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Intimités


Annalevine

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Membre, 154ans Posté(e)
Annalevine Membre 3 528 messages
Mentor‚ 154ans‚
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Si je tente de voir l’évolution de notre monde, plus modestement celle de nos sociétés humaines je dois bien reconnaître que cette évolution reste imprévisible. L’histoire a peut être un sens mais c’est un sens qui nous échappe.
 

Cette  imprévisibilité est  non sécurisante, nous aimerions planifier l’avenir mais une telle planification paradoxalement entraînerait   le désir contraire de la casser. Nous avons besoin d’une certaine sécurité  mais nous avons aussi besoin d’une certaine imprévisibilité.

Bref  le monde est imprévisible. Mais il y a autre chose : il semble que le monde soit destiné à sans cesse évoluer, à sans cesse se transformer, personne n’imagine possible qu’un jour les formes ne se transforment plus en d’autres formes, bref personne ne peut imaginer que le temps ( mot qui désigne cette incessante transformation ou cet incessant mouvement) puisse s’arrêter. 


Or cette éternité du temps nous menace par le sentiment d’absurdité qu’elle engendre : rien ne sera jamais fini. 


Ce sentiment d’absurdité est peut-être à l’origine de la croyance à la vie éternelle après la mort, croyance qui serait donc non seulement destinée à nous assurer une survie personnelle mais aussi destinée à nous arracher à l’absurdité d’un monde jamais achevé, toujours transformé dans des formes imprévisibles. Car cette vie après la mort est toujours conçue hors du temps, dégagée du temps, l’éternité   dont il s’agit étant en fait un état bienheureux immobile donc éternel.

La croyance à une vie éternelle après la mort a donc deux fondements. Assurer la survie et nous libérer du temps.

Ne pas croire à la vie après la mort c’est certes devoir assumer sa mort irrémédiable, ce qui acceptable ( pour moi) en revanche c’est regarder en face l’absurdité d’un monde qui restera imprévisible  éternellement ce qui est plus difficile à accepter.

Car cette imprévisibilité éternelle brise l’idée même de but. Il n’y a plus de but. Il n’y a donc plus de sens. 

 
Il me semble plus facile, pour moi, d’accepter ma mort irrémédiable que d’accepter que le monde éternellement reste soumis au changement sans jamais parvenir à une fin. Cette vision m’angoisse plus que ma mort car cette vision signifie que le monde n’a aucun sens qui transcende les sens élaborés dans le quotidien.

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Membre, 154ans Posté(e)
Annalevine Membre 3 528 messages
Mentor‚ 154ans‚
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Néanmoins ce sentiment d’absurdité découle des représentations de l’univers actuelles. Du temps des Grecs la représentation de l’univers était la Sphère des Fixes ce qui engendrait en retour un sentiment de finitude et d’harmonie.

Avec Newton cette vision harmonieuse a explosé   et l’univers ne fut plus que chocs erratiques. Toutefois l’univers restait fini. C’est dans le cadre de ce chaos que la pensée s’est reconstruite à partir de l’homme lui-même, Kant est advenu.

Mais maintenant malgré les ultimes efforts d’Einstein qui traficote ses équations, le monde a perdu sa finitude, il est en expansion apparemment  infinie. L’univers dans cette expansion infinie pourrait même s’éteindre.

Cette nouvelle représentation  engendre un sentiment de totale absurdité que même la création éventuelle d’un surhomme mécanique ne peut pas contrarier.

Néanmoins  il est peu probable que la science ait atteint son port définitif en 2019. Et la probabilité que la science évolue voire subvertisse  toutes les visions d’aujourd’hui est loin d’être négligeable.

Les représentations qui engendrent aujourd’hui notre sentiment d’absurdité pourraient très bien dans le futur laisser place à de nouvelles représentations qui pourraient bien détruire ce sentiment d’absurdité.

Autrement dit il serait absurde de construire un sentiment d’absurdité sur la base de représentations appelées à être un jour ou l’autre remplacées par de nouvelle représentations engendrées par l’évolution des sciences.

Conclusion : je continue d’avoir confiance en une réalité que je ne peux toujours pas identifiée.

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Membre, 154ans Posté(e)
Annalevine Membre 3 528 messages
Mentor‚ 154ans‚
Posté(e)

Il existe sur ce forum un être qui, quand il apparaît, engendre en moi une émotion.

Cet être crée en moi un sentiment de présence.

Il est présence.

L’emploi du « il » ne préjuge pas de son genre.

Le sentiment de présence qu’il engendre en moi m’apaise. Il m’est impossible de le lui dire directement car ce serait le déstabiliser.

