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la relève est là ......


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sphynxxxix Animateur 9 152 messages
Tigre du Bengale‚ 46ans
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OBJECTIF 2023 POUR LES BLEUETS

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Sacrés champions du monde dimanche, Carbonel, Coville, Ntamack, Woki, Demba et leurs partenaires incarnent la relève tricolore. La Coupe du monde 2019 trop proche, ils visent plus sûrement le Mondial organisé en France. A condition d'obtenir plus de temps de jeu avec leurs clubs respectifs.

 

Une éclaircie dans la grisaille. Et la promesse d’un avenir plus rayonnant pour le XV de France. A condition que ce titre donne des envies aux présidents et entraîneurs du Top 14 d’accorder du temps de jeu à ces gamins talentueux. Tordant tout de suite, cependant, le cou à une idée fausse. Les Bleuets ne sont pas plus mal lotis que les mêmes classes d’âge anglaise, néo-zélandaise ou sud-africaine. Au contraire même. Le site itsrugby.fr a décompté et comparé les temps de jeu des «bébés» blacks, bleus ou roses. Et la France arrive largement en tête avec 18 de ses 23 joueurs ayant déjà évolué dans le monde pro (Top 14 et Pro D2). Pour un total de 175 matches (dont 81 titularisations) et 7.223 minutes de jeu. Les Anglais, finalistes malheureux face aux Bleuets ? Ils arrivent en deuxième position avec 14 joueurs pour un total de 100 matches (56 titularisations) et 4.811 minutes de jeu. Les «Baby Blacks», battus par les Tricolores en demi-finale, complètent le podium avec seulement 11 joueurs ayant joué chez les pros (dans le championnat des provinces), pour un total de 48 matches (23 titularisations, 2.219 minutes de jeu).

Ce comparatif bat donc en brèche l’idée reçue selon laquelle la France ne donne pas sa chance à ses jeunes talents. Il convient toutefois de modérer le résultat au regard des cas individuels. Ainsi le capitaine des Bleuets, Arthur Coville, compte 841 minutes de Top 14. Le demi de mêlée du Stade Français a été titularisé à douze reprises (source itsrugby.fr toujours). Tout comme l’arrière Clément Laporte, 983 minutes au compteur avec Agen. On peut également citer Cameron Woki, qui compte quinze feuilles de match avec l’UBB (dont 10 titularisations) pour 832 minutes de jeu en Top 14 (et 194 de plus en challenge européen).

 

«La saison prochaine, j’espère avoir plus de temps de jeu avec le Stade Toulousain car une place s’est libérée»

Romain Ntamack

Pour d’autres Bleuets, en revanche, c’est moins la joie. Romain Ntamack, le talent du Stade Toulousain ? Cinq feuilles de match en Top 14 (330 minutes) et autant en Challenge Cup (284 minutes). Louis Carbonel, le remarquable jeune ouvreur ? Avec Toulon, il a été titularisé à seulement deux reprises (plus trois remplacements) pour un maigre total de 141 minutes. Idem pour Demba Bamba, le colossal pilier de Brive : cinq petites apparitions en Top 14 pour un cumul de 133 minutes. Quant au meilleur joueur de cette équipe de France, Jordan Joseph, il n’a pas disputé la moindre minute en ProD2 avec Massy. Mais le club francilien a une excuse. Le numéro 8 est doublement surclassé et, à 17 ans, il joue encore en Crabos.

Des situations variées donc. Qui justifient, l’appel (entre autres) de Max Guazzini, l’ancien président du Stade Français. «Messieurs les entraîneurs, directeurs du rugby, présidents, faites jouer ces jeunes champions du monde de rugby au lieu de recruter des vieux chevaux de retour ou des stars en fin de carrière. Ces merveilleux joueurs sont l’avenir de l’Equipe de France.» On peut penser que ce sera le cas, par exemple, pour Romain Ntamack. Jean-Marc Doussain parti au Lou, le Stade Toulousain n’a pas recruté d’ouvreur, indiquant que le champion du monde sera la doublure attitrée de l’Australien Zack Holmes. Pour un temps de jeu à la hausse. «J’ai été parfois frustré de ne pas faire partie de certains groupes. Mais les coaches voulaient prendre le temps, ne pas m’exposer directement. La saison prochaine, j’espère avoir plus de temps de jeu car une place s’est libérée. Mais ce sera à moi de le gagner», rappelle le fils d’Emile Ntamack, à la tête des Bleuets sacrés champions du monde en… 2006.

