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La persécution des chrétiens d’Irak, contraire à l'islam dénonce l'OCI


Invité chaouiya

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Invité chaouiya
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De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer la persécution des chrétiens d’Irak, chassés de Mossoul ce mois par les membres de l’Etat islamique (EI) qui ont instauré leur califat sur cette région.

Le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), le Saoudien Iyad Madini, a dénoncé, lundi 21 juillet, dans un communiqué leur « déplacement forcé comme un crime intolérable ». L’organisation, qui regroupe 57 pays musulmans, s’est dite « prête à apporter l’assistance humanitaires nécessaire » aux déplacés jusqu’à ce qu’ils soient « en mesure de retourner dans leurs foyers ». « Ces atrocités sont contraires aux principes de l’OCI, dont l’Irak est membre », a ajouté le secrétaire général. Il a aussi souligné que les pratiques de l’EI « n’ont rien à voir avec l’islam et ses principes de tolérance et de coexistence ».

Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, a, lui, affirmé, dimanche 20 juillet, que l’expulsion des chrétiens de Mossoul pouvait s’apparenter à un « crime contre l’humanité ». « Les attaques systématiques contre des civils en raison de leur origine ethnique ou de leur appartenance religieuse peuvent constituer un crime contre l'humanité dont les auteurs doivent rendre des comptes », a-t-il affirmé dans un communiqué.

L'Eglise catholique de France mobilisée

Le même jour, le pape François a dénoncé les persécutions des chrétiens d'Irak, « chassés de chez eux » et « dépouillés de tout ». Le Quai d’Orsay a condamné « avec la plus grande fermeté l’ultimatum » de l’EI, et dénoncé les « menaces intolérables » dont ont été victimes les chrétiens de Mossoul. Le ministère des Affaires étrangères s’est dit « mobilisé pour que les droits des communautés chrétiennes d’Orient soient respectés ». De son côté, le département d’Etat américain a déploré « la persécution systématique des minorités » par l’EI.

Mais si les déclarations se sont multipliées, peu de mesures ou d’actions concrètes ont été annoncées pour leur venir en aide. Pour « signifier (que) la lutte contre l'indifférence doit être permanente », l’Eglise catholique de France a annoncé dans un communiqué que le cardinal Barbarin se rendra en Irak du 28 juillet au 1er août prochain. L’archevêque de Lyon sera accompagné de Mgr Dubost et de Mgr Gollnisch et ils seront accueillis par le patriarche chaldéen Louis-Raphaël Sako.

Présente depuis près de deux millénaires dans la région, la population chrétienne de Mossoul, dans le nord de l'Irak, a fui la ville, samedi 19 juillet, menacée de mort par l’EI si elle ne se convertissait pas à l’islam ou ne payait pas l'impôt spécial exigé aux non-musulmans. Mossoul comptait 60 000 chrétiens quand la ville est tombée aux mains de l’EI, au début du mois de juin. Selon le patriarche chaldéen, ils étaient encore 25 000 quand l’ultimatum a expiré.

http://www.saphirnews.com/La-persecution-des-chretiens-d-Irak-contraire-a-l-islam-denonce-l-OCI_a19368.html

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Zelig Membre 5 446 messages
Baby Forumeur‚
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Ils font exactement la même chose que ce qu'ils ont fait aux Juifs cinquante ans plus tôt.

C'est bien triste.

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Invité chaouiya
Invités, Posté(e)
Invité chaouiya
Invité chaouiya Invités 0 message
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Les chrétiens de Mossoul racontent leur expulsion, froide et implacable http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/07/24/les-chretiens-de-mossoul-racontent-leur-expulsion-froide-et-implacable_4461983_3218.html

Ils ont tout perdu, sauf la vie. Dans cet Irak transformé en enfer sur terre depuis onze ans, les chrétiens de Mossoul sont vivants, presque soulagés d'être condamnés à l'errance et à l'exil. A l'église syriaque orthodoxe Oum Nour (« Mère de lumière ») d'Erbil, dix-huit familles s'entassent dans le sous-sol, aménagé en camp de réfugiés.

Tous racontent, à propos de l'Etat islamique, qui a proclamé un « califat » sur les territoires conquis en Irak et en Syrie, la même histoire. Ce n'est pas du chaos. C'est le récit d'une organisation froide et implacable.

