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Soirée saucisse chez Emeline

-GILBERT-

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Chers amis lecteurs

Je continue mes prestations "Chippendale" pour notre plus grand plaisir. Mes petites histoires sans conséquences et qui ne sont qu'écume, nous permettent de nous évader un peu dans l'humour, la dérision et le second degré. Cette fois-ci, tout se déroule pour l'anniversaire de Emeline...

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Soirée saucisse chez Emeline

Comme nous en avions convenu avec Clémentine, j'arrive pour 19 h30 très précises. Je suis ponctuel et fiable.
Clémentine et Emeline m'attendent dans le jardin devant la descente de la cave. Je gare ma mobylette en bas.
Emeline, jeune étudiante de la Fuck de Lettres, fête aujourd'hui ses 19 ans. C'est donc pour elle une grande date.

Une fois encore, ce seront les WC qui serviront de loges. Je pourrais m'y changer et me préparer en toute quiétude.
De plus, les WC, chez Clémentine, sont spacieux et nous pouvons nous y mouvoir à plusieurs. Il y a deux cabinets.
Clémentine et Emeline m'entraînent afin que je puis m'apprêter. Le spectacle doit commencer pour 20 h pétantes.

Je prépare le costume de la première partie de ma prestation. C'est une belle panoplie de Rambo. Du film Rambo II.
Je me déshabille. Emeline me passe de l'huile sur le corps. Ainsi mon impressionnante musculature sera luisante.
Je suis nu. Clémentine a du mal à m'enfiler le pantalon noir qui fera saillir mes muscles des cuisses et des mollets.

Enfin, me voilà prêt. Je n'ai plus qu'à mettre mon masque de Sylvestone Staller et à enfiler mes palmes de plongée.
Clémentine fait "Disc-Jockey". Elle sort donc des toilettes pour aller mettre la musique du générique. L'indicatif.
Une quinzaine de filles sont là, composant l'assistance, impatientes et un peu agitées. Voire même tumultueuses.

C'est sur le Boléro de Ravel que j'arrive sur ma mobylette. L'effet "Rambo" est absolument fantastique. Hollywood !
Cela a immédiatement une incidence sur la libido des filles qui m'applaudissent à tout rompre. C'est de l'émotion.
Emeline monte sur scène, s'empare du micro et me présente : < C'est Maître Gilbert, le monsieur des saucisses !>.

Dans l'assistance, à cause de ma renommée grandissante, c'est tout simplement le délire. Les filles se mettent à crier.
< La saucisse ! La saucisse ! On veut la saucisse ! >. Je commence par parcourir toute la scène de gauche à droite .
Je le fais en pratiquant mon fameux "Moon-Walk" popularisé par Michael Jackson. Tonnerre d'applaudissements.

J'interprète "Les Mots Bleus" de Christophe en dialecte Mandarin du XVI ème siècle, juste avant l'invasion chinoise.
Les filles reprennent le refrain avec moi. Avec mes palmes de plongée, je peux sauter dans mon costume de Rambo.
C'est un véritable triomphe. Des filles veulent m'attraper par mon bandana. J'esquive d'un adroit mouvement lent.

Emeline vient au bord de l'estrade et me tend les gants de boxe. Elle s'est trompé. Les gants c'est pour Rocky Balboa.
Et il est prévu que je me déguise en Rocky IV pour ma prestation "Chippendale" de samedi prochain chez Emilie.
Lorsqu'elle se rend compte de sa bévue, Emeline me tend enfin ma mitraillette à eau, en plastique, made in China.

Je continue avec "Les petits pains au chocolat" de Jo Dassin. J'interprète la chanson en dialecte tyrolien du XIXème.
Les filles chantent le refrain avec moi. C'est une véritable ovation qui s'en suit. Les filles grimpent sur la scène. Furies.
J'ai à peine le temps de m'enfuir en arrosant tout le monde avec ma mitraillete à eau. Je m'enferme dans les toilettes.

Clémentine me passe mon string doré à paillettes argentées. Comme toujours, je le porte à l'envers, ficelle devant.
Comme j'en profite pour faire pipi, Clémentine a toute les peines du monde à ajuster correctement la ficelle devant.
Emeline m'enfile mes bottes noires à talons hauts. Elle me met ma perruque rousse et la fixe avec l'élastique autour.

Me voilà prêt à attaquer la seconde partie de mon show. J'arrive sur scène en chantant "Noir c'est noir", de Johnny.
Mon string lâche soudain. La ficelle se détend. Les filles applaudissent en criant : < La saucisse ! La saucisse ! > Fou !
Quelques unes me jettent déjà leurs petites culottes. Il y a même un soutien-gorge qui s'enroule autour de ma tête.

Emeline est obligée de passer la serpillère sous les chaises. L'ambiance est déjà à son comble. C'est un vrai triomphe.
Une fille monte sur scène et m'arrache mon string. Je suis nu, juste chaussé de mes bottes et coiffé de ma perruque.
J'ai tout juste le temps de me sauver aux toilettes sous les vivas, les hurlements déchaînés et les cris passionnés...

Nous sommes réfugiées au WC. Clémentine tient la porte. De l'autre côté des filles tambourinent fortement. Folie.
Il y en a même qui donnent des coups de pieds dans la porte ! < La saucisse ! La saucisse ! > crient les filles en cœur.
Enfin, tout se calme. Je viens pour terminer la troisième partie de mon spectacle. Je grimpe sur la scène. Inquiétude.

Vêtu de mon collant mauve, chaussé de mes palmes de plongée, une grande plume rose plantée derrière, je chante.
J'interprète "ma liberté de penser" de Florent Pagny en patois bavarois du XVII ème. C'est un nouveau triomphe !
Je m'accompagne au banjo, tapant du pied pour marquer le tempo. Avec les palmes que je porte, c'est plus fort...

Des filles, ayant perdu tous sens de la mesure, me jettent leurs petites culottes trempées. Elle montent sur scène.
Je n'ai même pas le temps de terminer "Tata Yoyo" de Annie Cordy, qu'on m'arrache la plume et mes lunettes roses.
Avec Clémentine et Emeline, nous nous enfermons au WC à double tour. Enfin, dehors, les choses se calment...

Il est temps de sacrifier au rituel des photos souvenirs. Clémentine met l'appareil sur son trépieds. Tout est prêt.
Je suis debout, là, entouré des filles qui me tiennent par les hanches, les épaules et même par les poils pubiens.
J'agite jésuitiquement ma saucisse de Morteau qui, à cause de la chaleur, suinte un peu de son jus gras et visqueux.

Je signe quelques petites culottes que me tendent les filles. Certaines me tendent même leurs soutiens-gorge 95 c.
Enfin, cette épuisante soirée s'achève. Les filles partent après m'avoir embrassé et serré très fort contre leurs corps.
Nous nous retrouvons seuls, Clémentine, Emeline et moi. C'est la remise du chèque. Nous bavardons longuement.

< Pendant ta prestation, j'ai signé quelques contrats ! Samedi prochain, c'est soirée Emilie ! > me fait Clémentine.
Emeline est entrain de ramasser les dernières petites culottes qui collent aux murs, aux sièges ou contre la scène.
Clémentine, toujours avide et gourmande veut absolument goûter à la saucisse de Morteau avant qu'on parte...

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Maître Gilbert  - (Eleveur de saucisses) -

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