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Tolkien, la guerre et le monde contemporain


Mr_Fox

Messages recommandés

Membre, Animal sauvage, Posté(e)
Mr_Fox Membre 18 189 messages
Animal sauvage,
Posté(e)

Sur le lien ci-dessous un excellent article bardé de citations issues de la correspondance de Tolkien mettant plus clairement en avant sa vision du monde et les analogies qu'il y fait entre son oeuvre et l'actualité (la seconde guerre mondiale).

C'est extrêmement intéressant de voir à quel point l'auteur le plus lu au monde est viscéralement antagoniste de ce monde, peut-être alors peut-on y voir le fantasme d'un monde qui rêve de romantisme le soir et occupe ses journées à l'anéantir.

But it is the aeroplane of war that is the real villain. (Mais c'est l'avion de guerre qui est ici le vrai méchant.) – Tolkien

Je vous laisse découvrir la suite ci-dessous :

http://www.dedefensa.org/article/tolkien-contre-le-monde-moderne-une-mise-au-point

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Membre, Obsédé textuel, 74ans Posté(e)
Gouderien Membre 39 290 messages
74ans‚ Obsédé textuel,
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Tolkien n'aimait pas le monde moderne... et il avait bien raison! Et encore, il ne connaissait pas Facebook et les Smartphones! :p

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Membre, 49ans Posté(e)
trololotralala Membre 785 messages
Baby Forumeur‚ 49ans‚
Posté(e)

un anneaux pour les réunir tous facebook l'anneaux ultime, l'anneaux de sauron :hehe:

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Invité Magus
Invités, Posté(e)
Invité Magus
Invité Magus Invités 0 message
Posté(e)

Il a rédigé le Silmarillion, alors pêle-mêle sur des cahiers, dans ses casernements pendant la bataille de la Somme. Pour sûr, cela marque au fer rouge, et il ne pouvait avoir que dédain pour ces deux sociétés industrielles, allemande et française, qui se sont affrontées pour la domination.

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Membre, Animal sauvage, Posté(e)
Mr_Fox Membre 18 189 messages
Animal sauvage,
Posté(e)

La puissance morale d'un Tolkien est absolument démesurée, et cette puissance s'exprime par l'empathie et la bienveillance des personnages des hobbits, par leur mode de vie paisible et amical rythmé par les saisons, l'attention portée à leur bien-être, à leurs plantes et à leur habitation.

Ce weekend la "police" de Dallas a exterminé un type au nom de la loi et de l'ordre à l'aide d'un robot porteur d'une bombe. "It is the real villain" sonne comme la seule reflexion appropriée que j'ai pu voir à ce sujet.

Comment peut-on, au nom de quel principe, de quelle morale, de quelle règle adopter des tactiques aussi cruelles ?

" Comment l'aviateur bombardier peut-il se sentir le droit de présider son repas de famille après avoir anéanti la ville endormie ? "

C'est d'une puissance formidable, d'une acuité qui fait terriblement défaut chez le commentateur.

La modernité ne réside-t-elle pas avant tout sur le déni d'elle-même ?

Comment peut-on oser faire ce que nous faisons en nous regardant dans la glace ?

Comment ces centaines de millions de fans à travers le monde font-ils pour incarner l'ennemi. L'orc dégénéré, l'homme perverti tout en se référant à l'auteur ?

Sinon le déni.

Comment peut-on organiser la jungle de Calais ? Les mesures anti-terroristes que nous avons ne résonnent-elles pas terriblement creux ?

Tout ce sur quoi nos yeux se pose n'est-il pas l'anti-thèse absolue de nos valeurs, de nos morales ?

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Invité Simplicius
Invités, Posté(e)
Invité Simplicius
Invité Simplicius Invités 0 message
Posté(e)

Lorsque Tolkien déplore le principe même de l'industrialisation, nous ne pouvons que le suivre dans cette voie.

Il est d'ailleurs amusant que la naissance de ce monde froid et désincarné ait immédiatement entraîné la réaction romantique, véritable nostalgie d'un bucolisme qui s'apprêtait à disparaître. Et dont, ironie des choses, la louange concerna justement les générations qui le vivaient de moins en moins au quotidien. Rien de tel, ou alors de façon exceptionnelle et surtout confiné dans quelques cénacles fort urbains et dégagés des contingences par leur très haut rang social, aux époques précédentes, où la Nature n'est valorisée que lorsqu'elle est ordonnée par l'Homme. Les endroits isolés, les paysages de haute montagne, sont considérés comme particulièrement hostiles, voire maléfiques. Pour l'Homme classique, c'est le jardin qui est à encenser. Incise refermée.