Lire aussi le reportage : A Bagdad, l'étau djihadiste se resserre

« Pendant trois semaines, les hommes de Da'ech ne se sont pas préoccupés de nous. Ils ne s'attaquaient qu'aux soldats, policiers et fonctionnaires chiites. Nous vivions discrètement », raconte un homme.

« Nous n'avions pas de liberté, mais ça allait. Nous, les femmes, portions des robes longues et des hijabs pour passer inaperçues », poursuit son épouse. « Certains disaient que nous étions protégés, témoigne Reham, une mère de famille. Ils paraissaient presque pacifiques. »

« UN “N” À LA PEINTURE ROUGE, SUR CHAQUE MAISON »

Avant de tomber entre les mains des djihadistes, Mossoul abritait entre 5 000 et 25 000 chrétiens. Beaucoup s'enfuient dès sa conquête par l'Etat islamique, le 10 juin. La route vers le Kurdistan reste étonnamment ouverte, malgré des combats sporadiques entre djihadistes et peshmergas kurdes. Même le bus Mossoul-Erbil reste en service.

La situation change le 16 juillet. Le soir, les djihadistes rendent visite à chaque famille chrétienne. « Ils ont dessiné un “N” dans un cercle, à la peinture rouge, sur chaque maison », témoignent les réfugiés. « N » pour « nassarah », nom utilisé pour désigner les chrétiens dans le Coran. « Ils ont demandé les numéros de téléphone de chaque famille et dit qu'il ne fallait pas hésiter à les appeler en cas de problème, raconte un vieil homme. J'ai cru qu'ils allaient nous protéger. »

Le clergé sait, de son côté, à quoi s'en tenir. L'évêché de Mossoul refuse une convocation à une réunion avec l'Etat islamique, ne voulant pas collaborer à un transfert forcé de population. « Nous avons su que les chrétiens allaient être expulsés, confirme l'évêque d'Erbil, Mgr Bachar Warda. Il n'y a eu aucune négociation. De toute façon, ces gens de Da'esh ne négocient pas. Ils donnent des ordres et vous devez obéir. »

La nuit suivante, les combattants repassent devant chaque maison. A leur réveil, les chrétiens découvrent, à côté du « N » rouge, l'inscription « Propriété de l'Etat islamique » peinte en noir.

C'est juste après la prière de l'aube du vendredi que l'annonce est transmise à la population, par des tracts et par les haut-parleurs des mosquées. Les chrétiens ont jusqu'au samedi 19 juillet à midi pour choisir entre se convertir à l'islam, payer un impôt spécial pour non-musulmans, ou partir. L'ultime option, en cas de désobéissance, étant de périr « par le glaive ».

« ILS ONT MÊME PRIS LE BIBERON DE MON FILS »

« Nous avons entassé nos affaires dans les voitures, raconte Reham. Je suis partie avec mon mari et nos deux fils. Contrairement à d'autres qui sont passés au checkpoint plus tard, ils n'ont pas pris notre voiture, mais ils ont pris l'argent, les bagages. Ils ont même pris le biberon de mon fils cadet. »

Le vol est systématique. Les combattants ont des ordres. Absolument rien, à part les vêtements qu'ils portent, n'est laissé aux exilés. « Ils ont pris l'argent, les bijoux, les téléphones, et même les sacs de vêtements et de nourriture », raconte un homme. Le seul objet qui semble échapper à une logique est la voiture, parfois volée, parfois pas. Des familles ont marché un kilomètre pour atteindre le checkpoint des forces kurdes.

« Nous sommes partis parmi les derniers, à bord d'un minibus, témoigne Samir. Nous étions douze chrétiens, et dix musulmans. Au checkpoint, un combattant a ordonné aux chrétiens de lui donner, argent, téléphones et sacs. Les musulmans aussi avaient peur. Le type qui est entré dans le bus nous a dit que nous devrions être contents qu'ils nous laissent partir comme ça… »

Les chrétiens de Mossoul affirment qu'ils n'ont aucun espoir de rentrer chez eux. Les autorités kurdes les aident à s'installer à Antawa, le quartier chrétien d'Erbil, et dans les villages chrétiens de la région. Beaucoup songent à l'exil à l'étranger, à l'instar de 400 000 chrétiens déjà partis d'Irak depuis dix ans.

