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Pour 2017, le FN veut séduire "la France qui va bien"


Invité Freddy Krueger

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Invité Freddy Krueger Invités 0 message
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Pour 2017, le FN veut séduire "la France qui va bien"

Le parti de Marine Le Pen se réunit à partir de vendredi en "séminaire" de travail, pour fixer sa stratégie à l'approche de la présidentielle. Pour conquérir de nouveaux électeurs, le FN veut rassurer sur son programme économique.

Le FN doit-il changer pour gagner? C'est à cette question que doivent répondre les principaux responsables du parti, lors d'un "séminaire" organisé de vendredi à dimanche dans l'Essonne, près d'Evry. Au programme de ce rendez-vous à huis clos : la stratégie à suivre pour espérer l'emporter en 2017. La formation de Marine Le Pen doit pour ce faire tirer les leçons des régionales. Une nouvelle fois, face au retrait du PS en faveur de la droite, elle n'est pas parvenue à l'emporter au second tour, malgré un très bon premier tour (27,7% des voix au niveau national).

Certaines figures réclament donc du changement, comme le vice-président Louis Aliot ou des proches du parti, le maire de Béziers, Robert Ménard, et le député Gilbert Collard, qui dit au JDD vouloir porter le "changement de nom" du FN dans cette discussion.

A quinze mois de la présidentielle, le Front national part à la conquête de nouveaux électeurs. Jérôme Fourquet, directeur du département Opinions à l'Ifop, résume pour le JDD la particularité du vote FN. "Il y a la France modeste et populaire, celle que Raffarin appelait 'la France d'en bas', où le FN est hégémonique : sur le total employés-ouvriers-chômeurs-artisans-commerçants, il est à 40% aux régionales. Et puis il y a l'autre France, celle des retraités-professions intermédiaires-classes supérieures, où le FN se ballade entre 15 et 20%", explique le sondeur.

Rassurer les cibles du FN

...

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Membre, Je n'en ai aucun, 53ans Posté(e)
pep-psy Membre 23 493 messages
53ans‚ Je n'en ai aucun,
Posté(e)

Plus vite ils gagneront la présidence, plus vite on arrêtera de parler d'eux qui tomberont dans la banalité !

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Membre, Posté(e)
pluc89 Membre 12 538 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

SORTIR DE L’EURO ?

Quand on écoute ou qu’on lit les nombreux économistes, journalistes ou politiques sur le sujet, on comprend vite qu’on ne comprend rien !

Passons de ces théories, à la pratique, au travers d’exemples simples et avec l’éclairage du passé pour ceux qui comme moi sont devenus assez vieux pour l’avoir vécu et sont assez jeunes pour l’avoir encore en mémoire.

Selon Monsieur Philippot lui-même, sortir de l’euro, revenir au franc, conduirait à une dévaluation immédiate de ce « nouveau franc » de 30%. Ce qui donnerait un coup de fouet à nos exportations.

Pourquoi ? Parce que la monnaie du commerce international est le dollar. Cela personne n’est en mesure de le changer pour l’instant. Même au temps de la « Guerre froide », la puissante URSS n’a pas pu le faire.

Par hypothèse et pour faire simple, disons qu’au moment de l’abandon de l’euro, 1 dollar =1 euro.

La veille du jour du retour au franc, pour acheter un objet de 100 € un importateur étranger déboursera 100 € achetés 1$ x 100 € = 100 $.

Le lendemain, si 1 F vaut 30% moins cher que 1 €, il faudra 30 % de dollar en moins. L’importateur déboursera 70 $ pour acheter le même bien, alors que ce bien vendu par un pays resté dans l’euro vaudra toujours 100 € à 1 € = 1$, 100 $.

Evidemment, cela va promouvoir les exportations, donc les entrées de devises, augmenter la demande, donc créer du travail, des emplois, …

Oui mais …

Premier « effet qui coule »

Une fois nos stocks écoulés, il va falloir produire d’autres biens pour satisfaire la demande. Fabriquer un bien nécessite de l’énergie (électricité, pétrole, gaz, …), des matières premières que la France n’a pas et qu’elle doit importer.

Par hypothèse et pour faire simple, disons que le coût des importations incluses dans le bien est de 50 €. Le reste est des achats en France, des salaires, des charges sociales, des impôts et taxes, des frais généraux, des amortissements, des frais financiers... et le bénéfice de l’entreprise.

Il faudra donc importer 50 € de marchandises, soit la veille du retour au F, 50 $. Le lendemain de la dévaluation de 30% il faudra acheter 50 $ avec un franc qui vaut 0.70 $. Pour acheter 1 $, il me faudra (1$ x 0.70F) 1.43 F et non plus 1 €. Pour importer 50 $ de marchandises il faudra 50 $ x 1.43 = 71.42 F. C’est l effet réciproque. Pour exporter j’ai un avantage, pour importer j’ai un désavantage. Le coût de production de mon bien est alors de 71.42 F d’importation + 50 F pour le reste = 121 F, soit 85 $. C’est toujours avantageux, mais c’est déjà moins confortable, surtout si d’autres pays européens quittent aussi l’euro, pour les mêmes raisons, et qu’en conséquence nous les retrouvions comme concurrents, avec la même dévaluation, voire selon certains spécialistes, avec des dévaluations supérieures donc un avantage sur nous.

