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Audition

querida13

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Le patron du karaoké de Salon de Provence me fit prendre rendez-vous avec son frère qui gérait une association d'artistes amateurs il m'avait promis de participer à un spectacle où je serais (enfin) rémunérée.Il me fit chanter cinq chansons les enregistra .Il me sortit les textes des chansons sur internet.M'offrit les feuillets.

Il m'expliqua ce qu'il attendait d moi et me donna une sorte de contrat.

A la lecture de ce contrat je m'aperçus surtout qu'il était le rabatteur de quelques professeurs de chant et de mise en scène et que j'allais encore devoir payer des cours et une inscription.

Il exigea en outre que je cesse de chanter aux karaokés et que je fasse faire une attestation par un médecin ORL signalant la parfaite santé de mes cordes vocales,or,si elles étaient en parfait état l'une d' elles avait une paralysie et donc ma voix avait un défaut.

De plus en me penchant sur son ordinateur pour voir un texte,je surpris le mail d'une de ses chanteuses qui réclamait son cachet depuis plus d'un mois.

C'était pendant les années de grande canicule qui virent périr des milliers de vieillards cette année passée debout dans des classes chauffées à blanc m'avaient épuisée,j'avais le pieds gonflés en permanence,de plus il aurait encore fallu me déplacer à mes frais,ce qui aurait réduit le bénéfice de ce que j'aurais éventuellement gagné.Il aurait fallu donner des weekends de répétitions des soirées de gala à droite et à gauche.Peut être pour rien?

Mes parents m'avaient payé des cours de piano ,de solfège,durant huit années,j'avais payé les inscriptions aux cours de solfège et de chant trois années de suite dans des conservatoires de région et j'avais payé un prof de chant particulier toute une année pour ne gagner en tout et pour tout que 700 euros en exploitant ce talent en vingt ans.

Je me dis que décidément ce n'était encore en définitive qu'une grande fumisterie,et je déclinai poliment l'offre et repartis chez moi en me disant que j'en avais marre d'être prise pour une vache à lait et une tirelire et qu'on avait suffisamment exploité le schpountz en moi.

Le déclin hormonal de la quarantaine s'annonçait mal pour moi.Fatigue immense,traitements hormonaux usants,ne vinrent pas à bout de ma pré-ménopause ragoûgnante. J'eus à ce moment là de grands problèmes professionnels car on m'avait donné une classe surchargée de cas, dont un qu'il aurait fallu placer mais que j'ai dû garder la majeure partie de l'année...L'élève était violent,insolent.Je passai une année aux limites de ma résistance.L'année suivante fut mieux;Mai son me promettait une année scolaire suivante avec des cas,un cours double plus une élève perturbée et je partis.L'année suivante j'eus quand même un cours double et

je fus prise pour l'étrangère à abattre dans le village suivant.Fus matraquée d'inspections.J'étais épuisée et saignais sans cesse du nez.On m'arrêta.




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