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13 septembre 490 av. JC - Petite victoire des Athéniens à Marathon


January

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January Modérateur 62 595 messages
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Le 13 septembre de l'an 490 av. J.-C., les Athéniens repoussent à Marathon une tentative d'invasion des Perses.

L'affaire se résout par une modeste charge militaire mais elle n'en suscite pas moins une grande émotion dans toute la Grèce et va bouleverser l'équilibre géopolitique de la région... Il n'est pas interdit de comparer cette bataille à la canonnade de Valmy (1792), elle aussi modeste mais d'une immense portée politique !

Désordres en Asie mineure

Tout commence une génération plus tôt, en 522 av. J.-C., lorsque Darius 1er succède à Cyrus le Grand et Cambyse sur le trône des Achéménides, issu du clan royal des Axamanisiya.

Le «Grand Roi» des Perses et des Mèdes doit faire face dès son avènement à une grave crise de succession. Ses difficultés encouragent les cités grecques d'Asie mineure à rejeter la tutelle perse.

Les Athéniens traversent la mer Égée et se portent à leur secours. Ils débarquent en Asie mineure et brûlent la ville de Sardes.

C'est plus que n'en peut supporter Darius 1er. Après avoir battu les Athéniens près de la rivière Halys, il brûle à son tour Milet et déporte ses habitants en Mésopotamie. Puis il envoie sa flotte vers la Grèce sous le commandement de son gendre Mardonios. Mais la flotte est détruite par la tempête en 492 av. J.-C., non loin du Mont Athos. 300 navires et 20.000 hommes sont portés disparus

Les Perses en quête de vengeance

La deuxième tentative est la bonne. Sous le commandement des généraux Datis et Artapherne, les Perses et leurs alliés, les Mèdes, débarquent dans la plaine de Marathon, à 35 km d'Athènes.

Athenesphalange.jpg

Les envahisseurs sont 100.000 selon la tradition, plus vraisemblablement 20.000. Parmi eux les redoutables Immortels, troupe d'élite du Roi des Rois. Ils ne trouvent en face d'eux que l'armée des citoyens d'Athènes, au nombre de 10.000. Les autres cités grecques ont fait défection, à l'exception de Platées, en Béotie, qui a envoyé un millier d'hommes.

Grâce à l'intelligence du stratège Miltiade, qui commande les opérations, les Athéniens et leurs alliés platéens surmontent leur faiblesse numérique.

Ils évitent le traditionnel corps à corps désordonné des batailles antiques et se mettent en rang, puis ils chargent les Perses au pas de course. Décontenancés par cette nouvelle manière de faire (la première bataille rangée de l'Histoire), les envahisseurs rembarquent sans demander leur reste.

Article complet http://www.herodote.net/13_septembre_490_avant_JC-evenement--4900913.php

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Le 13 septembre de l'an 490 av. J.-C., les Athéniens repoussent à Marathon une tentative d'invasion des Perses.

Sur le même sujet, voici le texte d'un auteur autrichien du début du XXème siècle:

«En l'an 490 avant J.-C., le Perse Darius aidé de 100.000 soldats s'attaqua aux Athéniens.

Miltiade, le futur vainqueur de Marathon, ne disposa quant à lui que de 9.000 hommes, sans compter un bataillon de Platéens et de quelques troupes d'esclaves armés.

Tel Hindenburg, Militiade combattit avec les ailes renforcées: les Athéniens à droite, les Platéens à gauche, les esclaves au centre.

Les Perses l'emportèrent au centre, mais la pince d'Hindenburg se referma et écrasa les Perses.

Or un jeune citoyen se détacha parmi les Athéniens et s'éloigna d'une distance de deux miles allemands dans la direction de sa ville natale. L'odeur du sang s'éloigna de lui, ainsi que le vacarme du massacre, et l'horreur de la mort.

Il courut, courut aussi vite que ses jambes le pouvaient. Le souffle vint à lui manquer.

Enfin, arrivé dans la ville, il s'écria, jubilant, mais haletant très péniblement, dans un ultime effort:

«Νενικήκαμεν! (Nous avons gagné!)»

Et à l'instant, il expira...

Reconnaissons-le: que cet homme, un parfait anonyme, que cet Athénien, au milieu de toute cette agitation, de tous ces dangers, de toutes ces fatigues, au péril de sa vie, et malgré le spectre menaçant de la mort - qu'il soit parvenu à mettre, du premier coup, le verbe νικάω, infinitif νικᾶν, un verbe dit “contracte”, au parfait actif de la première personne du pluriel, avec redoublement de la consonne initiale du radical verbal, en respectant les règles de la conjugaison, c'est là incontestablement une des plus grandes réussites dont peut se vanter l'esprit de l'homme!»

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