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Saint-Laurent du Maroni : Le musée du bagne est ouvert


January

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January Modérateur 62 511 messages
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Le projet a près de quarante ans. Il est temps, ce mois de Novembre 2014, d'ouvrir le musée du Bagne, à St Laurent du Maroni - Guyane.

Léon Bertrand, maire de la ville, a porté ce projet. Il est lui-même petit-fils de bagnard.

Le musée raconte, dans les bâtiments de l'ancien camp de transportation, l'histoire des quelque 54 000 transportés entre 1854 et 1938, auxquels il faut ajouter tous les indésirables, récidivistes et même les courtes peines, qu'on envoya à-bas, au nombre d'environ 17 000. "Un scandale de la République", disait Robert Badinter dans un interview récente.

A côté des photos, des documents ou des objet qui rappellent le passé du bagne, un bâtiment est dévolu à l'imaginaire qui l'entoure (le cinéma, la littérature). Une première exposition temporaire affichera des photos inédites de détenus prises entre 1905-1906 par le médecin du pénitencier, le Docteur Colin.

Ce musée revisite également l'histoire des populations de Saint-Laurent : les créoles, les guyanais, les descendants des brésiliens, d'indiens et de surinamiens, les descendants de bagnards, évidemment.

Le camp de la transportation - Saint-Laurent du Maroni

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Le bagne de Saint-Laurent-sur-Maroni n'était qu'un dépôt temporaire. Dans ce camp de la transportation, tous les condamnés débarquaient pour être ensuite envoyés dans les autres camps et pénitenciers. Seulement un petit nombre de bagnards restait à Saint-Laurent. Ceux-là étaient presque tous employés dans l'administration (jardinier) et étaient des hommes considérés peu dangereux. On estimait qu'ils ne tenteraient pas de s'enfuir.

Quand un bateau (La Loire, Le Martinière) arrivait de métropole (Saint-Martin-de-Ré), on séparait d'abord les « chevaux de retour » (forçats échappés) et les récidivistes du reste, pour les envoyer aux îles du Salut, d'où toute fuite était considérée comme impossible (certains hommes réussirent tout de même à s'échapper des îles du Salut, par exemple le douteux Henri Charrière, dit Papillon). Le reste des forçats restait quelque temps à Saint-Laurent, où on les divisait entre les camps. Ceux que l'on pensait tentés par l'évasion étaient envoyés aux Îles. Les hommes moins dangereux, qui n'étaient condamnés que pour de petits délits, pouvaient avoir la chance d'être employés dans l'administration. On divisa aussi les nationalités. Il y avait des camps réservés pour les condamnés de l'Indochine (par exemple le Camp Saut du Tigre), les Arabes devenaient souvent des "porte-clefs".

Comme il y avait un hôpital à Saint-Laurent, beaucoup de condamnés qui attendaient d'être transférés aux Îles feignaient une maladie pour y être envoyés. Comme beaucoup de bagnards travaillaient dans l'hôpital, ce n'était pas trop difficile. À l'hôpital, ceux-ci disposaient de plus de temps pour élaborer un plan d'évasion (tactique décrite aussi par Charrière).

Ceux qui avaient la chance de rester à Saint-Laurent étaient généralement traités beaucoup mieux que les condamnés des autres camps. Leur travail était simple, ils pouvaient aller et venir presque librement dans l'enceinte du bagne (leurs cellules de 2 m de longueur sur 1,80 m de largeur servaient uniquement pour dormir) et ils avaient droit à une meilleure nourriture, excepté les bagnards punis (par exemple ceux pris à cacher leur « planc »dans leur anus pour y renfermer leur argent destiné pour leur évasion) et mis au quartier disciplinaire consistant en quatre cases collectives dans lesquelles ils étaient allongés sur des bat-flancs en ciment munis de « barre de justice » enchaînant les chevilles avec une manille.

(Wiki)

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