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voici mon histoire et la vie au moyen-âge

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que mangeait on au moyen age

L'alimentation

Que mangeait-on au Moyen Age ?

Au Moyen Age, l'alimentation avait une grande importance, car les famines étaient fréquentes : une mauvaise saison, une guerre, et s'en était fini de la récolte. De cette importance est née une grande disparité sociale : la table du seigneur ne ressemble en rien à celle du métayer. Cette différence se caractérisait surtout par l'utilisation d'épices dans les préparations culinaires.

L'alimentation était principalement composée de viandes, de pain et des dérivés de pâtisserie. Sauf pour les nobles, la cuisine médiévale est souvent une cuisine d'économie comme celle de nos grands-mères. Une cuisine faite de plats en sauce, de ragoûts et de pâtés.

La cuisine médiévale est épicée mais ce n'est certainement pas pour masquer la piètre qualité des mets. Oubliez donc bien vite l'idée commune selon laquelle les épices masquaient le goût de la viande avariée ! Le Moyen-âge témoigne d'une perpétuelle quête dans la maîtrise de l'harmonie des épices dont le nombre est réellement impressionnant. Certaines épices telles le poivre long d'Insulinde sont même oubliées aujourd'hui. Rappelons enfin que les épices ne sont pas non plus à portée de toutes les bourses ! Elles constituent un critère de distinction sociale. Plus classiques comme le safran, la cannelle ou encore le gingembre. Le peuple ne se refuse pas non plus le plaisir des épices et les plus humbles sont comblés lorsqu'il détiennent du poivre, épice devenue un peu trop accessible pour les plus riches. Pourquoi cet engouement pour les épices ? Les médecins de l'époque leur confèrent des qualités digestives. La provenance des épices apporte aussi une part de rêve, L'Orient est assimilé à une sorte de paradis...etc. Elles assureraient longévité ?

Dans tous les cas, la cuisine du Moyen-âge fait preuve d'une certaine diététique : assez peu de corps gras, pas de sucre (le sucre était plus considéré comme une forme de médication que comme un réel agent gustatif).

Un soucis diététique aussi , dans le déroulement des repas. En effet, les grands repas démarraient par des salades assaisonnées ou des fruits frais, destinés à ouvrir l'appétit. Ensuite venaient les potages ou brouets puis les viandes rôties accompagnées de sauces diverses. Les sauces étaient bien souvent liées à la mie de pain ou encore avec du jaune d'¿uf mais absolument sans matière grasse (ex : sauce au raisin noir). Puis venait l'entremets, sorte de distraction entre les mets... ballade chantée par quelque barde, jongleries, pitreries de bouffon, voire même plats pastiches tels que des « pâtés d'oiseaux vivants » afin d'étonner ses invités. Tout le monde profitait du spectacle en grignotant de petites préparations salées (petits beignets par exemple). Le repas reprenait alors son cours avec « la Desserte », qui correspond à notre dessert et enchaînait sur « l'issue de table » composée de fromages, fruits ou gâteaux légers. Des vins légèrement sucrés accompagnaient à merveille ces derniers plats qui visaient à fermer le repas, à accélérer la digestion.

Enfin, pour terminer complètement le repas, les invités étaient conviés dans une autre pièce et chacun pouvait purifier son haleine et faciliter sa digestion en absorbant des dragées, des épices confites ou naturelles, le tout proposé à grands frais par le seigneur. C'était ce que l'on nommait le « boute-hors ». Ces petites gâteries de fin de repas s'accommodaient parfaitement des vins de claret et d'hypocras. L'hypocras est un vin blanc doux dans lequel on a laissé macérer de nombreuses plantes et épices (cannelle, gingembre, cardamome...).

Les viandes

Lorsque c'est possible :

En Europe la viande la plus courante à l'époque médiévale était le porc et ses dérivés de charcuterie (jambons, saucisses, saucissons, pâtés, lard, etc.). Les gaulois s'étaient déjà fait une renommée dans la production de charcuterie à l'époque le l'empire romain.

Les gros gibiers (sanglier, cerf et chevreuil) étaient réservés aux nobles, le petit peuple se contentait de lièvres et lapins de garenne.

Les oiseaux de prestige (faisans, cygnes, aigles, paons) revêtus de leurs plumes, avec le bec doré, entourés de bannières et disposés sur des socles de pâte en forme de château fort etc., figuraient sur les tables de festins seigneuriaux. Les nobles consommaient également des poulardes, oies, dindes, canards (pas de pintades ni de dindes). Le peuple se contentait de perdrix, pigeons, bécasses, cailles, et de petits oiseaux (merles, grives, ortolans...).

