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  1. Avez-vous déjà entendu parler du Manul ou bien du chat de Palass ? Peu connues du grand public, ces grosses boules de poils pourraient pourtant en étonner plus d'un. Félin, ami des lions, des léopards et autres chats sauvages, celui-ci à la particularité d'émettre un son semblable à celui d'un chiot ou d'une chouette. Habile tel un singe, il ne manque pas de faire de nombreuses grimaces à qui se trouve sur son passage. Trapu et caché parmi le feuillage se trouve le Manul, ce petit chat court sur pattes à la queue rabougrie et épaisse. Sa fourrure très longue et touffue le fait paraitre bien plus gros qu'il ne l'est réellement. Source et suite de l'article
  2. konvicted

    Les félins

    Les félins Dimanche 07 Décembre - 21:49 La famille des félidés fait partie de la classe des mammifères, de la sous-classe des euthériens et de l'ordre des carnivores et se répartie sur tous les continents, excepté celui de l'Océanie. Classification (voir tableau) La classification des félins est discutée. Selon le NCBI (National Center for Biotechnology Information), 37 espèces de félins se répartissent en 3 sous-familles et 18 genres. Selon l'ITIS (Integrated Taxonomic Information System), 40 espèces de félins se répartissent en 2 sous-familles et 14 genres. La sous-famille Pantherinae comporte 4 genres selon le NCBI et 3 selon l'ITIS. Les panthérinés sont des grands félins qui rugissent et mangent allongés, alors que les félinés (sous-famille Felinae) ronronnent et mangent accroupis. La sous-famille Acinonychinae n'est reconnue que par le NCBI et ne comporte qu'un genre et qu'une espèce : le genre Acinonyx et l'espèce jubatus (guépard). Le genre du guépard est classé dans la sous-famille Felinae par l'ITIS. Les désaccords entre les deux institus résident donc dans l'existence ou non de cette dernière sous-famille, mais aussi dans la classification du chat marbré (classé dans le genre Pardofelis par les deux mais dans la sous-famille des panthérinés par le NCBI et dans celle des félinés par l'ITIS), dans celle du léopard de Bornéo (qui est reconnue comme une espèce à part entière par le NCBI mais comme une sous-espèce de la longibande par l'ITIS). Le chat de Biet porte aussi à controverse ; il est une sous-espèce du chat sauvage pour le NCBI et fait partie du genre Catopuma pour l'ITIS. Le jaguarondi a un genre bien à lui selon le NCBI (Herpailurus) et fait parmi de celui du puma selon l'ITIS (Puma). Le chat d'Iriomote est une sous-espèce du chat-léopard du Bengale pour le NCBI et une espèce à part entière pour l'ITIS. Enfin, le genre Leopardus est fortement contesté : il comporte l'ocelot, le margay et l'oncille selon le NCBI mais aussi le chat des Andes, le colocolo, le chat de Geoffroy, le kodkod, le chat pantanal et le chat pajeros selon l'ITIS. Ces deux dernières espèces ne sont d'ailleurs pas reconnues par le NCBI. Description La taille des félidés (tête plus corps) varie de 35 (chat rougeâtre) à 280 centimètres (tigre) environ. Leur corps est allongé et souple, prolongé par une longue queue - sauf chez les lynx et leurs parents, chez lesquels elle est réduite. La couleur du pelage est généralement fauve sur le dessus du corps et blanchâtre sur les parties inférieures. Chez beaucoup d'espèces, les robes sont tachetées et/ou rayées. Les rayures sont supposées offrir un camouflage aux espèces vivant dans les milieux herbacés ou les sous-bois, en reproduisant les stries verticales formées par la végétation ; tandis que les taches servent de camouflage aux félins vivant dans les arbres en imitant les ombres du feuillage. Cela dit, certaines espèces unies semblent également parfaitement intégrées dans leur milieu naturel et savent s'y cacher tout aussi bien. Chez certaines espèces, les robes des jeunes différent de celles des adultes ; ainsi, les guépards naissent avec un pelage quasiment uni avant qu'il n'apparaisse des taches. Le dimorphisme sexuel n'est généralement pas très important, et n'implique que des différences de poids et de taille. Le polymorphisme est cependant observé chez les félins, notamment chez le chat doré africain, dont la couleur varie de l'orange au gris et dont le pelage peut être uni ou partiellement, voire totalement, tacheté. Leur crâne est petit et large, leur face ramassée et leur museau plutôt court. Leurs oreilles sont dressées et peuvent pivoter pour capter les sons. La langue est couverte de nombreuses rugosités appelées papilles. Les mâchoires puissantes ne broient pas la nourriture, mais la coupent et la hachent ; elles portent trois paires d'incisives, une paire de canines, deux ou trois paires de prémolaires et une paire de molaires. Comme chez d'autres membres de l'ordre des carnivores au régime strictement carné, les premières prémolaires supérieures et les premières molaires inférieures sont transformées de façon à pouvoir déchirer la viande : ce sont les dents carnassières. L'odorat et la vision sont particulièrement bien développés chez tous les félidés. Les pupilles, qui se réduisent à des fentes verticales dans la journée, s'élargissent et s'arrondissent lorsque la lumière diminue, ce qui permet une bonne vision même dans l'obscurité. Les pattes sont dotées d'un épais rembourrage ; elles comportent cinq doigts pour les pattes avant et quatre pour les pattes arrière. Tous les félins sont digitigrades : ils marchent en prenant appui sur leurs doigts (par opposition aux plantigrades, qui s'appuient sur la plante des pieds). Les griffes sont longues et pointues et, à la seule exception du guépard, complètement rétractiles ¿ l'animal peut, à volonté, rentrer et sortir ses griffes de leurs fourreaux. Cette particularité permet d'approcher les proies en silence et d'éviter une trop grande usure des griffes, qu'ils aiguisent sur les troncs d'arbre. Organisaton sociale La plupart des espèces félines mènent une vie solitaire. On note toutefois une structure sociale complexe chez les lions d'Afrique, formant des groupes de 3 à 30 individus organisés autour de lionnes apparentées. Le marquage du territoire se fait par l'urine, les fées et les sécrétions des glandes anales. L'émission d'urine est souvent accompagnée d'un grattage au sol. Chez les petits félins, les fées sont enterrées, uniquement à l'intérieur du territoire; tandis qu'elles ne le sont pas chez les grands félidés. Les félins sont pourvus de glandes au niveau de la queue, du front, des lèvres et du menton; ils en répandent le contenu en se frottant sur des supports ou des congénères, bien que la communication olfactive soit beaucoup plus réduite que dans d'autres groupes. La communication vocale, quant à elle, est développée. Elle est souvent associée à des modes de contact visuels ou olfactifs. L'émission des sons se fait, en général, par les oscillations des cordes vocales pendant l'expiration, leur fréquence se situant entre 50 et 10 000 Hz. La plus forte intensité a été mesurée lors du rugissement d'un lion mâle (114 décibels). Certains signaux acoustiques sont communs à toutes les espèces félines, d'autres sont propres à chacune d'elles. Les cris émis en situation de conflit sont toujours accompagnés de signaux visuels, tels que postures ou expressions faciales. Dans ce cas, tous les félins crachent, chuintent et grondent. Dans des rapprochement amicaux, les sons émis sont courts, bas, et bruyants; ce sont soit des ébrouements (panthère nébuleuse, once, tigre, jaguar), soit des halètements (lion, panthère), soit des gargouillements (toutes les autres espèces). Le ronronnement est un autre son émis en situation de rapprochement, est produit à la fois pendant l'expiration et l'inspiration, et peut durer plusieurs minutes. Il est fréquemment utilisé de part et d'autre dans la relation mère-jeune et sert à rassurer les partenaires. Le lion, la panthère, le tigre, le jaguar et l'once sont les seuls à pouvoir rugir grâce à l'épaisseur de leurs cordes vocales et de la structure de leur appareil hyoïdien, principalement cartilagineux. Les mimiques et postures sont des signaux visuels souvent associés à l'émission de son. Lors d'un comportement agressif, les félins grondent, dressent les oreilles, ont la face dorsale tournée vers l'avant, les pupilles resserrées et la queue battant l'air. Au contraire, lors d'un comportement de soumission, ils ont les oreilles aplaties et les pupilles dilatées. Les félins ont des postures d'attaque et d'humilité bien nettes; il leur est préférable d'afficher clairement des intentions d'agressivité plutôt que de risquer un combat qui pourrait leur être fatal, à court terme ou à moyen terme en cas de blessure empêchant de chasser. Chasse Une (longue) partie de la journée du félin est consacrée à dormir (jusqu'à 18 heures par jour, voire 20 chez le lion mâle). Le régime carnivore a l'avantage d'être riche et rapide à digérer, ce qui leur permet de se nourrir peu souvent. De plus, les efforts violent produits au moment de la chasse doivent être compensés par de longs moments de repos. Chez les lions, la chasse est pratiquée le plus souvent par les femelles et les jeunes mâles. Elles encerclent l'animal convoité en groupe, ce qui augmente les chances de succès; puis la proie est dévorée par l'ensemble de la troupe, en commençant par les mâles adultes et en finissant par les jeunes. Le lion se nourrit également de carcasses, contrairement au guépard, qui a besoin des muscles d'une proie fraîchement tuée. Le guépard chasse seul, en poursuivant sa victime, mais parvient pourtant à réussir sa chasse autant de fois qu'une troupe de lions (environ 1 fois sur 9). Les tigres chassent à l'affût et leur puissance leur permet d'attaquer de grosses proies, le plus souvent saisies avec les pattes, les griffes jouant alors un rôle important dans le maintien de la proie. La morsure fatale est ensuite infligée au niveau du cou ou de la nuque. Certains félins recherchent leur proie, la repèrent, se mettent à l'affût et la poursuivent; d'autres se déplacent au hasard et se jettent sur tout ce qui se présente. Certaines espèces sont plus opportunistes que d'autres et moins difficiles dans le choix des proies. Elles seront alors moins sensibles à la possible raréfaction de tel ou tel gibier. Reproduction et éducation Chez les espèces solitaires, soit la plupart, la période de reproduction est l'un des rares moments de contact entre les congénères. Le mâle approche la femelle et se renseigne, par le biais des phéromones, sur son état de réceptivité sexuelle. Chez les petites espèces, le mâle agrippe la nuque de la femme pendant tout l'accouplement. Chez les espèces de grande taille, le mâle ne maintient la femelle qu'un court instant et la relâche pendant tout le reste de la copulation, peut-être pour éviter de la blesser. C'est l'acte copulatoire qui déclenche l'ovulation chez les espèces solitaires, par le biais d'une stimulation due aux épines cornées présentes sur le pénis. Après l'accouplement, le mâle et la femelle s'évitent. La durée de gestation est liée à la taille de l'animal et peut durer 66 jours chez les plus petits à 103 jours chez les plus grands. La femelle met bas d'un à quatre jeunes, aveugles. Le plus souvent, elle les élèvent seule; ils s'attribuent chacun un mamelon pour éviter les conflits. Les yeux s'ouvrent en général au bout de quelques jours à deux semaines environ. L'apprentissage des relations sociales et de la chasse se fait par le jeu ; lorsque les petits ont quelques mois, la mère leur apporte des proies vivantes afin qu'ils apprennent à les capturer et à les tuer. Puis, ils accompagnent leur mère à la chasse pour perfectionner leur technique et la quittent une fois âgés d'un à deux ans selon les espèces ; en général, ils ne deviennent adultes que plus tard. Les jeunes se regroupent parfois dans un premier temps, errant avant de se fixer un territoire, ou, pour les lions, au sein d'un groupe. Liens vers les articles sur les espèces composant la famille des félins Classement par ordre alphabétique caracal chat à pieds noirs chat à tête plate chat de Biet ou chat de Mongolie chat de Geoffroy chat des Andes chat des sables ou chat du désert chat d'Iriomote chat domestique chat doré africain chat doré d'Asie chat doré de Bornéo chat-léopard du Bengale chat marbré chat pêcheur ou chat viverrin chat rougeâtre ou chat rubigineux chat sauvage chaus ou chat de la jungle ou chat des marais colocolo ou chat des pampas guépard jaguar jaguarondi kodkod ou guigna léopard ou panthère léopard tacheté de Bornéo lion longibande ou panthère nébuleuse lynx d'Amérique du Nord ou lynx du Canada lynx d'Espagne ou lynx pardelle lynx d'Eurasie ou lynx boréal lynx roux ou bobcat manul ou chat de Pallas ou chat des steppes margay ocelot once ou panthère des neiges oncille ou chat-ocelot puma ou couguar serval tigre Classement par genres (selon le NCBI) Sous-famille Pantherinae Genre Neofelis longibande léopard tacheté de Bornéo Genre Panthera lion jaguar léopard tigre Genre Pardofelis chat marbré Genre Uncia once Sous-famille Felinae Genre Caracal caracal Genre Catopuma chat doré d'Asie chat doré de Bornéo Genre Felis chat domestique chat des sables chaus chat à pieds noirs chat sauvage Genre Herpailurus jaguarondi Genre Leopardus ocelot margay oncille Genre Leptailurus serval Genre Lynx lynx d'Amérique du Nord lynx d'Espagne lynx d'Eurasie lynx roux Genre Oncifelis chat de Geoffroy colocolo kodkod Genre Oreailurus chat des Andes Genre Otocolobus manul Genre Prionailurus chat-léopard du Bengale chat à tête plate chat rubigineux chat pêcheur Genre Profelis chat doré africain Genre Puma puma Sous-famille Acinonychinae Genre Acinonyx guépard Article complémentaire les félins hybrides Source: Cap sur les Félins, Véron, Géraldine, NATHAN, 1997
  3. konvicted