Et si je le déstabilise alors sa présence, cristal fragile, sera brisée.

Alors je me contente de le lire ou de lui répondre sans qu’il sache mon sentiment.

Encore qu’il est probable qu’il le sache surtout s’il vient à lire ces mots.

Mais un savoir non déclaré expressément reste un savoir caché qui ménage l’extrême délicatesse de certains sentiments.

 

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Invité Jane Doe
Invités, Posté(e)
Invité Jane Doe
Invité Jane Doe Invités 0 message
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C est très joliment exprimé. Cela implique illustre une autre facette de votre personnalité d auteur. Il est intéressant de vous voir poser l épée pour la plume.

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Invité
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Invité
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Il est tout à fait concevable, en effet , que la science évolue au point de descendre en flèche nos certitudes d'aujourd'hui. J'en ai toujours eu le profond sentiment. Il faut dire qu'elle n'a de cesse de le faire depuis la nuit de l'Homme et les tergiversations de sa pensée.

Que ces nouvelles représentations rendent le sens de la vie moins absurde n'est pas, à mon sens , à parier. Elles peuvent tout autant ne rien y changer ou/et simplement troquer un sentiment d'absurdité par un autre. C'est ce ressenti d’absurdité et d'insatisfaction qui pousse l'Homme à toujours chercher. Il est en quelque sorte lui-même en expansion infinie depuis son désir d’appréhender le sens de sa vie et de son habitat céleste.

Si cette absurdité est le moteur de la créativité humaine et de son évolution , elle risque bien de ne porter que vers d'autres absurdités. L'Histoire nous le démontre.

L'Homme est une toute jeune espèce et si par aventure il finissait par découvrir Le Sens, la finitude , peut-être alors trouverait il la paix, et donc sa fin, laissant la place à un autre cycle . Il est tout aussi envisageable qu'il s’éteigne sans avoir jamais rien compris . Or, l'Homme croit l' Humanité éternelle est c'est peut-être là toute l'absurdité.

 

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Invité
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Invité
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Kluger,  orpheline androgyne, Gouttes d'eau sur pierres brûlantes...

Dangereuse sous tout rapport, Perdue dans Manhattan avec son amie  Sue et Bird à Wall street..

Intervention divine pour True romance ou Fast food fast woman ?

 

:happy:

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Invité Jane Doe
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Invité Jane Doe
Invité Jane Doe Invités 0 message
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il y a 4 minutes, Lou ! a dit :

Kluger,  orpheline androgyne, Gouttes d'eau sur pierres brûlantes...

Dangereuse sous tout rapport, Perdue dans Manhattan avec son amie  Sue et Bird à Wall street..

Intervention divine pour True romance ou Fast food fast woman ?

 

:happy:

Mais qu'est ce donc ? un code secret ?  :)

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Invité
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Invité
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il y a 4 minutes, Jane Doe a dit :

Mais qu'est ce donc ? un code secret ?  :)

Cherche, tu trouveras ;)

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Invité Jane Doe
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Invité Jane Doe
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Posté(e)

des histoires d'amour ?

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Invité
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il y a 1 minute, Jane Doe a dit :

des histoires d'amour ?

nan nan nan.....allez, un indice : litanie de films en rapport avec notre hôte.

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Invité Jane Doe
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Invité Jane Doe
Invité Jane Doe Invités 0 message
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il y a 6 minutes, Lou ! a dit :

nan nan nan.....allez, un indice : litanie de films en rapport avec notre hôte.

Alors je laisse trouver. :)

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Invité
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Invité
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il y a 11 minutes, Jane Doe a dit :

Alors je laisse trouver. :)

Rhoooooo....clique la deuxième phrase sur "rechercher avec Google" (ou ton moteur de recherche) et le mystère se révélera :)

Je me suis juste amusée à faire une compil à partir de l'avatar d'Annalevine (pseudo).

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Membre, 154ans Posté(e)
Annalevine Membre 3 528 messages
Mentor‚ 154ans‚
Posté(e)

J’aime venir écrire ici juste avant de dormir. Sauf qu’hier soir le fait d’écrire ici m’a presque empêché de dormir. J’arrêtais plus d’avoir envie d’écrire.

Souvent le soir j’aime imaginer des trucs. Souvent ce sont des batailles dans la montagne. Il y a un village dans un creux de montagne, assez isolé. De petites maisons et des familles qui vivent là de leurs potagers et de leur élevage. Bon, il y a des camions blindés qui montent de la vallée et qui assiègent le village. Il y aurait des rebelles cachés. Les autorités les recherchent. Les villageois sont démunis bien sûr.

