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Inégaux face au rythme du temps.


Invité Tar Baby

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Petit à petit, il est imposé toujours plus de flexibilité.

Travail le dimanche, qui si à ce jour n'est pas encore la règle partout, pour tous, et pour tous les dimanches de l'année, mais qui à ce rythme ne tardera pas à le devenir.

Remise en cause des jours fériés au prétexte de plus de productivité et de la soi-disant création d'emplois.

Remise en cause des 35h.

Flexibilité des horaires, et des contrats.

Flexibilité, mais pour qui, pourquoi ?

Ce qui est sûr c'est que cela creuse un peu plus les inégalités.

Est-ce cela que l'on appelle le progrès ?

Et surtout, jusqu'où ira-t-on ?

Extraits :

"Inégaux face au rythme du temps

23 janvier 2015 - Travail à la chaîne, le dimanche, la nuit, en horaires décalés... Les inégalités dans l’usage et le contrôle du temps façonnent nos modes de vie. Les plus favorisés réclament toujours plus de flexibilité pour les autres, au nom de la modernité.

Par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités."

Qui sont les nouveaux maîtres du temps ?

Pourquoi ce débat sur le contrôle du temps est-il bien moins présent que celui sur les écarts de revenus ? La crise a accentué les difficultés financières des plus démunis : pour beaucoup, l’essentiel est d’obtenir un peu de pouvoir d’achat, non de travailler moins. A quoi sert d’avoir du temps, si l’on n’en profite pas dans une société marchande ? Ce n’est pas la seule explication.

Ceux qui maîtrisent le mieux le temps occupent les emplois les moins pénibles et disposent des revenus pour en profiter. Ils n’ont aucun intérêt à mettre cette question sociale sur la table. Ils vivent dans une société moderne et flexible qu’ils apprécient. Protégés par leur statut, leur activité ou leur diplôme, ils ferment les yeux sur l’armée des flexibles à leur service, qui font tourner l’économie en décalé, qui exercent les tâches les plus ingrates, à la maison comme dans l’entreprise. Ils achètent leur temps. Une partie de leur temps libre consiste d’ailleurs à organiser leurs futurs loisirs (congés, fêtes, activités, sorties, etc.).

En face, la main-d’œuvre la moins qualifiée subit les horaires morcelés, flexibles ou décalés du rythme du reste de la société. Les tâches domestiques viennent limiter le temps libre des femmes, en particulier de celles qui n’ont pas les moyens d’avoir recours aux emplois à domicile. Cette situation, qui pouvait être supportable tant qu’il s’agissait de jeunes pendant une période courte avant d’intégrer des rythmes sociaux plus régulés, l’est de moins en moins quand elle s’installe dans la durée.

Du débat sur les 35 heures à celui sur le travail du dimanche ou de nuit, en passant par la flexibilité des horaires et du contrat de travail, la pression est de plus en plus grande pour dégrader encore les rapports au temps. Les maîtres du temps ont besoin qu’une main-d’œuvre croissante se rende à leur disposition, qu’importe l’impact sur son temps à elle, sa vie quotidienne. La dérégulation des temps sociaux, applaudie par cette élite moderniste, est le reflet de la flexibilisation plus générale du monde du travail. Une société duale dans l’accès au temps s’installe comme dans l’emploi : on peut faire semblant de ne pas la voir, mais il ne faut alors pas se plaindre quand ceux qui la subissent expriment leur mécontentement par rapport à ceux qui l’organisent.

Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

Pour lire l'article en entier :

http://www.inegalites.fr/spip.php?page=analyse&id_article=2034&id_groupe=13&id_rubrique=28&id_mot=42

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 135 messages
Forumeur confit,
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Bonjour Tar Baby,

Inégaux face au rythme du temps !

Je comprends ce que vous voulez exprimer, mais ce n’est certainement pas en employant des mots indéfinis que cela clarifie le sujet. (Égalité et rythme du temps, cela ne veut rien dire)

Il est vrai que le monde du travail s’est profondément transformé depuis ½ siècle.

Ces transformations ont engendré des mutations sociétales et sociales, partout dans le monde, dont on n’a pas mesuré tous les effets négatifs. Les avantages étant considérés comme acquis.

Dans nos sociétés industrielles hier, la production des biens était synonyme d’emploi.

Sous l’effet de la robotisation des tâches productives dans tous les secteurs, les ouvriers d’hier se sont transformés et adaptés en employés d’aujourd’hui. C'est-à-dire que la nature même de leur activité a changé, pour abandonner un secteur productif qui n'avait plus besoin d'eux au profit des emplois de service.

Or, les emplois de services s'adaptent à leur clientèle, c'est-à-dire que l'horaire de travail de l'employé de service est nécessairement décalé à celui de l'horaire du client.

L’uniformisation des horaires de travail d’hier, caractérisé par un laps de temps de 8h en continu, existe encore, mais n’est plus la référence.

Reconnaissez qu’une employé ou caissière de supermarché (par exemple) est rarement sollicité pour un laps de temps en continu de 8h pour son activité.

l’État et les syndicats sont dans l’incapacité d’édicter des horaires rigides, parce que les emplois de services sont trop multiforme. Les syndicats, essentiellement des syndicats de fonctionnaires, sont complètement déboussolés, puisque leur référence en matière d’horaire est calquée sur celui de la fonction publique, aux antipodes des horaires des emplois de service.

Mon propos n’est pas de conclure qu’il n’y a pas de problème, mais clarifier l’état des lieux avant, favorise la perception de la complexité, me semble t il ?

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