Aller au contenu

Invité Meryle

Messages recommandés

Invité Meryle
Invités, Posté(e)
Invité Meryle
Invité Meryle Invités 0 message
Posté(e)

Les croyants

par Anne-Cécile Robert, juin 2013

« L’Europe est notre avenir commun », proclament solennellement les vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union à l’occasion des cinquante ans du traité de Rome, le 23 mars 2007. Ils ajoutent : « L’unification européenne nous a apporté la paix et la prospérité. (...) C’est grâce au désir de liberté des hommes et des femmes d’Europe centrale et orientale que nous avons pu mettre un terme définitif à la division artificielle de l’Europe. » Ces déclarations soulignent la dimension historique du projet européen bâti sur les décombres encore fumants de la seconde guerre mondiale. Mais elles révèlent surtout la mythologie qui l’entoure et son corollaire, un certain déni de réalité.

La paix ? Laissons la parole à l’ancien député et toujours très européen Jean-Louis Bourlanges : « Ce n’est pas l’Europe qui a fait la paix ; c’est la paix qui a fait l’Europe. » Si elle scelle la réconciliation franco-allemande, la construction communautaire s’inscrit en effet dans l’ensemble atlantique, et son essor est inséparable de la guerre froide. Les « pères fondateurs » (Jean Monnet, Paul-Henri Spaak, Konrad Adenauer, Alcide De Gasperi, etc.) étaient tous atlantistes, voire alignés sur les politiques américaines. La prospérité ? Comment prononcer froidement ce mot au moment où une forme de misère se répand lentement sur tout le territoire de l’Union ? Quant à la « division artificielle » du continent, elle fait évidemment référence à la guerre froide et au rideau de fer qui coupa l’Europe, voire des familles entières, en deux. Mais elle sous-entend, à l’inverse, qu’il existerait une « unité » perdue à retrouver. Or l’Union à vingt-sept pays — bientôt vingt-huit avec la Croatie — ne correspond à aucune réalité historique. L’empire de Charlemagne, souvent cité en référence, n’allait pas jusqu’aux Etats baltes et certainement pas jusqu’en Scandinavie. Européenne lorsqu’il s’agit du Conseil de l’Europe ou du concours Eurovision de la chanson, la Turquie se voit contester cette qualité quand elle demande son adhésion à l’Union… Comment penser l’unité d’une entité sans précédent historique, dont les frontières, sujettes à débats, sont régulièrement redéfinies par de nouveaux élargissements ?

Il faut faire l’Europe par le glaive, suggère le journaliste français Jean Quatremer en 2008, au moment où un conflit oppose la Russie à la Géorgie. « La guerre ou la possibilité d’une guerre permettrait à l’Union de s’affirmer selon les mêmes mécanismes qui ont permis aux Etats-nations de se construire. On passerait ainsi de “l’Europe par la paix” à “l’Europe par l’épée” (1). »

Appelant lui aussi les siècles passés à son secours, l’universitaire new-yorkais Thomas J. Sargent trouve — comme beaucoup de fédéralistes — son inspiration dans l’histoire américaine : « Pourra-t-on longtemps encore se contenter d’expédients ? Ne conviendrait-il pas d’opérer une véritable révolution institutionnelle, à l’image de celle qu’entreprirent, entre 1788 et 1790, les concepteurs de la Constitution des Etats-Unis d’Amérique, confrontés à une crise aiguë des dettes publiques de la Confédération et des Etats confédérés (2) ? »

Ces réflexions laissent penser que l’on pourrait « forcer » le sentiment national. Il semble pourtant que ce soit l’inverse : c’est la conviction plus ou moins forte de partager un destin qui façonne la réalité. Les treize colonies anglaises d’Amérique auraient-elles fini par construire un Etat si la lutte contre le colonisateur fiscal ne les avaient unies dans la défense d’intérêts communs ? En outre, une langue et une religion communes créaient entre les populations insurgées un espace politique. Ce qui est évidemment loin d’être le cas dans l’Union. Aucune audace institutionnelle ne remplacera le désir de vivre ensemble.

Est-ce à dire que la construction européenne, telle que nous la connaissons, n’a aucun sens ? Ce serait exagéré après soixante ans de travail partagé. En revanche, elle relève plus à certains égards du registre de la croyance que de la raison. Ses défenseurs y « croient » malgré les doutes quotidiennement distillés par une réalité cruelle, malgré le ressentiment de plus en plus patent des peuples, qui n’entendent parler de l’Union qu’à l’annonce d’une mauvaise nouvelle. Car c’est souvent au nom de ce que l’intégration communautaire pourrait être que les dirigeants la promeuvent, rarement au nom de ce qu’elle est. Tout traité, même mauvais, doit être adopté au prétexte qu’il ferait « avancer l’Europe ». Et n’est-ce pas la « foi » qui, en définitive, justifie un autoritarisme de plus en plus ouvert, tournant le dos aux valeurs démocratiques que l’Union est supposée défendre ?

-Fin de l'article- http://www.monde-dip...29/ROBERT/49143

Une Europe défigurée dans ses fonctions (absorbant toute les diversités culturelles de la région), réinventée conceptuellement parlant au travers de politiques XXL (agricole, monétaire, étrangère, sociale...) et redessinée constamment dans ses frontières. Serait elle pertinente au regard de ce que représente véritablement la souveraineté étatique ?