La poule, la vache et le mouton étaient servis qu' occasionnellement, sur les tables médiévales (en ragoûts, farcis, en croûte, en terrines) mais ces gibiers étaient habituellement conservés pour les oeufs, le lait, la laine. Le boeuf étant l'animal de trait le plus répandu au Moyen ÿge était peu servi à table.

Notes diverses sur les viandes

Parmi les viandes, nombre de recettes comprennent du b¿uf, du poulet, du mouton, du chevreau, du porc, du cygne aussi.

Pour ce qui est de l'élevage au Moyen-âge, on distingue les animaux qui ne fournissent que des produits morts comme le porc (lard, viande...) des animaux qui fournissent aussi des produits vifs comme le mouton avec sa laine ou les poules avec leurs ¿ufs. Cette distinction est importante... on mange surtout la viande des animaux fournissant des produits morts. Elle explique par exemple que l'on consomme assez peu de vaches car elles produisent des b¿ufs pour le labour. De la même manière le b¿uf ne sera consommé qu'après des années de labeur... pardon de labour ! Pour ce qui est des produits vifs, on attend toujours que l'animal soit moins rentable pour le consommer. Si l'on trouve aussi beaucoup de pigeons, c'est plus pour leur fumier (la colombine) très riche que pour leur viande ou leurs ¿ufs.

Vers 1050, à Charavines (38), pour 3 familles, on consomme 17 porcs par an, 2 boeufs, 10 chèvres et moutons, des poules. Cela fait environ, 16,6 kg de viande par an et par personne.

En 1307, à Francfort sur Oder, on mange 100 kg de viande de boeuf/h/an.

En 1397, à Berlin, on mange 1,3 kg de viande/j.

En 1394, à Paris, on consomme : 30300 boeufs, 19600 veaux, 108500 moutons, 30800 porcs.

En 1450, à Paris, on consomme : 12500 boeufs, 26000 veaux, 208000 moutons, 31500 porcs.

A Carpentras, en 1450, on consomme 26 kg de viande/h/an, plus du porc. Le total des viandes devait représenter 40-50 kg/h/an.

Au 15ème siecle : 50% de la viande mangée est du mouton, 30 % du boeuf.

Les ouvriers aux services des Dominicains recoivent 600/700 gr de viande/j.

En 1990, on consomme 45 kg de viande par an par personne. Une famille de 5-6 personnes mange en 1 an 1 porc et quelques poulets.

Cuisson à la broche chez les nobles et en sauce, en ragoût ou en pâté pour le peuple.

En principe, tous les gibiers étaient rôtis à la broche, souvent après avoir été bouillis pour être plus tendres. Ou encore, ils étaient découpés en morceaux et cuits dans une sauce au vin épaissie de pain grillé broyé ou de purée de féculents, en sorte de civets ou de hochepots. On pouvait aussi mélanger plusieurs sortes de viandes pour utiliser les restes ou les abats, coupés en morceaux et mis à la sauce (épicée), ou broyés avec des herbes fines pour faire des pâtés ou des tourtes (avec de la pâte).

Les épices pour changer le goût

Les épices sont rares et chères en Europe, car elles sont importées d'Orient. Les grandes tables d'Europe rivalisent par la finesse des épices utilisées. Les épices connues à l'époque sont : le gingembre, la cardamome, la cannelle, le poivre, les clous de girofle, la muscade, le cumin, les amandes, le sucre, le safran... On utilise également des épices de nos contrées : feuilles de laurier, oignons, ciboulette, ail. Il est à noter que le sel n'est pas considéré comme une épice.

On prête souvent à ces plantes des vertus thérapeutiques utilisées par les guérisseurs.

Les gibiers étaient souvent préparés faisandés et pour en masquer, en changer le goût ou par plaisir ou snobisme, on les accommodait avec des épices venues d'orient et mises à la mode par les croisés (voire connues depuis plus longtemps) et aussi avec des oranges et des citrons dont le jus était utilisé pour parfumer certaines sauces. Les épices fortes communes (thym, laurier, ail, oignon, échalote, persil, ciboulette) aromatisaient les nombreux plats en sauce : au vin, au vinaigre ou au verjus (jus de raisin vert). L'abondance des épices fortes dans tous les plats s'explique également par l'absence d'excitants (thé et café n'étant pas encore apparus en Europe) en dehors du vin et des alcools.

Une histoire des épices

Les sauces

Acides et aigres. Les sauces étaient servies à part : froides, l'été, à base de vinaigre ou de verjus additionné de fines herbes hachées (sarriette, menthe, ciboulette) ; chaudes et épaissies avec du pain, du jaune d'oeuf ou des foies de volailles, l'hiver, pour accompagner venaisons et viandes.

