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Les lettres d'adieu de kamikazes japonais bientôt au patrimoine de l'Unesco ?


January

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Modérateur, ©, 108ans Posté(e)
January Modérateur 62 441 messages
108ans‚ ©,
Posté(e)

La ville japonaise de Minami-Kyushu a adressé, au début de février, une demande d'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco d'une collection de lettres d'adieu envoyées par des pilotes kamikazes de l'armée impériale japonaise durant la seconde guerre mondiale. C'est de cette cité que nombre d'entre eux ont décollé pour des missions suicides en 1945, à la fin de la guerre du Pacifique opposant les alliés et le pays du Soleil-Levant.

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Un journaliste de la BBC a rencontré l'ancien pilote qui a rassemblé ces missives en l'honneur de ses camarades morts au combat. Ces dernières sont conservées au Musée de la paix de Chiran, qui espère obtenir l'inscription de l'Unesco en 2015 pour "transmettre aux générations futures ces lettres, richesses de la vie humaine".

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/02/27/signe-les-lettres-dadieu-de-kamikazes-japonais-bientot-au-patrimoine-de-lunesco/

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Membre, Posté(e)
le merle Membre 21 605 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

bonjour

les soldats japonais passaient , à cette époque , pour des barbares assoiffé de sang car ,il était déshonorant de se rendre même aprés avoir combattu courageusement .cela doit-ètre lu avec émotion en pensent à ces jeunes japonais courageux sacrifiés pour un combat sans espoir contre la marine américaine .

mais , ont ne peut oublier les jeunes marins et soldats américains qu'ils tuèrent sans qu'ils leurs soit possible eux , d'écrire une dernière lettre d'adieux à leurs frères et sœurs ainsi qu'à leurs parents .

bonne journée

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  • 3 semaines après...
Modérateur, ©, 108ans Posté(e)
January Modérateur 62 441 messages
108ans‚ ©,
Posté(e)

A travers les lignes qu’ils ont laissées pour leurs familles, les kamikazes expriment le regret, la tristesse de devoir mourir, la peur parfois, que le sentiment du devoir accompli ou la joie de donner sa vie pour la patrie.

Il faut bien comprendre la mentalité japonaise de cette époque : le soldat qui se dérobait à son devoir pour éviter la mort ou qui acceptait le déshonneur de la défaite devenait un véritable paria. Il était exclu, envoyé sur un front dangereux pour une fin sans gloire. La honte rejaillissait ensuite sur sa famille et, dans ses conditions, un pilote n’aurait jamais pu être accepté des siens s’il avait tenté d’échapper à sa mission. La pression sociale était trop forte pour résister, les kamikazes partaient plus par obligation que libre choix.

Extraits de lettres :

" Mère, s’il te plaît, pardonne moi. Je suis devenu un membre des forces d’attaque spéciales afin de servir mon pays. Père, mère, je vais à la bataille avec une photo de mon frère. Maintenant au moment du départ, comme pilote kamikaze, je ne regrette rien. Les gens ordinaires meurent à l’âge de cinquante ans et j’aurais pu vivre encore trente ans. Père, mère, je vous offre ces trente ans. (Nobuo Aihana, 18 ans, mort le 4 Mai 1945).

"Peut-être que je ne reverrai jamais votre visage. Mère, s’il vous plaît, montrez moi votre visage. Mais je ne veux laisser aucune note derrière moi. Les notes vous feront pleurer encore vingt ans après."(Saburo Mogi, 19 ans, mort le 4 Mai 1945)<br abp="167"><br abp="168">"Maintenant ma vie est fixée. Père, je n’ai rien à dire. Mère, sois confiante, je mourrai bravement. Je suis votre fils. Je veux me rappeler ces pilotes qui sont morts en criant : longue vie au Japon." (Osamu Tomida, 23 ans, mort le 3 Novembre 1944)

Kenichiro Onuki, un pilote âgé de 23 ans quand il reçoit l’ordre de jeter son appareil sur l’ennemi, raconte qu’au moment de partir il n’a pas pu avaler le verre de saké qu’on lui proposait. Une fois aux commandes de son avion, il s’est même mis à pleurer. Peu après le décollage, il s’est écrasé sur une île proche d’Okinawa, touché par un bombardier américain. Ayant survécu à l’accident, il est demeuré quarante jour isolé avant d’être recueilli par un navire japonais. De retour au pays, on lui a reproché d’avoir survécu et on l’a considéré comme un malade mental. Même ses proches pensaient qu’il était mort au cours de la mission puisqu’au moment de son décollage, une lettre était envoyée aux siens leur annonçant sa disparition. La famille a donc organisé une cérémonie funèbre au cours de laquelle un représentant de l’armée a remis à ses parents une urne mortuaire contenant symboliquement les cendres de leur fils.

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Membre, 66ans Posté(e)
pila Membre 18 571 messages
Baby Forumeur‚ 66ans‚
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Est-ce qu'on va aussi inscrire les courriers des engagés français en Indochine ? Et les horreurs qui s'y rapportent ?!

Et pourquoi pas la mère Chirac !

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Modérateur, ©, 108ans Posté(e)
January Modérateur 62 441 messages
108ans‚ ©,
Posté(e)

Je pense que ces correspondances sont très bien au Musée de la Paix de Chiran. A suivre en 2015, mais je n'ai pas trouvé cette inscription sur "Mémoire du Monde".

Pour ceux qui voudraient jeter un coup d'œil sur cette organisation de l'UNESCO : http://www.unesco.org/new/fr/communication-and-information/flagship-project-activities/memory-of-the-world/about-the-programme/

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