    QCM : les félins

    QCM : les félins Samedi 10 janvier - 14:35 Les félins : les connaissez-vous bien ? Réponse en questions à travers ce QCM... Modalités Je posterai le corrigé dans deux semaines. Cependant, vous n'êtes pas obligés d'attendre tout ce temps pour l'avoir. Vous pouvez également participer en m'envoyant vos réponses par MP et j'essaierai d'y répondre dans les plus brefs délais, en calculant votre score par la même occasion. Le QCM est composé de 20 questions. Chaque question admet une et une seule bonne réponse. Pour les questions 1 à 15, une bonne réponse rapporte 2 points, une mauvaise en retire 1. Toutes les réponses se trouvent dans les différents topics sur les félins, dont vous trouverez les liens ici. Les questions 16 à 20 ne peuvent pas faire perdre de point et valent également chacune 2 points en cas de bonne réponse. Seulement, vous ne trouverez leurs réponses dans aucun topic, du moins pas textuellement... Pour participer, il suffit de mettre les numéros des questions et les lettres correspondantes aux réponses choisies à côté de chaque numéro. Si vous ne répondez pas à une question, il suffit de ne pas mettre son numéro, de ne pas mettre de lettre derrière ou de mettre d. QCM 1) Quel est le félin le plus rapide ? a) le guépard b) le lion c) le puma 2) Quel est le félin le plus grand ? a) le lion b) le léopard c) le tigre 3) Les félins ont des griffes rétractyles, tous sauf... a) le léopard b) le guépard c) le lynx 4) Lequel de ces félins miaule ? a) le tigre b) le léopard c) le guépard 5) Le tigre blanc est... a) une sous-espèce de tigre b) un tigre atteint d'albinisme c) un tigre atteint de leucistisme ou leucisme 6) La longibande est aussi appelée... a) panthère des neiges b) panthère nébuleuse c) chat marbré 7) Le lynx d'Eurasie, le lynx roux, le lynx d'Amérique du Nord et le lynx d'Espagne... a) appartiennent au même genre b) appartiennent à la même espèce c) appartiennent à des genres et espèces différents 8) Les trois espèces de chats dorés sont : le chat doré de Bornéo, le chat doré africain et a) le chat de Temminck b) le chat bai c) le chat rubigineux 9) Un tigron est le fruit de l'"union"... a) d'un tigre et d'une tigresse b) d'un tigre et d'une lionne c) d'un lion et d'une tigresse 10) Selon certains scientifiques, le jaguarondi appartient au même genre que... a) le jaguar b) le puma c) le chat des Andes 11) Le félin ayant la plus grande aire de répartition est... a) le léopard ou panthère b) le chat sauvage c) le lynx d'Eurasie 12) Quel félin se nourrit notamment de tortues dont il brise la carapace à la force de la mâchoire ? a) le léopard b) le jaguar c) le tigre 13) Les félins capables de rugir sont... a) tous les félins de la sous-famille des panthérinés b) les félins du genre Panthera c) les lions uniquement 14) Le "lion des montagnes" est plus communément appelé... a) lynx d'Amérique du Nord b) puma c) caracal 15) Le tigre est le seul panthériné... a) à porter des rayures b) asiatique c) capable de traverser des cours d'eau 16) Quel est le félin ci-dessus ? a) un léopard b) un guépard c) un jaguar 17) L'image ci-dessus représente l'aire de répartition... a) du jaguar b) du puma c) du lynx roux 18) Les moustaches du chat sont généralement appelées... a) moustaches sensorielles b) poils sensitifs c) vibrisses 19) Quel est le félin ci-dessus ? a) un chat pêcheur b) un chat doré d'Afrique c) un chat rubigineux 20) Quel est le félin ci-dessus ? a) un caracal b) un lynx roux c) un serval Source: Forum Fr
  4. L'once ou panthère des neiges Dimanche 21 Décembre - 23:45 L'once ou panthère des neiges (Uncia uncia) est une espèce appartenant à la famille des félins, et, plus précisément, à la sous-famille des panthérinés (ceci dit, l'once ne rugit pas mais ronronne et son cri le plus fréquent ressemble à un long miaulement ; elle peut aussi hurler quand elle est en colère). Description L'once possède un corps massif et une tête assez large, des oreilles courtes et arrondies, des membres longs et massifs et une longue queue. Sa robe est d'un gris clair ou cendré, teintée de fauve, d'un blanc pur sur le ventre avec des taches foncées réparties sur le corps en forme d'anneaux. Le sous-poil est épais et laineux. Ses pattes sont couvertes de larges poils qui l'isolent du froid. Sa longue queue lui sert de balancier mais aussi de protection: l'once peut s'y enrouler pour se réchauffer. Son pelage est un bon camouflage dans son habitat rocheux et enneigé. Ainsi, son pelage, ainsi que sa morphologie sont parfaitement adaptés à son environnement. Petite parenthèse : La tête de l'once ressemble davantage à celle du guépard (qui est un féliné) qu'à celles des autres panthérinés, on pense également que l'once et le guépard auraient une souche lointaine commune et sont tous les deux originaires d'Asie. L'once mesure entre 100 à 130 centimètres (tête plus corps) pour une queue de 80 à 105 centimètres et pèse entre 35 à 55 kilogrammes. Le nouveau-né fait entre 300 et 700 grammes. La panthère des neiges vit jusqu'à 12 ans. Locomotion L'once est une bonne coureuse, elle peut atteindre 60 km/h. Ses pattes, dotées de larges coussinets de poils, lui permettent de ne pas s'enfoncer dans la neige, et leurs puissants muscles lui permettent d'effectuer des sauts horizontaux de 15 m et verticaux de 6 m. Elle peut ainsi se déplacer de rocher en rocher, sa queue assurant son équilibre. Elle est également une bonne nageuse. Alimentation et chasse Les proies favorites de l'once sont le bharal (ou mouton bleu), et l'ibex (un bouquetin), mais aussi les lièvres et les marmottes. Elle est également capable de tuer des animaux trois fois plus lourds qu'elle, telles que les cerfs et les sangliers. Elle n'hésite pas à poursuivre ses proies dans l'eau. Elle parcourt de grandes distances à la recherche de ses proies et chasse à vue. Du fait se son habitat très difficilement accessible, l'once jouit de la chance de n'avoir aucun concurrent. Activité Contrairement au léopard, l'once est plutôt diurne. Cependant, ses grands yeux sont tellement bien adaptés à une faible luminosité qu'elle est capable de chasser dans une quasi-obscurité. Prédateurs Aucun, sauf l'homme. Reproduction et éducation Les femelles peuvent mettre au monde 2 à 4 petits par portée, au bout d'une durée de gestation de 90 à 103 jours. Pour donner naissance à ses petits, l'once femelle leur prépare un petit "nid" douillet dans une crevasse ou une grotte qu'elle tapisse de poils pour la rendre confortable. Ils y restent à l'abri pendant 6 semaines environ. Les petits naissent aveugles, ils ouvrent leurs yeux dès 7 à 9 jours. é la naissance, ils pèsent entre 300 et 700 g. Dès la naissance, le mâle retourne à sa vie solitaire. Les jeunes s'émancipent à la fin de l'hiver et tentent alors de trouver des terres vierges. Cette phase de conquête est actuellement rendue difficile par la destruction progressive de leur habitat naturel. L'once atteint sa maturité sexuelle à l'âge de 1-2 ans. Comportement social On connaît mal les mœurs de ces félins qui vivent reclus dans l'Himalaya. On sait que l'once est un animal très solitaire qui occupe un territoire immense, qu'il doit parcourir pour trouver des proies. On dit qu'un couple d'onces habite une vallée entière. C'est un félin excessivement rare et difficile à observer dans la nature en raison de l'inaccessibilité de son habitat. Répartition L'once vit dans les steppes, les forêts et les plus hauts sommets du monde. On la trouve ainsi en Mongolie, à l'ouest et au sud de la Chine, en Afghanistan, au Pakistan, au Tibet, au Népal et à l'extrême est de l'Asie (ex-URSS), soit sur une superficie d'environ un million de km². Statut Malgré la règlementation qui protège la panthère des neiges, elle est déjà condamnée. La population exacte n'est pas connue. Selon les sources, elle varie de 500 à 3000. Cette population est cantonnée dans des territoires restreints. Sa répartition géographique correspond à celle de deux de ses plus grandes proies, le bharal et le bouquetin. La destruction de son habitat l'empêche de parcourir de grandes distances pour se nourrir et se reproduire d'où des risques de consanguinité et bien sûr de famine. La vie en haute montagne a ses exigences. Le léopard des neiges a su en tirer parti pour devenir le seul grand prédateur. Hormis l'homme, il ne connaît aucun concurrent. Sans l'Homme, il pourrait donc vivre une vie paisible. La seule solution serait la création de parcs nationaux. Cependant, la panthère est faite pour les grands espaces et sa survie est loin d'être évidente dans des réserves. La panthère des neiges fait ainsi partie des dix espèces les plus menacées, il n'en reste plus que 500 à 3 000 individus survivant à l'état sauvage. Elle est encore chassée pour sa fourrure et parce qu'il lui arrive d'attaquer des animaux domestiques. Des associations de sauvegarde aident les bergers à construire des enclos protecteurs s'ils s'engagent à ne pas tuer les prédateurs. Cette espèce figure sur la liste des espèces de l'Annexe I du CITES. L'once est donc en grand danger et pourrait bientôt disparaître à l'état sauvage. En captivité, en revanche, elle se reproduit si bien qu'elle risque de bientôt manquer de places d'accueil. Mais ces animaux de zoos ne sont pas adaptés à la vie dans la nature et ne pourraient sans doute pas y être réintroduits. Source: Divers
  5. konvicted

    Le lion

    Le lion Lundi 22 Décembre - 22:43 Le lion (Panthera leo) est un félin essentiellement africain célèbre, entre autres, pour son rugissement. Description Le lion possède un corps massif et une tête large, des oreilles courtes, arrondies et portant une tache noire sur leur face dorsale, des membres longs et massifs et une longue queue. Sa robe est unie, brun clair à ocre foncé. Les jeunes ont un pelage tacheté et les taches persistent sur les jambes et le ventre à l'état adulte. Les mâles ont une crinière plus ou moins sombre et développée selon l'âge et dont la couleur varie selon l'origine géographique. Cette crinière protège le mâle des griffes et des crocs de l'adversaire lors des combats ; elle a également pour effet d'augmenter le volume visible de l'animal et, donc, d'impressionner les congénères et d'informer les autres lions sur la vigueur de celui qui la porte. Elle rend en revanche les mâles trop visibles pour chasser. La queue, utilisée pour éloigner les mouches, se termine par un pinceau noir qui dissimule un ergot corné. Petit aparté sur le lion blanc Comme le tigre blanc, le lion blanc n'est pas une sous-espèce ni même une espèce à part entière, mais un lion mutant. Sa mutation génétique est à l'origine d'une déficience en mélanine (pigment de la peau), et donc de cette couleur blanche de la peau. Les yeux du lion blanc sont dorés ou bleus. Sa couleur inhabituelle l'empêche de se camoufler dans la nature, il est donc plus difficile pour lui d'y survivre. Les lions blancs sont extrêmement rares, il en existe moins de 100, qui se trouvent dans des parcs zoologiques. Le mâle mesure entre 170 et 250 centimètres (tête plus corps) pour une queue de 90 à 105 centimètres et pèse entre 150 et 250 kilogrammes. Sa hauteur au garrot est d'environ 123 centimètres. La longueur tête plus corps de la femelle varie entre 140 et 175 centimètres alors que sa queue fait entre 70 et 100 centimètres. Elle mesure 107 centimètres au garrot et pèse 120 à 182 kilogrammes. Le nouveau-né pèse entre 1,2 et 1,4 kilogramme. Le lion vit en général de 13 à 15 ans dans la nature, jusqu'à 30 ans en captivité. Les mâles vivent moins longtemps (pas plus de 12 ans) que les femelles (elles atteignent parfois 16 ans) et sont exclus des groupes lorsqu'ils sont trop vieux ; ils ont du mal à se nourrir seuls et se défendent difficilement. Locomotion Le lion est un bon coureur qui peut atteindre 65 km/h ; il est capable de grimper et nage bien. Alimentation et chasse Les proies des lions sont variées: des girafes, des buffles, des zèbres, des antilopes, des gazelles, des gnous, des phacochères mais également des hippopotames, des petits rhinocéros et des éléphants, dont les réactions peuvent être dangereuses. Les lions ne nourrissent parfois de petits mammifères, d'oiseaux, de serpents et de crocodiles. Ils sont en concurrence avec les léopards, les guépards, les lycaons et les hyènes mais ceux-ci se nourrissent plutôt de proies ne pesant pas plus de 100 kg alors que les lions s'attaquent régulièrement à des animaux avoisinant les 250 kg (enfin, on dit les lions, mais en réalité, comme on va le voir par la suite, ce sont les lionnes). Il existe par ailleurs des cas de cannibalisme, surtout envers les jeunes. Les lions se nourrissent également de charognes, surtout les mâles. Ils repèrent les carcasses, grâce aux vols des vautours et aux appels des hyènes. Dans le Ngorongoro, 84% des carcasses mangées par les lions avaient été tuées par des hyènes. Les lions (on parle bien des mâles cette fois) dérobent également les proies des guépards et des léopards. La chasse est pratiquée le plus souvent par les femelles, seules ou en groupe. Elles repèrent la proie, l'encerclent en rampant et s'avancent jusqu'à une trentaine de mètres ; la femelle la plus proche bondit rapidement sur la proie, la renverse et la met à mort en la mordant à la gorge, en lui brisant l'échine ou encore en maintenant le museau de sa victime fermé et en l'étouffant. Une charge sur cinq est couronnée de succès: les proies sont plus rapides que les lionnes mais l'approche et l'encerclement compensent le handicap. Les mâles de la troupe mangent en premier, puis les femelles. Les jeunes passent en dernier et il arrive qu'on les laisse mourir de faim lorsque le gibier est rare. Un lion adulte a besoin de 5 kg (femelle) à 7 kg (mâle) de viande par jour et il peut en ingérer 35 kg en une seule fois. Il doit en général capturer 30 animaux de taille moyenne par an. Les lions boivent quotidiennement mais peuvent se passer d'eau plusieurs mois en période de sécheresse. Activité Les lionnes chassent plus souvent de nuit. Les lions peuvent être actifs de jour s'ils sont peu dérangés mais leur chasse est alors moins efficace (la chaleur doit y être pour quelque chose). Ils semblent somnoler constamment mais, en fait, ils se reposent essentiellement durant la journée. Ils dorment tout de même de 16 à 20 heures par jour. Prédateurs Les groupes de hyènes et de lycaons s'attaquent aux adultes. Les jeunes sont la proie des hyènes, des léopards et des pythons. Reproduction et éducation Il n'y a pas de saison de reproduction. Les femelles sont en chaleur tous les 3 mois, pendant 4 à 8 jours. Un mâle adulte reste avec une femelle en chaleur et la couvre plusieurs fois pendant quelques jours. Lorsque de nouveaux mâles sont introduits dans la troupe, de nombreuses périodes d'accouplement précèdent une première fécondation, ce qui leur permet de "choisir" les femelles qui seront reproductrices. La gestation dure en général de 102 à 113 jours, ce qui est court pour un animal aussi gros ; souvent plusieurs femelles de la troupe ont leurs petits en même temps: cette simultanéité facilite l'adoption en cas de mort d'une mère. La femelle met bas dans un fourré ou cachée entre des rochers une portée comportant de 1 à 6 lionceaux (le plus souvent 2 ou 3) ; les nouveaux-nés pèsent de 1 à 1,75 kg (soit moins de 1% du poids de l'adulte) et mesurent 22 cm, plus 8 cm pour la queue. Le pelage est tacheté, les yeux sont fermés ; ils ne les ouvrent qu'entre 1 et 9 jours, commencent à se déplacer à 3 semaines et courent à l'âge de 6 semaines. A 8 semaines, ils commencent à manger de la viande mais ne sont complètement sevrés que vers 6 mois. La mortalité des lionceaux est élevée, jusqu'à 80% avant l'âge de 2 ans. Les jeunes accompagnent les adultes à la chasse à partir de 14 semaines mais commencent à chasser seuls (qu'ils soient mâles ou femelles) à partir de 2 ans. Les lionceaux sont matures à 18 mois mais ne sont vraiment adultes qu'à 5 ou 6 ans (autrement dit, vers la moitié de leur vie). Leur crinière pousse à maturité. Les jeunes mâles sont chassés du groupe vers 2 ans et demi, 3 ans ; ils se déplacent en groupe et lancent des défis aux mâles d'un clan pour y prendre leur place ; les combats qui s'ensuivent peuvent être violents, parfois mortels. Comportement social Les lions sont les seuls félins à avoir une véritable organisation sociale. Ils vivent en groupe de 3 à 40 individus (15 en moyenne), basée sur un noyau stable de lionnes apparentées (jusqu'à 15 femelles adultes). En général, les femelles n'acceptent pas d'étrangers. Elles favorisent leur propre portée mais participent également à la protection et à la nutrition des autres lionceaux de la troupe, les jeunes orphelins peuvent être adoptés par des femelles du clan. Les filles restent dans leur groupe alors que le mâles le quittent dès qu'ils sont maturent et errent jusqu'à ce qu'ils en trouvent un nouveau. Inexpérimentés, les jeunes mâles s'associent souvent à d'autres pour la chasse et leur défense. Ces coalitions de mâles apparentés ou non peuvent durer plusieurs années. Un tel groupe peut se joindre à une troupe de lions en chassent les mâles résidents. La taille et la noirceur de la crinière étant un signe de développement et de maturité, cela invite les autres, à crinière moins développée et plus claire, à éviter l'individu qui en est porteur. Il arrive également que les lions quittent une troupe à la recherche d'autres femelles. Les lionnes qui restent n'acceptent pas n'importe quels nouveaux mâles ; elles s'accouplent avec différents groupes et intègrent généralement le plus puissant. L'arrivée de nouveaux mâles se traduit souvent par des massacres: ils tuent les lionceaux, les jeunes et les femelles adultes qui refusent l'accouplement. C'est la raison pour laquelle les femelles qui ont des lionceaux s'échappent souvent à leur arrivée. Celles qui restent et dont les lionceaux ont été tués seront à nouveau réceptives rapidement. Les mâles nouvellement introduits assurent ainsi leur propre descendance au détriment de celle des lions concurrents. Le territoire est marqué par des projections d'urine et des rugissements (audibles à 8 km). Il est surtout défendu contre les individus étrangers par les mâles, dont la taille et la puissance dissuadent davantage les agresseurs, mais également par les femelles. En étendant leur territoire, les grandes troupes ont tendance à se diviser en sous-groupes. Les dimensions du territoire varient, en fonction du paysage et de la taille du clan, de 20 à 400 km². Répartition et habitat (voir ici pour la légende) Le lion vit dans les paysages ouverts, savanes et semi-déserts, ainsi qu'en montagne, jusqu'à 4 500 m. Il est absent des forêts denses. On le trouve en Afrique entre le 20ème parallèle nord et le 23ème parallèle sud ; au Natal, en Afrique du Sud jusqu'au 27ème parallèle sud ; au nord-ouest de l'Inde, dans la forêt du Gir. A noter que le lion d'Asie (photo ci-dessous) a une tête d'une forme différente, une crinière moins importante, est plus petit et vit en clans moins importants. Statut Le lion d'Asie a pratiquement disparu puisqu'il n'en reste environ que 300 dans la forêt du Gir. En Afrique, c'est également une espèce menacée, certaines sous-espèces sont en voie de disparition. Historique A l'époque historique, on trouvait le lion dans toute l'Afrique, le pourtour méditerranéen, le Moyen-Orient et l'Inde. Au IVe siècle, Aristote signalait encore sa présence en Grèce. Les Romains en utilisèrent beaucoup d'Afrique du Nord et d'Asie Mineure pour les jeux du cirque. Les lions peuplaient encore le Proche-Orient au moyen âge et le Moyen-Orient et l'Inde septentrionale au siècle dernier. Les lions auraient été totalement exterminés d'Asie si, au début du siècle, le nahab de Junagadh n'avait pris la décision de protéger les quelques individus qui subsistaient dans la forêt du Gir. En 1913, il n'en restait plus que 20 dans cette région ; aujourd'hui, grâce aux mesures de protection, ils sont entre 200 et 300. Les populations de lions se sont clairsemées dans toute l'Afrique, à cause de la chasse intensive, de la destruction de leurs proies et de leur milieu naturel. Dans le cratère du Ngorongoro, en Tanzanie, leur confinement et la consanguinité ont entraîné un appauvrissement génétique et une baisse est résistances immunitaires ; une partie des lions de cette région a été décimée par une épizootie (épidémie animale). Dans le parc d'Etosha, en Namibie, la situation est inverse: la clôture du parc a entraîne une prolifération des lions et une diminution des autres prédateurs. En 1981, une pilule contraceptive a été expérimentée sur cinq groupes témoins, vivant près d'Okaukuejo. Les lionnes furent immobilisées et examinées, puis un contraceptif leur a été administré. Cette expérience fut un succès ; les effets après arrêt de la contraception étant nuls, les lionnes ont pu à nouveau donner naissance à des petits bien portants. Toutefois, il est regrettable que de tels procédés soient nécessaires à la gestation de la faune dans cette réserve ; le fait que le parc soit fermé a également entraîné des épizooties et empêche les migrations. Source: Cap sur les Félins, Véron, Géraldine, NATHAN, 1997
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    Les Prionailurus

