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Bonjour, Tout commence par des symptômes qui ressemblent à ceux d'un glaucome: une pression anormalement élevée dans l'œil, une inflammation, des douleurs. Sauf que pour les 70 patients et patientes inclus dans une étude chinoise récente, la cause n'avait rien à voir avec les virus déjà connus en ophtalmologie. Tous se sont révélés porteurs du «covert mortality nodavirus» (CMNV), un pathogène jusque‑là uniquement identifié chez les crevettes, crabes, poissons et autres animaux aquatiques –jamais chez l'être humain. Cette nouvelle maladie a été baptisée POH‑VAU, pour «persistent ocular hypertensive viral anterior uveitis», une uvéite antérieure virale avec hypertension oculaire persistante. Elle touche la partie avant de l'œil et peut, dans les cas les plus graves, endommager le nerf optique de façon irréversible, jusqu'à entraîner une perte de vision. Dans la cohorte étudiée, environ un tiers des patients ont dû être opérés pour contrôler la pression intraoculaire, et l'un d'entre eux a perdu définitivement une partie de la vue. Ce qui rend cette découverte particulièrement marquante, c'est qu'elle constitue une première documentée dans l'histoire des zoonoses virales. L'enquête d'exposition montre qu'environ 71% des cas d'infection concernaient des individus en contact fréquent et non protégé avec des animaux aquatiques: aquariophiles, pêcheurs, employés de poissonneries ou cuisiniers manipulant poissons et crustacés à mains nues, ainsi que des personnes consommant régulièrement des produits de la mer crus. Les auteurs évoquent aussi des transmissions possibles au sein des foyers via le partage d'ustensiles ou de surfaces contaminées, même si ces scénarios restent difficiles à documenter précisément. Pour mesurer l'ampleur du problème, l'équipe de l'Académie chinoise des sciences de la pêche à Qingdao a élargi la focale. Elle a testé 523 animaux aquatiques sauvages ou d'élevage, prélevés sur six continents (Asie, Amériques du Nord et du Sud, Europe, Afrique et Antarctique). Résultat: le CMNV est détecté partout, dans 49 espèces différentes –crevettes, crabes, poissons, concombres de mer, balanes, etc. Chez ces animaux, le virus provoque léthargie et décoloration... Article entier : https://www.slate.fr/sante/virus-marin-faune-crevette-poissons-homme-infection-oculaire-crustaces-patients-transmission-pathogene-epidemie-mondialisation-sanitaire
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Bonjour, Amnésiques et dépourvus de sensibilité, les poissons ? En s’intéressant à leur conscience et à leur vie en société, les avancées scientifiques montrent que ces animaux sont bien plus complexes que ce que l’on a longtemps cru. On en parle comme on parle des métaux, des vêtements et autres marchandises inertes. Les « ressources » en poissons, le « stock » de morues… Ce vocabulaire économique irrigue toutes les discussions sur la mer, des publications scientifiques aux rapports d’associations en passant par les délibérations politiques. La prochaine conférence des Nations unies sur l’océan, qui se tiendra en juin à Nice, ne déroge pas à la règle : les États promettent d’y réfléchir à la façon de « gérer » les « stocks » halieutiques, afin de les rétablir à des « niveaux » permettant « un rendement constant maximal »… Comme si l’on traitait de machines, et non d’êtres vivants. Est-ce rendre justice aux poissons, dont les facultés ne cessent d’étonner les chercheurs ? Tout comme la biologie végétale a permis d’amorcer un changement de regard sur les arbres — auxquels on reconnaît aujourd’hui des capacités de communication — les travaux les plus récents sur la cognition des poissons battent en brèche l’idée selon laquelle ils seraient bêtas. « Ils n’ont pas d’expressions faciales, sur lesquelles les humains s’appuient beaucoup pour comprendre les autres, complète Lynne Sneddon, professeure à l’université de Göteborg, en Suède, et spécialiste renommée des poissons. Ils ne vocalisent pas non plus dans des fréquences que nous entendons. Les gens qui passent beaucoup de temps avec eux savent qu’ils ne s’intéressent plus à leur nourriture lorsqu’ils ont un problème, que leur couleur change, ou que leurs nageoires s’affaissent. Mais sans moments de qualité avec eux, il peut être difficile de ressentir de l’empathie. » (...) Saviez-vous par exemple que les gobies construisent, à marée haute, des cartes mentales des fosses rocheuses où ils vivent ? Ils se souviennent de la localisation de leur bassin même après en avoir été éloignés pendant quarante jours et déplacés de trente mètres. Que les brochets ont tendance à éviter les hameçons pendant plus d’un an après avoir été pêchés ? Que les poissons-archers peuvent apprendre à reconnaître le visage d’un humain, puis à le distinguer parmi quarante-quatre autres alors qu’ils ne rencontrent jamais d’humains à l’état sauvage ? Que les saumons élevés dans des fermes piscicoles — donc novices en matière de chasse — peuvent apprendre à capturer de nouvelles proies en regardant faire des congénères expérimentés ? Que murènes et mérous chassent parfois ensemble, les premières ayant pour mission d’effrayer les proies afin que les seconds puissent plus facilement les attraper, et vice-versa ? Et tout un tas d'autres choses édifiantes à apprendre sur : Article entier (passionnant et instructif !) : https://reporterre.net/Les-poissons-des-etres-sensibles-et-conscients-loin-de-nos-regards À lire aussi : À quoi pensent les poissons ? La vie secrète de nos cousins sous-marins (de Jonathan Balcombe, éthologue, éditions La Plage, 2018).
