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l'interprétation du texte


grandyzer

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Membre, Posté(e)
grandyzer Membre 2 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Bonjour:)

j'ai besoin de votre aide.

Il faut faire l'interprétation du fragement (les louves boileau-narcejac)

s'il vous plaît:)

aucune idée

il y a le fragement:

Je dégringolai l'escalier et courus jusqu'au quai. Les passants étaient assez nombreux, je dévisageai les femmes brunes, me rappelant que Julia était un peu plus âgée que Bernard et qu'elle avait le type auvergnat, ce qui était plutôt vague. Comment allais-je commencer? Avant de lui avouer que je m’étais substitué à son frère, je devais lui annoncer la mort de Bernard. Quel début! Je disposais d’un peu plus d’une heure pour lui dévoiler ma situation et gagner sa sympathie. Allons, il n’y avait rien à faire. J’étais bien perdu. D’ailleurs, quelle force au monde pourrait empêcher Julia de pleurer, quand elle apprendrait que Bernard était mort? Elle était arrivée chez Hélène, gaie, souriante, et j’allais la ramener pâle, les yeux rougis par les larmes. Non, tout cela était fou. Je ne savais même pas pourquoi je continuai à marcher vers l’hôtèl, tant mon impuissance me paraissait évidente. Passé le tournant, j'aperçus le panonceau vertical : Hôtel de Bresse. Elle était là! Je m’arrêtai près de l’entrée, en proie à une effrayante perplexité. Je lui affirmerais, bien sûr, que Bernard m’avait ordonné de prendre sa place, mais elle sentirait que c’était faux. Et si je lui racontais que j’avais voulu me fuir, échapper à mon passé d’enfant gâté, capricieux, malheureux... si je lui disais que ma femme s’était noyée sous mes yeux et que, volontairement, je ne lui avais pas porté secours, si je lui avouais tout, tout... mes tourments les plus profonds, mes velléités de créateur rongé par le doute, mes remords, ma misère, tout, en un mot... en quoi ce déballage l'intéresserait-il? Pourquoi deviendrait-elle ma complice? Est-ce que je ne lui ferais pas horreur, au contraire?

Je me remis en marche, passai devant la réception. Un employé bâillait, à la caisse, entre deux palmiers en pot. Je me reposai, une fois encore, la question :

pourquoi m'étais-je laissé aller à prendre la place de Bernard? Il me fallait, maintenant, aligner des raisons précises, à cause de Julia. Il n’y en avait pas. Ou plutôt, il n'y avait qu’une poussière de petites raisons, de petites causes : équipement, écœurement, désir de trouver un gîte, besoin d’une protection féminine, et bien d'autres motifs, beaucoup plus obscurs, beaucoup plus puissants encore, que je ne connaîtrais sans doute jamais. Julia ne comprendrait pas. Nous n’avions pas le temps de faire un effort l’un vers l’autre. Et pourtant, je n’étais pas un criminel, je le sentais bien. Un petit coup de pouce, un rien de plus, et j’aurais été un grand bonhomme. Hélas! j’aurais beau supplier Julia... Tant pis! Fichu pour fichu, mieux valait essayer.

J’entrai. L’homme de la réception laissa tomber sur moi un regard distrait.

« Complet, dit-il.

— Je ne viens pas pour une chambre. Je voudrais parler à Mlle Pradalié.

— Au 15. Deuxième à gauche. L’ascenseur ne marche pas. »

Il avait une tête de policier, des yeux vides qui ne laissaient échapper aucun détail, et s'attachaient à mon costume baroque, à ma silhouette de vieux jeune homme. Je montai, intimidé, nauséeux, vaincu. Un étage. Deux étages. Il était onze heures et quart. Le 15. La phrase d’Agnès me revint en mémoire : « Une femme qui vous veut du mal », et ma main resta immobile, à mi-chemin de la porte. C’était maintenant que mon aventure s’achevait. Bernard m'avait sauvé de la faim, de la captivité. Il ne pouvait pas me sauver de Julia.

Je frappai; un tout petit coup qu'elle n’entendrait peut-être pas, ce qui me laisserait encore la possibilité de redescendre.

(( Entrez! »

Je poussai la porte et je la reconnus tout de suite, parce qu'elle ressemblait à Bernard, qu'elle était forte, comme lui, et qu'elle avait une verrue, près de l'oreille.

« Julia », balbutiai-je.

Elle fit vers moi quelques pas hésitants, puis tendit les bras.

« Bernard, cria-t-elle... Bernard!... Je t'attendais, si tu savais!... Bernard! »

Elle se jeta contre moi, frappa du front mon épaule. Elle pleurait.

« Bernard!... Mon pauvre Bernard! »

Je fermai les yeux et serrai les mâchoires, très fort, de plus en plus fort, parce que les murs de la chambre commençaient à tourner.

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Membre+, Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre, 41ans Posté(e)
Noisettes Membre+ 10 584 messages
41ans‚ Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre,
Posté(e)

Que n'as-tu pas compris dans ce texte ?

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Membre, Posté(e)
grandyzer Membre 2 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

no, j'ai compris, mais, je ne sais pas comment on peut faire ça. Je ne peut pas comprendre l'idée générale. etc, merci

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Membre+, Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre, 41ans Posté(e)
Noisettes Membre+ 10 584 messages
41ans‚ Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre,
Posté(e)

Tu relis le texte, tu prends un stylo et du papier et tu notes les idées qui te viennent à la lecture du texte.

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Membre, 59ans Posté(e)
essayeur Membre 3 422 messages
Baby Forumeur‚ 59ans‚
Posté(e)

J'avoue que la question n'est pas correctement formulée, c'est ça qu'on vous demande en français maintenant ?

« Interpréter » un texte qui est déjà clair en lui-même ?

Non mais là c'est votre professeur qui a un problème de vocabulaire, soit il demande un résumé explicatif, soit il demande autour de quel thème tourne ce texte (réponse : l'état de confusion du personnage, soumis à un grand nombre de pensées parasites, qui le perturbent jusque dans son rapport social)

Vraiment n'importe quoi, tu pourrais dire au prof : je ne comprends pas votre question, que voulez-vous que j'interprète alors que c'est ma langue maternelle ?

Ai-je besoin « d'interpréter » ma langue maternelle ? Surtout quand elle utilise un vocabulaire aussi pauvre ? Non elle est là, elle est en moi et ce texte est clair non ? Vous voulez quoi au juste ? Un dessin ? Un gribouillage pour vous aider à comprendre ? (enfin non ne lui dis pas cela) :cool:

Bon voilà, bon courage, en plus ce texte est mal écrit. On croirait une émission de TV réalité.

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