    Les Prionailurus Samedi 29 novembre - 15:05 Le groupe Prionailurus comporte cinq espèces de félins d'Asie tropicale : le chat-léopard du Bengale (Prionailurus bengalensis), le chat d'Iriomote (Prionailurus bengalensis iriomotensis), le chat rougeâtre ou chat rubigineux (Prionailurus rubiginosus), le chat à tête plate (Prionailurus planiceps) et le chat pêcheur ou chat viverrin (Prionailurus viverrinus). Le chat-léopard du Bengale et le chat d'Iriomote Egalement appelé chat de Chine, le chat-léopard du Bengale est le félin le plus commun d'Asie. Il chasse des rongeurs, des oiseaux, des jeunes chevreuils, des chauves-souris... et un peu tout ce qui tombe sous sa patte. Il mesure de 50 à 100 centimètres pour un poids allant de 2,5 à 7 kilogrammes ; quant à sa queue, elle a une taille moyenne de 30 centimètres. Il en existe 12 sous-espèces - 13 si l'on considère le chat d'Iriomote comme une de ses sous-espèces. A cause des taches de son pelage ressemblant à des pièces, les Chinois le surnomment jin chien mao, c'est-à-dire "le chat à monnaie". Le chat d'Iriomote - décrit pour la première fois par Imaizumi en 1967 - est considéré par certains comme une sous espèce du chat-léopard du Bengale, son nom scientifique en est d'ailleurs témoin. Cependant, la plupart des spécialistes pensent qu'il s'agit d'une espèce à part entière. Il vit uniquement sur la petite île d'Iriomote (archipel d'Okinawa, Japon) - à l'extrême sud du Japon, à environ 260 km de Taiwan - d'une superficie de 289 km² et peuplée d'environ 2 000 habitants. Ce chat particulièrement difficile à observer mesure 51 à 56 centimètres et sa queue ne fait pas plus de 30 centimètres. Son poids varie généralement entre 2,9 et 4,7 kilogrammes. Il est surtout nocturne et chasse dans la mangrove et la forêt qui recouvrent l'île. D'après des autochtones, des chats auraient été vus se baignant dans un bras de la rivière au niveau de la mangrove. En japonais, ce chat est appelé Iriomote-yama-neko, ce qui signifie : chat sauvage d'Iriomote. Il y aurait seulement environ 200 à 250 individus vivant actuellement. Il est effectivement menacé par la destruction des épaisses forêts de l'île. Les accidents de la route contribuent aussi à cette menace - jusqu'à 6 chats sont blessés ou écrasés chaque année - c'est pourquoi, sur la route principale de l'île, la signalisation invite les rares automobilistes à faire attention ; dans les zones où des chats ont été tués, la chaussée est signalée par des bandes rugueuses sonores. De plus, les populations de l'île apprécient sa chair, considérée comme délicate... Le chat rougeâtre ou chat rubigineux Le chat rougeâtre, qui ressemble beaucoup au chat-léopard du Bengale, est, avec le chat à pieds noirs, le félin le plus petit du monde avec un corps mesurant de 35 à 48 centimètres, une queue de 15 à 25 centimètres et un poids de 1,1 à 1,8 kilogramme. Son pelage gris est plus ou moins parsemé de taches couleur rouille sur le dos et les flancs. Il est actif la nuit et se repose le jour dans des troncs creux ou sous des broussailles. Il est probablement solitaire. Le chat rubigineux se nourrit essentiellement de rongeurs, d'oiseaux et de lézards. Il est, d'après les populations locales du Sri Lanka et de l'Inde, visible après de fortes pluies, lorsqu'il sort se nourrir de grenouilles et de petits rongeurs. La femelle met bas en avril après 65 à 71 jours de gestation de un à trois chatons sans tache et aux yeux bleus clairs. Le chat rougeâtre habite l'Inde et le Sri Lanka mais son aire de répartition indienne est mal connue. Il semble toutefois qu'il soit essentiellement présent dans le sud-est de l'Inde. Il vit surtout dans les forêts tropophiles - forêts tropicales séches - et dans les prairies sèches, en Inde ; mais surtout dans les forêts tropicales pour la population du Sri Lanka. La raison de cette différence pourrait venir de la compétition avec le chat-léopard du Bengale, qui occupe les forêts tropicales du continent asiatique. Quant au Sri Lanka, les populations de chaus, qui préfèrent les milieux ouverts tels que les prairies, "forceraient" le chat rubigineux à rejoindre les forêts. On peut rencontrer des populations insulaires jusqu'à 2 100 mètres d'altitude. Le chat rubigineux est divisé en deux sous-espèces qui correspondent à deux aires de répartition bien distinctes : Prionailurus rubiginosus rubiginosus, pour les populations indiennes, et Prionailurus rubiginosus phillipsi, pour les populations du Sri Lanka. Les menaces qui pèsent sur lui sont multiples : la perte de son habitat, la diminution du nombre de ses proies, des conflits avec les agriculteurs - il lui arrive en effet de s'attaquer aux volailles - la chasse pour sa chair et l'hybridation avec le chat domestique, qui serait commune. Le chat rubigineux est ainsi classé comme Vulnérable sur la Liste rouge de l'UICN et en Annexe II de la Convention de Washington (Annexe I pour la population de la péninsule indienne). Le chat à tête plate Le chat à tête plate mesure 45 à 61 centimètres, sa queue 13 à 20, pour un poids de 1,5 à 2,5 kilogrammes. Sa morphologie est parfaitement adaptée au monde aquatique : il a des pattes courtes et à moitié palmées, de petites oreilles, de grands yeux et une petite queue. Au bout de ses courtes pattes, ses griffes sont semi-rétractiles. Pour pouvoir tenir les proies glissantes que représentent les poissons, le chat à tête plate possède, tout comme les piscivores, une denture entièrement aiguisée (même les molaires et les prémolaires). Son pelage épais et long est de couleur brun-roux à brun foncé. Vivant dans les marécages asiatiques (Bornéo, Sumatra, Malaisie, Thaïlande...), il aime l'eau et ne craint pas de plonger à la recherche de poissons. Il se nourrit également de grenouilles et de crevettes. Il fut reconnu comme éteint en 1985, mais il a refait son apparition en 1995. Il est classée comme Vulnérable depuis 1996. Le chat pêcheur ou chat viverrin Le chat pêcheur mesure environ 40 centimètres au garrot, 75 à 86 centimètres de long. Sa queue fait entre 23 et 33 centimètres. Il pèse en moyenne de 6 à 12 kilogrammes. Il a de courtes pattes légèrement palmées, une tête aplatie et de petites oreilles. Inutile d'essayer de le caresser, son poil est aussi rude qu'une toile de jute. Contrairement à ses cousins, ses griffes ne sont pas entièrement rétractiles. Ce félin a une longévité de 10 à 12 ans. Il vit toujours près de l'eau mais recherche aussi les zones de végétation dense pour pouvoir s'y cacher. Ce grand pêcheur joue parfois avec le poisson qu'il a pêché avant de le manger. Il reste le plus souvent en embuscade sur la berge prêt à sauter sur le premier poisson venu. Au bout d'une durée de gestation de 63 à 70 jours, les femelles mettent au monde entre 2 à 4 petits par portée. Il atteint sa maturité sexuelle au bout de 9 mois. Le chat viverrin se rencontre généralement à Sumatra, à Java, en Chine méridionale et en Inde. Il est considéré comme étant en danger. Source: Divers
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    Le tigre

    Le tigre Lundi 22 Décembre - 23:07 Le tigre (Panthera tigris) est un félin d'Asie solitaire. Description Le tigre est le plus grand des félins. Sa face est courte et ses oreilles sont petites et arrondies. Ses pattes arrière sont plus longues que les antérieures, ce qui constitue une adaptation au saut. C'est un animal puissamment musclé. Il est le seul grand félin à porter des rayures, qui constituent un bon camouflage sous le couvert forestier ; elles sont noires et forment des bandes transversales sur l'ensemble du corps. Le fond du pelage pour le dos varie de l'orange au rougeâtre ; le ventre, l'extrémité du museau et le tour des yeux sont blanc crème. L'arrière des oreilles est noir avec une tache blanche. La queue est longue et également rayée. Une collerette de poils encadre la tête. La couleur du pelage, le dessin des rayures et la longueur du poil varient avec l'origine géographique. Petit aparté sur Le tigre blanc Le tigre blanc n'est pas une sous-espèce de tigre. Il est en fait un tigre (exclusivement de la sous-espèce du Bengale dans la nature ; mais on a également accouplé des tigres de Sibérie avec des tigres blancs du Bengale pour donner naissance à des tigreaux blancs de tailles plus imposantes) avec une anomalie génétique. Contrairement à l'albinisme, cette déformation, appelée leucisme ou leucistisme, ne colore pas les yeux de rouge mais de bleu et conserve la noirceur des rayures. Le tigre mesure entre 140 et 280 centimètres (tête plus corps) et la queue entre 60 et 95. Le mâle pèse entre 200 et 270 kilogrammes en général et la femme entre 125 et 160. Le tigre de Sibérie est le plus gros de l'espèce et peut peser jusqu'à 384 kilogrammes. Le nouveau-né pèse entre 1,1 et 1,8 kilogramme. Le tigre vit environ 15 ans dans la nature, jusqu'à 20 ans en captivité. Locomotion Les tigres sont de bons coureurs, même s'ils ne poursuivent pas longtemps leur proies, et surtout d'excellents nageurs. Ils sont capables de traverser des cours d'eau importants. La présence de l'eau leur est d'ailleurs indispensable. Alimentation et chasse Les tigres se nourrissent de toutes les grosses proies qu'ils peuvent capturer : des cervidés, des suidés, des gaurs, des buffles, mais également des lièvres, des lynx et des blaireaux. Petite précision : uniquement en Sibérie pour ces trois derniers. Ils pêchent également des poissons et des crustacés. Le régime varie selon la région où se trouve l'animal. Les tigres tuent volontiers du bétail et attaquent l'homme assez fréquemment. Ce sont de bons coureurs mais ils chassent plutôt à l'affût et à l'approche. Le tigre parcourt de grandes distances à la recherche d'une proie ; lorsqu'elle est repérée, il la piste et reste à couvert le plus longtemps possible, camouflé par la végétation grâce à son pelage rayé ; arrivé à 10 ou 20 mètres, il se jette sur elle. L'attaque se fait le plus souvent sur la croupe. Le tigre fait tomber sa proie et la met à mort, soit en la mordant à la nuque soit en l'étouffant. Il la tire ensuite à l'abri et commence par la croupe, puis l'éviscère et continue son repas. Le tigre peut manger une grande quantité de viande en un seul repas et les petits animaux sont dévorés tout de suite. Les grandes proies servent de nourriture pendant quelques jours, le tigre mangeant et dormant successivement. Ses besoins en viande sont en moyenne de 9 kg par jour (ça serait pas économique de l'avoir à la maison...). Il boit souvent et ne peut pas se passer d'eau (contrairement aux félins vivant dans les régions arides, comme le guépard). Activité Les tigres chassent entre le crépuscule et l'aube. Ils dorment la journée mais il arrive que les femelles allaitantes chassent en journée. Prédateurs Aucun, sauf l'homme. Les petits peuvent parfois être tués par des hyènes ou des canidés sauvages. Reproduction et éducation Le territoire d'un mâle recouvre celui de plusieurs femelles avec lesquelles il pourra s'accoupler et dont il assurera la sécurité et celle des jeunes. Il veillera aussi à l'absence de concurrence pour la nourriture en empêchant l'intrusion de congénères sur le territoire. L'accouplement se fait en toute saison, surtout dans les zones tropicales, mais le plus souvent de novembre à avril. Dans les régions les plus nordiques, la période de reproduction est limitée à l'hiver. La femelle est réceptive pendant une courte période de quelques jours et l'accouplement peut avoir lieu jusqu'à 100 fois en 2 jours. La gestation dure en général 104 à 106 jours, les portées sont constituées de 2 ou 3 petits. La femelle élève seule ses jeunes. Les jeunes tigres ouvrent les yeux entre 1 et 17 jours. Ils sont allaités 6 mois et commencent à manger des aliments solides au bout d'environ 2 à 3 mois ; alors la mère emmène ses petits jusqu'aux carcasses de ses proies. A 1 an, les jeunes tigres commencent à s'éloigner de leur mère, mais ne sont pas encore totalement capables de chasser seul. Vers 18 mois, ils tuent eux-mêmes leur gibier mais continuent d'utiliser le territoire maternel. En général, ils sont réellement indépendants entre 18 mois et 30 mois. La maturité sexuelle est atteinte vers l'âge de 3 à 4 ans. Comportement social Les tigres sont solitaires, mais il semble que les individus se tolèrent assez bien. En effet, on peut rencontrer des groupes, généralement constitués d'une femelle et de son jeune, mais parfois également d'un mâle et d'une femelle. En captivité, des groupes ont également pu être maintenus, ce qui montre une grande tolérance sociale. Mais, dans la nature, ils vivent dans un milieu relativement clos avec des proies disséminées et la chasse solitaire est plus bénéfique qu'en coopération. La taille du territoire varie, selon la quantité de proies disponibles, de 16 à 1 000 km². Les domaines de femelles peuvent se chevaucher ; ils correspondent à la zone d'élevage des petits. Ceux des mâles sont plus grands et recouvrent ceux de plusieurs femelles. Les tigres marquent leur territoire à l'aide de fèces et d'urines et de griffures sur les troncs. Ces marques, qu'ils rafraîchissent régulièrement, sont là pour signaleur leur présence et éviter les affrontements, mais il y a tout de même parfois des combats. Répartition et habitat Les tigres se rencontrent dans des habitats variés et sous des climats différents à condition que le couvert végétal soit suffisant et que l'eau y soit présente en permanence. On les trouve dans la taïga, les forêts tropicales ou sèches, les mangroves. Les tigres existent aujourd'hui au Bangladesh, au Bhutan, au Cambodge, en Chine, en Corée du Nord (population peut-être éteinte), en Inde, en Indonésie (à Sumatra), au Laos, en Malaisie, en Birmanie, au Népal, en Russie, en Thaïlande et au Vietnam. Statut Le tigre est une espèce en danger, avec probablement pas plus de 2 500 adultes dans la nature. Trois sous-espèces (les tigres de la mer Caspienne, de Bali et de Java) se sont éteintes depuis les années 50. Historique On estime qu'il existait au début du siècle entre 40 et 50 000 tigres uniquement en Inde. Leur nombre est tombé à moins de 2 000 à la fin des années 60. La destruction de leur habitat et l'accroissement de la population humaine ne peuvent pas à eux seuls expliquer cette baisse fulgurante d'effectif. En fait, pendant plus de deux siècles, les maharajahs et les gouverneurs anglais se sont adonnés à des chasses sportives qui tournèrent plutôt au massacre pur et simple. L'un d'eux se vantait ainsi d'avoir tué 616 tigres dans sa vie, un autre 170 en 36 ans ; on a attribué jusqu'à 1 000 tigres tués au colonel Kesari Singh, chef du Département de la chasse des Etats de Gwalior et de Jaipur et 800 au maharajah Madho Rao de Gwalior. Différents lords anglais affichèrent également avec fierté leur tableau de chasse. En outre, les populations locales piégèrent les tigres pour défendre leurs troupeaux ou pour vendre des fourrures. En 1969, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) alerta l'opinion et Indira Gandhi, alors Premier ministre de l'Inde, mit sur pied avec l'aide du WWF et du Smithsonian Institute de Washington, le Tiger Project qui débuta en 1972. La chasse fut dès lors totalement interdite. Les parcs nationaux de Corbett et de Dudhawa furent les premiers à protéger le tigre, suivis tout d'abord par 9 puis 15 autres réserves. En Chine, les tigres sont victimes tout particulièrement de l'utilisation de leurs os dans la médecine chinoise. Partout, ils ont à souffrir du braconnage par les propriétaires de bétail et de la chasse pour leur fourrure. En Russie, leur nombre était estimé entre 150 et 200 en 1994, alors qu'il y en avait encore entre 250 et 430 au milieu des années 80. Les mesures de protection devraient actuellement avoir freiné ce déclin. Les tigres russes appartiennent à la sous-espèce altaïca, dont il ne doit pas rester plus de 250 spécimens à l'heure actuelle, s'il en survit encore en Chine et en Corée du Nord. La sous-espèce du sud de la Chine serait représentée par moins de 50 individus. A Sumatra, il ne doit pas subsister plus de 250 adultes. La vaste répartition du tigre, englobant des régions tropicales et des régions froides, peut faire penser que c'est un animal qui s'adapte à tous les milieux. En fait, il est hautement spécialisé et exige des conditions écologiques très spécifiques. Le tigre se trouvait autrefois dans toute l'Asie, puis sa distribution s'est réduite, ses exigences en grosses proies et zones forestières devenant de plus en plus difficiles à contenter. Enfin, les attaques de tigres en Inde ont fait un certain nombre de victimes. Lorsqu'un tigre tue un homme pour la première fois, il risque en effet de recommencer car l'homme est une proie facile et le fauve devient alors un "mangeur d'hommes": il s'agit parfois de tigres blessés qui ne peuvent plus chasser. Afin d'éviter cela, les autorités indiennes ont mis sur pied un stratagème: dans les zones fréquentées par des tigres, les gardes installent des mannequins habillés en villageois et imprégnés d'odeur humaine et qui délivrent une décharge électrique en cas d'attaque. On espère ainsi que ce système dissuadera ensuite les tigres d'attaquer les humains. Source: Cap sur les Félins, Véron, Géraldine, NATHAN, 1997
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    Le guépard

