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Braconnage : des espèces à défendre


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Le trafic illégal des espèces sauvages est au cœur d’une conférence internationale qui débute aujourd’hui, en Afrique du Sud. Les négociations portent sur les restrictions commerciales de près de 500 espèces de faune et de flore.

Ils sont prisés pour leur corne, leurs défenses, leurs ailerons, leur chair, ou pour être exhibés comme trophées. Pour fabriquer des cosmétiques, des meubles, des vêtements, des chaussures. Leur commerce est théoriquement interdit, au nom de la conservation des espèces. Alors que s’ouvre aujourd’hui la Cop 17 de la Convention internationale sur le commerce d’espèces sauvages menacées (Cites) à Johannesburg en Afrique du Sud, le braconnage et le commerce illégal d’animaux et de plantes continuent à faire des ravages. Pour les espèces menacées, les conséquences sont dramatiques : plus rares, elles sont d’autant plus convoitées.

Un commerce illégal difficile à chiffrer

Le braconnage demeure un trafic difficilement quantifiable. Ainsi, l’organisation Traffic, réseau de surveillance du commerce de la faune et de la flore sauvages, estime que la valeur de la pêche illégale se situe entre 10 et 23 milliards de dollars (en 2008) ; le commerce illégal de bois atteint 7 milliards de dollars par an ; en 2011, le commerce illégal d’espèces sauvages (or pêche et bois) était évalué entre 7,8 et 10 milliards de dollars. Il s’agirait du quatrième trafic le plus important, derrière les trafics de drogues, de contrefaçons et d’êtres humains. Comme tout trafic, il a ses réseaux, ses fournisseurs, ses plaques tournantes…

La pression sur les pays asiatiques

Traffic attribue notamment le braconnage à l’explosion de la croissance démographique, et qui menace directement des dizaines d’espèces : grands fauves, éléphants, tortues, mais aussi perroquets, ou même bois de rose ou coquilles de nautiles.

Jeudi, à l’occasion du « World Rhino Day », Traffic a dressé un triste bilan : 1 342 rhinocéros ont été braconnés en Afrique l’an dernier, le niveau le plus haut en vingt ans. Le mammifère est tué pour sa corne, qui contient de la kératine et qui est très prisée, notamment au Vietnam, où il est signe de luxe. Ce pays importe 20 % de la production mondiale de corne de rhinocéros. Les autres pays pointés du doigt sont la Chine, autre grand consommateur, et le Mozambique, d’où démarre le trafic, en raison de sa proximité avec le parc sud-africain Kruger. Les pays asiatiques, grands consommateurs de certaines espèces menacées, sont particulièrement pointés du doigt.

Pauvreté et corruption

Le commerce international de la corne de rhinocéros est pourtant interdit depuis 1977. Le petit État du Swaziland demande, à l’occasion de cette Cites, l’autorisation d’un commerce limité des cornes de ces rhinocéros. Mais les associations, notamment WWF, redoutent un appel d’air. La corne de rhinocéros se monnaie à prix d’or : un kilo peut atteindre 60 000 dollars.

La Cites est ainsi particulièrement préoccupée par le prix parfois exorbitant auquel sont vendues certaines espèces. Cela pousse ainsi certaines populations pauvres à braconner des espèces menacées, en espérant en tirer un bon prix. La corruption est également un sujet de préoccupation. Les réseaux illégaux n’hésitent ainsi pas à « arroser » les agents afin de se livrer au trafic.

Face au fléau du braconnage et du commerce illégal des espèces sauvages, les ONG de protection de l’environnement mettent la pression. Elles espèrent que des sanctions plus dures puissent être prises à l’égard de certains pays. L’explosion du trafic de pangolins d’Asie, un petit mammifère couvert d’écailles, mangeur d’insectes, fait désormais planer des menaces sur l’espèce en Afrique. L’animal est prisé pour sa chair, mets luxueux en Chine, et pour ses organes et ses écailles, utilisés dans la médecine traditionnelle, toujours en Chine, mais aussi en Birmanie ou en Malaisie. Un million de pangolins ont été tués en dix ans et vendus de manière illégale. Il est ainsi l’un des animaux les plus braconnés au monde.

http://www.dna.fr/environnement/2016/09/24/braconnage-des-especes-a-defendre

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Membre, 65ans Posté(e)
Gattaca Membre 1 763 messages
Forumeur inspiré‚ 65ans‚
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De toutes façons, les moratoires pour préserver telle ou telle espèce sont toujours bafoués ou contournés par un pays ou un autre, pour tel ou tel prétexte , à l'instar des Japonais qui chassent les baleines à des "fins scientifiques".

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Invité PINOCCHIO
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Invité PINOCCHIO
Invité PINOCCHIO Invités 0 message
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Peine perdue ,il y aura toujours des bracos, à la demande des bridés qui inventent leur thérapeutique à la noix pour détruire des espèces menacées

Ne nous leurrons pas, certains animaux sur cette planète sont menacées d'extinctions , ça en prend le chemin vite fait, les statistiques parlent pour ça :hehe:

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Membre, 64ans Posté(e)
S.A.S Membre 3 368 messages
Baby Forumeur‚ 64ans‚
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La race humaine a pris aussi une très bonne option sur l'extinction de masse .... à force d'inciter à la haine et à magnifier les plus bas instincts bestiaux enfouis au fond de chacun de nous . :mef:

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Invité Vintage
Invités, Posté(e)
Invité Vintage
Invité Vintage Invités 0 message
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Les cosmétiques testés sur les animaux seront bientôt complètement de l’histoire ancienne en Union Européenne et dans trois autres pays. Il y a quelques jours, une décision de justice a interdit l’entrée sur le territoire de l’UE de produits testés sur les animaux et par ricochet les tests sur le territoire de l’Union. Les industriels doivent trouver « des méthodes alternatives ».

Ainsi, au début de l’année, l’association de défense des animaux Peta avait par exemple montré que 250 marques françaises avaient encore recours à ce genre de pratiques (depuis l’étranger pour respecter la loi). L’association estime à 27.000 le nombre d’animaux victimes de tests chaque année par ces 250 marques. Ces tests faisaient généralement fi de la souffrance animale, et pouvaient aller jusqu’à des brulures de peau ou des globes oculaires.

C’est en fait un arrêt de la Cour Européenne de Justice qui a mis fin à ces pratiques. Ainsi, le 21 septembre dernier, la Cour affirme dans son verdict que « le droit de l’Union n’établit aucune distinction selon le lieu où l’expérimentation animale a été réalisée ».

Grâce aux juges, l’Union Européenne devient le 4e territoire de l’Histoire à bannir les tests de cosmétiques sur les animaux, après l’Inde, la Norvège et Israël. En outre, les juges pensent que les fabricants de cosmétiques peuvent facilement se passer de ce genre de pratiques.

http://www.papergeek.fr/cosmetiques-les-tests-sur-les-animaux-enfin-interdits-en-union-europeenne-8817

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