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Bonjour, Des centaines de pêcheurs vivaient en paix sur cette île chatoyante du lac Kariba, entre la Zambie et le Zimbabwe. Mais le destin de ces familles a radicalement changé lorsqu’il y a trois ans, une entreprise chinoise de pisciculture a pris possession de l'îlot. La police zambienne s’est chargée d’exproprier les habitants en brûlant les maisons. Aucune enquête, aucune aide non plus aux pêcheurs. En 2023, environ 500 pêcheurs vivent sur l’île Jeremiah, côté zambien, dans le secteur de Siavonga, à l’extrême nord du lac. Une nuit de février 2023, ils sont violemment chassés de leurs maisons par une trentaine de membres des forces de sécurité zambiennes, armées. Les biens de la communauté, y compris le matériel de pêche et l’argent liquide, ont été détruits. Depuis leur expulsion, les pêcheurs expropriés ont perdu leurs moyens de subsistance et leurs pertes n’ont pas été compensées à ce jour. Mike Moonga habitait l’île depuis 2017. Ce pêcheur de 45 ans, père de huit enfants, a vécu ces évènements : « Vers 3 heures du matin, nous sommes soudainement réveillés par des coups de feu. Des soldats et des policiers étaient en train de tirer. Ils essayaient de faire évacuer l’île. Ils ont mis le feu aux maisons et nous avons dû quitter la nôtre. Nous avons quitté l’île comme ça. » Cette nuit-là, quatre membres de la communauté ont été arrêtés et détenus au cours du processus d’expulsion et environ 100 personnes ont aussi été blessées. « Nous avons été battus, affirme Mike Moonga. Je suis allé à l’hôpital pour me faire soigner. Mais quand j’ai dit que j’avais été battu par des soldats sur l’île, on m’a signifié d’aller au poste de police pour signaler l’affaire et demander un certificat médical pour être soigné. Je suis donc allé au commissariat pour demander ce document. Mais ils m’ont répondu : "Puisque vous étiez sur l’île à ce moment-là, nous vous arrêtons”. Je me suis retrouvé au tribunal et j’ai été condamné à six mois de prison. Le motif, c’est que j’aurais, selon eux, empêché l’officier d’exercer ses fonctions alors que j’essayais juste de les empêcher de mettre le feu à la maison. » Pour Elita, une trentaine d'années, femme de pêcheur, l’issue est bien plus tragique encore : la nuit où elle a été chassée par l’armée, sa fille n’avait que deux mois. « Elle s’est retrouvée enfumée par les gaz lacrymogènes, raconte-t-elle, elle ne pouvait plus respirer. Elle a été effrayée par le bruit des coups de feu et des appels. Elle a perdu la vie peu après. » Le lien direct entre les violences et ce décès n’a pu être formellement établi, aucune enquête n’ayant été diligentée sur ces faits. Elle aussi a voulu réclamer justice pour sa fille, mais, s'étant rendue au poste de police, elle a été arrêtée. Cela n'a suscité aucune attention des médias zambiens qui craindraient, selon certaines sources, que le gouvernement mette à exécution de révoquer leur licence. Zamfresh, société chinoise, responsable : "Les représentants du gouvernement nous avaient déjà demandé d’évacuer l’île, poursuit Mike Moonga. Ils nous ont dit qu’ils en avaient désormais besoin. Mais sans nous dire pourquoi. En fait, ils ne veulent pas nous dire que l’île a été achetée par les Chinois parce que, en vertu de la loi zambienne, les îles zambiennes ne peuvent pas être vendues. » Depuis, l’île leur est interdite d’accès. « Aujourd’hui, il y a des bâtiments sur cette île, construits spécifiquement pour les Chinois. Ils ont aussi envoyé des soldats là-bas qui depuis stationnent là-bas." Quelques temps avant cet épisode, autour de 2018, une société chinoise, Zamfresh, est arrivée dans la région pour y développer une activité de pisciculture. Le gouvernement local lui a-t-il vendu, secrètement, les droits d’utilisation de l’île ? "Mes compagnons