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Sumo story: Une vie de moine, entre sueur et larmes


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Petit ours Membre 2498 messages
Forumeur alchimiste‚ 16ans
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https://www.20minutes.fr/sport/2118083-20170824-sumo-story-vie-moine-entre-sueur-larmes

De notre correspondant à Tokyo,

« Les débuts étaient tellement difficiles que je ne me souviens de rien. » En débarquant au Japon en 2002, Kaloyan Mahlyanov a 19 ans et dans sa valise un titre de champion d’Europe de lutte gréco-romaine. Le Bulgare de 2,03m, qui dépasse déjà les 120 kg et n’a donc pas pu participer aux Jeux olympiques de Sydney, a en revanche attiré l’œil d’un coach de sumo japonais, qui l’a convaincu de venir tenter sa chance dans le « sport national » nippon.

Sur place, il découvre la vie harassante des rikishi, les lutteurs de sumo, rythmée par l’exercice physique, les repas pantagruéliques et l’obéissance inconditionnelle aux aînés. Les journées commencent aux aurores par un épuisant entraînement, à jeun, qui dure trois ou quatre heures. Puis ce sont le bain et le repas : les lutteurs les moins bien classés, qui se sont levés plus tôt pour accomplir diverses corvées, aident à la préparation du déjeuner puis mangent en dernier, après avoir servi les autres.

Beaucoup ne parviennent pas à s’acclimater à cette existence éreintante et préfèrent s’enfuir, en pleine nuit ou pendant les déplacements en province. Même des futurs champions ont failli tout lâcher : le Japonais Takayasu, qui en mai dernier a été promu ozeki, le deuxième plus haut rang au sein de la première division, s’est enfui une dizaine de fois de sa heya à ses débuts, rejoignant à vélo la maison familiale située à 50 km.

Le seul autre moyen d’échapper à cette vie est de monter en grade. Tous les lutteurs ont en permanence les yeux rivés sur le classement, appelé banzuke, une grande feuille de papier publiée avant chaque tournoi, tous les deux mois, où sont inscrits au pinceau les noms des quelque 700 sumos de la fédération. La règle est simple : à la fin des 15 jours du tournoi, ceux qui ont plus de victoires que de défaites progressent dans le classement, les autres descendent. Le système est implacable. Une absence, même pour blessure, équivaut à une défaite.

Les jeunes Japonais ne rêvent plus d’être sumo

Cette existence « hors du temps » est liée à l’ancienneté de la tradition du sumo, à l’origine un ensemble de rituels shinto destinés à calmer les dieux et assurer de bonnes récoltes, qui serait apparu il y a 1.500 ans. Un héritage encore très présent : avant les combats, les lutteurs frappent le sol avec leurs pieds pour chasser les mauvais esprits, se rincent la bouche avec de l’eau et lancent du sel sur le dohyo, la plate-forme d’argile où ont lieu les combats, pour le purifier. Les femmes ne sont pas autorisées à y poser le pied.

Lancer de sel sur le dohyo avant un combat

« Parallèlement à cet aspect religieux, le sumo est depuis longtemps un spectacle traditionnel », explique le journaliste Taro Arai. « Ce n’est que récemment, à l’ère Showa (1926-1989), qu’il est aussi devenu un sport ». Le sumo en a gardé des aspects uniques : « un certain flou dans les règles, qui conduit parfois à faire rejouer un combat, par exemple », note le spécialiste du sumo. Les juges et les arbitres appartiennent, comme les lutteurs, à des heya, ce qui serait inconcevable dans le football ou le baseball.

Enfin, le fait pour un apprenti de vivre chez le maître, comme c’était le cas autrefois pour d’autres arts traditionnels comme le rakugo, « ne subsiste que dans le sumo ». Cette vie, note Taro Arai, attire de moins en moins les jeunes Japonais : ils ne sont plus que 70 à 80 à pousser la porte d’une heya chaque année, deux fois moins que dans les années 1990. Un désamour qui explique en partie que le sumo soit dominé, depuis une vingtaine d’années, par les étrangers.

https://www.20minutes.fr/monde/2169339-20171115-video-japon-sumo-pris-bras-corps-nouveau-scandale

De notre correspondant à Tokyo,

C’est un scandale majeur qui se profile dans le monde feutré du sumo. Le yokozuna (plus haut rang de ce sport) Harumafuji, de nationalité mongole, est soupçonné d’avoir frappé un autre lutteur à la tête avec une bouteille de bière au cours d’une soirée arrosée, une conduite jugée indigne de la part de l’un des champions de la discipline, tenus à un comportement exemplaire.

Taka-no-iwa consultait son smartphone pendant qu’on lui parlait

Les faits se seraient déroulés au cours d’une soirée arrosée le 25 octobre dernier, alors que la tournée en province des lutteurs faisait étape dans le département de Tottori (ouest du Japon). Harumafuji, 33 ans, qui venait de mettre en garde Taka-no-iwa au sujet du respect dû aux aînés, n’aurait pas apprécié que son jeune compatriote de 27 ans continue à consulter son smartphone pendant qu’il lui parlait.

Exaspéré, Harumafuji aurait alors frappé Taka-no-iwa à la tête avec une bouteille de bière, avant de lui asséner « 20 à 30 coups de poing », d’après des témoins cités par le journal Sankei. Selon les médias japonais, une dizaine de personnes, principalement des lutteurs mongols et japonais, étaient présentes.

>> A lire aussi : Les sumos japonais face aux «invasions barbares»

Le yokozuna a présenté mardi ses excuses devant les journalistes qui se pressaient sur son lieu d’entraînement. Invoquant une blessure au coude gauche, il a déclaré forfait le même jour pour le tournoi, qui a lieu à Fukuoka, sur l’île de Kyushu (sud du Japon) jusqu’au 26 novembre. La fédération de sumo a diligenté une enquête interne, mais ne devrait pas annoncer de sanction avant la fin du tourno

 

Modifié par Petit ours

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Talon 1 Membre 9754 messages
Talon 1‚ 74ans
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Un tel sujet, un jour de pluie ? C'est exagéré.:hehe:

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