Les poissons

En période de carême, la viande, les ¿ufs et le beurre étant interdit, on les remplaçait par :

Les poissons frais (soles, turbots et tous les poissons "nobles") Les carpes, anguilles, perches, brochets - nombreux dans les étangs des couvents et des châteaux. Les truites et saumons gardés dans des viviers, étaient le privilège des nobles.

Les poissons salés ou fumés (morues, maquereaux, harengs, baleine).

Les escargots, les grenouilles, les écrevisses.

Cuisson

Les poissons frais étaient cuits au court-bouillon fortement aromatisée, ou frits, ou accompagnés d'une sauce au vin ou présentés en gelés, ou encore, mêlés et broyés en pâtés (escherois réalisés avec des salsifis) ou en tourtes.

Présentation, ordonnance et diversité des mets

Le goût des plats "en croûte" s'explique par l'absence de couverts à table et la commodité de les manger.

Il n'existait pas la même "ordonnance" dans le service des mets. Des fruits et des salades diverses pouvaient très bien être servies en début. Le sucré et salé cohabitaient constamment soit à l'intérieur d'un même plat, soit en se suivant. L'ordre des plats n'avait, en fait, aucune importance !

Chaque convive n'était pas invité à prendre de chaque plat, d'où l'extrême diversité et le nombre étonnant de mets sur la table ! On choisissait ce qui plaisait ou ce qui était à la portée. Pouvaient donc se mêler pâtés de viande en croûte, tourtes de poisson aux amandes et au vin blanc, jambons ou gibiers enrobés de pâtes croustillantes et dorées, gâteaux rustiques (à base de pâte à pain, de fromage blanc, colorés de safran ou épicés de cannelle, de cumin, d'anis, de gingembre), pains d'épice, bretzels salés, fougasses sucrées (sortes de brioches), gaufres, beignets, crêpes, pets-de-soeurs, etc.

Les desserts et douceurs

En fin de repas, apparaissaient des desserts :

Tartes au flan, rissoles aux fruits secs et au miel, pain perdu, riz "engoulé" aux amandes et au miel, blancs-mangers colorés et parfumés de fleurs d'oranger.

Dans les repas de fête, on aimait croquer des "douceurs" qui ressemblaient à nos actuels petits fours, sucré au miel - le sucre étant un luxe venu des croisades !

Des dragées faites de grains de coriandre ou de genièvre, des fruits secs enrobés de sucre ou pilés et malaxés avec du miel (pignons de pin, pistaches, amandes, noix, noisettes), des fruits confits, ou cuits dans le vin ou le sirop, les pâtes de fruits, les massepains parfumés à la rose... Ces "épices de chambre" faisaient l'objet de cadeaux de bienvenue, de remerciement, et étaient très appréciés !

Le "pain quotidien" du paysan

Donnez nous notre pain quotidien :

Le pain était avec les fromages, les racines et les fruits, la base de la nourriture paysanne. Il se présentait en grosses miches rondes, en couronnes, en petits pains individuels.

Au début du Moyen Age, le pain était fabriqué à partir de farines de seigle, d'avoine ou d'orge, car en cette époque troublée, on privilégiait les céréales les plus rentables. Au XIIe siècle pourtant, on est revenu à la farine de froment (blé), plus digeste. Ils étaient saupoudrés de cumin ou d'anis, voire de marjolaine ! Les boulangers et les ménagères en fabriquaient de toutes sortes ; on raconte que même les pains "ratés" étaient vendus sur le parvis de Notre-Dame pour faire des liants de sauce !

De grosses tranches épaisses, un peu rassies, nommées "tranchoirs", servaient d'"assiettes" ou de supports aux viandes en sauce. A la fin du repas, soit on les mangeait, soit on les donnait aux pauvres, soit on les jetait aux chiens avec les restes.

Les fruits

Moins consommés par les nobles que par le peuple, les fruits étaient exclusivement ceux de la région et de la saison (fraîcheur oblige) (à part les dattes, figues, oranges, citrons, abricots, pêches, mis à la mode par les croisés, et ensuite implantés dans les régions les plus chaudes). Pommes, prunes, raisins, poires étaient récoltés dans les jardins, alors que fraises, framboises, mûres étaient cueillies sauvages en forêts.

Voir aussi le glossaire

Les légumes

C'est sans doute parmi les légumes qu'il y a beaucoup de différences.

Les légumes sont essentiellement des racines. Leur forme diffère grandement de ce que l'on connaît maintenant ! La carotte, par exemple, est loin d'avoir la couleur orangée et la belle forme conique qui nous est aujourd'hui si familière, c'est plutôt une racine blanchâtre tordue et assez proche du panais.

Le riz a été rapporté par les croisés mais il n'est véritablement donné qu'aux malades...

Chez les moins fortunés, on consomme aussi beaucoup de petit épeautre. Il s'agit d'un « blé vêtu » ou « blé engrain » dont la culture se satisfait de conditions médiocres et qui est surtout - peu ou pas taxée -. Ce blé se consomme en bouillie mais il sert aussi pour cuire le pain.