    Le guépard Mardi 23 Décembre - 11:12 Le guépard (Acinonyx jubatus) est le félin le plus rapide. Sous-espèces Acinonyx jubatus jubatus (Schreber, 1776) : guépard de référence, on le trouve en Afrique du Sud, en Namibie, au Botswana, au Zimbabwe et au Malawi. Acinonyx jubatus raineyi (Heller, 1913) : on le trouve au Kenya, en Ouganda et en Somalie. Acinonyx jubatus soemmeringii (Fitzinger, 1855) : on le trouve en éthiopie, au Tchad, au Soudan, au Cameroun et au Sud Niger Acinonyx jubatus hecki (Hilzheimer, 1913) : c'est le guépard du nord ouest de l'Afrique. On le trouve au Sénégal, au Ghana, au Burkina-Faso, au Mali du Sud et dans le Nord du Bénin. Il est classé comme En Danger par l'IUCN (EN) depuis 1996. Egalement appelé guépard du Sahara, il se caractèrise par un pelage plus clair et un poids ainsi qu'une taille inférieure. Acinonyx jubatus venaticus (Griffith, 1821) : aussi appelé guépard d'Iran. Il se répartissait dans toute l'Afrique du Nord en Asie et en Inde. Il est classé comme En Danger Critique d'Extinction (CR) depuis 1996. En effet, il n'en reste plus qu'une cinquantaine à l'état sauvage et un seul guépard en captivité (une femelle du zoo de Teheran). Description Le guépard a un corps svelte, élancé, à la poitrine profonde; ses pattes sont longues et fines; sa tête est proportionnellement petite, les narines larges et les oreilles petites et rondes. Les griffes sont rétractiles mais restent en positon rétréactée. Le pelage est ras et rêche, de couleur fauve clair à marron clair sur le dessus du corps et blanchâtre en dessous, et couvert de taches noires, petites et rondes. La queue est ornée de trois à six anneaux; son extrémité est blanche. Une courte crinière couvre la nuque et les épaules. La face est marquée d'un trait noir allant de l'intérieur de l'oeil à la commissure de la bouche. Petit aparté sur le guépard royal ou guépard rex Longtemps considéré, à tort, comme une sous-espèce, le guépard royal doit en fait la taille particulière de ses taches, formant des lignes par endroits, à une variation génétique, d'où sa rareté. Le guépard mesure entre 112 et 135 centimètres (tête plus corps) pour une queue de 66 à 84 centimètres. Sa hauteur au garrot est comprise entre 75 et 85 centimètres. Le guépard pèse entre 39 et 65 kilogrammes ; le nouveau-né entre 250 et 280 grammes. Le guépard vit généralement entre 6 et 7 ans dans la nature, jusqu'à 16 en captivité. Organisation sociale L'organisation sociale des guépards est très souple; les mâles sont solitaires ou vivent en groupes de 2 à 4 individus qui sont généralement frères. Ils marquent leur territoire qui couvre souvent 40 km². Les combats territoriaux entre mâles sont souvent mortels et entraînent un déséquilibre entre le nombre de mâles et de femelles de 1 pour 2 en faveur de ces dernières. Certains mâles cependant ne possèdent pas de territoire et parcourent de grandes distances. Les femelles ne semblent pas avoir de domaine. Elle parcourt des territoires immenses jusqu'à 800 km² en suivant la migration des gazelles de Thomson ; ces zones de chasse sont si vastes que les femelles tolèrent d'autres femelles mais elle s'évitent mutuellement. Elles quittent une zone lorsque les proies se font rares et trouvent alors une nouvelle aire de chasse. Locomotion Excellent coureur, le guépard peut atteindre des vitesses de 120 km/h. Après deux secondes de course, il atteint déjà 72 km/h, grâce à une puissante impulsion des pattes postérieures. Les deux paires de pattes quittent toutes deux le sol pendant un temps du déroulement de la course. Au moment de la réception, le contact avec le sol se fait avec une des pattes antérieures. Les puissants muscles des épaules assurent l'amortissement. L'ensemble de l'anatomie du guépard est adaptée à ce mode de course rapide; la souplesse et la musculature de sa colonne vertébrale fonctionnent comme un arc, ce qui augmente l'efficacité de la détente. La course ne peut cependant pas être poursuivie au-delà de 300 à 400 mètres. Alimentation et chasse Diurne, le guépard chasse plutôt le matin et en fin d'après-midi. Il chasse généralement de mammifères de moins de 40 kg, plus légers que lui, par exemple des lièvres, des gazelles, des chacals, des porcs-épics, des impalas, de jeunes phacochères, de jeunes antilopes..., mais aussi des oiseaux (pintades, outardes, jeunes autruches...). Les mâles chassent seuls ou en coalition. Dans ce dernier cas, ils peuvent attaquer des proies plus grosses, comme des gnous d'environ 80 kg. Le guépard repère sa proie légèrement en hauteur, l'approche jusqu'à une dizaine de mètres et la poursuite en effectuant un sprint durant de 20 à 60 secondes maximum. Puis, il la renverse et l'étouffe en la saisissant à la gorge. Ayant besoin d'aliments d'une haute valeur énergétique, il se nourrit essentiellement des muscles de l'animal, juste après sa mort; il ne mange alors aucune charogne. Il lui faut environ 3 kg de viande par jour. Dans les zones arides, il peut limiter sa consommation d'eau en buvant l'urine de ses proies et en mangeant des melons du désert. Prédateurs Les petits sont menacés par les lions, les léopards, les lycaons et les aigles, qui s'en prennent même parfois aux adultes. Reproduction et éducation Les chaleurs durent 2 jours toutes les 7 à 10 semaines. Il n'y a pas de saison de reproduction particulière mais les naissances les plus nombreuses ont lieu au moment où les gazelles mettent bas, ce qui permet à la mère de se procurer plus facilement des proies. Plusieurs mâles entrent en compétition pour une même femelle et un seul s'accouple avec elle. L'acte est très bref (moins d'une minute), puis le mâle reste souvent 2 jours avec la femelle. La gestation dure généralement de 90 à 95 jours. Les portées comprennent de 1 à 6 jeunes, le plus souvent 2 à 4. La mortalité est très élevée entre la naissance et deux mois. Les petits ouvrent les yeux vers 11 jours et commencent à manger de la nourriture solide entre 30 et 35 jours. Le sevrage a lieu à l'âge de 12 à 20 semaines. Jusqu'à 8 mois, les petits sont très joueurs; leurs jeux constituent un apprentissage pour la chasse. Vers 3 mois, la mère apporte des proies qu'elle relâche devant eux; ils apprennent peu à peu à les poursuivre et à les tuer et quittent leur mère entre 14 et 18 mois. Les frères et soeurs restent ensemble environ 6 mois encore, puis les femelles quittent le groupe. La maturité sexuelle est atteinte à l'âge de 20 à 24 mois chez les femelles et 2 ans et demi à 3 ans chez les mâles. Répartition et habitat Le guépard vit dans les savanes sèches herbacées ou les zones semi-désertiques. On le trouve en Afrique mais également sur le plateau Iranien (il en reste moins d'une cinquantaine en Iran) et il existe peut-être également quelques spécimens en Afghanistan et au Kazakhstan. Il a déserté l'Afrique du Nord, est devenu très rare dans l'ouest de l'Afrique mais subsiste au Sahara. Les principales populations habitent désormais la Namibie, le Botswana, le Kenya et la Tanzanie. Le guépard peut vivre jusqu'à 2 000 mètres d'altitude. / présence historique / présence faible / présence moyenne / présence élevée Statut Le guépard est une espèce vulnérable. On estime sa population à 9 000 à 12 000 individus. Les guépards vivaient autrefois dans toute l'Afrique et le sud-ouest de l'Asie, jusqu'en Inde; alors qu'il n'en subsiste aujourd'hui plus qu'en Afrique, où on ne le trouve en nombre qu'en Namibie et au Kenya. Il existe également une population en Iran, de moins de 50 individus et on compterait aussi quelques spécimens en Afghanistan et au Kazakhstan. La réduction importante des populations est surtout la conséquence de la chasse massive que le guépard a connue et de la destruction de ses proies. Le prélèvement des guépards étant aujourd'hui théoriquement stoppé, il faut maintenant poursuivre la protection de leur habitat. Le brassage génétique devrait être assuré par les reproductions effectuées en zoo. Historique Le guépard fut utilisé dans l'Antiquité pour la chasse. Comme le faucon, il était aveuglé par une cagoule, puis démasqué et lancé à la suite d'une proie. Il fut ainsi utilisé par les pharaons d'Egypte, les empereurs Moghols de l'Inde, les tsars russes, les émirs arabes, et les rois de France et d'Angleterre. Ces félins devinrent également des "chats de luxe" et leur fourrure fut particulièrement prisée par les stars d'Hollywood. Ils furent capturés par milliers, ce qui a considérablement réduit leur aire de répartition et leur densité. En Inde, les 3 derniers guépards ont été tués en 1947 par le maharajah de Korwai. La reproduction en captivité n'obtenant aucun succès, tous les animaux furent prélevés dans la nature: en général, les individus des zoos meurent jeunes et les mâles ont un sperme pauvre. Dans les années 60 cependant, le docteur Spinelli réussit enfin à les faire se reproduire en isolant des guépards dans son jardin. Ces félis sont effectivement très stressés par le voisinage des autres fauves, surtout dans les zoos, et de fait, les fécondations y sont rares. Dans leur milieu naturel, ils sont ainsi parfois plus nombreux dans les zones pastorales que dans les aires protégées, où il y a trop d'autres grands félins. Source: Cap sur les Félins, Véron, Géraldine, NATHAN, 1997
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    Les félins hybrides

    Les félins hybrides Dimanche 21 Décembre - 20:13 Un félin hybride est le résultat du croisement naturel ou forcé entre deux félins d'espèces différentes. On parle de croisement interspécifique pour un croisement de deux espèces du même genre et de croisement intergénérique pour un croisement de deux espèces de genres différents. Généralités N'étant pas fertiles entre eux, les félins hybrides ne constituent pas une nouvelle espèce. Ils ont le même comportement sexuel que leurs parents mais par exemple deux ligrons ne pourront pas se reproduire. La femelle avortera avant la fin de la gestation. Cependant, on a constaté que les hybrides pouvaient se reproduire avec les espèces dont ils sont issus. Par exemple, une tigronne (tigron femelle) peut se reproduire avec un lion. Les mâles sont toujours stériles, seules les hybrides femelles se révèlent donc fertiles. Les félins hybrides ont la plupart du temps de graves problèmes de santé et comportementaux. Par exemple, le Wild Animal Safari à Pine Mountain en Géorgie aux états-Unis a pris pour habitude d'élever des ligres. Sur 24 ligres, seulement trois étaient normaux. En grandissant, ils avaient tout de même des problèmes mentaux. Croisements interspécifiques Genre Panthera Le résultat du croisement entre un lion et une tigresse est appelé ligre. Le liguar est le petit d'un lion et d'une femelle jaguar. Le liard est le petit d'un lion et d'une femelle léopard. Le tigron est un hybride tigre-lionne. Un tigre et une femelle jaguar donnent un tiguar. Le tigard est le petit d'un tigre et d'une femelle léopard. Le jaglion est un hybride jaguar-lionne. Un jaguar et une tigresse donnent naissance à un jaguatigre. Le jagulep est le croisement entre un jaguar et une femelle léopard. Le léopon est le croisement entre un léopard et une lionne. Un léopard et une tigresse donnent naissance à un léotig. Le lépjag est le croisement entre un léopard et une femelle jaguar. Le résultat d'un croisement avec un hybride, c'est à dire les ti-ligre, les ti-tigron, les li-ligres et les li-tigrons sont assez rares. De plus, apparemment, il y a moins de croisements avec les lions qu'avec les tigres. Dans le cas d'un croisement avec un tigre, le résultat est plus tigre que lion. Il ne sait que feuler, ses rayures sont beaucoup plus visibles et aucune crinière n'est visible. Dans le cas d'un croisement avec un lion, le résultat a plus de caractéristiques léonines. Genre Leopardus Le marlot est le croisement entre un margay mâle et un ocelot femelle. En mai 1977, le Long Island Ocelot Club a annoncé la naissance d'un marlot mais aucune autre information n'est disponible. Genre Lynx Le fruit des croisements entre des espèces différentes de lynx n'est pas très "spectaculaire", ressemblant bel et bien à un lynx. L'hybride est plus ou moins tacheté selon les espèces croisées et son poil est plus ou moins long. Aux états-Unis, le croisement entre un lynx roux et un lynx du Canada est appelé blynx ou lynxcat. De récentes analyses ADN ont révélé l'existence d'hybridations naturelles entre le lynx roux et le lynx du Canada. Genre Felis L'euro-chaus est le croisement d'un chat sauvage mâle avec un chaus femelle. Croisements intergénériques Le servical (en photo ci-dessus) est le croisement entre un serval mâle et un caracal femelle. Le croisement entre un serval femelle et un caracal mâle s'appelle un caraval. Les seules naissances rapportées sont le fruit du hasard. Son pelage est roux clair avec des taches roux foncé. Il a les grandes oreilles du serval et les plumets des caracals. L'ocelot-puma est un croisement entre un ocelot mâle et un puma femelle. Des croisements ont eu lieu à plusieurs reprises en Guyane Française ; toutefois, peu de portées survécurent. Le pumapard est le croisement entre un puma mâle et un léopard femelle. C'est dans une petite ménagerie que les seuls spécimens naquirent, dans les années 1900. Six individus sont nés mais un seul est parvenu jusqu'à l'âge adulte. Celui-ci (en photo ci-dessus) fut empaillé après sa mort et sa dépouille est exposée au museum d'histoire naturelle de Rothschild en Angleterre. Son pelage est crème foncé à marron clair et est tacheté d'ocelles identiques à celles du léopard mais plus claires. Le pumapard est deux fois plus petit que ses parents. Croisements avec le chat domestique L'hybridation du chat domestique avec une autre espèce de félin peut-être naturelle, comme c'est le cas avec le chat sauvage ou le chat rubigineux, ou forcée dans le but de créer une nouvelle race de chat. Ce phénomène est assez récent dans le monde du chat et ces races sont encore en pleine évolution et restent assez rares, mise à part le bengal (en photo ci-dessus) qui connaît un grand succès. Elles ne sont pas toutes reconnues par le LOOF (Livre Officiel des Origines Félines) actuellement. Le bengal est la reproduction d'un chat domestique avec un chat-léopard du Bengale. Le chausie est la reproduction d'un chat domestique avec un chaus. Le savannah est la reproduction d'un chat domestique avec un serval. Le safari est la reproduction d'un chat domestique avec un chat de Geoffroy. Suite de l'article... Source: Wikipedia
  10. Le manul et le chat de Mongolie Mercredi 22 octobre - 16:26 Le manul (Otocolobus manul) et le chat de Biet ou chat de Mongolie (Felis bieti ou Felis silvestris bieti) sont deux félins vivant en Asie centrale et orientale. Certains scientifiques classent le chat de Biet comme une sous-espèce du chat sauvage. Le manul Description Le manul se caractérise par sa tête plate, dont les oreilles ne dépassent pas. Sa fourrure épaisse le protège du froid, elle est deux fois plus épaisse sur son ventre et sa queue. Sa robe varie suivant l'habitat, du gris pâle au brun ou au roux. Sa tête est mouchetée de noir et la queue est annelée de noir. Il mesure de 50 à 65 cm, et sa queue entre 21 et 31 cm. Sa hauteur au garrot est de 28 à 30cm. Il pèse de 2,5 à 4,5 kg. Alimentation et chasse Le manul chasse au crépuscule, il se nourrit de petits mammifères : lièvres, souris, pikas, marmottes, écureuils mais aussi des oiseaux. Ses grandes oreilles lui permettent une meilleure ouïe et une amplification des sons, il repère ainsi vite les proies qui sont dans ses entourages. Reproduction A la saison des amours son cri ressemble à un petit chien ou au hululement d'une chouette. Une cavité rocheuse ou un terrier de marmotte peut lui servir de tanière, ainsi il peut se reproduire à l'abri des regards. La durée de gestation dure de 63 à 69 jours. 3 petits naissent en moyenne par portée, la durée de gestation étant assez courte les manuls peuvent se reproduire plusieurs fois dans l'année mais c'est souvent en avril - mai qu'ils s'accouplent. A deux mois les petits perdent leur duvet et à 8 mois ils deviennent adultes et peuvent ainsi se débrouiller sans l'aide de leur mère. Leur maturité sexuelle apparait à partir de 10 mois environ. Répartition et habitat Il habite les prairies arides et froides d'Asie centrale, on le trouve jusqu'à 4800 mètres d'altitude. Il est également à l'aise dans les déserts d'altitudes et recherche les affleurements rocheux mais il ne fréquente pas les déserts de sable. Il évolue avec aisance dans son milieu et escalade rochers et falaises. Le manul réside principalement en Mongolie d'où il tient son nom car ce sont les mongols qui l'ont baptisés ainsi. Son nom scientifique est chat de Pallas, il tient ce nom depuis 1776 du naturaliste allemand Peter Pallas. Il habite également en Chine, Inde, Iran, Arménie, et dans la majeure partie de l'Asie. Le chat de Biet, ou chat de Mongolie Le chat de Mongolie, contrairement à ce que son nom indique, vit dans les steppes et montagnes de Chine. Il est très mal connu. Il possède un pelage très épais qui lui permet de résister au froid des steppes et des montagnes et des touffes de poils protègent ses pattes de la chaleur du sable comme du froid de la neige. Il mesure jusqu'à 85 cm de long. Suite de l'article... Source: Dinosoria
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    Le serval

