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Une existence nietzschéenne


Petitpepin

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 043 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

Je ne comprends pas ce que tu veux dire. Peux tu faire plus explicitement le lien avec le sujet ?

Sans transition,

De ce que je me rappelle des lectures de l'auteur dont il est question, je me souviens avoir mémorisé après en avoir absorbé 4 sur une petite période il y a déjà quelque temps, que je m'étais dit, que ses oeuvres avaient surtout l'air d'une approche autobiographique !

D'où ma première remarque je crois, que n'étant pas lui, je ne pourrais en juger à sa place, en revanche, de ce qu'en ai retenu et de ce que j'ai appris sur son compte, y compris sa maladie ayant une incidence neuronale, que c'était un être d'une manière ou d'une autre torturé dans son âme et dans son corps, ce faisant, un individu qui est tiraillé spirituellement et physiquement, tout en ayant une envie de l'exprimer en guise d'exutoire, sous une forme que l'on pourrait appelée sublimée, peut donc le conduire à accoucher de textes à connotation philosophique, d'où ma référence qu'il n'a pas été et ne sera pas le seul dans ce cas de figure, et alors possiblement faire montre du même type de résultats réflexifs.

En ce sens, ma propre existence est donc nietzschéenne !

Satisfait ?

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Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)

Tomber amoureux.

Tomber d'accord.

Décidément tu aimes les chutes toi.

On ne tombe pas amoureux, cela est une façon très populaire et très injuste de formuler l'ascension que représente le fait d'aimer.

J'ai employé l'expression consacrée, mais effectivement je ne crois pas que " ça nous tombe dessus".

Mais bien plutot que "tomber amoureux" est un acte volontaire, bien que fugace et parfois imperceptible.

Comme si on décidait a un moment précis qu'une personne remplissait les conditions pour lesquelles ça vaut le coup de se laisser aller a etre totalement soi-meme.

Et une fois décidé, on est totalement capturé.

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Membre, Posté(e)
Petitpepin Membre 783 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Satisfait ?

Pas vraiment. Nietzsche ne fait pas une autobiographie, n'a pas non plus une approche autobiographique, c'est une incompréhension (à mon avis bien sûr !). Je ne comprends pas bien non plus "à connotation philosophique" : veux tu dire que ce n'est pas de la philosophie, que ça y ressemble seulement ? Ce qui me dérange dans tes réponses je crois c'est que le contenu des propos de cet auteur semble t'importer peu, alors que c'est là que je situe l'enjeu pour ma part.

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 043 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

Pas vraiment. Nietzsche ne fait pas une autobiographie, n'a pas non plus une approche autobiographique, c'est une incompréhension (à mon avis bien sûr !). Je ne comprends pas bien non plus "à connotation philosophique" : veux tu dire que ce n'est pas de la philosophie, que ça y ressemble seulement ? Ce qui me dérange dans tes réponses je crois c'est que le contenu des propos de cet auteur semble t'importer peu, alors que c'est là que je situe l'enjeu pour ma part.

Dans ce cas, ne le prends pas mal, je n'irai pas plus loin, car ça n'a jamais été ma tasse de thé de décortiquer ce qu'un auteur aurait bien voulu dire précisément, ses motivations, ses objectifs, etc... Ce qui m'intéresse, c'est ce que j'en comprends/retiens, ou ce à quoi ça me fait songer, les différentes ramifications suscitées, en quoi ce qui est dit a une valeur vérace, le reste étant du pipeau à mes yeux.

Comme dit par le passé à DdM, je vois en Nietzsche plutôt un écrivain plus ou moins romancier, la teneur philosophique étant ténue à mon sens, le seul livre qui a eut un impact aura été par delà le bien et le mal, où la thèse peut être rapidement dégagée, sans en faire tout un livre, j'en garde néanmoins un souvenir très positif. J'ai de toute façon eu un faible pour les philosophes de la ( autour de la ) connaissance: Socrate, Hume, Mach ou Popper par exemples. C'est un peu ( dans l'idée seulement pour montrer l'écart ) comme comparer de la science-fiction avec la science, même si il y a toujours un fond de vérité dans la première, la seconde me parle plus quant à sa proximité avec mes intentions de compréhension du monde sans détour.

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Membre, Posté(e)
Petitpepin Membre 783 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Ce n'est que partie remise Déjà ;)

Va, je ne te hais point !! Point point point...

