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Le romantisme et attractivité vu par le coeficient de Gini


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libredeparler Membre 1 035 messages
Forumeur alchimiste‚ 56ans
Posté(e)

Cette petite étude se propose d' analyser l'attractivité femme/homme, le romantisme par le fameux coefficient de Gini... c'est assez révélateur et explique bien des comportements...

Inégalités de sex-appeal et économie des rencontres

 

Les coefficients de Gini pour l’économie des rencontres. Chez les hétérosexuels, cela signifie en fait calculer deux coefficients de Gini : un pour les hommes et un pour les femmes. En effet, les hommes et les femmes hétérosexuels occupent essentiellement deux économies ou mondes distincts, les hommes ne se faisant concurrence qu’entre eux pour les femmes, et les femmes entre elles pour les hommes.

Le coefficient de Gini pour les hommes est déterminé collectivement par les préférences collectives des femmes, et vice-versa. Si toutes les femmes trouvent tous les hommes également attirants, l’économie des fréquentations masculines aura un coefficient de Gini de zéro. Si les hommes trouvent tous la même femme attirante et considèrent toutes les autres femmes comme inintéressantes, l’économie des fréquentations féminines aura un coefficient de Gini proche de un. Les deux coefficients ne s’influencent pas directement l’un l’autre, et chaque sexe fixe collectivement le coefficient de Gini – c’est-à-dire le niveau d’inégalité – pour l’autre sexe.

Un spécialiste des données travaillant pour l’application populaire de rencontres Hinge a présenté les coefficients de Gini qu’il avait trouvés dans l’importante masse de données de son entreprise, traitant les préférences comme l’équivalent d’un revenu. Il a montré que les femmes hétérosexuelles ont un coefficient de Gini de 0,324, tandis que les hommes hétérosexuels ont un coefficient de Gini beaucoup plus élevé de 0,542.

Ainsi, aucun des deux sexes n’est totalement égalitaire : dans les deux cas, il y a des personnes riches qui ont accès à davantage d’expériences romantiques et des personnes pauvres qui n’ont accès qu’à peu ou pas d’expériences. Mais si la situation des femmes ressemble à celle d’une économie comportant des pauvres, des classes moyennes et des millionnaires, celle des hommes est plus proche d’un monde avec un petit nombre de super-milliardaires entourés d’une masse énorme de personnes ne possédant presque rien.

Selon l’analyste de Hinge : « Sur la liste des 149 pays fournie par la CIA World Factbook, les indices de Gini placeraient l’économie des fréquentations féminines au 75ème rang des plus économies les plus inégales (soit l’Europe occidentale, en moyenne) et l’économie des fréquentations masculines se classerait au 8ème rang des plus inégales (kleptocratie, apartheid, guerre civile permanente – on peut penser à l’Afrique du Sud).»

Quartz a fait état de ce résultat et a également cité un autre article qui affirme que « les 80 % d’hommes les plus mal classés (en termes d’attractivité) sont en compétition pour les 22 % de femmes les moins bien classées et les 78 % de femmes les mieux classées sont en compétition pour les 20 % d’hommes les plus désirables ».

Si l’on en croit ces résultats, la grande majorité des femmes ne sont disposées à communiquer romantiquement qu’avec une petite minorité d’hommes alors que la plupart des hommes sont disposés à communiquer romantiquement avec la plupart des femmes. Le degré d’inégalité dans les goûts et correspondances mesure de manière crédible le degré d’inégalité dans l’attractivité, et implique nécessairement au minimum un tel degré d’inégalité dans les expériences romantiques. Il semble difficile d’éviter une conclusion définitive : la majorité des femmes trouvent que la majorité des hommes sont peu attrayants et qu’ils ne valent pas la peine de s’engager romantiquement, alors que l’inverse n’est pas vrai. En d’autres termes, il semble que les hommes créent collectivement une « économie des fréquentations » pour les femmes dont les inégalités soient relativement faibles, tandis que les femmes en créent une pour les hommes avec des inégalités très marquées.

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BadKarma Membre 9 396 messages
Docteur Honoris Causa Es "Patati & Patata..."‚ 56ans
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Gini, un scientifique dont les études sociologiques in vivo auront véritablement contribué à lever un voile sur les effets des inégalités de sex-appeal et de l' économie des rencontres...

Exemple de ses premiers cas d' étude datant des années 80 :

 

Néanmoins, nous ne saurions passer sous silence un autre chercheur qui méritera tout autant notre attention, avec son célèbre indice de Shoups... :

 

 

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Léna-Postrof Membre 8 728 messages
Ni dupe, ni soumise‚ 38ans
Posté(e)

La prédestination, l'idéalisation du partenaire, les sentiments sont forces fondatrices du romantisme dans le couple, ainsi que l'exclusivité amoureuse et sexuelle bien évidemment. Ce sont là des traits essentiels de l'amour romantique.

