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daytona1 Membre 236 messages
Forumeur activiste‚ 0ans
Posté(e)

Les poèmes et autres variations autours des chats

.Aimés ou détestés, adorés ou détestés, diabolisés et massacrés sous l’inquisition ou adulés par Colette, Victor Hugo, Léautaud ou Brassens........, Même si ce n'est pas toujours réciproque, de l’Égypte antique nos jours, qu'ils soient de gouttières ou bien de races, les chats ont souvent fascinés les humains.


Quelques citations.....


 

: "Si vous voulez écrire, ayez un chat." (A. Huxley)


"La littérature est du côté du chat." (B. Pivot)


"Les chats se plaisent dans le silence, l'ordre et la quiétude, et aucun endroit ne leur convient mieux que le cabinet du littérateur." (T. Gautier)


 

: "A fréquenter le chat, on ne risque que de s’enrichir" ( Colette)


 

: "Dieu a inventé le chat pour que l’homme ait un tigre à caresser chez lui" (Victor Hugo, inspiré par son chat Chanoine)

 


 

 


 

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Neko86 Membre 10 messages
Forumeur balbutiant‚ 34ans
Posté(e)

Bernard Werber a écrit une trilogie sur un monde en crise (religieuse et sanitaire... on est en plain dedans !)  et dont l'héroïne est une chatte. Le dernier volet est sorti fin d'année dernière. 

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daytona1 Membre 236 messages
Forumeur activiste‚ 0ans
Posté(e)

Le chat

Charles Baudelaire

Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d’agate.

 

Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s’enivre du plaisir
De palper ton corps électrique, Je vois ma femme en esprit.

 

Son regard, Comme le tien, aimable bête
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum
Nagent autour de son corps brun.

 

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal

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daytona1 Membre 236 messages
Forumeur activiste‚ 0ans
Posté(e)

 

 

LES CHATS

 

Charles Baudelaire



Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également dans leur mûre saison
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison, 
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.



Amis de la science et de la volupté, 
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres ;
L’Érèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres, 
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.


 


Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes, 
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin ;



Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques, 
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin, 
Étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.


 

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal

 

 

 

a1 le chat de Charles Beaudelaire..jpg

 

 

 

 

 

 

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boeingue Membre 5170 messages
Forumeur alchimiste‚ 70ans
Posté(e)

adorable bestiole , qui passe son temps à dormir !!

juste manger et lever la patte !!

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daytona1 Membre 236 messages
Forumeur activiste‚ 0ans
Posté(e)

 

 

 

 Colette

La paix chez les bêtes


 


 


Extrait d'un texte de Colette : Ses livres évoquent souvent les chats ....
Colette est née et à vécue toute son enfance à Saint-Sauveur-en-Puisaye, un village de Bourgogne.


 

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La mère Chatte

Une, deux, trois, quatre... Non. Je me trompe. 
Un, deux, trois, quatre,
cinq, six... Non cinq. Où est le sixième ?
Un, deux, trois, Dieu, que c'est fatigant !
À présent, ils sont plus que quatre. J'en deviendrai folle. Petits !
Petits ! Mes fils, mes filles, où êtes-vous ?


 

Où sont-ils ? Où sont-ils ? Un, deux... Deux seulement ! 
Et les quatre autres ?
Répondez, vous deux, sottement occupés l'un à manger une ficelle,
l'autre à chercher l'entrée de cette caisse qui n'a pas de porte ! 
Oui, vous n'avez rien vu, rien entendu, 
laids petits chats-huants que vous êtes, avec vos yeux ronds !


 

... Ni dans la cuisine, ni dans le bûcher ! Dans la cave ? 
Je cours, je descends, je flaire... rien... 
Je remonte, le jardin m'éblouit... Où sont les deux 
que je gourmandais tout à l'heure ? Perdus aussi ?
Mes enfants ! Mes enfants ! Au secours,
ô Deux-Pattes, accourez, j'ai perdu tous mes enfants !


 

Tiens ! d'où sort-il, celui-ci ?... C'est ma foi mon lourdeau de premier,
tout rond, suivi de son frère sans malice, et d'où vient celle-ci,
petite femelle impudente, prête à me braver et qui jure déjà, 
en râlant de la gorge. Un, deux,
trois, ... trois, quatre, cinq... Viens mon sixième, délicat et plus faible que les autres, plus tendre aussi et plus léché... Quatre, cinq, six... Assez ! Assez ! 


Je n'en veux pas davantage ! Venez tous dans la corbeille, 
à l'ombre fine de l'acacia. 


Dormons, ou prenez mon lait, en échange d'une heure de répit - 
je n'ai pas dit de repos, car mon sommeil prolonge ma vigilance éperdue, et c'est en rêve que je vous cherche et vous compte :
un, deux, trois, quatre...