et moi sommes allés pêcher près des cages immergées de l’entreprise chinoise parce qu’ils y répandaient beaucoup de nourriture pour attirer les poissons. Lorsque l’un de leurs bateaux de surveillance nous a aperçus, il a soudainement accéléré. Notre bateau a chaviré. Malheureusement, je n’ai pas pu sauver l’ami qui était avec moi à bord. J’étais moi-même épuisé mais je suis parvenu à nager jusqu’à terre." Là encore, aucune enquête n'a suivi. "En Zambie, la corruption est partout. Ils ont permis aux entreprises chinoises de tracer une ligne de démarcation sur le lac, pour interdire aux pêcheurs d’y entrer. Aujourd’hui, l’entreprise chinoise et les dirigeants des communautés locales sont solidaires. Et au lieu de nous protéger, ils nous trahissent." La petite communauté dépendait du lac pour vivre, la voilà désormais privée de ressources. « Depuis, le gouvernement ne nous a été d’aucun secours, nous n’avons reçu aucune aide. » En huit ans, Zamfresh est devenue l’une des plus grandes entreprises de pêche en Afrique australe. Au lac Kariba, district de Siavonga, Zamfresh posséderait plus de 300 grandes cages à poissons, fournissant principalement des tilapias frais et de haute qualité du lac Kariba. Les poissons sont vendus dans tous les supermarchés en Zambie et au Zimbabwe. L’entreprise exploite également une usine de transformation de poissons et deux usines de production d’aliments pour animaux. La société ambitionne d’augmenter régulièrement la production de poisson frais et d’exporter ses produits tels que le poisson séché et les filets de poisson vers les États-Unis et dans le monde entier. Pour cela, elle s’accapare le stock du lac Kariba. Article entier : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260730-le-drame-de-l-%C3%AEle-jeremiah-en-zambie-des-p%C3%AAcheurs-sacrifi%C3%A9s-au-profit-d-une-entreprise-chinoise
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Les légendes du lac de Paladru ne sont pas de simples histoires à dormir debout. Elles sont le reflet déformé d'une réalité historique que les archéologues ont mise au jour. Deux récits majeurs se transmettent de génération en génération : celui de la cité engloutie d'Ars et celui de la Dame blanche. Derrière ces récits fantastiques se cache une vérité bien plus troublante. Le pèlerin, le diable et le village englouti : la légende fondatrice d'Ars La légende la plus célèbre raconte l'histoire d'un pèlerin épuisé qui frappe aux portes du village d'Ars, sur les rives du lac. Les habitants lui refusent l'hospitalité. Dans la nuit, les éléments se déchaînent. Le lac déborde, les eaux montent, et le village tout entier est englouti. Une variante plus sombre évoque un pacte avec le diable rompu par les villageois, provoquant la colère divine. Aujourd'hui encore, on peut trouver un lieu-dit appelé « la Grange du Diable » près du Pré d'Ars. Ce toponyme est une preuve matérielle que la légende est ancrée dans le paysage. Les anciens ne racontaient pas des histoires pour le plaisir : ils transmettaient une mémoire, même déformée, d'un événement réel. La Dame blanche du lac : le fantôme romantique de la comtesse d'Ars Une autre légende hante les rives du lac : celle de la Dame blanche. Il s'agirait de la belle comtesse d'Ars, accompagnée de son jeune amant, qui viendrait plaider la cause de son peuple. Son fantôme, vêtu d'une robe blanche, errait sur les berges, cherchant à prévenir les vivants d'un danger imminent. La Dame blanche est un classique du folklore français. On la retrouve dans de nombreuses régions, de la Bretagne à l'Alsace. Mais la variante du lac de Paladru a ceci de particulier qu'elle est directement liée à la légende d'Ars. La comtesse ne serait pas une simple revenante : elle serait la gardienne du village englouti, condamnée à errer éternellement. 