Les sites de rencontres vont complètement à contre-courant de tout ceci. Passer par un site de rencontres ou une application comme Hinge -rachetée par Tinder au passage- est une démarche anti-romantique, par définition.

Les sites de rencontres sont loin de refléter la réalité du relationnel homme/femme dans l'amour et c'est heureux ! 

Mandater un analyste afin de disséquer les comportements hommes-femmes, leur réactivité, leurs penchants, sur ces sites, apporter des stats, déshumanisants encore ces rois et reines du bricolage amoureux, ne sera jamais que de l'hameçonnage.

Constater que des hommes seraient plus propices à être "romantiques" envers toutes femmes n'est pourtant pas censé être rassurant. "Venez, promis, ici, mesdames, nous vous servons du romantisme". Il faudrait vraiment être naïves.Il faut avoir envie de sortir avec un viandard, qui aura, qui plus est, le loisir de courir plusieurs lièvres à la fois, en seulement quelques clics.

Il ne s'agit là nullement de romantisme, plutôt d'hommes propices à faire un peu de "travelling" ou juste polis avant d'enchaîner sur le fameux "Est-ce que tu couches ?". Répugnant. 

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libredeparler Membre 1 035 messages
Forumeur alchimiste‚ 56ans
Posté(e)

Avec la fin progressive des liaisons longues, malgré mariages, pacs, etc... l'on passe d'une société responsable et respectueuse, à une société de consommation romantico-sexuelle...l'autre me plait, je séduit, je consomme, et recommence avec un(e) autre quand l'envie diminue...dans une telle société plus de place pour la famille les enfants..

Il n'y a pas que les sites de rencontres qui sont de mauvais exemples...prenons la télévision, truffées de séries où les acteurs/trices sont quasiment toujours célibataires, divorcées, où pour finir tout le monde couche avec tout le monde...à force la monogamie parait désuète et ridicule....

 

Par contre il parait juste que les femmes soient beaucoup plus exigeantes que les hommes dans les critères de choix de partenaires... tout comme c'est le plus souvent la femme (70%) qui demande le divorce, la séparation...

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zenalpha Membre 12 341 messages
Agitateur Post Synaptique‚ 50ans
Posté(e)
Le 22/04/2019 à 09:40, libredeparler a dit :

Cette petite étude se propose d' analyser l'attractivité femme/homme, le romantisme par le fameux coefficient de Gini... c'est assez révélateur et explique bien des comportements...

Inégalités de sex-appeal et économie des rencontres

 

Les coefficients de Gini pour l’économie des rencontres. Chez les hétérosexuels, cela signifie en fait calculer deux coefficients de Gini : un pour les hommes et un pour les femmes. En effet, les hommes et les femmes hétérosexuels occupent essentiellement deux économies ou mondes distincts, les hommes ne se faisant concurrence qu’entre eux pour les femmes, et les femmes entre elles pour les hommes.

Le coefficient de Gini pour les hommes est déterminé collectivement par les préférences collectives des femmes, et vice-versa. Si toutes les femmes trouvent tous les hommes également attirants, l’économie des fréquentations masculines aura un coefficient de Gini de zéro. Si les hommes trouvent tous la même femme attirante et considèrent toutes les autres femmes comme inintéressantes, l’économie des fréquentations féminines aura un coefficient de Gini proche de un. Les deux coefficients ne s’influencent pas directement l’un l’autre, et chaque sexe fixe collectivement le coefficient de Gini – c’est-à-dire le niveau d’inégalité – pour l’autre sexe.

Un spécialiste des données travaillant pour l’application populaire de rencontres Hinge a présenté les coefficients de Gini qu’il avait trouvés dans l’importante masse de données de son entreprise, traitant les préférences comme l’équivalent d’un revenu. Il a montré que les femmes hétérosexuelles ont un coefficient de Gini de 0,324, tandis que les hommes hétérosexuels ont un coefficient de Gini beaucoup plus élevé de 0,542.

Ainsi, aucun des deux sexes n’est totalement égalitaire : dans les deux cas, il y a des personnes riches qui ont accès à davantage d’expériences romantiques et des personnes pauvres qui n’ont accès qu’à peu ou pas d’expériences. Mais si la situation des femmes ressemble à celle d’une économie comportant des pauvres, des classes moyennes et des millionnaires, celle des hommes est plus proche d’un monde avec un petit nombre de super-milliardaires entourés d’une masse énorme de personnes ne possédant presque rien.

Selon l’analyste de Hinge : « Sur la liste des 149 pays fournie par la CIA World Factbook, les indices de Gini placeraient l’économie des fréquentations féminines au 75ème rang des plus économies les plus inégales (soit l’Europe occidentale, en moyenne) et l’économie des fréquentations masculines se classerait au 8ème rang des plus inégales (kleptocratie, apartheid, guerre civile permanente – on peut penser à l’Afrique du Sud).»

