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19 décembre 1974 - Le dernier voyage du paquebot France


January

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Modérateur, ©, 108ans Posté(e)
January Modérateur 62 441 messages
108ans‚ ©,
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Le 19 décembre 1974, le paquebot France accomplit son dernier voyage - quelques centaines de mètres seulement - jusqu'au quai du Havre où il va attendre une incertaine résurrection.

Le Quai de la Honte

Le 19 décembre 1974, le France est remorqué, depuis le quai Joannès Couvert, jusqu'au canal central dans la zone industrielle du Havre, par quatre remorqueurs. Le navire est amarré près des complexes pétrochimiques et va rester à cet endroit pendant quatre ans et demi, endroit qui est alors surnommé le « quai de l'oubli » ou le « quai de la honte ».

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Orgueil de la France gaullienne, le France a quitté Le Havre douze ans plus tôt, le 19 janvier 1962, pour une croisière inaugurale qui l'avait mené aux Canaries et aux Antilles avec 1705 passagers et 1100 hommes d'équipage.

(herodote.net)

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 093 messages
Forumeur confit,
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Certes, il est facile pour chacun d’entre nous de refaire l’histoire après coup.

Mais la construction de ce dernier navire de prestige « Le France » lancé, en 1960, s'inscrit plus dans la continuité d'une logique de compétition du transport maritime de luxe, telle qu'elle existait au cours de la quatrième République entre la France et l'Angleterre. Avec cette préoccupation du moment, d’alimenter en travail les chantiers de l’Atlantique, s’inscrivait aussi dans cette logique ou l’Etat français donneur d’ordre influait directement par ses décisions sur l’économie générale du pays.

Par analogie, Giscard d’Estaing fut le décideur politique français qui lança la construction du TGV pour sauver la SNCF, mais c’est son successeur François Mitterrand qui l’inaugura. Charles de Gaulle avec la construction de ce navire de prestige était un peu dans la configuration de Mitterrand précédemment, c'est-à-dire de valider une décision prise par ses prédécesseurs.

Alors que les discussions sur l’avenir économique de cet objet de luxe étaient déjà largement remises en cause et entamées dans la presse de l’époque.

La crise pétrolière de 1973 et l'augmentation brutale du prix du carburant signant l'arrêt de mort de l'exploitation déficitaire depuis longtemps déjà, de ce type de transport de passagers de luxe à hauts revenus.

La crispation des syndicats, CGT en tête, bloquant la transformation de ce paquebot de luxe en un paquebot de croisière touristique de masse, ce que les Norvégiens firent avec un certain succès plus tard, hors de tout symbolisme nationale.

Mais la qualité de cette construction navale, incontestablement un échec économique français, un peu comparable, a l’échec commercial de Concorde dans le domaine de l’aviation, mais favorisant la réussite AIRBUS à l’échelle européen, à savoir que la compétence technologique française dans ce domaine de construction navale,profite largement aux commandes actuelles de nos chantiers de Saint Nazaire,dans le domaine des paquebots de croisière.

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