 


 

Colette

La paix chez les bêtes

 

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daytona1 Membre 236 messages
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Posté(e)

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La java des pussy-cats


(Boris Vian)


Sur un vieux toit en zingue
Y avait des pussy-cats
Qui dansaient comme des dingues
En f’sant du bruit avec leurs pattes
Alertés, les voisingues
S’écriaient ça n’a rien d’bath
y a d’quoi dev’nir sourdingue
On peux plus travailler ses maths
Le matou du marchand d’volailles
Une sardine en bandoulière
Avait enlacé par la taille
La chatte de la cuisinière
Chacun faisait du gringue
A la siamoise de l’épicier
C’était un vrai dancingue
A tout l’monde ils cassaient les pieds
Au bout d’une demi-plombe
Ecoeurés par ce raffut
Les flics s’amènent en trombe
En faisant tourner leurs massues
Et c’est une hécatombe
Les ardoises volent en éclats
On aurait cru des bombes
Mais y avait déjà plus un chat
Réfugiés au fond d’une cave
Les pussy-cats pas dégonflés
Sirotant d’l’alcool de betterave
S’étaient remis à gambiller
Toute la nuit ils dansèrent
En usant des kilos d’savates
Pour leur anniversaire
La java des pussy-cats

 

 

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daytona1 Membre 236 messages
Forumeur activiste‚ 0ans
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Chanson du chat qui dort


 

Tristan KLINGSOR


 

Chat, chat, chat,
Chat noir, chat blanc, chat gris.
Charmant chat couché
Chat, chat, chat,
N’entends-tu pas les souris
Danser à trois des entrechats
Sur le plancher.



Le bourgeois ronfle dans son lit
De son bonnet de coton coiffé
Et la lune regarde à la vitre : 
Dansez souris, dansez jolies, Dansez vite,
En remuant vos fines queues de fées.



Dansez sans musique tout à votre aise
à pas menus et drus


Au clair de la lune qui vient de se lever,
Courez : les sergents de ville dans la rue
Font les cent pas sur le pavé
Et tous les chats du vieux Paris
Dorment sur leur chaise,
Chats blancs, chats noirs, ou chats gris.


 

Tristan KLINGSOR Florilège poétique.


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daytona1 Membre 236 messages
Forumeur activiste‚ 0ans
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Colette.


 

La fleur


 

"Oh ! la jolie fleur dans la vitrine !


- Oui. C'est un petit pavot blanc.


- Je vous parle pas des petits pavots, je vous montre la fleur d'en bas, tachetée de clair et de sombre, veloutée, avec deux gouttes de rosée qui brillent, et de grandes étamines blanches pointues... Tiens, je me trompais : ce n'est pas une fleur, c'est un chat.


- Non, non, vous aviez raison, poète: c'est une fleur."

Colette,
extrait de Autres bêtes, Chats de Paris


 

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daytona1 Membre 236 messages
Forumeur activiste‚ 0ans
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Le chat noir- Rainer Maria Rilke


 


 


 

Un fantôme est encore comme un lieu
où ton regard se heurte contre un son;
mais contre ce pelage noir
ton regard le plus fort est dissous :


 

ainsi un fou furieux, au paroxysme
de sa rage, trépigne dans le noir
et soudain, dans le capitonnage sourd
de sa cellule, cesse et s’apaise.


 

Tous les regards qui jamais l’atteignirent,
il semble en lui les receler
pour en frémir, menaçant, mortifié,
et avec eux dormir.


 

Mais soudain, dressé vif, éveillé,
il tourne son visage — dans le tien :
et tu retrouves à l’improviste
ton regard dans les boules d’ambre
jaune de ses yeux : enclos
comme un insecte fossilisé.

(Rainer Maria Rilke- Nouveaux poèmes)

 

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daytona1 Membre 236 messages
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Jacques Sternberg – Les esclaves –Contes glacés.

 

« Au commencement, Dieu créa le chat à son image. Et bien entendu, il trouva que c’était bien. Et c’était bien, d’ailleurs.

Mais le chat était paresseux. Il ne voulait rien faire . Alors, plus tard, après quelques millenaires, Dieu créa l’homme uniquement dans le but de servir le chat, de lui servir d’esclave jusqu’à la fin des temps. Au chat, il avait donné l’indolence et la lucidité. A l’homme il donna la névrose, le don du bricolage et la passion du travail.

L’homme s’en donna à cœur joie. Au cours des siècles, il édifia toute une civilisation basée sur l’invention, la production et le consommation intensive. Civilisation qui n’avait en réalité qu’un seul but secrêt : offrir au chat le confort, le gîte et le couvert.

C’est dire que l’homme inventa des millions d’objets inutiles, généralement absurdes, tout cela pour produire parallèlement les qlq objets indispensables au bien-être du chat : le radiateur, le coussin, le bol, le plat à sciure, le pêcheur breton, le tapis la moquette, le panier d’osier et peut-être aussi la radio puisque les chats aiment la musique.

Mais, de tout cela, les hommes ne savent rien. A leurs souhaits. Bénis soient-ils. Et ils croient l’être. Tout est pour le mieux dans le meilleurs des mondes des chats. »


 

Jacques Sternberg – Les esclaves –Contes glacés.

 

 


 

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