Néanmoins, il ne faudrait pas non plus faire d'anachronismes et opposer une violence qui serait résolument moderne, à un caractère tranquille qui serait celui de la Tradition. Cela ne manquerait d'ailleurs pas de sel si une telle opinion était professée par le sujet d'une nation qui a exterminé les Indiens au XVIIIe siècle et martyrisé la France durant la Guerre de Cent Ans (la Chevauchée du Prince Noir n'est pas prête d'être oubliée).

Les Sociétés traditionnelles reposent pleinement, au contraire, sur la Force, qui résulte elle-même du courage, valeur suprême. La Violence est alors constitutive de toute construction politique et jugée non seulement indispensable pour maintenir l'ordre, mais souhaitable pour châtier les impies et autres déviants. On punit souvent de mort le parjure qui s'est révolté contre son chef légitime. On passe au fil de l'épée des populations séditieuses qui prétendent se constituer en corps étranger. On utilise la terreur pour l'exemple. Que cela soit contre les Camisards, du temps de Louis XIV, ou pour châtier la révolte éduenne sous Tibère.

Il ne serait donc pas intellectuellement recevable de suggérer qu'il exista un temps, où la douceur présidait aux destinées du monde. La Vérité est que cette conception n'a jamais existé qu'à l'extrême marge et encore ! davantage chez quelques songe-creux que même chez les hommes de foi, qui ont le plus souvent privilégié la flamboyante ardeur à la molle torpeur d'une bienveillance excessive. Même Jésus proclama (Luc XXII 36) :"[...] que celui qui n'a point d'épée vende son vêtement et achète une épée".

L'Homme s'ennuie dans la paix prolongée. C'est l'épopée qui l'exalte et l'anime. La seule différence entre la Modernité et la Tradition repose sur le souci de la Légitimité. Les hommes commettaient les pires crimes pour des causes qui les dépassaient et parlaient à leur imagination, et en suivant un chef charismatique. Chef qui se devait d'être à la tête de ses troupes. Cette tradition, en France, a connu ses derniers feux à Sedan, où Napoléon III, bien que malade, charge encore à cheval.

Ainsi, les Macédoniens acceptent d'endurer les pires tourments jusqu'à l'Hydaspe car Alexandre les mène.

A Actium, l'un des camps combat pour faire triompher la royauté hellénistique et Cléopâtre.

Julien emmène ses légions jusqu'en Perse, car c'est par son intermédiaire qu'elles atteindront Sol Invictus.

On brise des lances à la bataille de Mansourah, parce que Saint Louis est jugé comme apte à restaurer le christianisme en Orient.

Les hommes suivent aveuglément Cortez, qui par son courage, son culot et son génie tactique leur offre la gloire et les richesses de l'Empire aztèque.

On se rallie au panache blanc d'Henri IV, dans la mesure où ce Gascon mal dégrossi personnifie presque à lui tout seul l'esprit d'aventure et de conquête.

Mais aujourd'hui ? Qui assume et justifie sa légitimité pour assujettir et régir les masses ? Qui incarne le Rêve et se fait l'Intercesseur vers l'En-Haut ? Nous n'avons droit qu'à des comptables mesquins et timorés, qui n'ont pas même le panache de proclamer bien fort leur caractère supérieur et les prérogatives qui en découlent.

Mourir pour que règne Cléopâtre, avec délice. Mais pour d'obscurs financiers ? Quelle absence de poésie !

C'est peut-être cela que regrette Tolkien : les batailles empanachées pour des êtres et des causes hauts en couleurs qui ont été remplacées par le gris-muraille de la guerre économique et industrielle qui se cache derrière une novlangue toute honteuse.

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Membre, Posté(e)
le merle Membre 21 605 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

bonjour

il ni à pas vraiment de réponse claire à cela . pour l'aviateur qui bombarde une ville ou il va tuer des femmes et des enfants ,cela ce passe dans un contexte : LA GUERRE . l'ennemi à tué aussi des familles dans son camp donc , peut-être un esprit de vengeance ? mais aussi , l'obligation de cette mission ?

mais , l'aviateur ne fait qu'appuyer sur un bouton pour lâcher les bombes , il n'assiste pas au spectacle effroyable des corps déchiquetés ou brûlés dans le désastre que son simple geste à déclenché .

bonne journée

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