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant
Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 176 messages
Forumeur confit,
Posté(e)

Bonjour Meryle,

Les peuples en général sont toujours un peu schizophrènes,notamment mes coreligionnaires français qui s'imaginent que le pouvoir politique est le seul capable de modifier le cours des choses.

Il est vrai que la nation française fut façonnée au cours de son histoire par un pouvoir politique centralisateur, ayant pour effet de concentrer 20% de sa population dans une seule ville, Paris.

Or cette représentation mentale d'un pouvoir centralisateur absolu n'est plus la réalité d'aujourd'hui. Les Français disent OUI à l’Europe à condition que celle-ci soit gouvernée comme une grande France.

Lorsqu’il s’agit de déléguer plus de pouvoir politique à l’Europe,les Français, mais pas seulement, demande plus de protection au pouvoir politique européen, mais refuse en même temps de confier plus de responsabilité au pouvoir politique du Parlement européen élu.

Schizophrène se caractérise par un trouble mental chronique caractérisé par une altération de certains processus de pensée et de la réactivité émotionnelle.

Nous sommes au XXIème siècle, depuis moins d’une centaine d’années,les inventions nouvelles ont bousculé complètement nos représentations d’autrefois,complètement transformé les modes de productions économiques, complètement transformé les rapports sociaux et de communications.

Certes, l’État ne disparaîtra pas et restera une dimension représentative indispensable et forte heureusement, beaucoup de citoyens européens ont d’ailleurs cette nostalgie d’un passé récent et idéalisé.

Que cela soit la construction européenne qui a favorisé la paix, ou la paix, qui a favorisé l’Europe, n’a guère d’importance, les ruines fumantes, les destructions massives, les meurtres de masses, c’était d’actualité,il y a moins de 70 ans. Il n’est pas complètement inutile de s’en souvenir, une vie c’est très court.

Et vive l'Europe.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Meryle
Invités, Posté(e)
Invité Meryle
Invité Meryle Invités 0 message
Posté(e)

Bonjour Enchantant,

Tout d'abord merci d'avoir répondu aussi constructivement, simplement je m'opposerai respectueusement à plusieurs de vos arguments.

Bonjour Meryle,

Les peuples en général sont toujours un peu schizophrènes,notamment mes coreligionnaires français qui s'imaginent que le pouvoir politique est le seul capable de modifier le cours des choses.

Qu'est ce que le politique sinon la gestion de la société, il doit y avoir une nécessaire capacité concrète à pouvoir structurer la société pour le bien commun, ainsi naquit le concept de politique qui est science et pratique du gouvernement, qui donc en dehors de cela peut prétendre apporter une cohérence à une nation. Je pense donc que c'est à la politique de changer le cours des choses car c'est en son sein que l'on définit une orientation d'avenir.

Il est vrai que la nation française fut façonnée au cours de son histoire par un pouvoir politique centralisateur, ayant pour effet de concentrer 20% de sa population dans une seule ville, Paris.

Or cette représentation mentale d'un pouvoir centralisateur absolu n'est plus la réalité d'aujourd'hui. Les Français disent OUI à l’Europe à condition que celle-ci soit gouvernée comme une grande France.

Songez vous à ce qu'un État n'ait pas de pouvoir central puisse être ainsi nommé pour une gestion humainement efficace ? aujourd'hui il est vrai que la tendance s'accorde à décentraliser le pouvoir au profit de marchés financiers et d’institutions privées (cela pose la question de savoir qui gouverne vraiment), ne pensez vous donc pas que cela soit une erreur profonde au même titre que de congédier un capitaine de navire au profit d'investisseurs qui n'auront de dialogue que le tiraillement excité de savoir qui aura l'avantage du dé/chargement le premier ? n'y aurait il pas un conflit de priorité entre équipage/marchandise ?

Et pourquoi l'Europe devrait être gouvernée comme une grande France ? pas comme une grande Roumanie ? n'est ce pas de l'ethnocentrisme ?

Lorsqu’il s’agit de déléguer plus de pouvoir politique à l’Europe,les Français, mais pas seulement, demande plus de protection au pouvoir politique européen, mais refuse en même temps de confier plus de responsabilité au pouvoir politique du Parlement européen élu.

Plus un Etat est grand plus il est complexe à gérer, l'Europe est une richesse culturelle énorme, comment s'accorde à établir une politique commune face à cette diversité ?

Schizophrène se caractérise par un trouble mental chronique caractérisé par une altération de certains processus de pensée et de la réactivité émotionnelle.

Nous sommes au XXIème siècle, depuis moins d’une centaine d’années,les inventions nouvelles ont bousculé complètement nos représentations d’autrefois,complètement transformé les modes de productions économiques, complètement transformé les rapports sociaux et de communications.

Justement, ne devrions nous pas nous interroger sur l'évolution que nous avons amorcé et interroger encore, l'avenir que nous préparons et léguerons ?

Certes, l’État ne disparaîtra pas et restera une dimension représentative indispensable et forte heureusement, beaucoup de citoyens européens ont d’ailleurs cette nostalgie d’un passé récent et idéalisé.

Mais si l’État n'est plus caractérisé par sa capacité de régulateur/interventionniste, comment peut il représenter une force s'il ne légifère plus ?

Que cela soit la construction européenne qui a favorisé la paix, ou la paix, qui a favorisé l’Europe, n’a guère d’importance, les ruines fumantes, les destructions massives, les meurtres de masses, c’était d’actualité,il y a moins de 70 ans. Il n’est pas complètement inutile de s’en souvenir, une vie c’est très court.

