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Italie : Silvio Berlusconi dit oui à une alliance Ligue – Mouvement 5 étoiles


PASCOU

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Les futurs dirigeants de l'Italie conseillent à Lemaire de s'occuper de ses fesses!:rolle:

https://www.franceinter.fr/monde/italie-les-futurs-dirigeants-demandent-a-la-france-de-se-meler-de-ses-affaires

Italie : les futurs dirigeants demandent à la France de se mêler de ses affaires

Publié le lundi 21 mai 2018 à 6h06

par Valeria Emanuele

En Italie, Luigi di Maio, chef de file du Mouvement 5 Étoiles a annoncé le 19 mai qu'il compte faire annuler l'énorme chantier de la ligne ferroviaire Lyon-Turin, un projet financé à environ 40% par l'UE En Italie, Luigi di Maio, chef de file du Mouvement 5 Étoiles a annoncé le 19 mai qu'il compte faire annuler l'énorme chantier de la ligne ferroviaire Lyon-Turin, un projet financé à environ 40% par l'UE © Getty / Stefano Montesi - Corbis

Le contrat de gouvernement conclu par la Ligue et le Mouvement 5 étoiles n'évoque pas une sortie de l'euro mais entend "revoir, avec les partenaires européens, le cadre de la gouvernance économique", y compris la monnaie unique, pour revenir à une Europe des pères fondateurs, de "paix, de fraternité, de coopération et de solidarité".  

Un projet qui inquiète les partenaires européens, dont la France. Et ses avertissements par la voix du ministre de l'Économie ont vraiment été très mal accueillis à Rome. Reconnaissons que Bruno Le Maire n'y est pas allé avec le dos de la cuillère... 

 

Vers un gouvernement populiste en Italie ? "Les Italiens doivent comprendre que l’avenir de l’Italie est en Europe et nulle part ailleurs, mais il y a des règles à respecter", estime @BrunoLeMaire#GrandRDV@Europe1@CNEWS@LesEchospic.twitter.com/yxr0df4RgS

— Europe 1 (@Europe1) May 20, 2018

"Si le nouveau gouvernement prenait le risque de ne pas respecter ses engagements sur la dette, le déficit, mais aussi l'assainissement des banques, c'est toute la stabilité financière de la zone euro qui serait menacée. [...] Les engagements qui ont été pris par l'Italie valent quel que soit le gouvernement. Je respecte la décision souveraine du peuple italien, mais il y a des engagements qui dépassent chacun de nous", a mis en garde le ministre de l'Économie, invité dimanche de l'émission "Le Grand Rendez-vous" Europe 1-Les Échos-CNEWS.

Réponse immédiate de la coalition

La réponse de la coalition ne s'est pas faite attendre. C'est par la bouche du parti d'extrême droite, La Ligue, que la France a été "recadrée".

Matteo Salvini a jugé, "inacceptables" les avertissements de Bruno Le Maire :  

Un ministre français 'avertit' le futur gouvernement : 'Ne changez rien ou il y aura des problèmes'. Encore une invasion de terrain inacceptable

"Je n'ai pas demandé les votes et la confiance pour continuer sur la route de la pauvreté, de la précarité et de l'immigration: les Italiens d'abord !", a tweeté dimanche Matteo Salvini.

Un ministro francese “avverte” il futuro governo: non cambiate niente, o saranno problemi.
Altra inaccettabile invasione di campo.
Non ho chiesto voti e fiducia per continuare sulla via della povertà, della precarietà e dell’immigrazione: prima gli italiani!

— Matteo Salvini (@matteosalvinimi) May 20, 2018

Un peu plus tard c’est par une vidéo qu'il a demandé :

Que les Français s'occupent de la France et ne se mettent pas à casser les pieds chez les autres.

"Aujourd'hui à nouveau une énième 'invasion de terrain' d'un politique européen contre le vote des Italiens. Il y a ce ministre Français qui dit 'le prochain gouvernement devra continuer à faire ce qu'on fait tous les autres avant lui'. Qu'il se mette le coeur en paix : nous ferons l’exact contraire de ce qu'on fait les gouvernements qui nous ont précédé."

I ministri francesi si occupino della Francia, all'Italia ci pensiamo noi!
E si mettano l'anima in pace: faremo il contrario di quanto hanno fatto i governi precedenti. Sbaglio?#andiamoagovernarepic.twitter.com/MDG1MJYLN2

— Matteo Salvini (@matteosalvinimi) May 20, 2018

Le courant ne passe pas non plus par le tunnel...

Luigi di Maio, chef de file du Mouvement 5 Étoiles a annoncé samedi qu'il compte faire annuler l'énorme chantier de la ligne ferroviaire Lyon-Turin, un projet de 8,6 milliards d'euros financé à environ 40% par l'UE. Il doit être achevé en 2030 et doit à la fois accélérer les liaisons passagers et transférer le transport de fret de la route vers le rail.  