Il existe un petit groupe d’hommes armés qui vivent non loin du village, planqués dans des abris souterrains sophistiqués. Personne ne sait qu’ils sont là. Ce sont des militaires embarqués dans des combats pratiquement planétaires. Alors bon ils entendent les bruits des moteurs. Ils ont des caméras partout, invisibles, ils voient les camions. Ils observent.
 

Descendent des camions des types casqués et bottés, armés. Ils veulent fouiller les maisons. Les villageois protestent mais les brutes casqués les bousculent et commencent à rentrer dans chaque maison. Comme ils ne trouvent pas de rebelles ils s’en prennent aux habitants. Ils les terrorisent. Ils les menacent de représailles.

Parmi les militaires planqués il y en a un que ça agace ce comportement. Bon j’imaginerai la suite demain. On verra.

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Membre, 154ans Posté(e)
Annalevine Membre 3 528 messages
Mentor‚ 154ans‚
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Le forum par le spectacle qu’il donne de pensées librement exprimées alors que, dans la vie réelle, ces pensées sont la plupart du temps tues ( il est vrai que dans la vie réelle les gens font gaffe avant de me parler parce que paraît-il je diffuse quelque chose qui les glace) est pour moi une source d’inspiration.

Hier en lisant un post de Tequila j’ai bondi. Je voyais là écrit le contraire de la culture juive. Tequila est nourri d’une culture ( dont il n’a probablement pas conscience ) : un individu en soi c’est de la merde parce qu’il est un parmi des milliards. Ça c’est la culture  de la bete. Il n’est pas le seul à penser comme ça ici... bref c’est la culture de l’avilissement de l’être humain. Vous êtes un parmi des milliards, donc vous êtes de la merde. Ils sont prêts à assumer que pensant cela ils sont aussi de la merde. Cette culture de l’avilissement est tellement opposée à la culture juive que je sursaute. 
Je lisais encore un développement pour moi intéressant d’un penseur juif sur l’amour où il écrivait que chez les juifs étaient sanctuarisés bien sûr l’Histoire mais aussi chaque geste de la vie quotidienne. Dans la culture juive une femme qui accouche fut-elle une parmi des milliards de milliards cela reste un événement  fantastique.  Un enfant qui prononce un premier mot c’est un événement fantastique fut il un parmi des milliards. Une femme ou un homme qui souffre c’est toute l’humanité qui souffre. 

Je comprends mieux l’antisisemitisme, l’antisémitisme c’est l’avilissement de l’homme.

Ceux là que je viens de citer pratiquent l’avilissement de l’homme en soi.

Une certaine féministe aussi pratique l’avilissement mais pas de l’homme, elle pratique l’avilissement de certaines catégories d’hommes ( et de femmes ). Mais en cela elle est banale. Tous ici pratiquent l’avilissement de certaines catégories d’hommes ou de femmes.

L’horreur c’est que je verse parfois dans leur culture. C’est horrible ça. 

Comment ne pas être tenté d’avilir ceux qui pratiquent une telle culture ? 

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Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)
il y a une heure, Annalevine a dit :

Le forum par le spectacle qu’il donne de pensées librement exprimées alors que, dans la vie réelle, ces pensées sont la plupart du temps tues ( il est vrai que dans la vie réelle les gens font gaffe avant de me parler parce que paraît-il je diffuse quelque chose qui les glace) est pour moi une source d’inspiration.

il y a une heure, Annalevine a dit :

Hier en lisant un post de Tequila j’ai bondi. Je voyais là écrit le contraire de la culture juive. Tequila est nourri d’une culture ( dont il n’a probablement pas conscience ) : un individu en soi c’est de la merde parce qu’il est un parmi des milliards. Ça c’est la culture  de la bete. Il n’est pas le seul à penser comme ça, Ryad aussi, Blaquiere... bref c’est la culture de l’avilissement de l’être humain. Vous êtes un parmi des milliards, donc vous êtes de la merde. Ils sont prêts à assumer que pensant cela ils sont aussi de la merde. Cette culture de l’avilissement est tellement opposée à la culture juive que je sursaute. 

  Chaque individu est en lui même un miracle, une entité propre en rien totalement comparable et encore moins semblable à un autre. Cependant sans parler de "merde" du moins peut-on  comprendre de le penser et de se croire  insignifiant , pas plus remarquable qu'un autre parmi ces milliards.