Et suffisamment longue pour faire autant de dégât.

Et vive l'Europe.

Et vive le Monde et ses particularités

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 176 messages
Forumeur confit,
Posté(e)

Vous pouvez vous opposer sans conteste à mes arguments, D’ailleurs, qu’aurait l’intérêt d’un dialogue si l’un des participants était le détenteur de la seule vérité ?

Vous écrivez :

Qu'est-ce que le politique sinon la gestion de la société, il doit y avoir une nécessaire capacité concrète à pouvoir structurer la société pour le bien commun, ainsi naquit le concept de politique qui est science et pratique du gouvernement, qui donc en dehors de cela peut prétendre apporter une cohérence à une nation? Je pense donc que c'est à la politique de changer le cours des choses, car c'est en son sein que l'on définit une orientation d'avenir.

Vous pensez que c’est à la politique de changer le cours des choses, je reconnais parfaitement cette façon bien française de placer le pouvoir politique sur un piédestal. D’ailleurs, je le croyais aussi lorsque j’avais votre âge.

Le bien commun,toutes les personnes de bonne volonté la revendique et l’exige.

En fait, la société,telle que je me la représente, est avant tout, un amas d’intérêts contradictoires, ou chacun revendique des privilèges pour lui-même ou les siens, et revendique l’égalité avec autrui lorsqu’il ne les possède pas.

Or le rôle du politique est certainement plus, dans l’accomplissement d’un arbitrage d’intérêts qui s’opposent que dans la direction d’un avenir supposé radieux.

Ayant un peu plus de deux fois et demi votre âge, ma perception du monde politique est plus nuancé.Il ne s’agit pas pour moi, de nier l’importance du pouvoir politique, mais de le relativiser.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Meryle
Invités, Posté(e)
Invité Meryle
Invité Meryle Invités 0 message
Posté(e)

J'accepte mon manque de recul et d'expérience par rapport à vous, c'est un fait, d'ailleurs on peut réfléchir sur la jeunesse et ses perspectives; j'avais rapidement regarder un débat de l'émission "ce soir ou jamais" titré "peut on compter sur la jeunesse" je vous invite à le regarder c'est très enrichissant et on pourra en parler si vous le souhaitez. Mais pour revenir à notre propos, je ne peux pas croire que la politique reste une particularité dans le fait de l'organisation sociale, puisque par nature c'est bien la politique qui est le nom générique qualifiant l'acte de gérer dans ce domaine.

Et comment gérer sans un agenda, une perspective d'avenir, une ligne directrice (une idéologie même). De là découle un arbitrage qui, ce me semble être une particularité de la politique déléguée à la justice, ainsi nommée pour sa fonction de rééquilibre entre les différents acteurs. En preuve, c'est le politique qui établit la loi.

Et votre age, m'est une richesse d'expérience, votre nuance est nécessaire au bon fonctionnement de la politique, puisqu'elle permet d'éviter l'erreur que nous ne connaissons pas. Cependant ma génération dispose de l'énergie et à l'aide des nouvelles technologies, devient une force contestatrice des événements; il faut savoir que d'après Alain Badiou 25% des jeunes sont au chômage et c'est bien la conséquence d'une politique qu'il nous faut questionner. Qui peut alors apporter une solution en dehors de la remise en question du fait politique, je ne vois par quelle anarchie on pourrait tous trouver l'harmonie sociale.

Il nous manque certainement la "sagesse" des anciens et Anciens. C'est pourquoi j'adhère au concept du philosophe roi de Platon et conteste la démocratie en ce qu'elle est tyrannie, pluralité des opinions, de la doxa (voyez ma citation au dessous de Saint-Exupéry). Et justement avec votre expérience, la politique semble vous avoir déçue non pour ce qu'elle est originellement parlant (enfin je pense) mais pour ses déclinaisons faites par les politiciens. Je crois qu'on use du même mot mais que l'on y met pas la même chose ? est ce que je me trompe ?

A très bientôt

Respectueusement,

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 176 messages
Forumeur confit,
Posté(e)

(Suite…)

Vous écrivez :

Songez vous à ce qu'un État n'ait pas depouvoir central puisse être ainsi nommé pour une gestion humainement efficace ?aujourd'hui il est vrai que la tendance s'accorde à décentraliser le pouvoir auprofit de marchés financiers et d’institutions privées (cela pose la questionde savoir qui gouverne vraiment), ne pensez vous donc pas que cela soit uneerreur profonde au même titre que de congédier un capitaine de navire au profitd'investisseurs qui n'auront de dialogue que le tiraillement excité de savoirqui aura l'avantage du dé/chargement le premier ? n'y aurait-il pas un conflitde priorité entre équipage/marchandise ?

Et pourquoi l'Europe devrait être gouvernée commeune grande France ? pas comme une grande Roumanie ? n'est ce pas del'ethnocentrisme ?

Au cours de ma vie professionnelle, les circonstances m’ont amené à côtoyer certains pays africains, ou l’absence d’état est une calamité absolue. Depuis cette prise de conscience personnelle, je suis le premier à reconnaître que l’État est absolument indispensable et nécessaire.

Mais dans ce domaine-là comme en cuisine, tout est question de dosage, entre le rien et le trop, existe une voie moyenne, que le pouvoir politique doit orienter selon la circonstance et le moment.