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Bonjour, Un charnier de poissons a été découvert il y a quelques jours sur les berges du Rhône, à Tarascon. C'est un jeune pêcheur, Loïc Challier, qui s'est retrouvé devant un amas de restes de silures, le samedi 3 mai, alors qu'il arrivait pour pêcher dans le fleuve. Visiblement, les silures venaient d'être pêchés et découpés sur place pour leur récupérer leur chair. Il pense à un acte de braconnage et il est resté sous le choc. Article entier : https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/video-c-est-un-carnage-un-acte-de-cruaute-un-charnier-de-silures-retrouves-le-long-du-rhone-6238406
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Utrecht, au centre des Pays-Bas, a installé une « sonnette à poissons » sur une écluse fluviale. Cette sonnette permet aux spectateurs d'une diffusion en direct d'alerter les autorités lorsque des poissons sont bloqués lors de leur migration printanière vers des frayères peu profondes. Le principe est simple: il s'agit d'une caméra sous-marine installée à l'écluse Weerdsluis d'Utrecht qui envoie des images en direct à un site web. Lorsqu'un visiteur aperçoit un poisson, il peut cliquer sur un bouton qui envoie une capture d'écran aux organisateurs. Quand les poissons sont suffisamment nombreux, un agent des eaux est alerté pour aller ouvrir l'écluse afin de les laisser passer. En cette cinquième année d'existence, le site a attiré des millions de téléspectateurs du monde entier grâce à son mélange original de slow TV et d'activisme écologique. Sans cette aide, les poissons d'eau douce indigènes comme les brèmes, les brochets et les bars peuvent se retrouver bloqués derrière l'écluse et devenir des proies faciles pour les prédateurs au printemps, l'écluse étant rarement ouverte aux bateaux de passage en cette saison. SOURCE (+ vidéo et photos): https://apnews.com/article/fish-doorbell-netherlands-internet-streaming-f09da0435a61e88a1d7b0372920bb7da L'écluse Weerdsluis d'Utrecht Le lien vers la sonnette à poissons avec son écran en temps réel: https://visdeurbel.nl/en/
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Bonjour, La rivière Loue, célèbre pour ses truites, voit proliférer algues vertes et parasites qui tuent ses poissons. En cause : l’agriculture intensive et la filière comté, dont les défenseurs de l’eau jugent les progrès insuffisants. On ne s'y baigne plus, ses eaux cristallines sont devenues vertes, ses clairs fonds pierreux sont recouverts d'étouffantes algues, les rares truites y ont des taches blanches et une courte vie, les poissons s'y meurent, ça bat de la nageoire, l'insecte aquacole vient à manquer sur la table subaquatique, la saprolégniose fait des ravages... Ici et là, les ombres ne sont plus que l'ombre d'elles-mêmes... En 2010, 300 écologistes, pêcheurs et habitants, tout de noir vêtus, avait organisé « l’enterrement de la Loue » pour alerter sur l’hécatombe. Mais cela n’a rien changé. Le Doubs franco-suisse, le Dessoubre, le Cusancin, le Lison… Progressivement, toutes les rivières de Franche-Comté sont devenues concernées par le problème. Une étude menée par le laboratoire chrono-environnement en partenariat avec l’Université de Franche-Comté parue en 2020 estime que la Loue a perdu entre 50 % et 80 % de ses poissons — comme les truites et les ombres — et la moitié de certains insectes (éphémères, plécoptères et trichoptères) en quarante ans. Les causes de la pollution, connues dans la vallée depuis des années, ont été confirmées par l’étude du laboratoire Chrono-environnement et l’Université de Franche-Comté en 2020 puis par l’enquête Nutri-Karst en 2022. La première indique que pour l’essentiel, la pollution est la conséquence de l’intensification des pratiques agricoles. Viennent ensuite le traitement des grumes en forêt par la filière du bois, les fuites des réseaux d’assainissement, les pollutions industrielles ainsi que les fuites d’hydrocarbures. Réalisée par le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM) et commandée par la chambre d’agriculture du Doubs, l’enquête de 2022 précise que l’agriculture est responsable de 90 % des apports d’azote dans les bassins karstiques du massif du Jura. « Les bovins représentent respectivement 63 % et 71 % des apports de nitrates et de phosphates qui nourrissent les algues vertes, et sont majoritairement dédiés au comté », précise le document. Et dire que, dans les années 70, la Loue faisait le bonheur des scientifiques en tant que cours d'eau qui abritait le plus d'invertébrés aquatiques en Europe ! Article entier : https://reporterre.net/Pollutions-agricoles-la-Loue-une-riviere-a-l-agonie-a-cause-de-la-filiere-comte
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- comté
- pollution agricole
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Bonjour, Le chiffre est (très) inquiétant. Selon le Comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) 56% des espèces animales ou végétales menacées en France ne sont pas protégées. Dans son document, publié jeudi 13 juin, le Comité alerte sur le fait que 1610 espèces, sur les 2857 menacées de disparition en France, ne sont inscrites dans aucun arrêté de protection. L'UICN note qu'il existe de fortes disparités selon les types d'espèces et les zones géographiques. Si tous les amphibiens et la quasi-totalité des mammifères et des reptiles menacés font l'objet de mesures de protection, aucune araignée, requin ou raie n'est protégé. De manière plus générale, les poissons, les invertébrés et les plantes ne sont protégés "qu'en faible proportion", pointe l'UICN. Article entier : https://www.tf1info.fr/environnement-ecologie/biodiversite-plus-de-la-moitie-des-especes-menacees-en-france-ne-sont-pas-protegees-2303940.html
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- espèces menacées
- araignées
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