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Archéologie : 100 grandes découvertes qui éclairent l'histoire du monde


Petit ours

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Membre, Raphaël 🇦🇲🇵🇸, 22ans Posté(e)
Petit ours Membre 5 438 messages
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https://www.nationalgeographic.fr/histoire/archeologie-100-grandes-decouvertes-qui-eclairent-lhistoire-du-monde

Au cours des deux derniers siècles, notre compréhension du passé de l'humanité s’est considérablement enrichie à mesure que des fouilles sur six continents ont permis de découvrir les histoires de nos ancêtres.

La recherche de trésors enfouis est aussi ancienne que le premier pillage de tombe. La soif de découvrir des richesses ensevelies a obsédé d’innombrables chercheurs. Quelques-uns sont devenus riches, d’autres se sont retrouvés au bord de la folie.

« Il est des hommes qui passent presque toute leur vie à chercher des “trésors cachés” – kanûz [en arabe] –, écrivait la voyageuse britannique Mary Eliza Rogers au milieu du XIXe siècle. Certains d’entre eux deviennent fous, abandonnent leur famille et, bien qu’ils soient souvent si pauvres qu’ils mendient leur pain quotidien de porte en porte et de village en village, ils se croient fortunés. »

Tous les chasseurs de trésors croisés par l’écrivaine n’étaient pas des vagabonds désespérés. Elle a aussi rencontré des sahiri, que l’on peut traduire par nécromanciens, « qui sont censés pouvoir voir des objets cachés dans la terre ». Ces prétendus médiums, souvent des femmes, entraient dans une transe qui, selon Mary Eliza Rogers, leur permettait de décrire dans les moindres détails les cachettes de biens de valeur.

De ces « objets cachés dans la terre », considérés comme de simples trésors, l’archéologie a fait des outils puissants qui nous permettent d’entrevoir notre passé secret.

Au début, cette science (naissante à l’époque de Mary Eliza Rogers) ne différait guère des bons vieux pillages, dont les colonisateurs européens rivalisaient pour remplir les vitrines de leurs cabinets de travail de statues et de bijoux anciens provenant de pays lointains. Mais cette nouvelle discipline a aussi ouvert une ère de découvertes sans précédent qui a révolutionné la compréhension de la riche diversité de notre espèce ainsi que de notre humanité commune.

Si cela vous semble exagéré, imaginez un monde sans archéologie. Pas de luxueuse Pompéi. Pas de fantastique trésor thrace. Pas de cités mayas émergeant d’une forêt tropicale. Sans l’archéologie, nous ne saurions pas grand-chose des premières civilisations. En l’absence d’une pierre de Rosette, nous continuerions à chercher à déchiffrer les symboles énigmatiques gravés sur les murs des tombeaux et des temples égyptiens.

La première société lettrée et urbaine du monde, qui s’est développée en Mésopotamie, ne serait que vaguement connue à travers la Bible. Et l’existence de la plus grande et de la plus peuplée de ces civilisations, regroupée le long du fleuve Indus, dans le sous-continent indien, serait restée à jamais inconnue.

Sans l’étude systématique des sites et des objets anciens, l’histoire serait prise en otage par les quelques textes et les édifices monumentaux ayant survécu aux aléas du temps. Deux siècles de fouilles sur six continents ont permis de rendre la parole à un passé qui, jusqu’alors, était resté en grande partie englouti.

À son apogée, au XIIIe siècle, Angkor Vat, la capitale de l’Empire khmer était le site urbain le plus étendu du monde. Les archéologues cherchent des indices sur le déclin de cet ensemble de temples du Cambodge, qui demeure un sanctuaire religieux vénéré.

 

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