Par exemple, lorsque notre pays la France, s'est relevée de la guerre 1939/1945, les nationalisations ont permis à cette époque de relancer l'industrie automobile, ferroviaire, charbonnage, acier, etcetera

Sans cela, il y a fort à parier que la reprise de l’économie aurait sans doute été moins cohérente et beaucoup plus instable.

Mais l'État est engénéral un piètre gestionnaire économique, et progressivement ce dernier, sans le dire, s’est désengagé de tous les secteurs productifs concurrentiels, pour ne conserver que des participations minoritaire, lui rapportant plus d’argent que, lorsqu'il en était lui même l’actionnaire principal.

Le rôle principal de l'État que l'on nomme régalien, c'est la défense, la police, la justice, l'administration publique, pour tout le reste, il est préférable que le privé soumis à concurrence surveillée s'en charge.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 176 messages
Forumeur confit,
Posté(e)

Je dérive un peu du sujet pour répondre à ce que vous écrivez sur la jeunesse :

Et votre âge m'est une richesse d'expérience,votre nuance est nécessaire au bon fonctionnement de la politique, puisqu'ellepermet d'éviter l'erreur que nous ne connaissons pas. Cependant, ma générationdispose de l'énergie et à l'aide des nouvelles technologies, devient une forcecontestatrice des événements; il faut savoir que d'après Alain Badiou 25% desjeunes sont au chômage et c'est bien la conséquence d'une politique qu'il nousfaut questionner. Qui peut alors apporter une solution en dehors de la remiseen question du fait politique, je ne vois pas quelle anarchie on pourrait toustrouver l'harmonie sociale.

Chaque génération nouvelle conteste et critique ce qu’a pu,ou n’a pas fait la précédente, nous les baby-boomers n’avons vraiment aucune leçon à donner sur le sujet.

Tout est question du contexte d’une époque, et ce qui peut nous sembler intolérable aujourd’hui, correspondait pourtant à une réalité d’existence il y a encore peu de temps.

J’étais dans la région d'Albi en touriste la semaine dernière et visitait le musée de Lautrec, présentant toutes les manipulations successives des cuirs, des peaux, des teintures, du séchage dans le secteur de la tannerie.

Au début du XXème siècle encore, le travail des enfants était une chose communément admise, certains outils nécessitaient énormément d’efforts musculaires et de mains d’oeuvre, pour preuve, la dimension de certains dispositifs pour racler les peaux, adaptés à la taille des enfants de moins de dix ans.

Un siècle plus tard, nous avons un quart de la jeunesse récemment adulte, accueillit à bras fermé dans le monde de l’emploi.

Dans les deux cas, c’est dramatique, et les générations du moment ne prennent pas toujours conscience de la violence qu’elles exercent à leur insu sur leur propre jeunesse.

Le phénomène n’est pas exclusivement français, il l’est tout autant dans les pays développés ou en passe de l’être, mais ne répond pas à la question pour autant.

Je partage votre approche, c’est bien le politique qui peut et doit traiter cette réalité-là, mais si le constat est évident, la réponse n’est pas simple.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Meryle
Invités, Posté(e)
Invité Meryle
Invité Meryle Invités 0 message
Posté(e)

Vous ne dérivez pas, tout sujet ne peut être sclérosé par son domaine, du moins à mon sens, car il en serait si dénudé et pauvre que l'intérêt n'en vaudrait pas le creuset. J'aime que l'on traite les choses de façon pluridisciplinaire pour converger sur un thème donné, cela le rend bien plus riche et intéressant, tout comme à la manière d'un passant qui pour arriver au sommet aurait le plaisir de gravir graduellement les flancs de montagne.

Mais ce que vous dites au sujet de l’État, affirmant qu'il est par nature (si j'ai bien compris) gaspilleur, m'a fait penser à ce passage du livre de George Corm (économiste & historien) "Le nouveau gouvernement du monde" et je vais vous citer ce qu'il dit, regardez comme c'est très intéressant. (Page 50) :

Trop d’État, moins d’État ?

La question du rôle de l’État dans l'économie est l'une des rares à avoir fait autant débat, dans le monde entier, au cours des dernières décennies. Les arguments principaux développés par cette position sont d'une pauvreté intellectuelle peu commune et se résument en slogans assassins, tellement répétés dans tous les médias et la production académique en économie qu'ils sont malheureusement devenus des évidences généralisés auprès de larges pans de l'opinion. Ils peuvent être résumés comme suit.

1/ le secteur public (État, collectivités locales et sociétés publiques détenues par lui dans divers secteurs de l'économie) est par définition un mauvais gérant, surtout comparé à l'"efficacité" d'une gestion par le secteur privé.

2/ En effet: a) l’État est gaspilleur par définition et peu soucieux de bien employer les sommes qu'il collecte par l'impôt auprès des citoyens; b) les fonctionnaires sont des privilégiés par la garantie de l'emploi et un généreux système de retraite; c) ils sont de ce fait peu enclins à être productifs et dynamiques.

3/ l'État dépense beaucoup trop par rapport à la production de richesse créée chaque année par le secteur privé : a) il ponctionne la richesse ainsi produite à travers une fiscalité et une parafiscalité (cotisation de sécurité sociale dans les différentes branches) outrageantes, qui atteignent jusqu'à 48% à 52% du PIB; b) il est source de déficits annuels des finances publiques qui créent de l'inflation (le crime absolu !); c) les déficits aboutissent à une augmentation annuelle de la dette publique; d) l'Etat, en étant obligé d'avoir recours à l'endettement pour refinancer sa dette existante et financer l'augmentation annuelle de son budget, prive le secteur privé d'un accès élargi au crédit (dit "effet d'éviction") pour des investissements productifs et son expansion toujours "vertueuse", à la différence de celle de l'Etat et du secteur public.