Les légumes peuvent être classé sous trois sortes principales :

les racines (carottes, navets, betteraves, salsifis),

les féculents (pois, haricots, fèves), et

les légumes verts (choux, salades, bettes, cardons, pinards).

Les herbes fines étaient utilisées surtout comme condiment à la place du sel sur lequel pesait un impôt très lourd : la gabelle.

Boissons et breuvages

La boisson principale était le vin : en effet, l'eau pouvait souvent être contaminée et rendre malade (dysanterie). Avec le vin, pas de problème. Le vin de l'époque avait un plus faible titrage et ne se conservait guère plus d'une année. On consommait également une boisson appelée piquette, fabriquée à partir de raisin, d'eau et de sucre.

Au XIe siècle, on consommait surtout du vin blanc, mais à partir du XIIe siècle, la préférence est allée au vin rouge, du moins dans les pays du Sud de l'Europe. Le vin de l'époque était très acide et il était souvent coupé à l'eau et agrémenté d'épices, de miel ou d'herbes (claret et hypocras).

En dehors du vin et des alcools servis pendant les repas, la bière (Cervoise) et le cidre étaient aussi appréciés - selon la région - que les bourgognes rouges et blancs.

Pour faciliter la digestion, on servait des breuvages aux herbes (vin d'anis, d'absinthe, de romarin, de sauge) ou aux épices, tels l'hypocras, le clairet.

Avec les sucreries on servait des vins très généreux (malvoisie) et des vins doux.

Les jours maigres

La religion imposait de nombreux jours maigres, aussi bien pour des raisons religieuses que de santé publique.

L'Eglise imposait de ne manger ni viande ni graisse animale les vendredi et samedi de chaque semaine... Ajoutez à cela des périodes de jeûne comme celle du carême qui démarrait 40 jours avant Pâques... et vous obtenez en gros 150 jours dans l'année où l'église interdisait de toucher à de la viande ou à des dérivés... Même le lait était interdit, on le remplaçait alors par du « lait d'amande », très digeste et permettant des liaisons extrêmement onctueuses.

Comme jours "maigres" on avait : les Mercredi et Vendredi, 40 jours de carème avant Pâques, avant Noël et après la Pentecôte]

armanieu

Le Moyen Age, Age d'or de l'archerie

Le contexte général

La féodalité a pour conséquence de morceler les principautés. En effet, les seigneurs distribuent les terres aux chevaliers méritants, avec tout ce qu'il y avait dessus, bois, terres agricoles, cours d'eau, et ceux qui y habitaient.

Le seigneur propriétaire du lieu doit la protection aux habitants qui travaillent pour lui. Il se sert d'eux également lorsqu'il veut taquiner les frontières du voisin. Voici donc nécessaire d'armer ces habitants et d'en faire des guerriers. Le seigneur lève des armées. Mais souvent l'armement est à la charge du soldat. Les paysans ayant peu de moyens comme les petits artisans, ils possèdent bien souvent un arc pour la chasse ou s'en procurent un. Les voilà enrôlés dans la « piétaille » autrement dit l'infanterie. Il n'y a donc pas d'armée de métier et les archers circuleront le plus souvent en bandes de mercenaires.

Au tout début, les propriétaires érigent des bâtisses en bois, en hauteur, de préférence : les mottes féodales. La pierre commença à se substituer au bois et se dressèrent un peu partout des châteaux-forts. Il fallait alors en assurer la défense, par son architecture, et par la stratégie militaire. On aménagea donc dans les murs des archères (devenues meurtrières), fentes étroites à travers lesquelles les archers embusqués pouvaient tirer. Les créneaux et merlons aussi servirent aux archers et aux autres soldats. Les archers défendaient donc les châteaux mais étaient très efficaces en combat en plaine aussi. Surtout lors de la guerre de Cent Ans, leur utilisation stratégique a été bien souvent déterminante dans les combats et pas toujours en faveur des Français. La supériorité des Anglais ne fait aucun doute. Les stratèges français ont préféré l'arbalète, arme redoutable par sa puissance, mais hélas moins rapide que l'arc. On tirait deux carreaux d'arbalète en une minute contre douze flèches !

Trois exemples de bataille

La bataille d'Hastings en 1066.

La bataille d'Hastings se déroula le 14 octobre 1066 et marqua un tournant dans l'histoire anglaise en faisant passer l'Angleterre sous la domination normande. Cette bataille opposa une armée nationale commandée par Harold II, roi saxon d'Angleterre, et une armée d'invasion commandée par Guillaume, duc de Normandie, qui devint ensuite Guillaume Ier le Conquérant. Guillaume était un prétendant au trône d'Angleterre. Son cousin, le roi Edouard le Confesseur, le lui avait promis. Guillaume s'opposa à l'élection d'Harold comme roi après la mort d'ÿdouard. Avec la bénédiction du pape Alexandre II (de 1061 à 1073), il se prépara à envahir l'Angleterre.