Plus de temps de jeu donc. Mais… pas trop non plus

On peut, de toute façon, espérer que leur nouveau statut de champions du monde conjugué au durcissement de la règle du quota de Jiff (joueurs issus de la filière de formation) va contribuer à les voir plus souvent en Top 14 et Pro D2. La saison prochaine, la moyenne par feuille de match passera de 14 à 15 Jiff. Et le nombre de joueurs non-jiff (donc étrangers) dans l’effectif global ne va cesser de diminuer : 16 cette saison pour atteindre 13 en 2022. Les vases communicants pour toujours plus de jeunes joueurs français. «Le mouvement ne cesse de s’amplifier. L’effet Jiff se fait clairement sentir», confirme le DTN, Didier Retière. Autre atout pour ces Bleuets, le fait que, depuis un an, ils ont réintégré leurs clubs. Terminés les allers-retours avec le pôle espoir de Marcoussis. Ils s’entraînent désormais toute la semaine avec les ‘’grands’’ et peuvent espérer taper dans l’œil des entraîneurs. Qui «n’ont plus peur de les tester», vante le président de la FFR, Bernard Laporte, à l’origine de cette réforme.

Plus de temps de jeu donc. Mais… pas trop non plus. C’est l’autre écueil qui guette ces champions du monde. Ne pas les brûler en leur imposant des cadences infernales. Certains sont même encore en phase d’athlétisation. Prenons l’exemple de Jordan Joseph. A 17 ans, il serait aberrant qu’il multiplie les apparitions sous ses nouvelles couleurs du Racing. Il faut le laisser grandir tranquillement. Et oublier le Mondial 2019 au Japon pour viser la Coupe du monde 2023 en France ? Bernard Laporte se veut plus pressé. Et espère que « deux-trois » de ces pépites auront rejoint les rangs du XV de France d’ici un an. A l’image de Mathieu Jalibert qui avait été retenu lors du Tournoi des six nations. «A partir du moment où il est titulaire avec son club, le jeune joueur doit venir chez les Bleus s’il en a les qualités. Peu importe son âge», a confié le président de la FFR à Midi Olympique, citant nommément l’arrière Clément Laporte.

Sacrés en 2006, Guirado, Ouedraogo, Mermoz, Médard avaient dû attendre la Coupe du monde 2011

«Bernie» l’avait fait en 2007. Un an plus tôt, les Bleuets étaient sacrés champions du monde des moins de 21 ans. Avec, dans leurs rangs, un certain Lionel Beauxis qui, avec son énorme coup de pied, allait abattre les All Blacks en quart de finale de la Coupe du monde 2007. Un exemple unique parmi les autres lauréats de 2006 devenus grands Bleus. Pour Guirado, Domingo, Ouedraogo, Chouly, Tillous-Borde, Mermoz, Médard…, il a fallu attendre la Coupe du monde 2011, voire 2015, pour qu’ils s’installent dans le XV de France. L’objectif 2023 semble donc le plus raisonnable pour ces jeunes champions du monde. Le temps d’engranger de l’expérience. En club. Puis en équipe de France. Pour le même destin ? «J'espère qu'on fera la même chose dans quelques années avec le XV de France, a dit Louis Carbonel quelques minutes après la fin de la finale victorieuse. On veut démontrer qu’on a notre place dans le championnat, en Top 14, que ça ne sert à rien d’aller chercher de jeunes joueurs australiens, sud-africains ou mêmes néo-zélandais, car on les a tous battus.» L'ambition est déjà là.

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PINOCCHIO Membre 22 246 messages
Pantin contestataire‚ 74ans
Posté(e)

Bons p'tits gars , ils ont bien bossés , là :D

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