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Le conflit Marx - Bakounine


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PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
In girum imus nocte et consumimur igni ‚ 45ans
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★ LE CONFLIT MARX-BAKOUNINE.

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Le premier congrès de l’Internationale eut lieu du 3 au 8 septembre 1866, à Genève. Marx est absent 1, Bakounine n’est pas encore membre. 60 délégués représentant des sections d’Angleterre, de France, d’Allemagne et de Suisse assistent à ce congrès, présidé par un Hermann Jung, un horloger de Saint-Imier vivant à Londres. Pierre Coullery – un « humanitaire néo-chrétien », selon L. Lorwin 2, était l’un des secrétaires du congrès. Coullery et Jules Vuilleumier représentaient la section de La Chaux-de-Fonds, James Guillaume celle du Locle et Adhémar Schwitzguébel celle de Sonvillier.

Ce premier congrès fut assez confus, mais il adopta, notamment, la résolution en faveur de la journée de huit heures, une résolution pour des lois internationales protégeant les femmes et les enfants et pour l’abolition du travail de nuit pour les femmes. Le congrès se prononça pour la suppression du salariat. Il adopta les statuts rédigés par Marx, assez vagues pour permettre à tout travailleur d’adhérer. Ne figure pas l’article que Marx fera ajouter en 1872 sur la conquête du pouvoir politique.

Plus tard, Bakounine se référera en ces termes au congrès de Genève : « L’association internationale des travailleurs a une loi fondamentale à laquelle chaque section et chaque membre doivent se soumettre, sous peine d’exclusion. Cette loi est exposée dans les statuts généraux, proposés en 1866 par le conseil général de l’association au congrès de Genève, discutés et unanimement acclamés par ce congrès, enfin définitivement sanctionnés par l’acceptation unanime des sections de tous les pays. C’est donc la loi fondamentale de notre grande association.

« Les considérant qui se trouvent à la tête des statuts généraux définissent clairement le principe et le but de l’association internationale. Ils établissent avant tout : que l’émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ; que les efforts des travailleurs doivent tendre à constituer pour tous les mêmes droits et les mêmes devoirs – c’est-à-dire l’égalité politique, économique et sociale ; que l’assujettissement des travailleurs au capital est la source de toute servitude politique, morale et matérielle ; que par cette raison l’émancipation économique des travailleurs est le grand but auquel doit être subordonné tout mouvement politique ; que l’émancipation des travailleurs n’est pas un problème simplement local ou national… mais international 3. »

En réalité, il s’agit simplement des statuts de l’Internationale rédigés en 1864 par… Marx lui-même, entérinés par le congrès de Genève. Proudhon était mort l’année précédente et ce fut incontestablement sa doctrine qui prédomina à ce congrès et au suivant, à Lausanne (2-8 septembre 1867).

La suite...

http://serpent-libertaire.over-blog.com/2016/01/le-conflit-marx-bakounine.html

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voileux Membre 1 577 messages
Forumeur alchimiste‚
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★ LE CONFLIT MARX-BAKOUNINE.

ob_01e404_ob-b6e8e6-1758bakounineandco.jpg

Le premier congrès de l’Internationale eut lieu du 3 au 8 septembre 1866, à Genève. Marx est absent 1, Bakounine n’est pas encore membre. 60 délégués représentant des sections d’Angleterre, de France, d’Allemagne et de Suisse assistent à ce congrès, présidé par un Hermann Jung, un horloger de Saint-Imier vivant à Londres. Pierre Coullery – un « humanitaire néo-chrétien », selon L. Lorwin 2, était l’un des secrétaires du congrès. Coullery et Jules Vuilleumier représentaient la section de La Chaux-de-Fonds, James Guillaume celle du Locle et Adhémar Schwitzguébel celle de Sonvillier.

Ce premier congrès fut assez confus, mais il adopta, notamment, la résolution en faveur de la journée de huit heures, une résolution pour des lois internationales protégeant les femmes et les enfants et pour l’abolition du travail de nuit pour les femmes. Le congrès se prononça pour la suppression du salariat. Il adopta les statuts rédigés par Marx, assez vagues pour permettre à tout travailleur d’adhérer. Ne figure pas l’article que Marx fera ajouter en 1872 sur la conquête du pouvoir politique.

Plus tard, Bakounine se référera en ces termes au congrès de Genève : « L’association internationale des travailleurs a une loi fondamentale à laquelle chaque section et chaque membre doivent se soumettre, sous peine d’exclusion. Cette loi est exposée dans les statuts généraux, proposés en 1866 par le conseil général de l’association au congrès de Genève, discutés et unanimement acclamés par ce congrès, enfin définitivement sanctionnés par l’acceptation unanime des sections de tous les pays. C’est donc la loi fondamentale de notre grande association.

« Les considérant qui se trouvent à la tête des statuts généraux définissent clairement le principe et le but de l’association internationale. Ils établissent avant tout : que l’émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ; que les efforts des travailleurs doivent tendre à constituer pour tous les mêmes droits et les mêmes devoirs – c’est-à-dire l’égalité politique, économique et sociale ; que l’assujettissement des travailleurs au capital est la source de toute servitude politique, morale et matérielle ; que par cette raison l’émancipation économique des travailleurs est le grand but auquel doit être subordonné tout mouvement politique ; que l’émancipation des travailleurs n’est pas un problème simplement local ou national… mais international 3. »

En réalité, il s’agit simplement des statuts de l’Internationale rédigés en 1864 par… Marx lui-même, entérinés par le congrès de Genève. Proudhon était mort l’année précédente et ce fut incontestablement sa doctrine qui prédomina à ce congrès et au suivant, à Lausanne (2-8 septembre 1867).

La suite...

http://serpent-libertaire.over-blog.com/2016/01/le-conflit-marx-bakounine.html

Le seul de cette époque qui n'était pas fortuné s'appelait Proudhon, tous les autres avaient une fortune personnelle ou parentale...Rousseau dans "l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes " a une phrase révélatrice de sa façon d'être , l'ouvrier ne doit pas atteindre le pouvoir , il risque de perturber....Le plus grand clash a eu lieu entre Proudhon et Marx et là ce n'était pas une histoire d'égo mais une approche diamétralement opposée de l'Anarchie...Comme l'écrivait si bien Louise Michel dans prise de position en 1890 le bulletin de vote, c'est le rugissement du veau flairant l'abattoir

Modifié par voileux

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