'a deux mètres de moi, tu me sourris. Puis des têtes passent et repassent, et quand je t'apercois de nouveau tu es loin, tu te retournes, te me regardes, puis tu tournes la tête et tu t'en vas.

Alors je me réveille, et je retrouve cette réalité, fade, trop fade.

Je ne peux exprimer à quel point tu me manques et je ne le pourrais jamais.

Tu as été ma plus belle rencontre, mes plus belles joies, mes plus beaux moments; tu resteras dans mon coeur et dans mes tripes à jamais, mêmes si tu les a déchiquetées et laissées choir à l'air libre...


   Alerter


1 Commentaire


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Ne te sens pas coupable, c'est parfois les personnes qui ont l'air le plus solide qui sont les plus fragiles; cela expliquerait que tu n'aies rien vu.

C'était son destin, il l'a choisi, aussi triste et injuste que cela paraisse à ceux qui restent.

Quant au fait que tu le sens vivant près de toi, que tu le vois dans tes rêves, il n'y a rien d'anormal, d'autres personnes ressentent les mêmes sensations que toi .... pas moi, hélas.

Bon courage

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