    Le serval Dimanche 21 Décembre - 20:51 Le serval (Leptailurus serval) est un félin africain de taille moyenne. Description Le serval a un corps et une tête élancés, des pattes longues et fines, des oreilles longues, larges et arrondies en leur bout. L'aspect de sa fourrure est variable: la plupart des servals arborent des points ou taches à la manière des léopards, mais certains n'ont pour marques apparentes que quelques taches au-dessus des yeux et des anneaux autour de la queue. Il existe également des servals entièrement noirs. Il mesure environ 85 centimètres de long (tête plus corps) pour une hauteur au garrot avoisinant les 65 centimètres et une queue de 35 centimètres environ. Le mâle pèse entre 11 et 13 kilogrammes et la femelle entre 9,5 et 11. Locomotion Le serval sait nager et escalader, mais il ne le fait que rarement. Alimentation et chasse Le serval, dont la longévité est de 20 ans environ, se nourrit principalement de petits mammifères: des rongeurs, des lièvres et des damans ; mais aussi d'oiseaux, de poissons, de batraciens, de reptiles et d'invertébrés. Il chasse les rats-taupes en repérant l'entrée d'une galerie, avant de creuser pour déclancher un éboulement et d'attendre patiemment qu'un rat-taupe sorte de son trou. Il pêche également des poissons à coup de griffes. Il est aussi capable de chasser des oiseaux volant à basse altitude en effectuant des sauts à plus de 2 mètres de hauteur. Le serval est passé maître dans l'art de localiser une proie et bondir sur elle par surprise. Il peut rester à l'affût dans les hautes herbes, immobile, très longtemps. Dès qu'un bruissement se fait entendre, il saute dans les airs et retombe sur le dos de sa victime. Il le cloue alors sur le sol grâce à ses griffes. Dans ce type de chasse, il obtient des taux de record d'une prise sur deux tentatives. Parfois, il chasse en effectuant une série de bonds dans les herbes pour affoler les proies. Il choisit alors l'un des fuyards et fonce sur lui à la vitesse de l'éclair. Pour satisfaire ses impératifs alimentaires, le serval a développé tous ses sens. En réalité, il sait tout faire. Il se déplace dans l'obscurité grâce à son excellente acuité visuelle nocturne. Si la nuit est trop sombre, ses vibrisses (longs poils placés autour du museau) prennent le relais. Ce sont des terminaisons nerveuses qui en font un organe tactile. Le serval est également doué d'une excellente ouïe. Elle lui est très utile pour repérer les petits rongeurs qui se dissimulent dans les hautes herbes. Ses oreilles sont les plus grandes de tous les félidés et ses pavillons peuvent pivoter dans toutes les directions. Elles lui servent "d'antennes". Un serval repère un petit cri situé entre 20 et 50 KHz bien au-delà des fréquences que nous pouvons entendre. Son ouïe est d'ailleurs si sensible aux sons à haute fréquence qu'un grand vent peut complètement perturber sa chasse. Prédateurs Il arrive que les servals soient les proies de léopards, mais leur principal prédateur est l'Homme. Activité Comme le caracal, le serval est l'un des rares félins qui chassent de jour comme de nuit. Cela dit, le serval est surtout actif la nuit, il regagne son abri au matin. A couvert sous un arbre, il se protège de la chaleur. La nuit a été bien remplie. Il a parcouru près de 4 km en quête de petits rongeurs. Contrairement aux gros félins qui peuvent se contenter d'une grosse proie tous les 3 ou 4 jours, les petits félins doivent se nourrir avec régularité. Reproduction et éducation La reproduction peut s'effectuer deux fois par an. La femme réceptive miaule pour attirer les mâles. Une fois trouvé, la femelle reste avec son partenaire pendant environ une semaine. Ils dorment et chassent ensemble puis s'accouplent. La gestation dure 70 à 78 jours au bout de laquelle 4 petits viennent au monde. Le mâle ne s'occupe pas de l'éducation des petits et il est chassé après l'accouplement. Les chatons naissent aveugles et sourds. Ils ouvrent les yeux au bout d'une dizaine de jours. Ile ne sortent du terrier qu'après 3 ou 4 semaines. La femelle leur enseigne l'art de la chasse puis les chasse au bout de 5 à 6 mois. Les jeunes partent alors à la conquête de leur propre territoire. Ils atteignent la maturité sexuelle entre 18 et 24 mois. Comportement social En dehors de la période de reproduction, le serval vit en solitaire. Son territoire varie de 2,7 à 38 km². Les territoires des mâles et des femelles se chevauchent souvent pour faciliter les rencontres. Quand deux mâles se rencontrent, ils se courent après puis s'arrêtent. Ils se font alors face, poils hérissés et lèvres retroussées. Ils grognent puis essayent de se griffer avec leurs pattes antérieures comme deux boxeurs. Répartition et habitat On rencontre le serval principalement dans les savanes humides. Comme il a besoin de cours d'eau dans son territoire, il ne vit pas dans les demi-déserts ou les steppes arides. Statut Si l'opinion publique a souvent été mobilisée pour sauver les grands félins, le sort de leurs petits cousins est rarement évoqué. Le serval vit encore en assez grand nombre en Afrique par contre, il a du mal à survivre en Afrique du Nord. Le serval a toujours été chassé pour sa fourrure. Quand une réglementation a interdit le commerce des fourrures des grands félins, ce sont les petits qui en ont fait les frais. Si la chasse n'avait pas été réglementée dans les années 1970, l'espèce aurait sans doute disparue. Cependant, le braconnage continue à faire des ravages. Dans les régions du Maghreb, outre la chasse, c'est la transformation de leur habitat qui a provoqué le déclin du serval. Sur le continent africain, le serval survit dans les réserves. C'est l'un des petits félins qui supporte le mieux la captivité bien que ce ne soit pas une solution. Il peut même devenir un compagnon très affectueux. Coup d'oeil sur le Savannah Le Savannah est une race de chat issue du croisement entre un chat domestique et un serval. Son nom est celui de la première femelle de la race, "créée" par l'éleveuse Judee Franck le 7 avril 1986. C'est Patrick Kelly, intéressé par les chats aux apparences sauvages, qui décide d'en créer une race, après avoir eu un chaton femelle, "Kitty", issue du premier Savannah. En 2002, la TICA considère l'entrée de cette nouvelle race au même titre que les autres chats domestiques mais seulement pour la troisième génération résultante de l'accouplement avec le serval, c'est-à-dire que les hybrides de la génération F1 et F2 ne peuvent être acceptés. Le Savannah est grand, il mesure 40 cm au garrot et pèse entre 7 et 14 kilos (contre 3 à 8 pour les autres chats domestiques). Sa tête est petite et plus longue que large, ses oreilles sont très grandes et sont situées très haut sur la tête, leurs extrémités sont arrondies. Son cou est très long, épais et musclé. Il a un long nez et un petit menton. Les yeux sont de taille moyenne et de forme ovale, un peu en amande. Ils sont souvent accompagnés de larmes blanches caractéristiques de la race. La couleur varie du jaune, vert doré ou ambre. Les pattes sont longues et minces, et les postérieures semblent très hautes. Les pieds sont petits mais possèdent de longs doigts. Leur queue est assez épaisse et mesure environ le 3/4 de la longueur d'un chat normal. Elle possède des anneaux et se termine par un bout arrondis et noir. Ils ont une robe "spotted tabby" avec plusieurs petites taches noires sur les pattes et la tête. Ces taches sont de formes rondes, ovales ou allongées. Tout le ventre du Savannah est tacheté et presque blanc. Les Savannah sont des chats très intelligents, curieux, sociables, actifs, doux et affectueux. C'est un excellent sauteur et il adore jouer et aller dans l'eau. Source: Divers
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    Le jaguar