 Ils peuvent se sentir insignifiants dans le groupe humanitaire sans pour autant se penser "merde". J'ai en tête cet horrible lieu commun : les cimetières sont emplis de personnes irremplaçables....cela doit rejoindre les pensées des pseudos cités. Je l'ignore, je suppose , je ne peux que supposer. Bien que leur façon de défendre leurs positions diverses et variées (souvent variables), de distribuer parfois des conseils et mises en garde que l'on ne demande pas ( je pense surtout à Blaquière, les deux autres cités étant assez indifférents sur ce point, ce qui me paraît une bonne attitude)  vient à l'encontre d'un ressenti affiché d'insignifiance  

Je ne me pense pas "merde" mais je ne présume pas non plus de ma plus grande importance qu'un autre. Question d'estime de soi sûrement et de papillon provoquant des cyclones...

 

il y a une heure, Annalevine a dit :

Je lisais encore un développement pour moi intéressant d’un penseur juif sur l’amour où il écrivait que chez les juifs étaient sanctuarisés bien sûr l’Histoire mais aussi chaque geste de la vie quotidienne. Dans la culture juive une femme qui accouche fut-elle une parmi des milliards de milliards cela reste un événement  fantastique.  Un enfant qui prononce un premier mot c’est un événement fantastique fut il un parmi des milliards. Une femme ou un homme qui souffre c’est toute l’humanité qui souffre. 

Le judaïsme et sa défense sont un de mes chevaux de bataille, il n'en reste pas moins que cette importance accordée à chaque Humain , essentiellement de la communauté, est totalement indispensable à la survie d'un peuple jalousé et  persécuté depuis le tréfonds de l'antiquité égyptienne. Leur diaspora porte leur religion et préceptes partout dans le monde et certains considèrent que la solidarité manifestée est restreinte aux membres de cette diaspora . Leur jalousie est d’autant plus haineuse qu'il est difficile de trouver d'autres manifestations comparables au sein des autres communautés.

 

il y a une heure, Annalevine a dit :

Postrof aussi pratique l’avilissement mais pas de l’homme, elle pratique l’avilissement de certaines catégories d’hommes ( et de femmes ). Mais en cela elle est banale. Tous ici pratiquent l’avilissement de certaines catégories d’hommes ou de femmes.

Les pratiques de ce pseudo m'indifférent totalement , un simple sourire de dérision esquissé à la lecture occasionnelle de sa prose.

 

il y a une heure, Annalevine a dit :

L’horreur c’est que je verse parfois dans leur culture. C’est horrible ça. 

Oui. 

 

il y a une heure, Annalevine a dit :

Comment ne pas être tenté d’avilir ceux qui pratiquent une telle culture ? 

" l'ignominie des autres n'autorise pas la sienne".

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Membre, 52ans Posté(e)
Aruna Membre 527 messages
Forumeur balbutiant‚ 52ans‚
Posté(e)
Il y a 20 heures, Annalevine a dit :

Le forum par le spectacle qu’il donne de pensées librement exprimées alors que, dans la vie réelle, ces pensées sont la plupart du temps tues ( il est vrai que dans la vie réelle les gens font gaffe avant de me parler parce que paraît-il je diffuse quelque chose qui les glace) est pour moi une source d’inspiration.

Hier en lisant un post de Tequila j’ai bondi. Je voyais là écrit le contraire de la culture juive. Tequila est nourri d’une culture ( dont il n’a probablement pas conscience ) : un individu en soi c’est de la merde parce qu’il est un parmi des milliards. Ça c’est la culture  de la bete. Il n’est pas le seul à penser comme ça ici... bref c’est la culture de l’avilissement de l’être humain. Vous êtes un parmi des milliards, donc vous êtes de la merde. Ils sont prêts à assumer que pensant cela ils sont aussi de la merde. Cette culture de l’avilissement est tellement opposée à la culture juive que je sursaute. 
Je lisais encore un développement pour moi intéressant d’un penseur juif sur l’amour où il écrivait que chez les juifs étaient sanctuarisés bien sûr l’Histoire mais aussi chaque geste de la vie quotidienne. Dans la culture juive une femme qui accouche fut-elle une parmi des milliards de milliards cela reste un événement  fantastique.  Un enfant qui prononce un premier mot c’est un événement fantastique fut il un parmi des milliards. Une femme ou un homme qui souffre c’est toute l’humanité qui souffre. 

Je comprends mieux l’antisisemitisme, l’antisémitisme c’est l’avilissement de l’homme.

Ceux là que je viens de citer pratiquent l’avilissement de l’homme en soi.

Une certaine féministe aussi pratique l’avilissement mais pas de l’homme, elle pratique l’avilissement de certaines catégories d’hommes ( et de femmes ). Mais en cela elle est banale. Tous ici pratiquent l’avilissement de certaines catégories d’hommes ou de femmes.

L’horreur c’est que je verse parfois dans leur culture. C’est horrible ça. 