[...]

Cette dogmatique simpliste efface ainsi l'essentiel, à savoir que, dans le monde réel, une grande partie des activités de l'Etat est directement productive et constitue un soutien décisif à l'économie. Tel est par exemple le cas des dépenses publiques consacrées à l'éducation, la formation professionnelle, la santé et la recherche, qui profitent largement aux entreprises privées. Ou du rôle majeur joué par l'Etat dans la construction des infrastructures indispensables au secteur privé (routes, ponts, aéroports, aménagements fluviaux, barrages, centrales électriques...) De surcroit, une grande partie des dépenses de l'Etat profite aux administrations, travaux d'infrastructures, acquisition d'armements, etc. Enfin, les salaires des fonctionnaires sont dépensés en achat de biens et services produits par le secteur privé.

[...] Fin de citation, je ne veux pas surcharger notre débat, mais le reste est très intéressant, (tout le livre l'est d'ailleurs).

Bref tout cela pour dire qu'un État ne peut pas avoir un rôle de simple gestionnaire régalien, pour la raison suivante; le pouvoir c'est avant tout l'économie, or si l’État n'est pas maitre de son économie il est donc dépendant, et le service (souligné car ayant perdu la place d'organe) de justice, police, armée sera privatisé faute de dépense. L'armée américaine à déjà recours aux mercenariat en Irak, c'est dire la réflexion que cela suscite.

En somme si l'on dépend d'un marché et non plus de l’État il y a fort à parier pour reprendre votre expression, que l'on ira droit dans l'anarchisme totalitarisme platonicienne de la démocratie, où le régime du plus riche, plus fort sera la règle.

C'est ce que je crois et ce que je constate dans les décentralisations et dérégulations constantes de la politique économique de l’État qui entrainent des conséquences en cascade sur la société et donc la politique.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 176 messages
Forumeur confit,
Posté(e)

Trop d’État,moins d’État ?

Quand un état s’endette et emprunte pour des investissements comme, des routes, des ponts, des infrastructures fluviales ou ferroviaires, améliorer les communications de tous ordres pour fluidifier l’économie,ou maintenir des pôles de recherche fondamentale, c’est de la bonne dette.

Quand ce même État emprunte pour boucler ses fins de mois afin de pouvoir payer ses fonctionnaires, c'est de la mauvaise dette.

Depuis trop longtemps notre pays vit en abusant du crédit de fonctionnement au détriment du crédit d’investissement.

On a beau retourner le problème dans tous les sens, des mesures impopulaires doivent être prises dans ce sens-là, et mes compatriotes le savent parfaitement bien.

Et si nous ne nous imposons pas notre propre discipline, les institutions internationales qui nous font encore confiance, sauront augmenter le coût du loyer de l’argent qu’elles nous prêtent,nous donnant encore plus le sentiment, d’être encore moins les maîtres de notre propre existence.

Il y a peu, quand notre État battait monnaie, la sanction des dérives du peuple ou du gouvernement se soldait par une dévaluation de la monnaie et une reprise de l’inflation immédiate.

Après les mouvements sociaux de mai 1968, l'année suivante, ce qui avait été donné par les accords de Grenelle était repris par la dévaluation de la monnaie, en 1969.

Lorsque les socialistes en 1981 arrivèrent au pouvoir, la relance de l’économie était le maître mot des discours de l’époque.Ce qui se traduisit par des dépenses de confort de la part des français,notamment l’achat de magnétoscope japonais, que le gouvernement de l’époque fut contraint de bloquer à Poitiers.

Après trois dévaluations successives du franc en l’espace de moins de trois ans, avec le gouvernement Mauroy, ce fut Fabius qui devint ministre de l’Économie (je crois) et ce dernier de se venter qu’il avait maîtrisé l’inflation, alors que la cure d’austérité imposé en était la cause à elle seule. (avec ou sans ministre de l’Économie)

Pour revenir à L’Europe, notre sujet de départ, même les Grecs, pourtant sacrément éprouvés par les mesures de leurs gouvernements, ne veulent pas revenir à leur ancienne monnaie.

Cela devrait en faire réfléchir plus d’un,notamment ceux qui prônent la fermeture des frontières à l’extrême gauche comme à l’extrême droite et à la restauration du franc.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Meryle
Invités, Posté(e)
Invité Meryle
Invité Meryle Invités 0 message
Posté(e)

Je vois, je dois lire plus de référence avant de pouvoir réagir à ce que vous avancez. Mais pour l'heure, concernant l'Europe, j'avoue que je ne comprends pas le concept en lui même, quels intérêts à faire de la France (puisque nous sommes français sans ethnocentrisme) une province d'un ensemble ? je veux dire pourquoi perdre sa souveraineté, sa culture, sa richesse historique en somme, au profit de quoi et de qui ? En disant cela je ne me considère cependant pas comme nationaliste car je trouve cela idiot, mais je pose simplement la question de savoir qu'avons nous à bénéficier dans l’annihilation des nations du vieux continent en une seule entité ?

Comment donc la France sera gérée ou plutôt est gérée dans ce marasme gigantissime ?

En définitive vous soutenez quelle forme de politique d’État ?

