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Mailly «Pantouflage»


PASCOU

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http://www.liberation.fr/france/2018/06/18/jean-claude-mailly-de-la-banderole-fo-au-conseil-patronal_1660070

Reconversion

Jean-Claude Mailly, de la banderole FO au conseil patronal

Par Amandine Cailhol 18 juin 2018 à 17:26
Le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly lors d'une réunion de la section départementale de FO à la Bourse du travail de Marseille le 7 septembre. Le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly lors d'une réunion de la section départementale de FO à la Bourse du travail de Marseille le 7 septembre. Photo Anne-Christine Poujoulat. AFP

Deux mois après avoir quitté la tête du syndicat, l'ex-secrétaire général se reconvertit dans le conseil en intégrant la société de Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy.

  • Jean-Claude Mailly, de la banderole FO au conseil patronal

Au moment de quitter la tête de FO, en avril, il ne cachait pas sa crainte. Celle de se retrouver, du jour au lendemain, un brin désœuvré. Devant les journalistes de l’Ajis, Jean-Claude Mailly, qui était alors encore secrétaire général de FO, faisait part de ses plans de «reconversion». Parmi ses pistes : «Du conseil sur la RSE, des trucs comme cela, mais je ne sais pas encore sous quelle forme.» A l’époque, le syndicaliste n’en disait pas plus, expliquant ne pas encore avoir eu le temps d’avancer sur le sujet. Deux mois plus tard, les choses se précisent. Après une fin de mandat un peu compliquée, et un congrès de FO au cours duquel il a été vivement critiqué par nombre de militants, Jean-Claude Mailly, 65 ans, va retrouver un environnement de travail plus calme au sein d’Alixio, société de conseil de Raymond Soubie… ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy.

«Pantouflage»

Recruté en tant que «senior advisor», il œuvrera sur les sujets de «relations sociales internationales, de responsabilité sociale et environnementale et de stratégie sociale», selon le cabinet de conseil qui a annoncé ce recrutement, lundi. Alixio «accompagne les décideurs d’entreprises dans leurs transformations RH, stratégiques, organisationnelles et managériales». Une belle formule, pour une réalité plus triviale : dans les faits, il s’agit d’accompagner les grosses boîtes dans leurs projets de restructuration et de réorganisation, qui laissent bien souvent de nombreux salariés sur le carreau. La petite entreprise de Soubie préfère, elle, parler de conseils pour «consolider les nouveaux modèles économiques et limiter les impacts négatifs des réorganisations».

L’arrivée de Mailly semble en tout cas réjouir Raymond Soubie. Selon lui, l’ancien syndicaliste «va nous apporter sa grande expérience des questions sociales». Pourtant, il y a quelque temps, l’homme qui murmurait à l’oreille de Sarkozy ne faisait pas vraiment d’éloges aux syndicats. En 2016, il déclarait notamment au Parisien : «Les syndicats ne sont pas adaptés aux nouvelles réalités.» Les deux hommes se sont plusieurs fois croisés par le passé, lorsque Raymond Soubie était à la manœuvre, à l’Elysée, et notamment au moment de la réforme des retraites. Evidemment, la reconversion éclair de l’ancien leader syndical dans le conseil patronal, qualifiée pêle-mêle de «pantouflage», de «trahison» ou de «honte», a été épinglée sur les réseaux sociaux.

Devenir patron

Outre ce nouveau job, l’ex-numéro un de FO a d’autres projets. En avril, il expliquait notamment vouloir se pencher sur «les questions liées à l’insertion des jeunes désocialisés». Il envisage aussi de quitter le monde des salariés pour devenir patron, et monter sa propre boîte de conseil comme Nicole Notat, l’ex-secrétaire générale de la CFDT qui dirige aujourd’hui Vigeo, une société de notation sociale et environnementale des entreprises. Surtout, à partir du 1er août, il doit rejoindre le Conseil économique, social et environnemental (Cese) à Bruxelles pour y occuper un mandat dévolu à FO. «C’est le seul mandat FO que je prendrai», expliquait-il en avril, niant fermement les informations du Canard enchaîné selon lequel il serait «coaché» par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et qu’il visait la présidence du Cese.