Comment ne pas être tenté d’avilir ceux qui pratiquent une telle culture ? 

Mais ce qui resplendit 

Ne peut être avili

Ce qui resplendit vraiment

Transforme la lie 

En poussière d'argent

Transforme la fange

En or étincelant

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Membre, 154ans Posté(e)
Annalevine Membre 3 528 messages
Mentor‚ 154ans‚
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C’est étrange cet être que je cherche. C’est étrange ce lien entre mes descendants et moi-même. Comment ma petite fille peut-elle soudain ressentir ce que je ressens quand je suis mal ? La distance qui nous sépare semble rien y faire, ni obscurcir ce lien. 


Mais cet être quel est-il ?

Il me semble que c’est une femme mais cette femme ne peut pas être totalement réelle, elle ne peut pas être matérielle. Elle ne peut pas être non plus totalement irréelle. Elle voyage et elle tient de deux mondes. Celui de l’imaginaire et celui du réel.

Quand  j’y pense je me rends compte que cette femme existe dans cet entre deux mondes depuis que je suis ado. Et peut être même avant ?

Quand je marchais seul dans la plaine, près de La Croix Ronde, j’avais 17 ans je crois, je la voyais danser sur les coteaux d’Israël. Elle avait mon âge, elle était brune et elle dansait, aérienne.


Quand je me suis mis au bord de la route, au bas de chez moi, quand les voitures m’ont pris et m’ont éloigné si loin du port, était-ce vers elle que je partais ?

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Membre, 154ans Posté(e)
Annalevine Membre 3 528 messages
Mentor‚ 154ans‚
Posté(e)

Logiquement je devrais pouvoir écrire mes idées sur mon ordinateur. Et ça suffirait, sans rien publier ici. Mais je ne parviens pas à écrire à moi-même. 

En revanche je parviens à écrire ici, en direct spontanément. Avec ce curieux sentiment qu’il n’existe pas une seule personne appartenant au forum à qui j’écris.  Ça n’a pas de sens. Mais bon, puisque je peux écrire ici, j’écris. Il me semble néanmoins qu’il vaut mieux que j’écrive désormais exclusivement en littérature, puisqu’il ne s’agit pas pour moi de communiquer mais de m’exercer à une expression écrite.

La fin des années 70 finit par m’éclairer sur ce point: nous ne changerions pas le monde. Pas  seulement en raison des réalités politiques, mais surtout en raison de ce fait : nous étions incapables d’imaginer même un autre monde que celui que nous voulions subvertir. 
C’était sans doute cela le plus désespérant : personne n’était capable d’imaginer un autre monde. Nous pouvions critiquer, honnir même ce monde, il n’était pas possible d’en imaginer un autre. En imaginer un dans les mots oui bien sûr c’était facile, un monde plus juste, plus fraternel et patati et patata, mais en imaginer un dans les faits, dans les modalités, dans les actes quotidiens, différent c’était impossible. Nous pouvions imaginer un monde où dans les faits les inégalités seraient réduites, mais imaginer un autre monde que celui-ci, où nous vivrions réellement autrement, dans des rapports économiques différents, dans des buts différents, dans une organisation sociale différente, dans des idéaux différents c’était impossible. Certes la gauche avait compris ce désir de notre génération en forgeant ce slogan : nous allons changer la Vie, mais je pris conscience, avant même la victoire de Mitterrand, que nous ne changerions pas la Vie. 
 

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Membre, 154ans Posté(e)
Annalevine Membre 3 528 messages
Mentor‚ 154ans‚
Posté(e)

Ce fut alors que je fus saisi d’un désespoir qui alla en s’intensifiant. Ce monde je refusais de m’y insérer mais ne pas m’y insérer c’était vivre dans une situation figée puisque je ne pouvais pas imaginer un autre monde. 
La relation amoureuse que je vivais se détériorait. Ma concubine tombée enceinte décida d’avorter sans même me demander mon avis. Le pire est que je désirais un enfant d’elle. Je ne voyais pas comment donner un sens à une vie à deux sans enfant. Cet avortement eut un effet inattendu. Je ne pouvais plus lui faire l’amour sans avoir le sentiment que j’étais devenu une pute. J’étais devenue sa pute puisque le seul sens qu’elle donnait à l’acte amoureux était le plaisir. Je n’étais qu’un sexe puisque ma puissance sexuelle n’était faite que pour la faire jouir et non pour donner la Vie. Je commençais à me dégoûter. Enfin ma mère mourut. 
J’avais échoué à changer le monde, je n’étais plus guère qu’un objet sexuel, ma mère était morte. 
J’avais 32 ans il était temps pour moi de mourir.

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