Cordialement,

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 176 messages
Forumeur confit,
Posté(e)

Bonjour Meryle,

Pour ma part, la construction de l’Europe s’inscrit comme une réponse nécessaire et comme un prolongement normal de l’histoire des hommes et des sociétés.

Tout adulte sait parfaitement qu’il ne peut vivre en autarcie,dans l’ordre chronologique, il appartient à une famille, un clan, une tribu, une région, un pays, un continent.

Les guerres claniques, les guerres tribales, les guerres régionales, les guerres continentales, sont en fait les conflits permanents auxquels les sociétés humaines se livrent sans cesse au cours des siècles.

La notion du regroupement ensemble pour être plus puissant,plus respecté, plus craint, n’est pas un vain mot, c’est une réalité historique permanente de l’histoire de l’humanité et du monde vivant.

Je vous disais précédemment que je faisais du tourisme dans la région d’Albi, et puisque la météo était mauvaise, j’en ai profité pour visiter les chaînes d’assemblages de l’ A380 à Toulouse.

Notre pays la France, sans être le seul, fut et reste un pionnier dans le domaine de l’aviation.

Or, si je me réfère à l’histoire récente de l’aviation française, la construction de l’avion franco-britannique Concorde reste un chef d’œuvre technologique, mais fut un échec retentissant dans le domaine commerciale.

En effet, pour toutes les entreprises qui fabriquent quelque chose, il ne suffit pas pour elle de faire le plus bel objet, ou le plus performant, mais il faut aussi qu’elle le vende.

Or pour vendre il faut un marché suffisamment vaste, pour réaliser des normes, des standards, qui sont en fait les produits qui se répandent et se diffusent sur le marché mondial.

Alors que la population de Grande-Bretagne, ajoutée à celle de la France, représente moins de 2% de la population mondiale, il est évident que pour acheter un nombre minimum d'avions, la compagnie Air France ou British Airways étaient trop petite pour assurer la pérennisation de cette industrie à l’échelle de nos pays respectifs.

Comme suite à l’échec commercial de Concorde, les avionneurs européens ont créés l’entité AIRBUS, qui est une réussite sur tous les plans,tant politique, que technique et commerciale, justement à cause de sa dimension européenne.

Pour répondre à votre question, je souhaite que la France s’intègre plus dans le contexte d’une politique globale européenne, non seulement dans les discours des uns ou des autres, mais dans les faits.

L’absurdité serait de croire que nous perdrions notre spécificité, je pense exactement l’inverse sur le sujet.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Meryle
Invités, Posté(e)
Invité Meryle
Invité Meryle Invités 0 message
Posté(e)

Bonjour Enchantant.

C'est un plaisir de vous lire. Bien je vais essayer de vous contester, conformément à la bienséance.

Bonjour Meryle,

Pour ma part, la construction de l’Europe s’inscrit comme une réponse nécessaire et comme un prolongement normal de l’histoire des hommes et des sociétés.

Je ne pense pas que l'histoire suive une direction linéaire, je crois en la complexité des évolutions et surtout l'entrecroisement des causes et effets, ce ne peut donc faire l'objet de prédictibilités simplistes. En quoi est-ce, cependant une construction nécessaire ?

Tout adulte sait parfaitement qu’il ne peut vivre en autarcie,dans l’ordre chronologique, il appartient à une famille, un clan, une tribu, une région, un pays, un continent.

Oui l'autarcie n'est pas viable au long terme, mais les pays ainsi unies devenant une entité unique retrouveront la même problématique, si je suis votre argument. Je pense que la richesse vient de la différence et que les échanges en seront plus fructueux. De nos jours on partage tous, au niveau mondial, une culture similaire (culture occidentale), les particularités régionales s'effacent peu à peu au profit de ce mode de vie, ce qui diminue considérablement le potentiel productif humain.

Les guerres claniques, les guerres tribales, les guerres régionales, les guerres continentales, sont en fait les conflits permanents auxquels les sociétés humaines se livrent sans cesse au cours des siècles.

La notion du regroupement ensemble pour être plus puissant,plus respecté, plus craint, n’est pas un vain mot, c’est une réalité historique permanente de l’histoire de l’humanité et du monde vivant.

Je vous disais précédemment que je faisais du tourisme dans la région d’Albi, et puisque la météo était mauvaise, j’en ai profité pour visiter les chaînes d’assemblages de l’ A380 à Toulouse.

Notre pays la France, sans être le seul, fut et reste un pionnier dans le domaine de l’aviation.

Or, si je me réfère à l’histoire récente de l’aviation française, la construction de l’avion franco-britannique Concorde reste un chef d’œuvre technologique, mais fut un échec retentissant dans le domaine commerciale.

En effet, pour toutes les entreprises qui fabriquent quelque chose, il ne suffit pas pour elle de faire le plus bel objet, ou le plus performant, mais il faut aussi qu’elle le vende.

Or pour vendre il faut un marché suffisamment vaste, pour réaliser des normes, des standards, qui sont en fait les produits qui se répandent et se diffusent sur le marché mondial.

Alors que la population de Grande-Bretagne, ajoutée à celle de la France, représente moins de 2% de la population mondiale, il est évident que pour acheter un nombre minimum d'avions, la compagnie Air France ou British Airways étaient trop petite pour assurer la pérennisation de cette industrie à l’échelle de nos pays respectifs.

Comme suite à l’échec commercial de Concorde, les avionneurs européens ont créés l’entité AIRBUS, qui est une réussite sur tous les plans,tant politique, que technique et commerciale, justement à cause de sa dimension européenne.

