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Marioons blog

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Et vous, y croyez-vous ?


Marioons

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La Terre est bel et bien un navire en train de couler, un vaisseau spatial au bord de la panne, une sphère vivante mais à l'agonie. Nous ne pouvons même pas parler de vie, mais de survie pour la majorité des êtres peuplant cette planète. Même les nantis ne vivent qu'à moitié, isolés du reste du monde, anesthésiés par trop de confort, hypnotisés par la course aux apparences et aux possessions. Nous focalisons sur le progrès et la perfection extérieure mais nous connaissons à peine le potentiel de notre corps, de notre esprit, et négligeons carrément notre âme.

Nous avons bel et bien besoin de nous réveiller, et ce n'est pas par hasard que nous recevons des électrochocs. Maladies, accidents, déprimes, addictions, catastrophes planétaires, sentiment d'instabilité et d'insécurité grandissantes... Il faut se réveiller, non pour paniquer, courir partout, brandir des drapeaux, chercher un coupable ou vouloir sauver le monde, mais se réveiller pour avant tout sortir de l'erreur de discernement.

Erreur qui prend parfois la forme du déni ("non, le navire ne coule pas, on peut encore rester assis tranquilles et savourer nos langoustes"), du fatalisme, voire du cynisme ("on va tous crever alors à quoi bon ? Et puis ce sera bien fait pour nous"), de la recherche d'un bouc-émissaire ("c'est uniquement de leur faute à eux si on est malheureux !"), ou de l'optimisme irréaliste ("on va sauver le monde à nous seuls").

Ces erreurs mènent finalement toutes à l'irresponsabilité. Être responsable n'est pas tout prendre sur ses épaules croyant naïvement ou vaniteusement sauver le monde par notre seul courage, charisme ou intelligence, mais peut-être est-ce le fait de bien comprendre, délimiter et incarner notre rôle. Se demander ce que l'on peut espérer faire et apporter dans la balance mondiale sans tomber dans le laxisme ni l'excès inverse, l'activisme. Et surtout, sans s'oublier soi, ce qui serait une fatale erreur pour notre joie de vivre et celle de notre entourage.

Une fois notre courage et notre détermination en mains, il nous faudra savoir ouvrir ces mêmes mains vers le ciel, et comprendre que des forces immensément plus vastes et sages sont prêtes à s'offrir à nous et nous aider. Si seulement on leur en donne l'autorisation et si l'on se montre prêts, sincères et volontaires.

Extraterrestres ? Anges ? Progrès scientifique ? Synchronicités ? Chance ? Énergies ? Éveil spirituel fulgurant ? Révolution ? Dieu ? Après tout qu'importe le nom que l'on donne, la théorie sur laquelle on s'appuie ou à laquelle on croit, l'essentiel est peut-être de croire en la possibilité d'une vie meilleure pour soi et pour tous, d'être déterminé et de faire confiance.

Nous sommes comme des enfants perdus au milieu d'un océan inconnu et plus très calme, qui ont percé leur bateau gonflable. Il n'est pas inutile de tenter de réparer quelques fissures pour limiter les dégâts, mais il ne faut pas en oublier de regarder en haut pour apercevoir la montgolfière qui vient nous proposer son aide. Il suffira de quelques yeux attentifs, nul besoin que tous les enfants la voient ou y accordent de l'intérêt. Si quelques récalcitrants refusent d'y monter, quelques vagues gigantesques supplémentaires ne tarderont pas à les convaincre d'enfin tendre la main vers le ciel.

Et ce ciel n'est pas qu'extérieur. Il est aussi en nous, il est aussi ce formidable potentiel d'ouverture spirituelle, ce potentiel de joie et d'amour qui réside en chacun de nous.

Bref, il n'est plus question de seulement s'évertuer obsessionnellement à vouloir sauver le radeau. Il va falloir avoir le réalisme et l'humilité de lâcher doucement cette affaire, de s'envoler vers d'autres cieux, de tourner la page, de laisser remonter vers la lumière toutes ces ombres qu'on ne voulait pas voir parce qu'elles faisaient trop mal ou trop peur, pour enfin s'en libérer. Cela ne signifie pas non plus qu'il faille abandonner tout espoir et toute tentative de réparer nos dégâts, de faire de cette planète un endroit où la nature et la vie sous toutes ses formes sont respectées et protégées, un endroit où il fait bon vivre ensemble. Mais qu'il est nécessaire en parallèle d'apprendre à voir plus large, penser au-delà, ressentir ce qui se passe plus en profondeur, agir avec l'intelligence du cœur et non uniquement avec celle du mental. De bonnes surprises nous attendent peut-être.

Risque-t-on de revenir en arrière, de régresser, d'échouer ?

La vision juste des choses finit par nous guérir. Nos nouvelles perceptions et facultés, à la fois plus larges, puissantes et plus subtiles, seront de toute façon un garde-fou. En effet, pourquoi retourner de son plein gré dans une prison quand on a connu la liberté ? Pourquoi se remettre un bandeau sur les yeux quand on a connu la beauté de la lumière ? Il nous sera beaucoup plus difficile de nous leurrer sur la véritable nature des choses et sur le sens et les applications véritables du mot "aimer". Nous aurons franchi un pas décisif, merveilleux et irréversible. Notre carapace d'ego ne sera plus qu'un point lointain qu'il ne nous viendra même plus à l'esprit d'aller récupérer. Nous nous serons enfin offert cette ouverture à la vie, à sa magie, son immensité, sa variété, sa générosité, sa beauté, son intelligence, sa finesse, sa légèreté, sa profondeur, sa justesse, sa splendeur. Nous le méritons, n'en doutons pas une seconde. N'est-il pas évident qu'il serait insensé de continuer à nous punir une seconde de plus ?

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