« Pourtant, nous vivions bien ensemble, chrétiens et musulmans », raconte un homme qui se choisit le pseudonyme d'« El-Mosoli », « l'homme de Mossoul ». « Retourner un jour à Mossoul ? » Il lève les yeux au ciel… La question paraît tellement incongrue, à l'heure du califat. Pourtant, le fait que chacun exige l'anonymat est peut-être le signe que l'espoir d'un retour n'est pas mort. « El Mosoli », qui s'apprête à sortir de l'église, se retourne et murmure : « Quel homme n'a pas envie de retrouver un jour sa terre et d'y vivre ? ».

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Membre, 66ans Posté(e)
2strass Membre 1 234 messages
Baby Forumeur‚ 66ans‚
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l'OCI qui dénonce, ...... lol un peu comme si jean marie dénonce les expulsions en Suisse

Vaste sujet sensible à prendre avec des pincettes pour ne pas stigmatiser une religions de Paix et d'Amour

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Membre, Posté(e)
Zelig Membre 5 446 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Ils ont expulsé exactement dans les mêmes conditions déplorables plus d'un million de Juifs, et apparemment, ils ne s'en souviennent plus. Ils ne leur ont rien laissé, ils les ont expulsés comme des chiens. Ce que je lis ici, c'est exactement la même chose qu'on lisait dans les journaux il y a cinquante ans.

Ce qui arrive aux chrétiens arabes n'est que la conséquence logique du fanatisme et de l'amnésie sélective d'une bonne partie du monde musulman, incapable de faire son mea culpa.

Hélas.

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Invité chaouiya
Invités, Posté(e)
Invité chaouiya
Invité chaouiya Invités 0 message
Posté(e)

Menacés de mort par l’Etat islamique, les chrétiens d’Irak fuient au Kurdistan

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/07/21/menaces-de-mort-par-l-etat-islamique-les-chretiens-d-irak-fuient-au-kurdistan_4460429_3218.html

Les hommes d'Abou Bakr Al-Baghdadi, le chef djihadiste qui se présente comme le « calife Ibrahim », n'ont guère laissé le choix aux chrétiens d'Irak qui avaient, en onze ans de chaos et de montée de l'islamisme radical, résisté au départ en exil. Ils leur ont donné une journée, de vendredi 18 à samedi 19 juillet à midi, pour quitter le territoire du califat, les autres options étant de se convertir à l'islam, de payer un impôt spécial pour les non-musulmans, ou de périr « par le glaive ».

L'annonce concernait principalement les chrétiens de Mossoul, devenu le quartier général du califat qui s'étend désormais des faubourgs d'Alep, en Syrie, à ceux de Bagdad. La seconde ville d'Irak, où l'Etat islamique a installé son quartier général, et certains villages environnants abritaient encore une communauté de plusieurs milliers de chrétiens (de 5 000 selon diverses sources irakiennes à 25 000 selon Louis Sako, le patriarche de l'Eglise catholique chaldéenne).

Depuis la proclamation du califat par l'Etat islamique, le 29 juin, au premier jour du ramadan, des milliers d'Irakiens sont morts, exécutés par les djihadistes ou tués au combat, et environ 600 000 personnes auraient quitté leur foyer. La première destination des réfugiés, et ces derniers jours des chrétiens de Mossoul, est le Kurdistan irakien, régio...

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Membre, Zigbu, 78ans Posté(e)
Zigbu Membre 6 639 messages
78ans‚ Zigbu,
Posté(e)

Comment s'étonner après cela que l'islam soit regardée de travers et qu'on s'en méfie (enfin, moi, je m'en méfie et je ne suis pas le seul)

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Invité Morgan Grimes
Invités, Posté(e)
Invité Morgan Grimes
Invité Morgan Grimes Invités 0 message
Posté(e)

Il me semble qu'au vu de cette situation dramatique et d'un point de vue humanitaire, que la France ainsi que l'Europe devrait accueillir quelques uns de ces réfugiés chrétiens.

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