Son corps expéditionnaire, qui comprenait des archers et des régiments de cavalerie lourde, débarqua sur la côte anglaise près de Hastings le 28 septembre 1066. Harold venait de battre son frère rebelle, Tostig, comte de Northumbrie, à la bataille de Stamford Bridge, avec une armée anglaise, forte de 7 000 hommes. Après une marche forcée à travers le Yorkshire, Harold occupa une hauteur appelée plus tard Senlac Hill (lac de sang) sur la route allant de Hastings à Londres, à dix kolimètres environ au nord-ouest de Hastings. L'armée royale (de Harold) était composée exclusivement d'infanterie, armée de lances, d'épées et de haches.

La première attaque normande, déclenchée à 9 heures le 14 octobre, ne réussit pas à déloger les Anglais, qui se protégèrent des flèches ennemies en imbriquant leurs boucliers. Les soldats anglais équipés de haches dispersèrent une charge de la cavalerie normande, qui provoqua la fuite d'une partie de l'infanterie. ÿ ce moment, plusieurs unités de l'armée anglaise rompirent les rangs, contrairement aux ordres de Harold. Ils se lancèrent à la poursuite des fuyards normands. De nouvelles troupes normandes encerclèrent et anéantirent rapidement ces unités. Prenant avantage du manque de discipline parmi les soldats anglais, Guillaume ordonna un simulacre de retraite. La ruse fit se refermer le piège sur un autre important corps de troupes anglaises. Les assauts reprirent. Guillaume avait confiance en ses chevaliers, et il assortit sa tactique d'une brillante utilisation de ses archers réapprovisionnés copieusement en flèches. Ceux-ci furent chargés de couvrir les chevaliers en les suivant de près, puis en lâchant leurs volées de flèches en l'air pour qu'elles retombent sur les têtes des défenseurs. Gênante pour les housecarles et les thegns casqués et protégés de cottes de mailles, cette tactique décima très vite les levées paysannes sans protection. Les combats se poursuivirent tout l'après-midi. Trois fois la monture de Guillaume périt sous lui. Les rangs anglais était si serrés que les morts restaient debout calés entre les vivants.

Mais c'est un humble archer, ne visant personne en particulier mais les têtes des Anglais en général, qui mit en hors-combat le Roi et décida en fait de l'issue de la bataille. Blessure horrible et douloureuse car Harold reçut la flèche dans l'¿il. Aveuglé, perdant son sang, le Roi a dû s'affaler pendant la poursuite des assauts normands. Guy de Ponthieu, Walter Giffard, Eustache de Boulogne et Hugues de Montfort achevèrent le Roi. L'un lui coupa la tête, l'autre lui enfonça son épée dans la poitrine, le troisième l'éventra et le dernier lui coupa la jambe à la hauteur de la cuisse et partit en brandissant son trophée.

Quand le soleil se coucha vers 17 heures, les housecarles se battaient encore. Mais bien vite découragés par la mort du Roi Harold, ils prirent la fuite de toute part. Mais ils n'avait pas dit leur dernier mot : un groupe d'irréductibles prit place en bordure de forêt au nord de Caldbec Hill. Les chevaliers normands se précipitèrent sur eux au grand galop et tombèrent dans un ravin caché dans un sous-bois et furent massacrés par les Anglais ivres de vengeance. Ce lieu reçut le nom funeste de Malfosse.

Guillaume fit enterrer le Roi sur le haut d'une falaise. Il fit graver sur la pierre tombale les paroles suivantes : " Par Ordre du Duc, ÿ Harold, tu reposeras ici en Roi afin de garder pour toujours la côte et la mer".

La bataille de Crécy en Ponthieu

La bataille de Crécy est la première grande confrontation entre les Français et les Anglais de la guerre de Cent ans qui débuta en 1337.

En 1328, Philippe VI de Valois monte sur le trône de France. Il n'est que le cousin du défunt Philippe le bel, mort sans descendance. Mais ÿdouard III roi d'Angleterre, est le petit-fils par sa mère de Philippe le bel. Comme il doit cette parenté à une femme, il ne peut prétendre à la couronne de France. De plus, il devient vassal de Philippe VI et il entend bien se défaire de cette contrainte à la première occasion. L'avantage est donné à la France, économiquement et démographiquement plus riche que l'Angleterre. ÿdouard III décide quand même de débarquer en France et conquérir ce qu'il considère comme son royaume légitime. Il part donc le 7 juillet de Plymouth avec mille navires chargés d'homme, mais le mauvais temps l'oblige à accoster sur la presqu'île du Cotentin où Geoffroy d'Harcourt, seigneur normand, lui prête main forte, n'hésitant pas à trahir le roi de France.