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https://www.humanite.fr/node/36979

UN CITOYEN COMME LES AUTRES

VENDREDI, 24 JUILLET, 1992
L'HUMANITÉ

JE suis un citoyen français. Comme les autres. Je suis un électeur français. Comme les autres. Je suis un contribuable français. Comme les autres. Le 20 septembre, je vais voter «NON» au référendum sur le traité de Maastricht. Comme beaucoup d'autres. Dont c'est le droit. Mais je suis conduit à constater que l'Etat ne respecte pas ce droit. Et j'en accuse ceux qui l'ont en charge.

Mme Elisabeth Guigou, ministre des Affaires européennes, utilise mon argent et celui des autres, mobilise les services de l'Etat, qui devrait être l'Etat de tous, pour une campagne partisane à travers le pays contre la conviction d'une partie des citoyens. Elle foule aux pieds le devoir d'impartialité de l'Etat.

M. Pierre Bérégovoy, premier ministre, utilise mon argent et celui des autres, soit 25 millions de francs, pour une opération de communication en faveur du «OUI» au référendum, dans les journaux, à la radio et à la télévision, confiée à l'agence de publicité Séguéla. Je réclame que la même somme soit affectée par le gouvernement à une opération du même type en faveur du «NON». A défaut, j'en concluerai que l'argent des contribuables est illégalement détourné au service de certains partis politiques, dont le parti au pouvoir, contre d'autres. En tant que citoyen, je me réserve le droit d'en saisir les autorités compétentes.

M. François Mitterrand, président de la République, qui se déclare garant de la liberté et de la pluralité de l'information, ne fait pas respecter ses propres engagements solennels. La voix de ceux qui, au nom des valeurs de la gauche, appellent à voter «NON», et notamment les communistes français, est étouffée à la radio et la télévision.

Mme Guigou, MM. Bérégovoy et Mitterrand, sommes-nous désormais dans une République féodale, une République bananière ou plus de République du tout?

Claude Cabanes.

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il y a 27 minutes, Anne Atôle a dit :

https://www.humanite.fr/node/36979

UN CITOYEN COMME LES AUTRES

VENDREDI, 24 JUILLET, 1992
L'HUMANITÉ

JE suis un citoyen français. Comme les autres. Je suis un électeur français. Comme les autres. Je suis un contribuable français. Comme les autres. Le 20 septembre, je vais voter «NON» au référendum sur le traité de Maastricht. Comme beaucoup d'autres. Dont c'est le droit. Mais je suis conduit à constater que l'Etat ne respecte pas ce droit. Et j'en accuse ceux qui l'ont en charge.

Mme Elisabeth Guigou, ministre des Affaires européennes, utilise mon argent et celui des autres, mobilise les services de l'Etat, qui devrait être l'Etat de tous, pour une campagne partisane à travers le pays contre la conviction d'une partie des citoyens. Elle foule aux pieds le devoir d'impartialité de l'Etat.

M. Pierre Bérégovoy, premier ministre, utilise mon argent et celui des autres, soit 25 millions de francs, pour une opération de communication en faveur du «OUI» au référendum, dans les journaux, à la radio et à la télévision, confiée à l'agence de publicité Séguéla. Je réclame que la même somme soit affectée par le gouvernement à une opération du même type en faveur du «NON». A défaut, j'en concluerai que l'argent des contribuables est illégalement détourné au service de certains partis politiques, dont le parti au pouvoir, contre d'autres. En tant que citoyen, je me réserve le droit d'en saisir les autorités compétentes.

M. François Mitterrand, président de la République, qui se déclare garant de la liberté et de la pluralité de l'information, ne fait pas respecter ses propres engagements solennels. La voix de ceux qui, au nom des valeurs de la gauche, appellent à voter «NON», et notamment les communistes français, est étouffée à la radio et la télévision.

Mme Guigou, MM. Bérégovoy et Mitterrand, sommes-nous désormais dans une République féodale, une République bananière ou plus de République du tout?

Claude Cabanes.

Oui pas nouveau le mepris du peuple.

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pluc89 Membre 12 512 messages
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Pourquoi pas !

Cela vaut mieux que le voir recasé dans une des agences, observatoires, fondations ou associations, totalement inutiles financés avec l'argent du contribuable.

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