    Le jaguar Lundi 22 Décembre - 23:41 Le jaguar (Panthera onca) est un félin solitaire d'Amérique du Sud et centrale, proche de la panthère, il est d'ailleurs parfois surnommé "panthère d'Amérique", mais aussi "tigre d'Amérique" par les Hispanophones (en Espagnol, jaguar peut se dire yaguar, jaguar ou tigre americano). Description Le jaguar a une tête ronde surmontée d'oreilles de petite taille ; ses pattes sont courtes et puissantes et sa queue est longue. Ses mâchoires et ses longues canines en font le plus puissant des félins, même s'il n'est pas le plus grand. Son pelage, d'une couleur qui va de l'or au roux, est parsemé sur la tête et les pattes de taches noires qui forment sur le dos et les flancs des rosettes, ou ces ocelles, renfermant en leur centre une ou deux taches plus petites. Une rangée de taches noires parcourt le dos, parfois en une ligne continue. Le dessous du corps est blanc tacheté de noir. Il existe des formes mélaniques (de couleur noire, comme sur la photo ci-dessous) et dont les taches sont encore visibles. La taille des jaguars varie en fonction de leur origine géographique, les individus les plus corpulents (jusqu'à 136 kilogrammes) se trouvant dans le Pantanal au Brésil. Ils sont plus gros dans les zones de forêts que dans les zones de prairies. Le jaguar mesure entre 112 et 185 centimètres (tête plus corps) pour une queue de 45 à 75 centimètres. Le mâle pèse près de 55 kilogrammes et la femelle 36 en moyenne. Le nouveau-né pèse entre 680 et 990 grammes. Le jaguar vit jusqu'à 20 ans en captivité. Locomotion Le jaguar est un bon grimpeur qui se repose souvent dans les branches, mais on pense qu'il chasse surtout au sol. C'est un excellent nageur qui est capable de traverser des cours d'eau. Alimentation et chasse Les proies du jaguar sont très variées : des capibaras (des gros rongeurs), des pécaris (des suidés un peu plus petits que des sangliers et sans défenses), des pacas, des cervidés, des singes-araignées, divers petits mammifères, des caïmans, des lézards, des serpents (comme l'anaconda) et fréquemment des tortues dont il brise la carapace à la force des mâchoires. Le jaguar est un opportuniste qui chasse en fonction de ce qui est disponible. Il se nourrit également de poissons et même de quelques fruits. Il arpente le bord des cours d'eau à la recherche d'une proie qu'il charge dès qu'il l'aperçoit. Le plus souvent, le jaguar tue sa victime en enserrant son crâne et en le transperçant. Le peu que l'on sait sur son mode de chasse est déduit des traces et restes qu'il abandonne, car ce comportement a été trop rarement observé dans la nature. Il mange souvent des singes ; on pense qu'il ne les chasse pas dans les arbres mais qu'il les capture lorsqu'ils viennent fourrager au sol. Activité De jour, le jaguar reste toujours sous le couvert forestier. Il s'aventure rarement à découvert et uniquement la nuit. Son activité dépend de celle de ses proies et varie donc en fonction de son lieu de vie. Dans le Pantanal, au Brésil, les jaguars chassent plutôt le jour alors qu'au Belize, ils sont plus actifs la nuit. Prédateurs Aucun, excepté l'homme. Les petits, en revanche, peuvent être la proie de différents carnassiers. Reproduction et éducation Il n'y a pas de saison chez les jaguars. La gestation dure en général de 98 à 109 jours, à l'issue de laquelle naissent le plus souvent 2 petits (les portées pouvant comporter de 1 à 4 nouveaux-nés). Ils ouvrent les yeux entre le 1er et le 3ème jour et commencent à prendre une nourriture solide à environ 70 jours. Le sevrage a lieu au bout de 22 semaines. Les jeunes restent avec leur mère environ 2 ans. Comportement social Le jaguar est un animal solitaire qui se déplace sur un territoire dont la taille varie en fonction des proies disponibles et du dérangement humain. Les domaines des femelles peuvent se recouper, mais pas ceux des mâles. Les territoires de ces derniers englobent en revanche ceux de plusieurs femelles. Le comportement des jaguars reste relativement mal connu car peu d'expériences de radioguidage ont été effectuées. Ils vivent en effet dans un milieu difficile d'accès. Répartition et habitat (en rouge: la répartition actuelle) Les jaguars vivent dans des lieux humides, comme les prairies marécageuses ou les forêts-galeries bordant les cours d'eau. Ils peuvent fréquenter des zones moins humides à la condition qu'elles soient traversées par des rivières. On les trouve jusqu'à 2 000 mètres d'altitude. Le jaguar est présent dans les pays suivants: Argentine, Belize, Bolivie, Brésil, Colombie, Costa Rica, équateur, Guyane, Guyane français, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Surinam, Venezuela. Statut En dehors de la forêt amazonienne, le jaguar est pratiquement partout en fort déclin et ses populations en diminution constante. Il a été éliminé des régions les plus sèches de sa répartition (états-Unis et Mexique) et des pampas (en Argentine et au Paraguay). La fragmentation et la destruction de son habitat le rendent vulnérable, de plus en plus de lieux étant défrichés pour l'agriculture. Les jaguars sont également attaqués par les agriculteurs et les éleveurs qui n'en veulent pas sur leurs terres. Comme les jaguars ne cherchent pas à éviter l'homme, ils sont davantage massacrés que le puma, plus discret, et qui subsiste dans les zones où le jaguar a été exterminé. Historique Le jaguar fut jadis présent dans toute l'Amérique entre les latitudes d'environ 35° nord et sud. Sa répartition est limitée par le froid et l'altitude. Le jaguar, aujourd'hui confiné aux zones de forêt dense, est plus petit que celui qui se trouvait jadis aux états-Unis. Jusque dans les années 60, le jaguar était chassé pour sa fourrure. L'intervention de la Convention sur le Commerce international des espèces en danger (CITES) a fait efficacement diminuer cette chasse, quoique le braconnage existe toujours. La pression humaine entraîne une constante diminution des populations des jaguars qui entrent en concurrence à la fois avec les chasseurs et les agriculteurs. Les proies des jaguars sont elles-mêmes chassées et diminuent en nombre, poussant le jaguar à se nourrir de bétail. Source: Cap sur les Félins, Véron, Géraldine, NATHAN, 1997
  13. L'ocelot, le margay et l'oncille Lundi 22 Décembre - 23:24 L'ocelot (Leopardus pardalis ; en photo ci-contre), le margay (Leopardus wiedii) et l'oncille ou chat-ocelot (Leopardus tigrinus) sont trois espèces peu connues de félins des Amériques, appartenant au même genre Leopardus. L'ocelot L'ocelot est un animal assez petit. Le mâle pèse entre 9 et 13 kg environ ; sa longueur tête plus corps est d'environ 0,6 à 1 mètre, et sa queue mesure en moyenne de 27 à 45 centimètres. La femelle est plus petite. Sa fourrure ocellée (couleur dorée) lui permet de se fondre dans l'environnement de la forêt. Vivant également dans la brousse, son pelage prend une teinte plus terne, grisâtre, qui est le meilleur des camouflages. C'est un bon grimpeur, comme le puma, avec lequel il partage la majorité de son aire de répartition. Son odorat est très développé. Il dort la tête reposant sur ses pattes antérieures étendues, comme un chien. C'est le seul félin à dormir ainsi. Ses proies favorites sont les rongeurs, comme les rats, les souris et les agoutis. Mais son régime alimentaire comprend aussi des oiseaux, des serpents, des poissons, des lézards, des chauves-souris, des crabes terrestres ou des animaux plus gros comme les singes, les tortues, les faons, les tatous et les fourmiliers.L'ocelot chasse au sol même s'il vit généralement dans les arbres la journée. Il chasse normalement pendant la nuit mais la chasse peut se poursuivre le matin surtout s'il pleut ou s'il y a des nuages. Après une gestation de 80 jours, la femelle a une portée de un à quatre petits. Les petits sont dépendants de leur mère pendant 5 à 6 mois et ne quittent le territoire de celle-ci qu'à leurs 2 ans. Leur difficulté à trouver de la nourriture explique peut-être pourquoi les ocelots ne donnent qu'un ou deux petits. Les jeunes ocelots grandissent moins rapidement que les autres félins. L'ocelot vit généralement près de 10 ans dans la nature, et le double en captivité. On le rencontre principalement en Amérique du Sud, mais aussi en Amérique centrale et dans le sud-est du Texas. Il vit aussi bien dans les marais, les palétuviers, les prairies, les buissons et les forêts tropicales. Le mot ocelot est d'origine nahuatl. Il est appelé Canaguaro au Venezuela et Jaguatirica au Brésil.On estime la population d'ocelots entre 800 000 et 1 500 000. Il a été pourchassé pour sa fourrure dont le commerce entre les années 1960 et 1970 était florissant. On vendait plus de 200 000 peaux par an. Il est aujourd'hui protégé sur la majeure partie de son domaine (Sud des états-Unis à l'Amérique centrale et du Sud), et depuis, dans certaines régions, sa population a augmenté. Son habitat reste néanmoins toujours menacé à cause de la déforestation qui engendre de nouveaux problèmes. Le margay Le margay ressemble beaucoup à l'ocelot, mais il est plus petit. Il pèse 2,5 à 6 kilogrammes seulement pour 45 à 80 centimètres (corps plus tête) et une queue de 33 à 51 centimètres. Son pelage court et doux, de couleur brun-jaune, devient blanc sur le ventre, la poitrine et la nuque. Des marques foncées, semblables à celles de l'ocelot, rehaussent le dos et les flancs, tandis que la queue est annelée. Le dessus des oreilles, noir, présente des taches claires. Le margay est un petit félin (sous-famille des Felinae): l'os hyoïde constituant l'arc hyoïdien est intégralement ossifié par opposition à celui des grands félins (sous-famille des Pantherinae). Il ne peut pas rugir en le faisant vibrer, mais simplement ronronner de façon continue grâce à la respiration. L'une de ses caractéristiques physiques particulières réside dans son extrême souplesse, liée intrinsèquement à son comportement arboricole. Par exemple, ses pattes postérieures peuvent pivoter jusqu'à près de 180°, lui permettant de descendre d'un arbre ou d'une branche la tête la première sans bondir. Bien que vivant sur l'aire de répartition que l'ocelot, il ne lui fait pas beaucoup de concurrence. En effet, le margay chasse principalement dans les arbres, des oiseaux et des lézards. Il attend la nuit pour entreprendre ses expéditions au sol, où il chasse les rongeurs, les jeunes cervidés, les paresseux et les volailles. Le margay est principalement menacé par le braconnage et le trafic de fourrure. Les quelques mesures prises n'ont permis que de réduire le nombre d'individus chassés ou vendus comme animaux de compagnie exotiques, mais le trafic illégal subsiste et de nombreux margays sont encore tués. L'oncille L'oncille ressemble beaucoup à l'ocelot et au margay, mais c'est la plus petite des trois. Elle pèse 1,5 à 3,5 kilogrammes pour 40 à 60 centimètres (tête plus corps) et une queue de 25 à 40 centimètres. En Amérique hispanophone, on lui donne les noms Oncilla, Tigrillo et Cunaguaro. L'oncille chasse de nuit et surprend des oiseaux endormis ou attrape des rongeurs ou des petits serpents.Son espérance de vie est de 17 à 20 ans. Les femelles ont une gestation qui dure de 74 à 76 jours, ayant une portée de un à trois petits. Elle vit dans différents types de forêts (tropicales, subtropicales,...). Source: Divers
  14. COMMENT ELEVER UN CHATON AU BIBERON Vous venez de recueillir des chatons nouveau-nés privés de leur mère ? Si vous voulez avoir la chance de les voir grandir, la tâche de « mère de substitution » vous attends¿ Chatons orphelins : une mère de substitution Juste après leur naissance, de très nombreux petits chatons ont la chance d'avoir une mère attentionnée, prête à leur dispenser tous les soins dont ils ont besoin pour démarrer leur vie. Malheureusement, certains infortunés se retrouvent orphelins lorsque leur mère refuse de s'occuper d'eux, a une portée trop nombreuse ou est dans l'impossibilité de s'occuper de ses nouveau-nés (décès, abandon des chatons sur la voie publique par des maîtres peu scrupuleux¿). Si vous croisez le chemin de ces laissés pour compte, vous aurez l'occasion de leur offrir la chance de vivre en devenant leur mère de substitution. Mais ce rôle ne s'improvise pas ! En effet, les chatons nouveau-nés n'ont pas terminé leur développement et ont notamment besoin d'un environnement chaud, la régulation de leur température corporelle n'étant tout à fait opérationnelle que vers l'âge d'un mois. Installez-les dans une caisse remplie de couvertures et placée à proximité d'un radiateur ou avec des bouteilles d'eau chaude ou des bouillottes (+1 mais pas trop près du radiateur pour éviter la déshydratation peut être ? et les bouteilles d'eau chaude bien protéger pour éviter que les petits ne se brûlent. Ca paraît bête comme explications mais c'était dans les questions de la jeune fille qui a essayé de sauver le chaton). Jusqu'à l'âge du sevrage, vous devrez accorder beaucoup de temps à vos petits protégés. S'il y a plusieurs chatons, laissez-les ensemble jusqu'à l'âge de 3 mois, le contact avec leurs frères et s¿urs permettra de réduire le risque de troubles du comportement lorsqu'ils seront adultes. (+1 perso, j'avais mis des fourrures synthétiques sur les bouteilles pour rappeler le pelage de la mère, je ne sais pas si ça été éfficace par contre ) Alimentation des chatons orphelins : du lait au sevrage Jusqu'à l'âge de 4 semaines, le petit chat se nourrit exclusivement de lait. Vous devez vous procurer un lait spécial chaton en pharmacie, car le lait de vache est différent de celui de la chatte et il n'est pas correctement équilibré pour les chatons (+1 ). Dès l'âge de 4 semaines, vous pouvez commencer à proposer des aliments solides aux chatons, sous forme de croquettes ramollies dans de l'eau tiède ou de pâtée. Après 6 à 7 semaines, le chat peut se nourrir uniquement de cette alimentation solide (privilégiez les croquettes de bonne qualité). Choisissez un aliment spécial chaton riche en énergie, pour assurer une croissance harmonieuse. Lorsqu'un chaton est nourri au biberon, leur nombre par 24 heures varient en fonction de l'âge du chaton et du type de lait utilisé. De façon générale, le rythme est le suivant... Le nombre de biberons par 24 heures varie en fonction de l'âge du chaton et du type de lait utilisé. De façon générale, le rythme est le suivant : * 8 repas par jour la première semaine. (en moyenne toutes les 2h, y compris la nuit ) * 6 repas par jour la deuxième semaine. * 5 repas par jour la troisième semaine. * 4 repas par jour la quatrième semaine. * 3 repas par jour la cinquième semaine. * 2 ou 3 repas par jour jusqu'au sevrage. Déjections et premiers pas vers la propreté Les chatons nouveau-nés sont incapables de déféquer et d'uriner sans l'aide de leur mère. En effet, leurs sphincters ne sont pas encore fonctionnels et ils ont besoin d'une stimulation pour se soulager. Leur mère effectue cette tâche en léchant leur abdomen, jusqu'aux orifices d'excrétion des selles et de l'urine. En tant que mère de substitution, vous devrez reproduire cette stimulation en massant le ventre des chatons avec un essuie tout et un peu d'eau tiède (+ 1000 même si perso, je préfère le coton, plus doux). Il faut effectuer ce geste après chaque repas sous peine de voir apparaître des problèmes de constipation. Dès l'âge de 3 semaines, vos protégés feront leurs besoins seuls et vous n'aurez plus qu'à leur apprendre l'usage de la litière en les y conduisant après chaque repas. S'ils échappent à votre vigilance et défèquent à un autre endroit, déposez les selles dans leur bac, ils y retourneront plus volontiers pour déféquer ultérieurement. ( si le chaton demande beaucoup de soins, c'est aussi un être très fragile, à manipuler avec précaution et qu'il faut laisser beaucoup dormir, surtout les 15 premiers jours) Important (merci puce d'eau ) Il ne faut surtout pas oublier de préciser qu'un chaton qui n'est plus alimenter par sa mère voit son taux d'anticorps diminuer et disparaître au bout d'un mois, étant donné que c'est sa mère qui les lui fournie par l'intermédiaire du lait quand il tète et du placenta. Aussi jusqu'à 10 jours après ses premiers vaccins (à 2 mois) le chaton ne doit pas être en contact avec d'autres animaux même vaccinés; lavez-vous les mains si vous arrivez de l'extérieur; et ne le mettez pas en contact avec vos souliers souillés. Surveillez ses éternuements ; s'il éternue plus d'une fois /heure il peut y avoir un risque de coryza , qui peut être mortel pour un chaton ne possédant pas encore d'anticorps, avertissez tout de suite le véto.
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    Les lynx

    Les lynx Dimanche 21 Décembre - 21:53 Le genre Lynx comporte quatre espèces : le lynx d'Eurasie ou lynx boréal (Lynx lynx), le lynx d'Amérique du Nord ou lynx du Canada (Lynx canadensis), le lynx d'Espagne ou lynx pardelle (Lynx pardinus) et le lynx roux ou bobcat (Lynx rufus). Caractères communs aux 4 espèces Apparence Le lynx ressemble à un gros chat. Cependant, ses oreilles sont terminées d'un pinceau de poils noirs et raides. Caractères physiques et aptitudes Le lynx possède une excellente vue et un sens de l'odorat très développé. Il est capable de sentir l'odeur d'un chevreuil qui se trouve à 600 m de distance ou d'un lapin à plus de 300 m. Ses yeux sont six fois plus sensibles dans la pénombre que ceux de l'homme. Ses longs favoris lui permettent de capter tous les bruits. Sa dentition est beaucoup plus puissante que celle d'un chat. Ses empreintes, selon les espèces, peuvent mesurer jusqu'à 9 cm de longueur, soit trois fois plus que celle d'un chat. Ses pieds arrondis et élargis rendent plus faciles ses déplacements dans la neige épaisse. C'est un animal très agile qui peut faire un bond de 2 m pour attraper un oiseau qui s'envole. Il est également un bon nageur (même si, comme le chat domestique, il ne s'y jette pas de bon gré) et grimpe bien. Activité Le lynx est actif la nuit. Le jour, il somnole sur une branche ou dans un abri naturel. Longévité Sa longévité est d'environ 15 ans en liberté. Alimentation Ses proies favorites sont les petits mammifères comme le lapin, le campagnol, le renard, la moufette ou les petits cervidés. S'il préfère les proies fraîches, parfois, les circonstances l'obligent à manger des charognes. Comportement social et reproduction Tous les lynx sont des animaux solitaires. Chaque mâle vit sur un territoire bien défini dans lequel peuvent vivre une ou deux femelles. Les partenaires ne cohabitent que pendant la reproduction. Les mâles se livrent à des combats farouches pour conquérir leur partenaire. La femelle met bas dans une tanière confortablement aménagée. Dès la naissance des petits, elle chasse le mâle. Rapports avec l'homme C'est un animal prudent et farouche qui craint l'Homme. Habitat Il affectionne les forêts et les plaines avoisinantes. Les différentes espèces se répartissent an Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Le lynx d'Eurasie ou lynx boréal Le lynx d'Eurasie a de longues pattes postérieures. Son pelage clair est légèrement tacheté. Son cou est entouré d'une collerette de poils. Les extrémités de ses membres sont larges et poilues. Sa queue est courte. Le lynx boréal est le plus grand des lynx mais aussi le plus grand des félins d'Europe, avec une taille tête plus corps de 80 à 130 centimètres et une queue de 11 à 24 centimètres. Les mâles pèsent environ 20 kilogrammes (exceptionnellement jusqu'à 38) et les femelles 17. Les nouveaux-nés pèsent 200 à 300 grammes. La gestation dure 60 à 75 jours et la femelle donne naissance en mai-juin à une portée d'un à quatre petits qui ouvriront les yeux à 10-12 jours. Ils commencent à se nourrir d'aliments solides entre 4 et 6 semaines et sont sevrés à 5 mois. La maturité sexuelle est atteinte entre 1 an et demi et deux ans et demi. Actuellement, ce prédateur discret n'est pas considéré comme une espèce en danger mais sa population est en réduction et il a disparu de nombreuses régions d'Europe occidentale. Il ne compte plus que quelques populations isolées dans les régions montagneuses. En 2002, il restait moins de 3 000 lynx en Scandinavie. Sa population est également en baisse dans les montagnes des Carpates. Chassé à outrance, pour sa fourrure et parce qu'il est considéré comme destructeur de gibier, il n'en resterait plus qu'environ 150 dans les Alpes et moins de 100 dans les Pyrénées. Sa réintroduction dans les massifs français est très difficile. Ce prédateur est totalement inoffensif pour l'homme. De plus, sa présence est salutaire pour l'écosystème car il élimine les individus faibles ou malades. Il a été réintroduit en France, en Allemagne, en ex-Yougoslavie, en Suisse, en Italie et en Autriche ; il est présent également en Scandinavie, en Russie, en Asie Mineure, en Iran, en Iran, en Asie jusqu'en Mandchourie, en Mongolie et dans les régions montagneuses d'Asie centrale. Le lynx d'Amérique du Nord ou lynx du Canada Le lynx d'Amérique du Nord est légèrement plus petit que le lynx boréal mais a la même morphologie. Adaptée au froid, sa fourrure est longue et épaisse, brun jaunâtre et tachetée. Il mesure 80 à 100 centimètres environ. La longueur de sa queue, très courte, varie entre 5 et 13 centimètres. Les mâles pèsent environ 10 kilogrammes, les femelles 8,5 et les nouveaux-nés 200 grammes. Il s'alimente à 80% de lapins. Quand son gibier favori commence à manquer, il migre vers les prairies. Il est capable d'attaquer des proies aussi grosses que le caribou. La gestation dure 9 semaines et se termine fin mai, début juin ; la portée comprend en général de 2 à 4 petits qui ouvrent les yeux entre le deuxième et le dix-septième jour et seront sevrés vers 3 mois. Ils peuvent se reproduire vers l'âge de 1 an mais le font le plus souvent à partir de 2. Le lynx du Canada n'est pas non plus menacé d'extinction. Cela dit, la destruction de son habitat due au développement des activités humaines entraîne la raréfaction de ses proies, ce qui fait qu'il disparait localement. Le piégeage est autorisé en dehors des zones protégées, comme les parcs. On le trouve au Canada et en Alaska. Le lynx d'Espagne ou lynx pardelle Le lynx pardelle ressemble fortement aux deux lynx évoqués ci-dessus mais son pelage est plus fortement tacheté. Certains le considèrent malgré tout comme appartenant à l'espèce Lynx lynx. Les mâles mesurent environ 98 centimètres pour un poids de 12 à 13 kilogrammes et les femelles 84 à 88 centimètres pour un poids légèrement inférieur. Il se nourrit de petits mammifères mais également de canards et d'autres oiseaux. C'est une espèce en danger. La population espagnole est estimée à environ 1 200 individus alors que les lynx portugais ne sont pas plus d'une centaine. Leur répartition est fragmentée et ils sont menacés par la destruction de leur habitat et par la réduction du nombre de leurs proies principales, les lapins de garenne, victimes de maladies. On les rencontre (de nuit et avec beaucoup de chance) uniquement en Espagne et au Portugal. Le lynx roux ou bobcat Sa forme générale est proche de celle du lynx du Canada mais ses pattes sont plus courtes et ses pieds plus petits. Sa fourrure est courte et dense, d'une couleur allant du gris clair au roux pour le dessus du corps ; le ventre est blanc. Des taches ou des bandes noires ornent le pelage. L'arrière des oreilles est noir avec une tache blanche. La queue est courte, marquée de bandes noires sur le dessus, entièrement blanche dessous. Les mâles mesurent environ 72 centimètres et les femelles 65. Leur queue est d'environ 14 ou 15 centimètres. Les mâles pèsent environ 10 kilogrammes, les femelles 7 et les nouveaux-nés 280 à 340 grammes. Le lynx roux se nourrit essentiellement de différentes espèces de lapins et de lièvres mais également de cervidés, de rongeurs, de cervidés, de rongeurs, d'opossums, d'oiseaux et de serpents (c'est sain de manger varié thumbsup.gif ). Ce n'est pas un gros mangeur et un lapin lui suffit pour subsister deux jours. La gestation dure en général de 50 à 60 jours. Les petits naissent habituellement entre mars et juin ; les portées sont le plus couvent constituées de 4 petits (de 1 à 6). Ils sont sevrés à environ 8 semaines et quittent la mère au printemps suivant. La maturité sexuelle est atteinte entre 1 et 2 ans. Cette espèce n'est pas menacée mais son aire de répartition s'est morcelée. Le bobcat a ainsi disparu du Middle-West et de l'est des Etats-Unis. Sa chasse est toujours autorisée. On estime qu'environ 70 000 lynx sont tués chaque année. Son habitat est très varié, on le trouve aussi bien dans des zones marécageuses qu'en haute altitude. Son pelage varie d'une région à l'autre. On le trouve au Canada, aux Etats-Unis et au Mexique. Sa ressemblance avec le chat est évidente quand il se met en colère. Là, il fait le dos rond, et poils hérissés, il crache comme un chat. Les Américains l'ont baptisé "Bobcat" qui est une abréviation de bobbed tail cat qui signifie "chat à la queue écourtée". Source: Cap sur les Félins, Véron, Géraldine, NATHAN, 1997
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    Le puma ou couguar