L'armée anglaise forte de 15.000 hommes, dont la moitié sont des archers, commence la conquête de la France. La ville de Caen tombe aux mains des anglais le 21 juillet. Les combats et massacres vont bon train. ÿdouard III se dirige maintenant vers Calais. Les Français, surpris par la soudaineté de l'attaque anglaise, se mettent en marche avec l'objectif d'acculer les Anglais près de Saint-Valéry-sur-Somme. Cette man¿uvre oblige les Anglais à reculer et la situation d'ÿdouard III semble désespérer. Finalement, il trouve un passage et gagne la rive droite de la somme. Et il s'installe près de la forêt de Crécy. Philippe VI décide qu'il livrera bataille le 26 au matin, sans plan de bataille, tant son armée est supérieure en nombre (50.000 hommes). Il ne doute pas de sa victoire. Les Français excités se lancent dans une bataille ou plutôt une pagaille sans nom ! tout le monde charge, piétaille, cavaliers, tout le monde pousse tout le monde sous le regard médusé des anglais frais et dispos. Les Français fatigués de s'être démenés ainsi sous la chaleur, décident de prendre une nuit de repos afin d'égaler la forme des Anglais.

Les chevaliers français dont l'amour propre surpasse la sagesse, aperçoivent l'ennemi et se ruent dessus. Plus question de remettre la bataille au lendemain. Philippe VI décide de faire passer devant les mercenaires génois arbalétriers engagés à prix d'or. Seulement les arbalètes sont lourdes et les génois sont épuisés. Et c'est bien malgré eux qu'ils passent en première ligne. Mais un violent orage éclate soudain et leur donne un instant de répit. Chaque camp attend tranquillement. Lorsque le soleil revient il éblouit malheureusement les Français. De plus les arbalétriers génois n'ont pas protégé les cordes de leurs arbalètes durant l'averse, trempées, elles sont toutes détendues et les carreaux n'atteignent pas leurs cibles, alors que les Anglais ont tenu leurs cordes à l'abri. Les flèches s'abattent sur les Français, décimant les rangs.

Puis les quelques bombardes d'ÿdouard III finissent d'affoler les Génois qui prennent la fuite. Leur repli gêne l'avancée des Français, semant un peu plus la pagaille. Dans un sursaut d'héroïsme, les chevaliers français foncent sur les archers anglais et les piétinent et les taillent à coups d'épée ou de hache. Derrière les archers, les chevaliers se heurtent aux gens d'armes du fils d'ÿdouard III, le Prince Noir. Les chevaliers subissant encore les assauts des archers gallois, tombent de leurs montures blessées par les flèches. Leurs armures trop lourdes les empêchent de se relever.

Alors commencent le travail sinistre des coutiliers gallois : poignarder les chevaliers à terre au défaut de leurs armures. La fine fleur de la chevalerie française périt sur ce champ de bataille. La France comptera ce jour 3 500 morts pour quelques centaines dans les rangs anglais. Philippe VI a été blessé au visage par un archer anglais. Pour ne pas être fait prisonnier, il s'enfuit et se retire à l'abbaye de Moncel pour se recueillir quelques jours. Edouard se dirige enfin vers Calais, mais le siège durera un an. C'est aussi la première fois que la piétaille arrive à vaincre la chevalerie.

Sont tombés entre autres, le comte d'Alençon (frère du roi), le comte d'Harcourt et ses deux fils, le duc de Lorraine, les comtes de Savoie, de Flandre, de Bâle, d'Auxerre, l'archevêque de Sens, l'évêque de Nîmes.

La bataille d'Azincourt

Octobre 1415, la Guerre de Cent ans est arrivée aux deux-tiers de son âge. L'enjeu n'a pas changé depuis le règne d'Edouard III, l'initiateur du conflit. La France sera-t-elle française ou anglaise ?

Battu à l'Ecluse, Crécy et Poitiers en 1340, 1346 et 1356, le royaume capétien a remonté la pente grâce à Charles V. Le roi avec l'aide de deux vaillants soldats le breton Bertrand du Guesclin, et le marin Jean de Vienne a rétabli l'équilibre. Hélas, ce monarque sage est mort trop tôt. Charles VI son fils, est malade et n'a que de courts instants de lucidité. L'épouse de celui-ci, Isabeau de Bavière mène l'attelage. Frivole et cupide, elle prend rarement le cap de l'intérêt de la France. Au vu de tous, le clan bourguignon tisse sa toile par trop favorable à celle des Anglais.