Justement, voilà l'ambiguïté de l'Europe que je souligne et conteste et que vous soulevez bien avec l'exemple d'AIRBUS. Il s'agit bien d'une entité économique avant tout, qui vise à bâtir un ensemble profitable en terme juridique et de facilitation des échanges envers les principaux secteurs de l'industrie, qui dit faciliter les échanges dit aussi conformisme et donc suppression de la différence; je soutiens que la richesse nait de la diversité. Et sachant dans quel contexte l'Europe naquit (guerre froide, contrat de dépendance au travers du plan Marshall) il me parait évident que ce n'est pas l'ambition humanitaire de paix qui anima l'édifice, c'est surtout la création d'un pont réceptif et favorable à l'économie américaine qui c'est développé sur notre continent pour faire tomber l'URSS. Un genre de laboratoire expérimental, d'ailleurs il est bon d'observer que les pères fondateurs de l'Europe sont tous atlantistes (Jean Monnet, Robert Schuman, Konrad Adenauer...) et que de fait, comme on en parlait dans notre digression précédente au sujet de la décentralisation du pouvoir de régulateur des États, l'économie nous structure à la place de la politique et là est le point noir (pour revenir à notre boucle). Parce que nous n'avons concrètement pas de force politique capable d'établir une cohérence que nous n'avons plus dans nos pays. Nous sommes littéralement la possession d'un marché financier qui se nourrit de nous sans considérer l'homme. La fameuse "pornographie du temps présent" d'Alain Badiou.

Non l'Europe est un concept tronqué et non viable, profitable simplement à une minorité d'industriel qui trouvent leur compte dans la non entrave que lui offre une entité décloisonnée. Ce qui n'empêche pourtant pas de délocaliser en Chine ou de mettre la Grèce à l'agonie, suivit du Portugale, de l'Espagne... et la misère veut que l'on s'uniformise à cette démocratie de la liberté (ou le libéralisme pornographique).

Pour répondre à votre question, je souhaite que la France s’intègre plus dans le contexte d’une politique globale européenne, non seulement dans les discours des uns ou des autres, mais dans les faits.

Je souhaite que tous les pays deviennent uniques et qu'ils œuvrent ensembles dans leur différence spécifique à un monde plus juste. La France c'est la diversité actuelle sacrifiée au nom d'une minorité. Je refuse l'idéologie mondialiste que supporte Jacque Attali, où le monde serait un simple village globale.

L’absurdité serait de croire que nous perdrions notre spécificité, je pense exactement l’inverse sur le sujet.

J'affirme que nous y perdons plus que notre spécificité, c'est notre indépendance déjà bien perdue dans l'illusion de la liberté qui masque un vulgaire concept marchand.

Cordialement, (le ton n'est pas agressif, comme on écrit je ne veux pas être mal interprétée)

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 176 messages
Forumeur confit,
Posté(e)

Vous écrivez :

Je ne pense pas que l'histoire suive une direction linéaire, je crois en la complexité des évolutions et surtout l'entrecroisement des causes et effets, ce ne peut donc faire l'objet de prédictibilités simplistes. En quoi est-ce, cependant une construction nécessaire ?

Il est vrai que l’histoire ne suit pas une direction linéaire, vous avez raison.

Effectivement, ce qui semble évident aujourd'hui à certains d'entre nous ne puisse plus l'être demain, notamment vivre en paix.

L’Europe et notamment la France s’est constituée notamment au cours des âges dans les combats incessants que les monarchies se livraient entre elles, aboutissant à des alliances et des mariages, soit par des héritages, soit par des guerres perdues ou gagnées.

Des Capétiens à nos jours,les disputes territoriales ont vu l’émergence d’une famille régnante sur les autres, mais chacun avait le même potentiel de réussite ou d’échec. La Flandre aurait pu en son époque imposer son pouvoir sur toutes les autres familles régnantes en France au détriment des Bourbons.

Par ailleurs, la France et l’Europe s’inscrivent dans un long processus de stabilisation qui ne date pas exclusivement du siècle dernier ou du plan Marshall de la libération, en 1945.

Ce que l’on a du mal à imaginer de nos jours, c’est qu’une période de paix relative en Europe vient de s’écouler sur une durée de presque 70 ans, cela reste un phénomène exceptionnel dans l’histoire de France et Européenne.

C’est dans cette configuration-là que j’estime que la construction européenne est nécessaire, parce que rien n’est jamais définitivement acquis.

Les techniques audio-visuelles, les moyens de transport intercontinentaux, le tourisme de masse, les migrations de populations, font que nous ne pouvons pas ignorer complètement le reste du monde, qu’on le veuille ou pas.

Et la tentation du recroquevillement sur soi, bien que la tentation soit grande en période de crise, n'est pas de mise, au regard du bon sens élémentaire.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Forumeur problématique, Posté(e)
Vasily Membre 1 920 messages
Forumeur problématique,
Posté(e)

Et la tentation du recroquevillement sur soi, bien que la tentation soit grande en période de crise, n'est pas de mise, au regard du bon sens élémentaire.

Faudrait-il préciser que ce bon sens porte un nom : Ultra-libéralisme mortifère.

De plus vous-même vous affirmez que suite à la seconde guerre mondiale le nationalisme et la cohésion qui en résulte étaient essentielle. La crise actuelle et la situation sociale actuelle comportent toutes les caractéristiques qui provoquent la monté du nationalisme.

