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Divines bêtes et rois-lions


January

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January Modérateur 62 439 messages
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Clément d'Alexandrie se gaussait, au IIe siècle ap. J.-C., de cette étrangeté : la magnificence des temples égyptiens, des sanctuaires « ombragés par des voiles tissés d'or » et, en guise de dieux : « Un chat, un crocodile, un serpent [...]. Une bête sauvage se vautrant sur un tapis de pourpre ! » (Le Pédagogue, livre III, ch. 2.)

D'autres s'étonnent de découvrir dans l'abondante iconographie de l'Égypte antique des dieux à tête de chien, de taureau ou de vautour. On peut être surpris, enfin, par l'omniprésence et l'immense variété des animaux représentés, dans quelque domaine que ce soit : la religion mais aussi l'écriture, le mobilier, les bijoux, les ustensiles de cuisine, la littérature satirique.

Pour ce qui est de la profusion d'espèces, elle témoigne d'une faune antique en grande partie disparue, au fur et à mesure des changements climatiques et de l'action de l'homme. Il y avait bien, dans l'Égypte prédynastique (v. 3900-3100 av. J.-C.), des éléphants, des girafes et des rhinocéros ; puis, au cours des IIIe et IIe millénaires avant notre ère, des lions et des léopards (avec la peau desquels les prêtres se paraient). Mais l'aridité croissante a fait fuir ces animaux vers le sud. La faune du Nil aussi s'est appauvrie (phénomène aggravé, récemment, par la construction du barrage d'Assouan, en 1971, qui a mis fin aux crues du fleuve). L'hippopotame qui y régnait dans l'Antiquité fait partie du passé. Il en est de même de beaucoup d'oiseaux, de poissons, de batraciens, de tortues qui peuplaient des scènes de chasse et de pêche alors miraculeuses.

http://www.histoire....-02-2015-128977

Le Louvre-Lens fait revivre une faune antique disparue d'Égypte et décode ses mystères et pouvoirs.

"Des animaux et des Pharaons"

Les Egyptiens se sont emparés des animaux pour exploiter de diverses manières les images symboliques que chacun d'entre eux véhicule. C'est ainsi que la figure animale devient l'élément multiple d'un langage codé, qui peut être rédigé ou représenté. Elle constitue à ce titre un pilier de la pensée religieuse égyptienne. Elle est aussi une source infinie d'inspiration et suscite une production artistique d'une richesse et d'une variété exceptionnelles.<br abp="378">A la fois pédagogique et esthétique, l'exposition propose au visiteur une double approche : l'acquisition de connaissances et la délectation. Le parcours, structuré en neuf sections thématiques, offre une progression logique, depuis la simple perception matérielle de créatures réelles évoluant dans leur milieu naturel, jusqu'à la transposition de leurs multiples figures dans le langage codifié de la pensée égyptienne, qu'elle soit religieuse, funéraire ou politique.

D'une amulette en forme de grenouille à la sculpture monumentale des babouins de l'obélisque de Louqsor, en passant par le cercueil d'un serpent ou la momie d'un ibis, près de 430 œuvres sont réunies. La grande majorité provient de la collection égyptologique du Louvre, l'une des principales au monde. Des spécimens zoologiques sont également exposés, issus de muséums d'histoire naturelle.

Jusqu'au 9 mars http://www.louvrelens.fr/web/10181/693

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