A Londres, Henri V de Lancastre, en attendant ses épousailles avec Catherine, la fille de Charles VI, envoie son héraut en France afin d'ouvrir les hostilités. Il revendique la couronne de France. Charles VI, le fol, reçoit cette missive menaçante dans un moment de lucidité. Il répond qu'il ne cédera pas et livrera bataille s'il le faut. Le 19 Août 1415, 30.000 hommes à bord de 1 600 navires quittent Southampton et Portsmouth. Henri V se porte sur Harfleur. Le 22 septembre, Harfleur ouvre ses portes aux Anglais. La chance du roi anglais va tourner. Une partie de sa flotte repart en Angleterre alors que l'autre sombre dans les eaux lors d'une tempête. Le preux Maréchal de Boucicaut bloque les Anglais qui commencent à manquer de vivre et la maladie les gagne. Mais Henri V décide tout de même de fouler le sol qu'il revendique et part vers le nord en longeant la côte. Il est accompagné de 26.000 hommes, avec Boucicaut à ses trousses. Ils se dirigent vers Calais. Boucicaut reçoit enfin l'aide attendue de Charles VI : 11.000 chevaliers, 11 princes de sang les rejoignent, ainsi que la piétaille, les servants d'armes, les miliciens communaux. Au total, les français sont 40.000, et Boucicaut a continué à décimer les rangs anglais.

Mais les Princes veulent commander, ainsi que Boucicaut et d'Albret, connétable. Bref tout le monde parle mais personne ne commande vraiment. Henri V est seul maître à bord de son côté. Il progresse toujours vers Calais. Le 24 octobre, l'armée anglaise se réfugie dans le village de Maisoncelles à 50km de Calais. Le côté oriental est bordé par le bois de Tramecourt, celui de l'Ouest par la forêt d'Azincourt. Ce terrain relativement étriqué est cependant dégagé. D'Albret et les princes veulent attaquer tout de suite, alors que Boucicaut propose d'attaquer le lendemain. Le terrain ne permet qu'un choc frontal et brutal. Les chevaliers et les servants d'armes toisent de haut les archers, les arbalétriers et les miliciens. En revanche, Henri V compte surtout sur ses archers. Il a en effet perdu beaucoup de chevaux.

Il pleut. La lourdeur de la terre freine l'avancée des combattants et des chevaux français. Les Anglais sont déjà installés, ils passent une nuit de repos, alors que les Français n'ont pas fermé l'¿il. Henri V et ses 14.000 hommes attendent l'avancée des français à quelques centaines de mètres de leur camp. Dans le désordre les Français s'élancent, et les chevaux s'embourbent dans la glaise fraîchement retournée. Henri V a fait installer sans difficultés des piquets dans le sol meuble, sur lesquels les chevaux s'empalent, tandis que les chevaliers sont transpercés par les pluies de flèches. Les deux chefs de la cavalerie sont hors combat : Cliquet de Brabant est tué, et le comte de Vendôme fait prisonnier. D'Albret ne sait plus ou donner de la tête, les chevaliers sont à terre à la merci des coutiliers. Avec leurs 30 kilos de matériel, les chevaliers ne sont pas mobiles. Pour compenser leur poids, les chevaux sont moins protégés et donc plus vulnérables. Mais si le cavalier est à terre il ne peut plus avancé.

Les chefs dignes de ce nom, tombent les uns après les autres. Le duc d'Alençon et 18 chevaliers font le serment de tuer Henri V. Ils se lancent fougueusement à l'assaut et arrivent jusqu'au roi, mais sa défense assaille les héroïques chevaliers et les massacre. Il reste encore 15.000 français susceptibles de combattre, mais plus de capitaines. Henri V est maître du champ de bataille. La barbarie va ternir son succès à jamais. Il tient prisonniers 4 000 chevaliers tous nobles, plus ou moins blessés. Sous la rumeur d'une nouvelle attaque imminente, il ordonne le massacre des prisonniers. La moitié sera tuée avant qu'il ne revienne sur sa décision.

La bataille aura en tout duré trois heures. 6 000 chevaliers français sont morts, Boucicaut, le comte de Vendôme sont fait prisonniers. Dans les rangs anglais, la perte s'élève à 1 600 hommes. Le 25 octobre 1415, la défaite d'Azincourt précipite la France vers le traité de Troyes qui livre la France aux Anglais.

L'art de la guerre en tirera beaucoup d'enseignements : pas de chef militaire, mépris des fantassins, archers, arbalétriers et lourdeur des cavaliers sont les grandes causes de la défaite. Les rois comprennent qu'il faut changer de méthodes. La défense du pays incombait à tous chevaliers et manants. Et la leçon portera ses fruits.

