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A Munich les gouvernements anglais et français capitulent devant Hitler - 3 -


Peyo

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Peyo Membre 1 693 messages
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3) Les étapes de la trahison britannique et française

Rassuré par des proches sur l’état d’esprit à Londres mais aussi à Paris, Hitler annonce qu’il annexera au troisième Reich le territoire tchécoslovaque à partir du 1er novembre 1938.

La France mobilise alors son armée et 1,5 millions de réservistes.

3a) La trahison britannique

Le premier ministre britannique est un homme d’affaires, au passé politique très engagé contre les Travaillistes et les syndicats ; le futur Premier ministre travailliste Clement Attlee s’est plaint de ce que Chamberlain « nous traitait toujours comme de la merde ». Devenu chancelier en 1931, il a commencé par réduire drastiquement les allocations chômage et les salaires publics.

Devenu premier ministre, Neville Chamberlain veut construire un axe économique et politique Londres Berlin. Pour complaire aux dirigeants nazis, il va jusqu’ à proposer de leur restituer une partie de l’ancien empire colonial allemand d’avant 1914.

Le gouvernement britannique ne veut absolument pas d’une guerre contre Hitler, considéré comme le rempart face au communisme.

La tension entre Berlin et Prague sur la question des Sudètes s’envenimant, une délégation part de Londres pour Prague, dirigée par lord Walter Runciman, qui veut obtenir l’acceptation par le pouvoir tchèque des demandes formulées par les nazis des Sudètes.

Le gouvernement de Prague mis au pied du mur, se voit obligé d’accepter les demandes d’Henlein (chef des nazis sudètes) et Frank.

Ce compromis imposé par Londres n’ amène de la part des nazis sudètes que plus de haine et de nouvelles demandes.

Dans un contexte extrêmement tendu, une altercation éclate à Mährisch-Ostrau entre des parlementaires sudètes et des policiers tchèques. Le gouvernement de Prague, à nouveau poussé au compromis, licencie les policiers impliqués. Cela ne fait que confirmer le führer dans son pronostic que ni l’Angleterre, ni la France ne souhaitent réellement le stopper.

Le 12 septembre 1938, à la fin d’un congrès du parti nazi à Nuremberg, Adolf Hitler appelle les Allemands des Sudètes à s’insurger. Il annonce en particulier que le 1er octobre 1938, il annexera les territoires sudètes (populations germanophones) de Tchécoslovaquie.

Le gouvernement tchèque ne peut céder. Son armée bien équipée fait face à l’Allemagne hitlérienne sur des frontières souvent peuplées de sudètes. En perdant ces territoires, Prague perdrait aussi toute capacité de défense face aux volontés expansionnistes d’Hitler.

3b) La trahison occidentale

Les gouvernements anglais, français, américain et russe sont également au pied du mur par la détermination des nazis. S’ils cèdent à Hitler sur cette question des Sudètes, ils perdent un atout militaire décisif pour un front Est face à lui vu que la guerre apparaît de plus en plus inéluctable.

L’URSS reste opposée à tout compromis avec Hitler dans la logique de ces positions en Espagne face à Franco, comme dans la logique des positions antifascistes adoptées par les partis communistes dans tous les pays d’Europe.

Le grand capital anglo-saxon pousse lui, à céder encore face à Hitler.

Comme nous l’avons déjà signalé, le gouvernement conservateur anglais d’ Arthur Neville Chamberlain a poursuivi dès sa mise en place en mai 1937 la politique conservatrice habituelle à savoir faire de l’Allemagne un partenaire économique et politique de Londres. En novembre 1937, Lord Halifax, Président du Conseil, a visité l’Allemagne, rencontré amicalement et publiquement Hitler ainsi que d’autres personnalités nazies. Cette visite est considérée comme une réussite par Chamberlain et l’ambassadeur britannique en Allemagne, Nevile Henderson.

Chamberlain établit également une ligne de communication privée avec Benito Mussolini. En avril 1938, la Grande Bretagne reconnaît, de fait, la conquête mussolinienne de l’Ethiopie rompant ainsi l’isolement diplomatique italien sur la question.

Le gouvernement radical d’Edouard Daladier n’est pas chaud pour prendre le risque d’une guerre contre l’Allemagne nazie sans l’alliance anglaise. De plus, les chefs militaires français insistent lourdement sur l’incapacité de l’armée à assumer cet affrontement, en particulier en raison de sa faiblesse aérienne.

 

nb  :   si ce topic ne vous convenait, passez votre chemin pour aller forumer sur des sujets conformes à votre idéologie, je ne vous en voudrais pas. Merci.

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