    Le puma ou couguar Dimanche 21 Décembre - 23:30 Le puma (Puma concolor), aussi appelé couguar* ou surnommé "lion des montagnes", est un félin d'Amérique difficile à observer et solitaire. *Il ne faut cependant pas confondre "couguar" et "cougar", le cougar étant la sous-espèce de puma, ou de couguar, peuplant autrefois la côte Est de l'Amérique du Nord. (voir statut) Description Le puma a un corps et un cou allongés, une tête petite, des oreilles courtes et arrondies et une longue queue. La couleur de son pelage varie de gris bleu à brun rouge. Cette dernière teinte est plus fréquente dans les régions tropicales et les animaux du nord sont plutôt gris. Le puma est totalement dépourvu de taches. L'extrémité du museau et le dessous du corps sont blancs ou de couleur crème. Il existe parfois de formes mélaniques (noires). La taille varie avec l'origine géographique, les plus grands se trouvant aux extrêmes sud et nord de l'aire de répartition ; les individus des régions montagneuses sont également plus gros que ceux des plaines. Le puma est bien adapté au saut, étant le félin qui possède la plus importante différence de longueur entre les membres antérieurs et postérieurs. Le mâle mesure entre 105 et 195 centimètres (tête plus corps) pour un poids de 67 à 103 kilogrammes. Quant à la femelle, elle fait entre 96 à 151 centimètres et pèse entre 36 et 60 kilogrammes. La queue mesure entre 53 et 81 centimètres. Le nouveau-né ne fait généralement pas plus de 500 grammes. Le puma peut vivre jusqu'à 18 ans en captivité. Locomotion Le puma peut bondir sans élan jusqu'à 7 m de hauteur et sauter d'arbre en arbre. Il est à l'aise dans les terrains les plus escarpés et accidentés. J'avais également entendu dire qu'il pouvait se laisser tomber de 20 mètres. Alimentation et chasse Les pumas se nourrissent essentiellement de cervidés, comme les wapitis, mais aussi, selon les régions, de suidés sauvages, d'opossums, de ratons laveurs, de castors, de porcs-épics, de pacas, d'agoutis, de chauve-souris et de lézards. Au sud de leur aire de répartition, les grosses proies ne sont plus les cervidés mais les guanacos (de la famille du lama) et les rhéas (voisins de l'autruche). Il peut leur arriver de tuer des proies plusieurs fois plus gros qu'eux, comme les élans (plus de 5 fois plus lourds). Le puma étant très opportuniste, la taille de ses prises est très variable. Il repère sa victime au cours de ses déplacements ; alors, il l'approche, restant caché, la charge et la tue d'une morsure à la nuque ; il ne la poursuit généralement pas. La carcasse est emportée à l'abri et peut être conservée, recouverte de végétation ou de neige. Activité Le puma peut être actif de jour comme de nuit et s'adapte à la période d'activité de ses proies. Les individus des montagnes chassent plutôt de jour alors que ceux des plaines sont plutôt nocturnes. Les couguars sont très discrets et difficiles à voir. Prédateurs Le puma n'a pas vraiment de prédateurs, si ce n'est l'homme, mais, comme il mange de grosses proies, il peut être tué lors de ses attaques. Les mâles mangent parfois des jeunes de leur propre espèce, qui peuvent également être victimes de différents prédateurs, tels que les ours. Pour la petite histoire, j'ai vu un reportage où un ours en voulait aux petits d'un puma femelle. Elle a défendu ses petits avec tant de hargne qu'il a renoncé et est rentré bredouille. Reproduction et éducation La reproduction se fait en toute saison. Lors de la période de rut, mâle et femelle chassent et dorment ensemble. La gestation dure environ 90 jours ; les portées comprennent généralement d'un à quatre jeunes, le plus souvent 3 et la femelle les élève seule. Ils sont camouflés dans un nid de feuilles, dans une cavité rocheuse ou dans un fourré. Leur pelage est moucheté. Ils commencent à manger de la viande dès 6 semaines mais sont allaités plus de 3 mois. A quelques mois, ils suivent la mère pour dévorer les carcasses qu'elle a tuées. Ils sont indépendants vers 2 ans, mais les frères et s¿urs peuvent rester unis quelques mois. Comportement social Le puma est solitaire. Les femelles ont des territoires qui se recoupent et sont englobés dans celui d'un mâle. Plus le territoire d'un mâle recouvre de territoires de femelles, plus il a de chances de reproduction. Ceux des mâles s'excluent mutuellement et le passage d'autres mâles ou de jeunes est toléré, sans que ceux-ci puissent s'y installer. Les pumas doivent parcourir de grandes étendues pour rechercher leur nourriture. Dans les régions montagneuses, ils sont obligés de descendre dans les canyons durant l'hiver. Répartition et habitat Les pumas vivent dans les forêts, les montagnes, les failles, les terrains accidentés, les marais, les prairies et les brousses et se rencontrent jusqu'à 4500 m d'altitude. On les trouve dans l'ouest du Canada et au sud de la Floride, en Amérique centrale et du Sud. L'aire de répartition du puma est celle qui s'étend le plus en latitude, allant du Yukon au Canada jusqu'au détroit de Magellan. On le trouve dans les pays suivants: Argentine, Belize, Bolivie Brésil, Canada, Chili, Colombie, Costa Rica, Equateur, Etats-Unis, Honduras, Guatemala, Guyane, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Salvador, Surinam, Venezuela. Statut L'espèce n'est pas en danger, mais la sous-espèce de Floride a considérablement réduit son aire de répartition. Le nombre de ses représentants est tombé à quelques dizaines d'individus, qui vivent dans le sud de l'état, ce qui fait que cette sous-espèce est menacée d'extinction. Le puma de l'est (ou cougar) a disparu dès le début du XXème siècle en raison de la déforestation, de la réduction des proies et des persécutions. Depuis, des observations dans l'est des états-Unis ont été rapportées mais peu de preuves réelles de sa présence ont été données. Si ces observations sont fondées, il ne s'agit pas de plus d'une cinquantaine d'individus. Selon certains spécialistes, il s'agirait d'animaux relâchés par des particuliers qui les avaient pris comme animaux de compagnie et s'en sont débarrassés lorsqu'ils sont devenus adultes. Les pumas élevés en captivité s'adaptent en effet assez bien à la vie sauvage ; le re-développement des forêts et l'augmentation du nombre de proies potentielles dans l'est du pays permettent effectivement de penser que des pumas aient pu se réadapter dans cette partie des états-Unis. La situation en Amérique du Sud est meilleure qu'au nord et le puma a résisté là où le jaguar avait déjà disparu. Pourtant, la population locale a tendance à considérer le puma comme un animal nuisible et une menace pour le bétail. Le statut du puma en Amérique centrale est très mal connu du fait de la difficulté d'accès des régions où il vit et de sa discrétion. Historique Les pumas évitent l'homme et peu d'attaques ont été recensées, si bien que les premiers américains n'en firent pas un nuisible au même titre que le loup par exemple. Les gaucho l'appellent même Amigo del christiano. Mais les pumas peuvent parfois tuer de nombreuses têtes de bétail ; toutefois, ils ont peur des chiens et sont faciles à abattre. C'est pourquoi le piégeage, l'empoisonnement et a chasse dite sportive ont rapidement éliminé le puma de nombreuses régions, d'autant qu'il y subissait déjà la destruction de son habitat et la diminution de son gibier. Sa tête fut longtemps mise à prix ; au Nouveau-Brunswick, en 1959, une dépouille de puma valait 250$. A partir du milieu des années 60, la chasse fut interdite dans certains états des états-Unis mais le puma avait déjà disparu de l'est du pays à l'exception de la Floride. Le puma est très discret et, du fait de la persécution dont il a fait l'objet, s'est retranché dans des zones éloignées de toute activité humaine. De ce fait, il est difficilement observable et, encore récemment, les zoologistes connaissent peu de choses sur sa biologie. Depuis les travaux de Hornecker en 1964, les études sur le puma se sont succédé mais beaucoup de choses restent à apprendre sur celui que Théodore Roosevelt appelait le "seigneur du meurtre fugitif". Les noms du puma Les différents noms et expressions utilisés pour désigner le puma reflète la diversité des langues et des cultures du continent américain. Les peuples amérindiens connaissaient le puma et le baptisèrent de façon diverse : il était cabcoh pour les Mayas. Le nom « puma » vient de la langue quecha parlée par les Incas. Ces derniers les tuaient lorsqu'ils s'attaquaient aux guanacos et aux vigognes. Au Brésil, les Amérindiens Tupi appelaient l'animal susuarana, déformé ensuite par les Portugais en cuguacuarana signifiant « lion de montagne » et qui devint au XVIIIème siècle le « couguar » du naturaliste français Buffon. Les peuples qui occupaient les rives des Grands Lacs pensaient que sa queue attisait les tempêtes. Ils l'appelaient Erielhonan, ce qui signifie « longue queue ». Le lac Erié dérive de cette appellation. Le félin se fait rare, il ne chasse qu'à la tombée de la nuit ou à la levée du jour : c'est pourquoi il a été aussi surnommé le « chat fantôme » (ghost cat en anglais). Lorsque Christophe Colomb découvrit le puma, il crut que c'était un lion : les Américains l'appellent encore mountain lion, « lion des montagnes ». Bryce Canyon (Utah, états-Unis) Les montagnes Rocheuses constituent aux états-Unis un refuge pour toutes les espèces qui fuient l'homme et la civilisation. Elles s'étendent sur plus de 4800 km du Canada au Mexique, avec des sommets culminant à 3000 m au nord et jusqu'à 4000 m au sud. S'y étagent des milieux variés où a pu être préservée une grande diversité géologique, faunistique et floristique, en partie grâce à l'inaccessibilité des lieux. Les Rocheuses sont l'un des derniers refuges des pumas, qui ont pratiquement disparu à l'est du massif, si ce n'est en Floride, alors qu'à l'ouest la réduction des forêts et du nombre de proies les a conduits à se replier dans les zones les plus reculées. La mise en place d'un secteur protégé dans la région du Yellowstone en 1872 a constitué un événement précurseur et avant-gardiste dans le domaine de la protection de la nature. Elle fut suivie en 1916 par la création des parcs nationaux: ils sont aujourd'hui 340 aux Etats-Unis. Les parcs de Bryce Canyon et des Canyonlands (Utah), situés dans les Rocheuses, sont ceux où l'on a le plus de chances d'observer des pumas. Situé dans la partie moyenne de la chaîne, ou "Middle Rockies", le parc national de Bryce Canyon s'étend sur 146 km²; il est constitué d'un ensemble d'amphithéâtres creusés dans le plateau calcaire du Paunsaugunt (en Indien "pays des castors") ; l'érosion a ici donné les formes les plus extraordinaires à la roche, dont les couleurs varient du blanc à l'ocre. Le panorama se découvre en suivant la route en corniche (Rim Drive) qui fait le tour du parc. Faune et flore : Les Rocheuses sont remarquables pour leur faune composée de cerfs, comme les wapitis, d'antilopes pronghorns, de chevreuils, d'élans, de grizzlis, de bisons, de porcs-épics, de renards, de coyotes, de lynx, de ratons laveurs, de castors, de lapins et de nombreux petits rongeurs. Quelques 164 espèces d'oiseaux habitent dans le parc, parmi lesquelles on peut citer le symbolique aigle royal. Génévriers, pins pondérosas et sapins constituent la flore principale de la région. Observation : On peut se rendre dans les Rocheuses pratiquement toute l'année mais parfois le froid et la neige les rendent difficilement accessibles. La meilleure période se situe entre mai et octobre, à condition d'éviter le mois de juillet et août où l'affluence touristique est à son maximum et la température très élevée en journée. Tout au long de l'année, les pumas sont surtout actifs en soirée, pendant la nuit et jusqu'en milieu de matinée. L'été, ils sortent aussi le jour. Le plus souvent ne sont visibles en journée que les nombreux lézards et écureuils mais au crépuscule et à l'aube une faune plus riche est observable. Le meilleur moyen, pour surprendre les animaux, est de sillonner les montagnes en randonnée pédestre ou équestre, sur des sentiers balisés, comme le Navajo Loop Trail. Les pumas sont extrêmement discrets et même les indices de leur présence sont souvent difficiles à trouver. Un hasard favorable peut cependant vous permettre d'en apercevoir un, même en plein jour durant l'été. Ils sont essentiellement localisés dans les zones les moins accessibles ; toutefois ce sont des animaux qui se déplacent beaucoup à la recherche de nourriture et des visiteurs ont parfois été surpris de se rendre compte qu'ils étaient suivis par un puma. La rencontre avec ce félin est rarement dangereuse ; il est surtout conseillé de ne pas fuir mais au contraire de maintenir le contact visuel, l'animal finissant par déguerpir. Les visites accompagnées d'un guide naturaliste permettent de bien découvrir la flore et la faune. Les zones rocheuses escarpées, appréciées des pumas, peuvent en effet être difficiles d'accès. Source: Cap sur les Félins, Véron, Géraldine, NATHAN, 1997
  17. Le chat des sables Mardi 23 Décembre - 11:59 Le chat des sables ou chat du désert ou chat du Général Margueritte ou chat de Margueritte (Felis margarita), découvert en 1856, appartient à la famille des félins. Description Taillé pour la vie dans le désert, le chat du désert a un pelage de couleur sable avec quelques rayures plus foncées sur la face et au niveau des joues. Ses pattes et sa queue sont striés de bandes rousses. Son épais pelage le protège de la très grande amplitude thermique qui règne dans le désert (les jours sont très chauds et les nuits glaciales). Le chat du désert mesure entre 40 et 60 centimètres (tête plus corps) pour une queue d'environ 30 centimètres. Sa hauteur au garrot avoisine les 25 centimètres. Il pèse entre 1,5 et 4 kilogrammes. Le chat des sables vit jusqu'à 14 ans en captivité Alimentation et chasse Une des principales adaptations du chat des sables à son environnement vient du fait qu'il ne lui est pas nécessaire de boire directement. En effet, l'eau qu'il récupère de ses proies lui suffit. Il a une ouïe particulièrement développée, ce qui lui permet de découvrir aisément ses proies potentielles qu'il va dénicher en grattant le sol autour d'elles. Il se nourrit principalement de rongeurs tels que les gerbilles et les campagnols ou encore de lièvres, oiseaux, lézards voire insectes. En raison des chaleurs particulièrement élevées de son milieu, et malgré la forte protection de sa fourrure, le Chat des Sables ne chasse pratiquement qu'à la nuit tombée. Le jour, il préfère rester à l'abri dans son terrier. Reproduction et éducation Le Chat des Sables est un félin solitaire hormis pendant les périodes de reproduction, qui se situent aux alentours de janvier. La gestation durant deux mois, la plupart des jeunes naissent entre mars et avril. Les portées sont en moyenne composées de 3 à 5 chatons, rarement plus. Ils atteignent leur maturité sexuelle à l'âge d'un an. Mode de vie On ne connaît pas vraiment la taille du territoire d'un chat des sables mais une étude en Israël mentionne une taille d'environ 15 kilomètres carrés pour un mâle adulte. Le chat des sables vit dans des zones très arides, en plein désert de sable ou désert rocailleux. Statut Le chat des sables est classé dans la catégorie Near threatened par l'UICN depuis 2002. Cela signifie qu'il se rapproche de la catégorie supérieure (Vulnérable). A ce stade, il n'est pas directement en danger, mais les études prouvent que ses populations tendent à diminuer. Il semble certain que cette tendance ne va pas s'inverser et qu'il sera bientôt considéré comme réellement vulnérable. Il est à noter qu'il a "monté" d'une catégorie en 2002 (auparavant, en 2000 il était dans la catégorie inférieure (least concern), et son effectif était aussi plus important). La perte de son habitation et sa fragmentation sont les principales menaces touchant le Chat des Sables, et celles-ci vont en s'accroissant, du fait d'implications humaines. Une autre menace provient du changement dans la dynamique proie/prédateur (ainsi, le déclin des proies du à diverses raisons comme celle citée précédemment va directement influencer un déclin des prédateurs trouvant du fait moins de nourriture). Il est à noter que cela reste un facteur naturel, mais qui s'accélère par diverses interventions humaines. Le chat des sables est également classé par la CITES dans son annexe II, qui réglemente sa chasse et son commerce. De ce fait, sa chasse est interdite dans de nombreux pays comme l'Algérie, l'Iran, l'Israël, le Kazakhstan, la Mauritanie, le Niger, le Pakistan et la Tunisie. Cependant, il n'existe pas de protection légale dans d'autres pays. C'est le cas de l'Egypte, de la Jordanie, de la Lybie ou encore de l'Ouzbekhistan. La plupart des actions de conservation sont, sur le terrain, basées sur des mesures de politique internationale (grâce à des organisation comme l'UICN, la CITES qui pousse les Etats à agir conjointement) mais aussi sur des mesure de politique propres à chaque Etat, sur leur sol. Répartition et habitat Le chat du désert vit dans les régions désertiques d'Algérie, d'égypte, d'Iran, de Libye, du Maroc, du Niger, d'Oman, du Pakistan, du Qatar, d'Arabie saoudite, du Soudan, de Tunisie, de Turkménistan, d'Ouzbékistan et du Yémen. Source: touslesfelins.free.fr
  18. Le léopard ou panthère Mercredi 17 Décembre - 22:35 Le léopard (Panthera pardus), aussi appelé panthère, est un panthériné appartenant à la famille des félins, vivant sur les continents africain et asiatique. Sous-espèces On estime à 8 le nombre de celles-ci, dont : Léopard d'Afrique - Panthera pardus pardus Léopard d'Arabie - Panthera pardus nimr Léopard de Java - Panthera pardus meas Léopard du Sri-Lanka - Panthera pardus kotiya Léopard indien - Panthera pardus fusca Description Le léopard a un corps souple et une tête large aux oreilles courtes et arrondies, une longue queue et des pattes grandes et puissantes. Son pelage est dense et ras mais assez long chez les individus des régions froides. La couleur de son dos varie du jaune ou fauve clair au jaune orange, du gris olive au gris brun ou brun olive; le dessous est blanc à grisâtre ou jaunâtre. Sa tête, la nuque et le dessous sont couverts de taches noires; la coloration et la disposition des taches varient selon les individus et leur origine géographique. Ainsi, deux individus ne peuvent avoir exactement la même robe. Dans les régions humides, les panthères sont plus sombres, parfois noirâtres sur le dos ou même totalement noires: ce sont les fameuses panthères noires que l'on a prises autrefois pour une espèce différente. Ces formes mélaniques existent dans toute l'aire de répartition du léopard mais sont plus fréquentes dans certaines région: ainsi, dans la péninsule de Malaisie, elles concernent près de 50% des individus. Les jeunes sont plus sombres avec des rosettes mal formées. L'arrière des oreille est noir orné d'une tache blanche qui grandit avec l'âge. Le mâle mesure entre 130 à 190 centimètres (tête plus corps), contre 110 à 140 pour la femelle, pour une queue de 70 à 100 centimètres (contre 60 à 75), une hauteur au garrot de 50 à 70 centimètres (contre 45 à 60) et un poids de 45 à 65 kilogrammes (contre 35 à 50). Le nouveau-né mesure 20 centimètres et sa queue en fait 15 ; il pèse 430 grammes. Le léopard vit 12 ans environ dans la nature et jusqu'à 21 ans en captivité. Comportement social La panthère est solitaire. La taille de son territoire varie de 6 à environ 60 km² mais peut être beaucoup plus vaste (jusqu'à environ 400 km²); celui d'un mâle englobe celui d'une ou plusieurs femelles. En général, les aires de chasse des femelles s'excluent mutuellement. Le territoire est défendu et marqué au moyen de cris, de projections d'urine, de griffages au sol et sur les arbres. Le signal vocal utilisé pour annonce sa présence et délimiter son secteur de chasse est un toussotement rauque répété une dizaine de fois. Dans la communication sonore, il existe également des signaux de contact (grincement rauque), d'agression (hurlement, rugissement), de satisfaction (ronronnement); la femelle salue ses petits par de faibles "pit pit pit". Locomotion Très bon grimpeur, le léopard est arboricole. Il chasse cependant à terre. Il nage très bien et peut traverser des cours d'eau mais non de grands fleuves. La présence de l'eau ne lui est pas nécessaire. Chasse et alimentation Le léopard se nourrit de tous les mammifères petits et grands, comme les antilopes, les gazelles, les singes (surtout les babouins), les cobes, les zèbres, les lionceaux, les jeunes guépards, les chacals, les rongeurs, etc, y compris lorsqu'ils pèsent plusieurs fois son poids. Il consomme également de nombreux oiseaux, divers reptiles, poissons, insectes et animaux domestiques (moutons, chèvres, veaux, chiens,...). Sa taille moyenne est idéale pour lui permettre de se nourrir de la plus grande variété de proies. Le plus souvent, il a pour victime des ongulés de 20 à 50 kg, mais lorsque ce gibier se fait rare, il attaque de plus petits animaux. La panthère peut se nourrir également de charognes. Elle boit en général chaque jour mais peut se passer d'eau plusieurs mois. Elle chasse seule, le plus souvent de nuit, au sol et non dans les arbres; elle repère sa proie plutôt à la vue qu'à l'odeur, l'approche à couvert en rampant, se rue dessus et la met à mort; ensuite, elle l'éviscère et la transporte dans un arbre. Elle peut stocker plusieurs carcasses en réserve sur un même arbre; en effet, celles-ci durent quatre fois plus longtemps dans les arbres qu'au sol en étant protégées des charognards et autres prédateurs. Prédateurs Les lions, lycaons, hyènes tachetées et crocodiles (sans parler de l'Homme) représentent une menace pour le léopard, en particulier pour les jeunes. Reproduction et éducation La période de mise bas des panthères est le printemps dans les régions sub-tropicales et toute l'année dans les régions tropicales. La femelle est en chaleur à peu près tous les 45 jours, pendant 6 à 7 jours; elle est alors convoitée par plusieurs mâles. La gestation dure en général de 90 à 112 jours puis la femelle met bas dans un abri (terrier, arbre creux, buissons,...) une portée de 1 à 6 petits (le plus souvent 2 ou 3). Ils ouvrent les yeux à une semaine, l'allaitement dure 3 mois. Ils commencent alors à accompagner leur mère lors de ses déplacements et apprennent à chasser. Ils la quittent vers 12 à 18 mois et sont sexuelles matures vers 2 ans et demi, 3 ans. Répartition La panthère est le félin qui a la plus vaste distribution et qui s'est adapté à la plus grande variété de milieux. On la trouve dans les milieux les plus arides comme dans les milieux humides. Elle a besoin de cachettes pour se mettre à l'affût et être capable de profiter du moindre accident de terrain ou de simples touffes d'herbes pour approche ses proies sans se faire voir. Légende : / présence historique / présence incertaine / présence très fragmentée / présence avérée Statut Les panthères sont extrêmement menacées dans une bonne partie de leur aire de répartition. La mode des fourrures de léopard fut à l'origine de leur raréfaction. Mais les panthères ont également été chassées car elles s'attaquent au bétail et sont de facto impopulaires auprès des éleveurs. Historique L'espère Panthera pardus est en général nommée léopard en Afrique et panthère en Asie. Partout le léopard symbolise la force. En Chine, on disait que la panthère annonçait les changements de saison. En Egypte, elle était assimilée à Seth, le dieu du mal, et, lors des cérémonies funèbres, les prêtres portaient une peau de léopard. Au Bénin, le léopard représentait l'autorité royale. D'une façon générale, en Afrique, il est un emblème totémique et il existe plusieurs légendes d'hommes-léoprds, que l'on trouve également en Inde. En Occident, le léopard symbolise les vertus guerires. Source: Cap sur les Félins, Véron, Géraldine, NATHAN, 1997
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    Le caracal