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le longbow

quelques chiffres sur le grand arc (longbow)

Les performances du grand arc droit médiéval sont souvent méconnues. Un archer tirait alors environ 120 livres, ce qui est considérable mais ne permet pas un tir avec un long temps de visée. Ces arcs étaient au contraire faits pour un tir en cadence rapide, 5 à 6 flèches à la minute en tir ajusté à environ 180 mètres.

Face à une charge de cavalerie, cette cadence permettait à une compagnie d'archers d'envoyer une pluie de flèches. Les 5000 archers de Henry V à Azincourt décochaient 5000 flèches toute les 12 secondes, ce qui fait 25 000 flèches à la minute.

Les premiers tirs balistiques peuvent porter à 400 m, même peu puissants à cette distance, ils gênent considérablement l'avancée d'une lourde cavalerie progressant de plus dans la boue sur un terrain mal commode où elle ne peux se déployer.

Au fur et à mesure de l'avancée, le tir devient plus tendu, plus puissant et plus précis.

La cadence n'est pas le seul élément en faveur de l'arc. Sa puissance et sa force de pénétration lui permettent de traverser une planche de chêne de 2.5 cm d'épaisseur à 200 mètres.

armanieu

mon histoire

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je suis Armanieu Berengari est un vilain né en l'an de grace 1150

au hameau de vieux Revest ou il cultive la vigne et élève des

moutons et des chèvres.

Suite a une épidémie de peste j'ai perdu ma femme et 2 de mes enfants

seule sa fille ainée en a rechappé.

Fou de chagrin j'ai laisse mes terres a mon frère et quitté le pay avec ma fille

allant par mont et par vaux nous avons traversé le massif des Maures et de l Esterel

aprés avoir airé tenailler par la fain nous sommes arrivé sous le castrum de Cagnes ou

notre route a croisé celle de la troupe des Féals Compaings conduite par dame

Esclarmonde de Foix.

Etant bon archer et habile de mes mains j'ai été recruté dans la troupe en échange

du gite et du couvert , quand a ma fille passionné par le maniement des armes fut prise au service de dame Esclarmonde pour sa défense

armanieu

l'arc médiéval

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L'arc droit ou longbow est le plus simple des arcs dont les dimensions variaient selon la taille de l'archer et son allonge la puissance moyenne se situait entre 100 et 120 livres . Ce qui le caractérise est sa conception de type monobloc. Le bois utilisé est le plus souvent une branche d'if, (Taxus Bacata) selon son appellation botanique, mais on pouvait aussi employer du frêne (Fraxinus), Mais le plus courant d'entre eux reste sans contexte l'if. A tel point, que vers le milieu du XIV ème siècle, en Angleterre, ce type de bois était devenu quasi inexistant. Les fabricants d'arcs, ou facteurs d'arcs, durent de ce fait faire appel à des importations d'Italie, d'Espagne ou d'autres pays méditerranéens. Des lois furent publiées, obligeants les importateurs de marchandises diverses en provenance des régions méditerranéennes, à accompagner chaque baril de vin d'ébauches d'arcs en bois d'if.

L'arc est tiré de l'aubier de l'if. Il est taillé de façon à devenir effilé aux deux extrémités. Ces dernières sont soit échancrées, soit pourvues d'encoches de corne ou d'os, soudées par une colle à base de poisson, de façon à pouvoir engager la corde. La partie centrale qui constitue la poignée est renforcée par un morceau de bois, généralement du noyer, quoique tout bois dur à grain fin puisse également convenir. Le but de cet ajout est de rendre plus rigide cet endroit. Cette poignée peut également être renforcée au moyen de ligatures ou de morceaux de cuir. On l'aura compris, c'est la flexibilité des deux parties distales, appelées branches, qui donne à l'arc sa puissance. Celles-ci ont une section semi-circulaire d'ordinaire, bien que l'on puisse en trouver de section rectangulaire. La puissance communément admise de ce type d'arc était d'une centaine de livres, soit environ 50 kilogrammes par centimètres carrés.

Gaston Phoebus, comte de Foix, dans son livre:"Les déduits de la chasse"écrit en 1387 dit en parlant de l'arc:

[...]Celui-ci doit être d'if ou de buis et mesurer vingt poignées entre les deux trous où s'attache la corde, et quand l'arc est tendu il doit y avoir entre la corde et l'arc toute la longueur d'une main. La corde doit être de soie, ce qui permet de la faire plus mince et plus résistante que si elle était de chanvre ou de fil et sa détente est plus cinglante".[...]

Il existait deux types d'arcs droits: le " LONGBOW " ou grand arc dont la longueur variait entre 1,60m et 1,90m selon l'allonge du tireur. Ce modèle était employé par les archers anglais et gallois. L'autre arc employé par les archers français était plus court, entre 1,30m et 1,50m.