1040, les Chartreux et la transgression lacustre : la vérité derrière la légende En 1040, trois sites littoraux, dont Ars, ont été abandonnés. La cause ? Une transgression lacustre, c'est-à-dire une montée des eaux qui a ennoyé les habitations. Les vestiges, notamment des pieux de chêne, des poteries et des outils, sont restés visibles pendant des siècles, alimentant les récits de villages engloutis. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Entre 1172 et 1177, les Chartreux de la Silve Bénite ont fait appel au pape Alexandre III et à l'empereur Frédéric Barberousse contre la communauté d'Ars. Il est probable que les moines aient fait incendier le hameau et chasser les habitants pour accéder au lac et à ses ressources halieutiques. La légende du châtiment divin cache peut-être une opération politico-religieuse bien terrestre. La science ne tue pas le mystère : elle le rend plus fascinant. Pieux de bois, vestiges d'une jetée médiévale Sous la surface, 20 000 vestiges : le musée archéologique qui défie le temps Si les légendes ont un fond de vérité, les preuves archéologiques sont, elles, bien réelles. Le lac de Paladru n'abrite pas un village englouti imaginaire, mais deux sites historiques d'une richesse exceptionnelle, séparés par près de 4 000 ans. Colletière (l'an Mil) et les Baigneurs (2700 av. J.-C.) : deux époques figées sur 392 hectares Les fouilles subaquatiques, menées de 1970 à 2009, ont révélé deux périodes d'occupation distinctes. Le site néolithique des « Baigneurs » remonte à 2700 avant Jésus-Christ. Celui de « Colletière » date de l'an Mil, au début du XIe siècle. L'écart entre les deux est stupéfiant : près de 4 000 ans séparent ces deux habitats, pourtant situés à quelques mètres de profondeur l'un de l'autre. C'est cette proximité temporelle qui justifie la métaphore du portail temporel. En quelques mètres de descente sous la surface, on traverse les millénaires. On passe du Néolithique au Moyen Âge sans transition. Le lac de Paladru est une machine à voyager dans le temps, mais une machine bien réelle. Poteries, outils, pieux de chêne : comment l'eau a conservé le passé millénaire Plus de 20 000 vestiges ont été découverts dans le lac. L'eau a protégé ce que la terre aurait dégradé. Les pieux de chêne, les poteries, les outils en bois et en os sont restés intacts pendant des siècles, voire des millénaires. Le Musée Archéologique du Lac de Paladru (MALP) expose environ 600 objets exceptionnels. Le lac de Paladru est un site archéologique d'exception grâce à ses conditions physico-chimiques particulières. L'absence d'oxygène dans les sédiments profonds, appelée anoxie, combinée à la faible turbulence des eaux, a permis une conservation unique des bois, tissus et poteries. Ce n'est pas de la magie, c'est de la limnologie. SOURCE: https://france-jeunes.net//paranormal/lac-paladru-cache-t-il-portail-temporel-sous-eaux-grenobloises/
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Pêche eau douce : vos prises de la saison 2013 en photos !
La Haine a posté un sujet dans Chasse & Pêche
Salut ! Bon, la saison de pêche en eau douce est entamée depuis un bon moment, celle du brochet depuis deux mois maintenant, je n'ai pas beaucoup eu l'occasion de pêcher, entre autres à cause du mauvais temps :D Quelques prises sympas jusque là, quelques jolies perches, une belle tanche au coup, et pour la première fois de ma vie, des carpes cuirs ! Je ne suis pas un pêcheur de carpe mais j'aime bien parfois les titiller avec une petite ligne au maïs (je pêche même des gardons au maïs donc faut pas que je tombe sur des trop grosses ^^). Donc deux petites carpes cuirs (je n'avais pêché que des carpes communes au coup jusque là) de 43 et 47 cm pêché dans un petit étang privé dans le Loiret. Voici celle de 43 : Et vous ? Photographiez vos prises et partagez !