Le "contrat de gouvernement bloque un projet qui ne sert à rien. Nous irons parler avec la France et nous lui dirons que le Lyon-Turin pouvait valoir quelque chose il y a 30 ans, mais ne sert plus aujourd'hui", a lancé Luigi Di Maio en visite près de Turin.

Dans leur "contrat de gouvernement", Di Maio et Salvini s'engagent en effet à "suspendre les travaux d'exécution" de la ligne ferroviaire et à "rediscuter intégralement le projet".

À l'automne, Emmanuel Macron, avait pourtant assuré que la France et l'Italie restaient "pleinement engagés" dans la réalisation de la ligne.

Un gouvernement dans la semaine

Luigi di Maio et Matteo Salvini doivent soumettre lundi au président italien Sergio Mattarella leur projet de gouvernement qu'il doit approuver ainsi que leur choix pour le poste de président du Conseil italien, avec l'objectif de former dans la semaine le premier gouvernement antisystème.

Leur programme prévoit, entre autres, d'abaisser l'âge de la retraite, des baisses d'impôts conséquentes, l'instauration d'un "revenu de citoyenneté" de 780 euros par mois, l'instauration d'un salaire minimum, un tour de vis sécuritaire, anti-immigrés et anti-islam. Et au chapitre "moralisation de la vie politique", l'interdiction faite aux francs-maçons de faire partie du gouvernement.

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https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/05/25/la-coalition-italienne-entretient-une-dynamique-favorable-pour-l-extreme-droite-en-europe_5304362_3214.html

 

Italie : « Une dynamique favorable pour l’extrême droite en Europe »

Pour la chercheuse Anaïs Voy-Gillis, l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir en Italie s’inscrit dans une dynamique européenne de recomposition politique.

Le Monde | 25.05.2018 à 10h50 • Mis à jour le 25.05.2018 à 14h43 | Propos recueillis par Cécile Frangne

 
Giuseppe Conte – ici le 24 mai à Rome – a été nommé, mercredi 23 mai, président du conseil italien.  

Giuseppe Conte a été nommé, mercredi 23 mai, à la présidence du conseil italien. Juriste, ce novice de la politique sera chargé de mettre en œuvre le programme négocié entre la Ligue, parti d’extrême droite, et le Mouvement 5 étoiles (M5S), formation dite « antisystème », qui composent la nouvelle coalition à Rome. Pour Anaïs Voy-Gillis, membre de l’Observatoire européen des extrêmes et doctorante à l’Institut français de géopolitique, l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir en Italie traduit une dynamique européenne de montée des discours nationalistes et de plus grande porosité entre partis de droite et d’extrême droite.

Comment expliquer le rapprochement entre la Ligue et le Mouvement 5 étoiles (M5S) ? N’est-il pas un peu « improbable » ?

Si la Ligue (anciennement Ligue du Nord) se déclare ouvertement d’extrême droite, le Mouvement 5 étoiles (M5S) est quant à lui inclassable. Il n’a pas de ligne idéologique claire et surfe sur toutes les tendances. Ce faisant, il ramène à lui les déçus de la politique.

 

L’alliance des deux, loin d’être contre-nature, est un choix logique et tactique, car les deux mouvements possèdent des points de convergence, notamment sur le rejet de l’immigration et de l’austérité, et partagent une même critique des élites et du système actuel.

La Ligue et le M5S ont bénéficié d’un contexte italien particulier : fortement endetté, le pays fait face à des difficultés économiques et souffre d’une corruption importante. Il est par ailleurs en première ligne face à l’arrivée de migrants en Europe depuis la Méditerranée, sans que les autres pays européens s’engagent fortement à ses côtés dans la résolution de cette crise.

L’alternance de gouvernements centre gauche et centre droit au pouvoir n’a pas démontré une amélioration du quotidien des citoyens. Les discours politiques des partis traditionnels n’entrent plus en résonance avec l’expérience quotidienne des citoyens.

Cette coalition est-elle sans précédent en Europe ?

L’arrivée d’une coalition antisystème à Rome est inédite, parce que l’Italie est un pays fondateur de l’Union européenne, et la troisième puissance économique de la zone euro. Mais elle s’inscrit dans une tendance européenne plus large de recomposition des clivages idéologiques à droite, d’une montée en puissance des discours nationalistes et d’une porosité des frontières entre les partis de droite conservatrice et l’extrême droite : Viktor Orban au pouvoir depuis 2010 en Hongrie, le PiS (Parti droit et justice) qui gouverne en Pologne, le Brexit

Ces exemples illustrent bien la rupture des solidarités nationales et la remise en cause de la démocratie, qui alimentent la rhétorique d’extrême droite. Plus récemment, la perception d’une crise migratoire et les attentats commis sur le sol européen ont servi de catalyseur à ces idées.