    Le caracal Mardi 23 Décembre - 11:35 Animal rare, également appelé "lynx de Perse" (pour sa ressemblance au lynx mais sans en être une sous-espèce), le caracal, dont le nom signifie "oreilles noires" en turc, appartient à la famille des félins. Sous-espèces Caracal caracal caracal, Afrique centrale et Afrique du Sud Caracal caracal algira, Afrique du Nord Caracal caracal damarensis, Namibie Caracal caracal limpopoensis, Botswana Caracal caracal lucani, Gabon Caracal caracal michaelis, Turkmenistan (espèce menacée) Caracal caracal nubicus, éthiopie, Soudan Caracal caracal poecilictis, Afrique occidentale Caracal caracal schmitzi, Asie occidentale, Iran, Arabie, Inde Description Le caracal est un félin élancé aux longues pattes, les postérieures étant plus longues que les antérieures. Ses oreilles sont surmontées d'un pinceau de poils noirs. Sa queue est courte. Son pelage est court, de couleur brun rouge sur le dessus et blanc dessous. Il existe des formes entièrement noires. Il mesure 60 à 105 centimètres pour une queue de près de 30 centimètres et une hauteur au garrot de 40 à 45 centimètres. Le mâle pèse environ 15 kilogrammes, la femelle 11 et le nouveau-né 300 grammes. Le caracal vit jusqu'à 12 ans environ. Activité Le caracal est nocturne ou crépusculaire. Alimentation et chasse Très bon grimpeur et sauteur, le caracal se nourrit surtout de rongeurs, de damans (mammifères un peu plus gros qu'un lapin), de dik-diks (très petites antilopes d'Afrique), d'impalas (sortes d'antilopes), de cobes des roseaux (espèce d'antilopes) et de différentes espèces d'oiseaux. A la manière d'un chat, il rampe en silence, le corps aplati contre le sol et s'approche de sa proie avant de fondre sur elle. Reproduction et éducation Le caracal a une ou deux portées d'un à six petits par un. La gestation dure environ 70 jours. Les petits ouvrent les yeux vers 9 jours. Ils se nourrissent d'aliments solides vers 50 à 70 jours et sont sevrés entre 10 et 25 semaines. Ils restent avec leur mère environ un an. La maturité sexuelle est atteinte en général entre un et deux ans. Statut Ce n'est pas une espèce menacée. Répartition et habitat Le caracal vit ans les zones boisées sèches ou savanes sèches. On ne le trouve ni dans les zones désertiques ni dans les zones tropicales. Source: Cap sur les Félins, Véron, Géraldine, NATHAN, 1997
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    Le chat sauvage

    Le chat sauvage Mardi 21 octobre - 20:49 Le chat sauvage (Felis silvestris) est l'ancêtre du chat domestique (Felis silvestris catus). Ce petit félin change de stature selon son habitat. Mince et élancé dans les régions chaudes d'Afrique ou d'Asie, il est plus trapu en Europe. Description Si les chats domestiques présentent une grande diversité d'aspects et de couleurs, les chats sauvages sont bruns avec des rayures noires. Le chat sauvage européen est plus massif que le chat domestique. Il pèse en moyenne 3,5 kg pour la femelle, 5 kg pour le mâle. Il mesure entre 45 et 75 cm, plus la queue de 21 à 38 cm. La sous-espèce africaine tend à être plus petite et de pelage plus clair. Le chat africain mesure effectivement de 55 à 65 cm, plus la queue de 25 à 35 cm. Quant au chat asiatique, il fait environ 55 à 65 cm, plus la queue de 25 à 33 cm. Le chat sauvage peut vivre environ 15 ans. Chasse Le chat sauvage chasse, surtout au crépuscule et à la tombée de la nuit, essentiellement des rongeurs et des oiseaux. Répartition Habitat Le chat sauvage s'adapte à de nombreux habitats : la savane, la forêt et la steppe. Il évite les forêts tropicales et les déserts. Sous-espèces La taxinomie de l'espèce est encore discutée. Certains auteurs ne reconnaissent que deux sous-espèces sauvages : Felis silvestris silvestris et Felis silvestris lybica, le premier en Eurasie, le second en Afrique. D'autres auteurs ont par contre multipliés les sous-espèces, puisque plus de 20 ont été décrites. Chat sauvage européen ou chat forestier (Felis silvestris silvestris) Le chat sauvage d'Europe habite dans les forêts d'Europe de l'Est, d'Europe centrale et d'Europe de l'Ouest, aussi bien en Ecosse qu'en Turquie. Il n'est cependant pas présent, ni en Scandinavie, in en Islande, ni en Angleterre, ni au Pays de Galles, ni en Irlande. Il est plus grand que le chat d'Afrique ou le chat domestique. Sa fourrure épaisse et sa taille permettent de le distinguer, il ne devrait normalement pas être confondu avec un chat domestique. Les chats sauvages étaient nombreux en Europe au Pléistocène ; quand la glace a disparu, ils se sont révélés adaptés à une vie dans les forêts denses. Contrairement aux chats domestiques, ils sont en activité pendant la journée. Les chats sauvages sont extrêmement timides. Ils évitent de s'approcher des humains. Ils vivent en solitaire et tiennent un territoire d'environ 3 km² chacun. Ils sont devenus très rares dans les pays européens. Bien qu'étant des animaux protégés, ils sont encore pris pour cibles par des chasseurs qui les prennent pour des chats domestiques. En écosse, le croisement avec des chats domestiques est également une menace pour la population de chats sauvages. Le chat sauvage a l'habitude de marquer son territoire à l'aide de ses griffes sur des troncs d'arbres ou d'arbustes debout ou couchés. Il choisit généralement des arbres à l'écorce fibreuse. Si le sureau noir a souvent sa préférence, il ne dédaigne pas les jeunes résineux et les lilas. L'écorce est dilacérée sur une hauteur de 30 à 40 cm et s'effiloche au fil du temps car le chat revient régulièrement au même endroit. Il est important que ses griffes restent aiguës et tranchantes, c'est pourquoi la partie externe de l'enveloppe cornée s'exfolie. En observant bien au pied de l'arbre lacéré, on peut trouver des morceaux de griffes. Le chat forestier est considéré comme menacé au niveau européen et, depuis les années 1970, c'est une espèce protégée sur l'ensemble de son aire de répartition. Pour conserver le chat sauvage, il faut protéger l'ensemble de son habitat : forêts, bosquets, haies et prairies. L'animal n'est pas facile à observer car il évite de s'approcher des humains. Chat sauvage africain ou chat ganté ou chat de Lybie (Felis silvestris lybica) Le Chat sauvage d'Afrique est réparti sur des déserts et des savanes de l'Afrique et de l'Arabie. Il est plus petit que la sous-espèce européenne et a une fourrure plus courte. On pense que le Chat sauvage d'Afrique est l'ancêtre du chat domestique, puisqu'il est plus docile que les chats sauvages d'Europe, et en activité la nuit. Bien que certaines découvertes laissent à penser que la domestication des chats a eu lieu dès 9500-9000 av. J.-C., seule la présence du chat chez les Egyptiens depuis 4000 av. J.-C. a été prouvée indiscutablement. Cependant, une découverte, en 2004, à Shillourokambos (à Chypre) donne la preuve d'un apprivoisement (sinon d'une domestication) du Chat sauvage 7500 ans av. J.-C. Suite de l'article... Source: Wikipedia
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