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Bruno Boulefkhad, l'homme en guerre contre la société générale


Invité Casey Miller

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Invité Casey Miller
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Invité Casey Miller Invités 0 message
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Le rituel est le même depuis quatre mois. Tous les jours, à 9h, Bruno Boulefkhad, 49 ans, se rend devant le siège de la Société générale à Paris, vêtu d'une combinaison de travail orange et de 15 kilos de pancartes qu'il porte en homme-sandwich. Inscrit en lettres capitales sur des panneaux jaunes, son message interpelle les passants: «Stop aux abus bancaires. Cette banque a coulé mon entreprise en pratiquant le crédit ruineux.» Cet ancien gérant d'un garage d'automobiles d'occasion, Flash Auto, entame à Paris sa «deuxième année de siège» après avoir passé plus d'un an planté devant les locaux de l'agence Société générale de Lons-le-Saunier, dans le Jura, où il dirigeait son entreprise depuis une vingtaine d'années.

Il reproche à la banque de lui avoir retiré par la force les découverts qui lui permettaient de faire tourner sa société Flash Auto. «Je bénéficiais d'un découvert de 300.000 euros que j'utilisais pour faire rouler mon stock de voitures. Mais avec la crise automobile de 2008-2009, mon activité s'est réduite. La banque a eu peur de ne pas récupérer son argent et m'a forcé à transformer ce découvert en crédits amortissables sur sept et cinq ans, alors que mon expert-comptable a donné les preuves que je ne pouvais pas supporter ces nouveaux crédits», explique l'ex-patron. Ces crédits avaient la particularité d'être garantis par Oséo, l'entreprise publique dont le but est de faciliter l'accès au crédit pour les PME en difficulté.

Ces crédits se sont ajoutés à ceux octroyés par le Crédit agricole, amenant la société à des prélèvements mensuels de 15.000 euros. «J'ai obtenu la suspension des prélèvements par un médiateur du tribunal de commerce mais elles l'ont ignorée! La trésorerie ne suivait plus. C'était fini. Mes sociétés ont été mises en liquidation le 25 mars 2011», explique-t-il, ému. Grâce à la garantie Oséo, les deux banques ont récupéré 70% des sommes dues par Bruno Boulefkhad. «Elles ont donc obtenu ce qu'elles voulaient depuis le début», dénonce-t-il.

«La liquidation n'était pas notre but, se défend Dominique Santacru, avocat de la Société générale. Pour nous, la transformation des découverts en crédit était inévitable. Quand Flash Auto réalisait un chiffre d'affaires de 6 millions d'euros, c'était soutenable. Mais avec la crise, la banque ne pouvait plus prêter ces 300.000 euros aux mêmes conditions. Car il ne faut pas oublier qu'un découvert est un crédit», fait-il remarquer. «J'ajoute que la restructuration s'est faite à l'avantage de Bruno Boulefkhad car à son terme, il a obtenu des facilités de crédit de 325.000 euros et une exposition personnelle réduite à 84.500 euros du fait de sa caution. C'est d'ailleurs la somme que nous lui réclamons aujourd'hui», ajoute-t-il. «Ce qui a causé sa perte, c'est la chute de ses ventes qui ne lui permettait plus de rembourser les mensualités, pas nous», conclut Dominique Santacru. L'avocate de l'ex-patron, Hélène Feron-Poloni, reproche à la Société générale de s'être comportée comme «un prédateur en temps de crise dont le seul but était d'assurer ses crédits via Oséo». Joint par le figaro.fr, l'établissement public n'a d'ailleurs pas souhaité faire de commentaire sur «cette affaire qui fait l'objet d'une procédure judiciaire», selon un porte-parole.

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En pleine détresse, Bruno Boulefkhad a tenté l'an dernier de se donner la mort en s'immolant par le feu devant l'agence Société générale de Lons-le-Saunier. Stopé à temps par la police, il poursuit son action par cette manifestation quotidienne devant l'établissement, quelle que soit la météo.

Le procès doit avoir lieu en septembre selon la Société générale. «L'argent ne m'intéresse pas, prévient l'ex-dirigeant ruiné. Mon entreprise, c'était mon bébé. La Société générale l'a tué. Même si la justice me donne raison, je resterai debout ici», fait-il savoir. De quoi agacer la banque qui juge sa présence «pas confortable»… «Mon combat me dépasse aujourd'hui, je suis là pour tous ceux qui ont dû faire face à ces abus. Je resterai jusqu'à ce que l'État intervienne pour qu'Oséo soit plus stricte dans les conditions auxquelles il accorde ses garanties aux banques. Autrement, il se rend complice des établissements qui se servent de lui pour récupérer leur argent sur le dos des contribuables», explique-t-il. «C'est difficile physiquement et moralement d'être ici, mais c'est ma thérapie», lance-t-il en déambulant devant la banque, sous l'œil d'un vigile.

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Membre, 49ans Posté(e)
Anton96 Membre 1 862 messages
Baby Forumeur‚ 49ans‚
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Au bout de 20 ans d'activité il finançait son stock à découvert, ça me semble pas très sain comme gestion.

De là à essayer de se tuer, pour une question de principe technique, vu que l'argent ne l’intéresse pas, c'est quand même surprenant.

On verra ce qu'en dit la justice en septembre...

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Membre, 107ans Posté(e)
LAKLAS Membre 15 330 messages
Maitre des forums‚ 107ans‚
Posté(e)

La tendance actuelle en ce qui concerne la finance, est au remboursement des dettes, nous en savons tous quelque chose. Ce qui arrive à ce monsieur, s'inscrit dans cette logique. Je remarque, que beaucoup de gens, dans les forums ou les médias, du côté des entrepreneurs ou du MEDEF,fustigent souvent l'état en disant , on paye trop de charges, trop de taxes, trop de ceci, trop de cela lorsque leur entreprise marche bien. Et quand ça marche moins bien, ils veulent être protégés par une entreprise publique ( OSEO) et par l'état. Curieux non ??? sleep8ge.gif

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  • 2 semaines après...
Membre, Posté(e)
Rufus Membre 545 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

ouais rien de surprenant on vie dans un monde ou le fric domine au dessus de la vie humaine :bo:

ta vie à moins d'importance aux yeux des banques l'argent est rois

pour eux nous ne sommes que des marchandises voilà comment ils nous considère comme des brebis des animaux

pour çà que jais confiance en personne :cool:

ce sont des vampires assoiffer de toujours plus d'avidité

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Membre, 54ans Posté(e)
hep-hep Membre 346 messages
Baby Forumeur‚ 54ans‚
Posté(e)

L 'humanité n 'est pas plus tendre : esclavage, sociétés castiques, guerres ... Franchement, on n 'était pas grand chose, et nous n'avons jamais été aussi libres.

Ce n'est pas l'argent qui est sale, ce n'est pas le libéralisme qui est l'ennemi, loin de là.

C'est juste la nature humaine qui est telle qu'elle est .

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Membre, Posté(e)
Rufus Membre 545 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

je suis pas d'accord

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