Lire aussi :   Italie : « La question migratoire est un des rares sujets sur lesquels le M5S et la Ligue s’accordent »

Peut-on parler d’une banalisation de l’extrême droite au pouvoir ?

Au sein du Parlement européen, le Fidesz de Viktor Orban est toujours membre du Parti populaire européen (PPE), qui réunit les partis de centre droit nationaux. Tout comme Robert Fico est resté membre du groupe des sociaux-démocrates européens après avoir gouverné en 2016 en coalition avec le Parti national slovaque d’extrême droite. Le SPD autrichien gouverne quant à lui en coalition avec le FPÖ à l’échelle du Land oriental du Burgenland.

Les coalitions avec l’extrême droite sont de plus en plus courantes et acceptées. En 2000, quand l’ÖVP (centre droit) s’était allié au FPÖ en Autriche, il y avait eu de vives réactions de la part de la société civile et des institutions européennes.

Ce type d’alliance aujourd’hui ne suscite que peu de réactions pour deux raisons : la première est qu’il est difficile de remettre en cause un parti qui accède au pouvoir de manière démocratique ; la seconde est que les critiques et les sanctions ne sont pas forcément utiles.

Quelles pourraient être les conséquences de l’émergence de la coalition Ligue-M5S au niveau européen ?

Lors des prochaines élections, en 2019, le Parlement européen risque d’abord de se retrouver paralysé politiquement par une opposition très forte au projet européen, à l’extrême droite comme à l’extrême gauche.

Sur le plan diplomatique, l’arrivée au pouvoir du duo Ligue-M5S donne surtout plus de poids et de visibilité aux revendications anti-immigration portées par les membres du groupe de Visegrad, composé de la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie. Cette alliance en sort donc renforcée.

En Hongrie, le Fidesz de Viktor Orban a déjà applaudi l’avènement de cette coalition italienne, parce qu’elle va dans le sens de l’histoire qu’il cherche à écrire, en termes de rejet de l’immigration et des institutions européennes.

Il y a d’ailleurs fort à parier que la question migratoire vienne très rapidement sur le tapis, notamment sur la réforme des règles de Dublin, avant même la remise en cause de l’union monétaire, et plus largement de l’Union européenne.

Contrairement à l’Autriche, où la présence au pouvoir du parti de l’ÖVP au côté de l’extrême droite permet d’adopter des positions plus modérées, la nouvelle coalition italienne promet d’employer une stratégie beaucoup plus extrême vis-à-vis de Bruxelles.

Cette dynamique pourrait-elle se traduire dans d’autres pays, comme la France ?

En France, la question ne se pose pas encore, car il n’y a pas de parti qui ressemble au M5S, et que la figure de l’extrême droite française, Marine Le Pen, est actuellement affaiblie. Mais la coalition italienne entretient une dynamique favorable pour le Front national, ainsi que pour les autres groupes d’extrême droite en Europe.

Il suffit de regarder les alliés de Marine Le Pen au sein de son parti politique européen, l’Europe des nations et des libertés [qui comprend le FPÖ, autrichien ; la Ligue, italienne ; le Vlaams Belang, belge ; le SPD, tchèque ; et le KNP, polonais] pour se rendre compte que deux sur les cinq sont entrés dans des coalitions de gouvernement.

Désormais, lorsque Marine le Pen se rend dans ces pays, elle peut se targuer de discuter avec des alliés crédibles en poste dans les ministères

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Membre, 76ans Posté(e)
Pales Membre 23 646 messages
Maitre des forums‚ 76ans‚
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Le 20/05/2018 à 18:39, PASCOU a dit :

C'est la question que je me posais Chanou.

Pour les députés et sénateurs, je trouve ça bien, pour les gens qui ont été condamnés la question ne devrait même pas se poser.

Pour les FM, on ne donne pas d'explication.

Un ou Une FM est "Adogmatique"  et libérale (Libertaire Anarchiste)

Tu pense bien que ceux  de la coalition composés de deux camps l'un Populiste (cinq étoiles) et l'autre de la droite Ultra-Nationaliste ne peuvent s'accorder avec des FM 

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Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
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il y a 3 minutes, Pales a dit :

Un ou Une FM est "Adogmatique"  et libérale (Libertaire Anarchiste)

Tu pense bien que ceux  de la coalition composés de deux camps l'un Populiste (cinq étoiles) et l'autre de la droite Ultra-Nationaliste ne peuvent s'accorder avec des FM 

C'est une explication Pales, à voir.

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