Deuxième effet « qui coule ».

Nous n’importons pas que des matières premières, nous importons aussi des biens de consommations alimentaires ou non. Ce que nous importons va aussi augmenter puisque ce qui coûtait, avant la sortie, 1 € soit 1 $, coûtera, pour les raisons expliquées ci-avant, 1.43 F soit + 0.43 €. Nous connaîtrons donc de nouveau ce qu’est une véritable inflation.

Par hypothèse et pour faire simple, disons que les biens consommés importés représentent la moitié de la consommation des français. L’inflation sera de (1.43+1)/2= 1.22, soit 22% arrondis à 25 %, par prudence. Je sais c’est beaucoup, mais c’est mieux pour la démonstration et dans les années 70 et 80, on a connu + 14% et d’autres pays comme le Brésil on connu des inflations à 100 % ! Quant à l’Allemagne d’entre deux guerres, tenez-vous bien, son inflation en 1921 a été de 60 %, en 1922 de 5 300 %, non il n’y a pas de faute de frappe, et en 1923 de 16 580 000 %, incroyable ! Vous connaissez la suite, la montée du nazisme, la dictature et la guerre. On comprend mieux pourquoi les allemands ont une frousse terrible de l’inflation et qu’ils ont fait imposer à la BCE, un rôle de gardien contre l’inflation qu’on lui reproche souvent..

Pour ce qui est de la relation « dévaluation-inflation », regardons le passé récent. De 1958 à 1983 il y a eu 6 dévaluations du franc. L’inflation sur 10 ans dans les années 70 était de … 156 % ! Dans les années 80, elle était encore de 84 %. Au cours des années 90, la stabilité monétaire a été mise en place pour préparer l’entrée de l’Euro, l’inflation a été de 18.50%. Pendant les 10 premières années de l’euro, l’inflation a été de 18.50 % également.

Donc nous connaîtrons de nouveau l’inflation, dans mon hypothèse et pour faire simple de 20% par an au lieu de moins de 20% en 10 ans sur ces deux dernières décennies. Les salariés verront leur pouvoir d’achat diminuer. Ils réclameront, à juste titre, une augmentation de leurs salaires.

Par hypothèse et pour faire simple, disons que les salaires, les charges sociales et les taxes assises sur les salaires représentent 50 F. Pour rattraper l’inflation, il faudra les augmenter de 20%, soit porter à 60 F le coût de la main d’œuvre incluse dans notre bien qui de 121 F, ou 85 $, passera à 131 F, ou près de 92 $, ou 92 € (si 1 € = toujours 1 $). L’écart entre les prix de vente sur les marchés internationaux se réduit comme peau de chagrin.

Troisième effet « qui coule ».

En période d’instabilité monétaire, et là nous y serions de nouveau, les spéculateurs entrent en action. Ils examinent la situation, comprennent que pour s’en tirer le pays va devoir de nouveau dévaluer (voir l’histoire des 10 dévaluations de 1945 à 1983). Ils parient sur la baisse du franc, ils vendent du franc, augmentant l’offre, ils intensifient la perte de valeur de la monnaie (l’offre est supérieure à la demande), créant une dévaluation de fait. Pour lutter contre ces attaques, et contrer la spéculation et éviter la dépréciation du franc qui génère de l’inflation, la banque nationale, achète des francs sur les marchés monétaires, avec des dollars (ou des euros à défaut de deutschemarks), jusqu’à ce qu’elle n’ait plus assez de $ et d’€ … La finance internationale a gagné. Ceux qui se disent les pourfendeurs de cette finance internationale ont été les artisans de sa victoire.

On dévalue, l’inflation augmente, nos produits coûtent plus chers, ils sont moins compétitifs, il faut dévaluer, donc générer de l’inflation, etc. (voir l’histoire de l’inflation en Allemagne entre les deux guerres et celle de la France des années citées ci-dessus).

Sans oublier que quoiqu’en disent certains, nous ne sommes pas seuls sur Terre. Comme dans les années citées ci-dessus, nos voisins italiens, espagnols et autres en feront autant, concurrençant nos produits et notamment nos produits agricoles, rendant ainsi improductives nos dévaluations successives.

Conclusion :

Finalement on comprend vite que c’est compliqué de faire simple ! Je comprends qu’un énarque, fusse-t-il Monsieur Philippot en personne, ne comprenne rien non plus. J’ai d’ailleurs parcouru le programme de l’ENA, je n’y ai pas vu les mots « économie politique » et encore moins « économie d’entreprise », mais j’ai peut-être mal regardé.

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