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L’incroyable histoire de la fille autoproclamée de Napoléon.


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L’incroyable histoire de la fille autoproclamée de Napoléon.

L’historien et écrivain Bruno Fuligni a passé sept ans sur une pile de documents retrouvés dans un grenier. Il présente ses travaux dans un livre, "La Fille de Napoléon", donnant corps à une hypothèse qui relevait alors de la légende : Charlotte Chappuis serait la fille – aînée – de Napoléon.

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Charlotte Chappuis avec Jacob Muller et leurs enfants. L’historien Bruno Fuligni a pu reconstituer la vie de celle qui serait… la fille aînée de Napoléon Bonaparte. 

« Laissez-moi passer ! Je veux voir votre général. Je suis Charlotte, la fille de Napoléon !» C’est ainsi que la jeune Charlotte Chappuis se présente à un militaire autrichien en garnison aux portes de Besançon, en juillet 1815. Napoléon est sur le point d’être exilé à Sainte-Hélène, où il finira ses jours.

Aux confins de la Bourgogne et de la Franche-Comté, l’histoire de Charlotte Chappuis, native de Côte-d’Or et qui vécut dans le Jura, est connue comme une légende tenace : chronologie historique incompatible, aucun élément historique probant. Même Google ne renvoyait jusqu’ici qu’à un vieil article du Progrès évoquant une « rumeur ».

«C’est un scoop, publiez !»

Mais un imposant dossier acquis par l’historien Bruno Fuligni change la donne : 95 pages de rapports de police, de témoignages d’informateurs et de missives de la jeune femme elle-même, retrouvés dans un grenier. À mesure qu’il les déchiffre, l’historien reconstitue le parcours de Charlotte Chappuis, fille autoproclamée de Napoléon Bonaparte. L’empereur s’est longtemps cru stérile, avant de répudier Joséphine en 1806, après avoir eu un enfant avec une autre… Mais sans qu’il ne le sache jamais, il aurait été père bien plus tôt.

Aujourd’hui convaincu, Bruno Fuligni s’est d’abord heurté à la méfiance des historiens. Mais il persiste, et leur présente ses travaux. « Vous avez un scoop, publiez ! », lui répond l’éminent spécialiste de l’ex-empereur, Jean Tulard.

Les écueils étaient nombreux. D’abord, une incohérence chronologique : « Mutinus », un mystérieux espion du chef de la police générale Joseph Fouché, indique le 22 août 1794 comme date de naissance de Charlotte Chappuis. Or fin 1793, Napoléon tient le siège de Toulon, loin de la Bourgogne où la mère de Charlotte habite. « C’est assez incroyable, on peut géolocaliser la vie de Napoléon durant presque toute sa vie, jour après jour, parfois heure après heure », remarque Bruno Fuligni. Et si la date était erronée ? L’historien retrouve finalement l’acte de naissance officiel, daté du 22 août… 1795. Un an plus tard. Un texte qui laisse deviner, déjà, un père illégitime…

Une vie sous haute surveillance

Charlotte Chappuis n’a réfuté ses origines impériales qu’une seule fois, sous la torture : un « interrogatoire dirigé », selon les mots d’un document officiel exhumé par Bruno Fuligni. C’est que la jeune femme, séduisante, intelligente et de caractère, n’a pas eu une vie simple.

Dès son arrestation en 1815, elle est emprisonnée. Libérée après ces « aveux » extorqués, elle est une seconde fois mise au secret. Qu’elle inquiète ou séduise, la Bourguignonne, passée par l’Ain, le Lyonnais, le Doubs ou encore le Jura ne suscite jamais l’indifférence. Surveillée comme le lait sur le feu, elle incarne pour les autorités la menace d’un retour des bonapartistes, sinon au pouvoir, du moins dans les esprits. Après la fin du Premier Empire, le pays est exsangue, les troubles se multiplient, la situation peut basculer à tout moment. Femme, elle ne pourrait accéder au trône mais… si elle avait un fils ? Une régence est possible, s’inquiète Fouché.

Charlotte sera même dénoncée par son beau-frère Abraham Muller, qui redoute son emprise sur les forges familiales. Elle a épousé Jacob Muller, avec qui elle a eu cinq enfants. Lorsqu’elle entre dans l’établissement, la « maîtresse de forges » est en effet accueillie par les « Vive l’empereur ! » retentissants des 200 ouvriers… Plus tard, son fils Adrien sera nommé maire de Champagnole par Napoléon III, qui tenait à ménager cette « cousine ». Devenue l’une des premières fortunes du Jura, Charlotte Chappuis meurt à 84 ans, après une folle vie.

« Descendance malheureuse ou imposture, qu’importe ! »

Charlotte Chappuis est née à Arnay-le-Duc, brièvement nommée Arnay-sur-Arroux après la Révolution et sa chasse aux nobles. Sa mère, Antoinette Cotain – ou Cattin, qui serait « aussi sa profession », avance Bruno Fuligni – a eu 24 enfants, et s’est mariée avec Georges Chappuis, un moine défroqué qui les a reconnus.

Suite de l'article.

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Membre, Oiseau de nuit, pays Union européenne, 42ans Posté(e)
sovenka Membre 8 457 messages
42ans‚ Oiseau de nuit, pays Union européenne,
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Napoléon tirait dans tous les coins et a eu des enfants naturels, comme par exemple James Octave Napoléon -Jimmy de son petit nom- avec une métisse sur l'île Sainte-Hélène. Avant il y avait eu Charles Léon, et puis le comte Walewsky, et d'autres.

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