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Vivre avec un mort sur la conscience


January

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Membre, 107ans Posté(e)
LAKLAS Membre 15 051 messages
Maitre des forums‚ 107ans‚
Posté(e)
il y a 5 minutes, Lucy Van Pelt a dit :

Trop tard.:snif:

C'est vrai que ça rend sourd il parait.... :D

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Membre, Chien Fou forumeur, 91ans Posté(e)
Promethee_Hades Membre 25 564 messages
91ans‚ Chien Fou forumeur,
Posté(e)

Perso je n'en sais rien,  par ce que j'essaye d'être responsable , que je suis vigilant.  Je n'ai jamais provoqué de mort, mais j'ai une certaine responsabilité vis a vis d'une mort.

Je m'explique, j'habitai en face d'une épicerie de l'autre coté de la rue, au dessus de cette épicerie vivait une très vieille femme, que j'allais souvent voir pour discuter avec, nous avions ensemble de très longues heures de conversation surtout que cette femme avait eu une vie passionnante, avait été un peu partout dans le monde , connaissait pas mal de dessous de la politique internationale, elle avait été l'épouse d'un ambassadeur de France. Elle me parlait de sa vie dans les moindre détails , comme de sa vie affective, de ses rêves. Elle était invalide, disons grabataire du fait de la maladie.

L'épicière une très brave femme,  elle était très fort en gueule et gueulait pour pas mal de futilité, chaque fois qu'elle poussait sa gueulante , je sortait voir si une chose importante , un accident n'était pas arrivé, et a chaque fois il n'y avait rien. Tout les matins pendant que l'épicerie était bondée de clients un chat, un beau chat, le gros matou le grand costaud, passait entre les jambes de la clientéle attendait que l'épicière ouvre la porte du grand frigo, y entrait en douce, et des que la porte se rouvrait s'échappait en courant en ayant volé un beau morceau de viande. Le chat a chaque fois passait entre les jambes de la clientèle pour s'échapper ça faisait des mois que le manège durait et à chaque fois j'entendais hurler l'épicière.

Ce matin là , je l'entend de nouveau hurler, et je me dis encore ce chat qui lui a piqué un morceau, pas la peine que je sorte de toute façon il ne se passe jamais rien, et j'ai continué chez moi à mes occupations, puis une demi heure plus tard j'entends la sirène des pompier et je vois l'appartement de la vieille femme en feu avec les flammes qui léchaient le toit , les pompier l'ont sorti sur un brancard elle était à moitié carbonisé, elle est morte deux jours plus tard à l’hôpital.

En fait cette femme là fumait beaucoup trois paquet de gauloise par jour, un mégot est tombé dans son lit le lit à commencer à brûler et elle pour se lever avec la lampe de chevet  a provoquer un court circuit, qui a mis le feu. C'est ce qu'à déclarer l'expert.

J'en ai gardé une certaine culpabilité, car je serai sorti ce jour là, j'aurais vu la fumée, je pouvais sortir tout seul cette femme des flammes et lui sauver la vie. Je me suis dis mais j'avais l'intuition d'un drame et pourquoi ce jour là je ne suis pas sorti je pouvais lui sauver la vie.  Bien oui, mais ce jour là je me suis dit c'est encore rien.

Ce qui m'a rendu encore plus inquiet, je me suis rendu compte par la suite que cet incident là, m'avait entre autre rendu si inquiet, que par cette inquiétude de tout inspecter ou que j'aille j'avais anticipé des accidents ou il y aurai eu des morts, surtout des jeunes et des enfants.  Ce qui m'a fait dire que cette femme là au final m'avait légué, le fait d'être vigilant, son heure était arrivé, je n'y pouvais rien, mais qu'au moins cela m'a servi.

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