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Membre, Posté(e)
Dompteur de mots Membre 1 842 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)

Ça pourrait se résumer à ça, me semble-t-il, même si c'est extrêmement grossier de résumer la philosophie de Nietzsche de la sorte : le nietzschéen est un être qui a procédé à une remise en question radicale de ses acquis moraux et philosophiques. C'est un être qui a plongé en lui-même afin de dénouer les nœuds affectifs qui le liaient passivement à ces acquis. Puis c'est un être qui s'est reconstruit sous une forme adaptée à ce dont il est viscéralement porteur, et qui au besoin a créé les formes nécessaires à cette reconstruction. Ces formes nouvelles peuvent être dites adaptées dans la mesure où l'être qui les revêt se trouve investi d'un amour débordant de la vie, et qu'il choisirait cette existence, dut-elle se répéter jusque dans l'éternité.

(Je sais: je suis un miracle d'esprit de synthèse et de simplicité.)

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Membre, Posté(e)
Don Juan Matus Membre 147 messages
Forumeur Débutant‚
Posté(e)

Ça pourrait se résumer à ça, me semble-t-il, même si c'est extrêmement grossier de résumer la philosophie de Nietzsche de la sorte : le nietzschéen est un être qui a procédé à une remise en question radicale de ses acquis moraux et philosophiques. C'est un être qui a plongé en lui-même afin de dénouer les nœuds affectifs qui le liaient passivement à ces acquis. Puis c'est un être qui s'est reconstruit sous une forme adaptée à ce dont il est viscéralement porteur, et qui au besoin a créé les formes nécessaires à cette reconstruction. Ces formes nouvelles peuvent être dites adaptées dans la mesure où l'être qui les revêt se trouve investi d'un amour débordant de la vie, et qu'il choisirait cette existence, dut-elle se répéter jusque dans l'éternité.

(Je sais: je suis un miracle d'esprit de synthèse et de simplicité.)

Oui. Un grand OUI !

Si ça c'est pas de l'esprit de synthèse !

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Membre, Posté(e)
Dompteur de mots Membre 1 842 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)

Comme dit par le passé à DdM, je vois en Nietzsche plutôt un écrivain plus ou moins romancier, la teneur philosophique étant ténue à mon sens, le seul livre qui a eut un impact aura été par delà le bien et le mal, où la thèse peut être rapidement dégagée, sans en faire tout un livre, j'en garde néanmoins un souvenir très positif. J'ai de toute façon eu un faible pour les philosophes de la ( autour de la ) connaissance: Socrate, Hume, Mach ou Popper par exemples. C'est un peu ( dans l'idée seulement pour montrer l'écart ) comme comparer de la science-fiction avec la science, même si il y a toujours un fond de vérité dans la première, la seconde me parle plus quant à sa proximité avec mes intentions de compréhension du monde sans détour.

Pourtant, Nietzsche a rendu un inestimable service à la connaissance en déterrant ses sources qui étaient enfouies sous des siècles de métaphysique, et en révélant ses limites, d'une manière bien plus probante que les tentatives timides de Kant et compagnie.

La philosophie nietzschéenne est tout sauf de la science-fiction. En fait, elle est probablement plus ancrée dans le réel que n'importe quelle autre philosophie. La plupart de ses collègues ayant en effet la mauvaise habitude de travestir l'expérience humaine - sa richesse, sa subtilité, sa complexité, sous un grotesque carnaval de la rationalité.

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 043 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

Pourtant, Nietzsche a rendu un inestimable service à la connaissance en déterrant ses sources qui étaient enfouies sous des siècles de métaphysique, et en révélant ses limites, d'une manière bien plus probante que les tentatives timides de Kant et compagnie.

La philosophie nietzschéenne est tout sauf de la science-fiction. En fait, elle est probablement plus ancrée dans le réel que n'importe quelle autre philosophie. La plupart de ses collègues ayant en effet la mauvaise habitude de travestir l'expérience humaine - sa richesse, sa subtilité, sa complexité, sous un grotesque carnaval de la rationalité.

Ah oui, que dire de Socrate, d'Épicure, de Locke, de Bacon, de Montesquieu, de Machiavel et de Hume ( de Descartes ? ) avant lui ?

Et Kant n'est-il pas l'auteur de " la critique de la raison pure " ?

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

Une vie nieztschéenne... difficile de répondre.

Mais je suis persuadé que sa "philosophie" implique une certaine attitude comme de valoriser davantage le chemin qui mène à une pensée que la pensée elle-même, ou de toujours analyser les causes d'une pensée pour en faire jaillir "les pieds d'argile".

N'oublions pas le paraphe du crépuscule des idoles : "Wie man mit dem Hammer philosophiert." c'est à dire "Comment philosopher à coups de marteau."

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Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)

Nietzsche etait-il un amoureux de la vie ? Je ne le pense pas.