Quartz a fait état de ce résultat et a également cité un autre article qui affirme que « les 80 % d’hommes les plus mal classés (en termes d’attractivité) sont en compétition pour les 22 % de femmes les moins bien classées et les 78 % de femmes les mieux classées sont en compétition pour les 20 % d’hommes les plus désirables ».

Si l’on en croit ces résultats, la grande majorité des femmes ne sont disposées à communiquer romantiquement qu’avec une petite minorité d’hommes alors que la plupart des hommes sont disposés à communiquer romantiquement avec la plupart des femmes. Le degré d’inégalité dans les goûts et correspondances mesure de manière crédible le degré d’inégalité dans l’attractivité, et implique nécessairement au minimum un tel degré d’inégalité dans les expériences romantiques. Il semble difficile d’éviter une conclusion définitive : la majorité des femmes trouvent que la majorité des hommes sont peu attrayants et qu’ils ne valent pas la peine de s’engager romantiquement, alors que l’inverse n’est pas vrai. En d’autres termes, il semble que les hommes créent collectivement une « économie des fréquentations » pour les femmes dont les inégalités soient relativement faibles, tandis que les femmes en créent une pour les hommes avec des inégalités très marquées.

Article complet

Article super intéressant.

Le coefficient de gini apprécié autour des diverses interactions sur les plate formes de rencontres marque de très grandes différences entre les hommes et les femmes.

Je ne suis pas étonné dans le sens où je pense que les femmes sont toujours rationnellement hyper sélectives quitte à rester seules longtemps alors que pas mal d'hommes sont des sélectifs sur des "opportunités réelles" quitte a moins formaliser les critères de leur princesse et moins demander a la relation.

Rationnellement, cette idée de cibler les mêmes princes charmants est une consommation d'une conception féministe du romantisme ou les choses tombent rapidement.

L'homme construit davantage sa relation avec sa queue comme le castor.

 

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Léna-Postrof Membre 8 728 messages
Ni dupe, ni soumise‚ 38ans
Posté(e)
Il y a 9 heures, libredeparler a dit :

Avec la fin progressive des liaisons longues, malgré mariages, pacs, etc... l'on passe d'une société responsable et respectueuse, à une société de consommation romantico-sexuelle...l'autre me plait, je séduit, je consomme, et recommence avec un(e) autre quand l'envie diminue...dans une telle société plus de place pour la famille les enfants..

Il n'y a pas que les sites de rencontres qui sont de mauvais exemples...prenons la télévision, truffées de séries où les acteurs/trices sont quasiment toujours célibataires, divorcées, où pour finir tout le monde couche avec tout le monde...à force la monogamie parait désuète et ridicule....

 

Par contre il parait juste que les femmes soient beaucoup plus exigeantes que les hommes dans les critères de choix de partenaires... tout comme c'est le plus souvent la femme (70%) qui demande le divorce, la séparation...

La télévision suit le mouvement simplement. Les séries avec 7 gosses à la maison et des papas pasteurs, ça n'intéresse (plus) personne. 

Il s'agit de sites de rencontres où les candidats au bricolage amoureux sont à la fois acheteurs, vendeurs, produits... à quoi donc aurions-nous du nous attendre d'autre ? Ces hommes semblent s'y intéresser, de façon, très basique, au physique de femmes, quoi qu'encore ils seraient prêts à choper à peu près n'importe qui. Il paraît qu'il y pullule des gros crevards. Les femmes, selon cet article, semblent plus méfiantes ou moins enjouées. Ceci pourrait expliquer cela.

Il y a une grande misère affective et sexuelle sur ces sites, applications et tout le toutim. Nous sommes si nombreux sur Terre, de plus en plus, les gens se sentent de plus en plus seuls... Ces moyens artificiels à disposition afin de créer le couple sur mesure, contribuent très largement à ce sentiment de solitude et son exacerbation. 

La rencontre fortuite restera l'idéal de la rencontre amoureuse. 

70% de femmes demanderaient la séparation, le divorce ? C'est un chiffre important... il sort d'où ? Ensuite, doit-on tout accepter, supporter de l'autre pour faire tenir un couple ? Alors que les fondations de celui-ci seraient déjà si fragiles ? Alors que le couple s'est épuisé, que personne n'a tenté de le sauver ? 

Il y a peut-être parfois un empressement à être un couple. 

Séparation voire divorce peuvent être également des chances, je pense précisément à toutes ces violences que certain(e)s ont à subir. C'est bien aussi d'avoir la possibilité d'y mettre un terme. 

Modifié par Léna-Postrof
Mais que fait la police ?

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