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Les ex-salariés de Goodyear aux prud’hommes : un procès hors norme à Amiens


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Quatre ans après la fermeture de l’usine, 832 ex-salariés contestent leur licenciement économique et veulent « faire condamner cette multinationale ».

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Les 832 anciens salariés qui contestent leur licenciement économique vont enfin pouvoir assister à l’audience qui se tient jeudi 4 octobre devant les prud’hommes d’Amiens. Un nombre de plaignants exceptionnel, qui a obligé à délocaliser le procès à Mégacité, une salle de congrès qui jouxte le Zénith de la ville.

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L’avocat entend également démontrer que le véritable employeur des ex-salariés n’était pas la direction française de Goodyear mais bien sa maison-mère, Goodyear Dunlop Tires Operation, installée au Luxembourg. Rappelant que cette procédure est antérieure aux récentes réformes du code du travail, et notamment aux ordonnances Macron : les difficultés économiques d’une entreprise ne s’apprécient désormais plus qu’au niveau national, même si la multinationale dont elle est une filiale fait des profits.

https://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2018/10/04/les-ex-salaries-de-goodyear-aux-prud-hommes-un-proces-hors-norme-au-zenith-d-amiens_5364265_3224.html?xtmc=continental&xtcr=3

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  • 1 an après...
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Invité Jane Doe.
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Plus de six ans après la fermeture de son usine à Amiens, en janvier 2014, Goodyear a été condamné, jeudi, par les prud'hommes d'Amiens pour le licenciement abusif de 832 de ses anciens salariés. À l'époque, 1 143 personnes étaient alors employées dans l'usine. Cette condamnation pour « licenciement sans motif économique valide » a été saluée auprès de l'Agence France-Presse comme une « énorme victoire » par l'avocat des salariés, Me Fiodor Rilov, la direction prenant « acte », de son côté, de ce jugement et indiquant « se réserver le droit de faire appel ».

Le montant total des dommages-intérêts devant être versés n'était pas immédiatement disponible. Le tribunal a néanmoins demandé une exécution provisoire de ce jugement, selon Me Rilov. À l'audience dite de départage du 28 janvier, à laquelle environ 550 personnes avaient assisté, Me Rilov avait insisté sur les bénéfices d'exploitation mondiaux à l'époque du groupe Goodyear, d'un montant de 1,7 milliard de dollars. Il avait considéré cette affaire comme « emblématique du refus des ouvriers de se laisser écraser à l'occasion du démantèlement de leur outil de travail pendant que leur employeur réalise des profits colossaux ».

« Je suis heureuse et fière de la victoire obtenue aujourd'hui. Elle ne permettra pas de redonner du travail à ceux qui sont restés sur le bord de la route, qui ne rétablira pas les drames sociaux et humains […] Mais c'est une victoire qui nous rend notre dignité face à une multinationale qui nous a méprisés et humiliés », s'est félicitée, pour sa part, Évelyne Becker, ex-déléguée CGT de l'entreprise, devant le tribunal où seuls quelques salariés s'étaient rendus. « Surtout, cette victoire va nous permettre de passer à autre chose. »

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