Tel que je crois le comprendre ( mais tout le monde croit le comprendre car c'est un philosophe qui ne laisse pas indifférent ), c'etait un homme d'une grande sensibilité a la base, un idéaliste, une ame romantique.

Il a énormément souffert de constater qu'il y avait loin de son idéal romantique a la réalité.

Alors a un moment donné il a eu le choix :

-Tomber dans le pessimisme face a l'absurdité de l'existence ( avec comme refuge l'art et l'esthetique, comme son "educateur Schopenhauer )

- Prendre le contrepied, devenir un lutteur,faire l'apologie de la force, de la grande santé, renverser toutes les valeurs, appeler de ses voeux le surhomme qui seul peut lutter comme l'absurdité de l'existence.

En ce sens je le trouve beaucoup plus proche de Camus que de Spinoza.

Apres tout, Camus a écrit: " II faut imaginer Sisyphe heureux"

Alors que Spinoza voit le bonheur dans la compréhension intellectuelle de Dieu (ou la nature), tout comme Einstein qui croyait que Dieu ne joue pas aux dés.

Et si vraiment on a l'esprit de synthése et que l'on voudrait resumer l'oeuvre de Nietzsche en une phrase, celle qui convient le mieux a mon humble avis est celle ci:

" Faire de sa vie une oeuvre d'art"

Mais la je pense qu'il a été trop loin dans l'excés, en voulant bien faire ou bien dire, il a mal fait

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Membre, Posté(e)
Dompteur de mots Membre 1 842 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)

Et Kant n'est-il pas l'auteur de " la critique de la raison pure " ?

Oui. Mais au final, cela reste aligné sous une vision platonicienne de la philosophie. La critique de la raison de Kant opère sur un plan complètement, complètement, complètement différent de celle de Nietzsche.

Nietzsche etait-il un amoureux de la vie ? Je ne le pense pas.

Tel que je crois le comprendre ( mais tout le monde croit le comprendre car c'est un philosophe qui ne laisse pas indifférent ), c'etait un homme d'une grande sensibilité a la base, un idéaliste, une ame romantique.

Il a énormément souffert de constater qu'il y avait loin de son idéal romantique a la réalité.

Alors a un moment donné il a eu le choix :

-Tomber dans le pessimisme face a l'absurdité de l'existence ( avec comme refuge l'art et l'esthetique, comme son "educateur Schopenhauer )

- Prendre le contrepied, devenir un lutteur,faire l'apologie de la force, de la grande santé, renverser toutes les valeurs, appeler de ses voeux le surhomme qui seul peut lutter comme l'absurdité de l'existence.

En ce sens je le trouve beaucoup plus proche de Camus que de Spinoza.

Apres tout, Camus a écrit: " II faut imaginer Sisyphe heureux"

Alors que Spinoza voit le bonheur dans la compréhension intellectuelle de Dieu (ou la nature), tout comme Einstein qui croyait que Dieu ne joue pas aux dés.

Et si vraiment on a l'esprit de synthése et que l'on voudrait resumer l'oeuvre de Nietzsche en une phrase, celle qui convient le mieux a mon humble avis est celle ci:

" Faire de sa vie une oeuvre d'art"

Remarque bien qu'il faut beaucoup aimer la vie pour souffrir autant et pourtant trouver la force de dire un grand oui à la vie.

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Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)

Remarque bien qu'il faut beaucoup aimer la vie pour souffrir autant et pourtant trouver la force de dire un grand oui à la vie.

Celui qui souffre beaucoup est celui qui a beaucoup de force.

Et celui qui a beaucoup de force peut trouver le sens ultime dans son exercice.

Plutot que de citer encore une fois Camus je citerai Pascal:

"L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, puisqu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien.

Roseau pensant. — Ce n’est point de l’espace que je dois chercher ma dignité, mais c’est du règlement de ma pensée. Je n’aurai pas davantage en possédant des terres : par l’espace, l’univers me comprend et m’engloutit comme un point ; par la pensée, je le comprends.

Nietzche aimait beaucoup Pascal, il le comparait a un diamant brut, mais gaté par la religion.

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Membre, Posté(e)
Dompteur de mots Membre 1 842 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)

Celui qui souffre beaucoup est celui qui a beaucoup de force.

Il y a des poids que l'on choisit et des poids que l'on ne choisit pas. Il y a bien des poids qui tombent sur les hommes sans que ceux-ci n'aient pu préparer leur forces pour les recevoir.

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Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)

Il y a des poids que l'on choisit et des poids que l'on ne choisit pas. Il y a bien des poids qui tombent sur les hommes sans que ceux-ci n'aient pu préparer leur forces pour les recevoir.

Oui, mais quand les forces manquent il y a l'évanouissement, comme un fusible qui pete.

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