Les belles paroles ne suffisent pas à camoufler l'idéologie, l’ultra-libéralisme, que vous défendez à demi-mot. Mon bon sens à moi, me dit que si on fait encore confiance à la BCE et aux hommes politiques pour la plupart ultra-libéraux, la France sera effectivement défigurée. Dans cette configuration, la politique c'est du théâtre, et les dynasties banquières les metteurs en scènes. Il faut bien comprendre que l’UE est surtout un moyen légal d'imposé une monnaie centralisée dans l'unique but de créer un organe de contrôle européen. En réalité cet organe existait déjà : la BRI (Banque des règlements internationaux.), mais il fallait un moyen légal, administrativement et politiquement reconnu, de contrôler réellement l'économie des différents pays. Il faillait l'UE et toutes ses institutions... Mais surtout la BCE. C'est de la domination financière qui ne dit pas son nom ce libéralisme européen. La nationalisation devient de plus en plus une nécessité. Mais on comprend que ce n'est pas de mise pour les ultra-libéraux qui ont du bon sens.

Amicalement

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Meryle
Invités, Posté(e)
Invité Meryle
Invité Meryle Invités 0 message
Posté(e)

Par ailleurs, la France et l’Europe s’inscrivent dans un long processus de stabilisation qui ne date pas exclusivement du siècle dernier ou du plan Marshall de la libération, en 1945.

Ce que l’on a du mal à imaginer de nos jours, c’est qu’une période de paix relative en Europe vient de s’écouler sur une durée de presque 70 ans, cela reste un phénomène exceptionnel dans l’histoire de France et Européenne.

Vous oubliez les Balkans !!! la guerre civile qui a ravagée le Kosovo, le génocide de Srebrenica... voilà un épisode contemporain de l'Europe qui a été voilé parce que gênant.

Mais en plus une question me taraude l'esprit, pourquoi selon vous l'Angleterre et la suisse ont refusé d'adhérer à la monnaie unique et même au concept de l'Europe; j'ai un début de réponse sans prétendre à connaitre la vérité qui m'échappe ?

Je pense que ce sont deux pôles financiers (la City & Berne) qui subsiste en arrière plan de la toile européenne comme deux piquets qui soutienne la nappe néolibérale constituée des pays membres. C'est dire à quel point je pense que la France n'est plus mais est une pièce rafistolée sur la vilaine couture. Enfin c'est acerbement imagée mais c'est ce que je pense.

C’est dans cette configuration-là que j’estime que la construction européenne est nécessaire, parce que rien n’est jamais définitivement acquis.

Je ne veux pas vous donner le sentiment d'être à deux contre un. Votre avis est le bienvenu et n'hésitez pas à dire ce que vous pensez être juste, on en discutera si vous le permettez. Mais je suis profondément en désaccord avec ce que vous avancez.

Cordialement

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 176 messages
Forumeur confit,
Posté(e)

Vous écrivez :

Vous oubliez les Balkans !!! la guerre civilequi a ravagé le Kosovo, le génocide de Srebrenica... voilà un épisodecontemporain de l'Europe qui a été voilée parce que gênant.

Mais en plus une question me taraude l'esprit,pourquoi selon vous l'Angleterre et la Suisse ont refusé d'adhérer à la monnaieunique et même au concept de l'Europe; j'ai un début de réponse sans prétendreà connaître la vérité qui m'échappe ?

Je pense que ce sont deux pôles financiers (laCity & Berne) qui subsiste en arrière plan de la toile européenne commedeux piquets qui soutienne la nappe néolibérale constituée des pays membres.C'est dire à quel point je pense que la France n'est plus, mais est une piècerafistolée sur la vilaine couture. Enfin c'est acerbement imagée, mais c'est ceque je pense.

Il ne vous a sans doute pas échappé que j’ai ajouté relative au mot Paix ?

Par ailleurs, la guerre des Balkans n'est pas le fruit de la construction européenne, mais celui de la débâcle du bloc communiste. D’ailleurs, les dirigeants européens étaient tellement tétanisés par cette guerre civile et Sarajevo à l’origine du déclenchement de la Première Guerre mondiale, qu’il aura fallu l’intervention américaine pour arbitrer la situation et taper du poing sur la table.

Pour ce qui est de l’Angleterre,c’est d’abord une île, de plus ses liens culturels avec les USA l’on pour cette raison compréhensible toujours éloigné sentimentalement du continent européen.Par ailleurs, l’économie anglaise est une place principalement orientée vers les rendements bancaires et produits financiers, assurances, banques etcetera,(50% du PNB anglais, je crois).

Le refus d’intégrer la monnaie européenne l’Euro aurait sans doute été pour eux l’affaiblissement symbolique de la City au détriment de la banque européenne de Francfort. Le paradoxe, c'est que les traders de Londres sont les premiers à souhaiter que la Livre anglaise rejoigne l'euro. Bref, la livre anglaise s’est tellement dévaluée par rapport à l’euro, que nos amis britanniques qui souhaitaient vivre en France sont contraints de quitter notre pays parce que leurs pensions, dans le cas des retraités, sont devenues insuffisantes.

Pour ce qui est de la Suisse, caricaturalement c’est un peu comme la Corse, chaque vallée est une république indépendante. Quoiqu’il en soit, le secret bancaire en Suisse, notamment sous la pression politique américaine et des états européens,il semblerait que cet avantage discrétionnaire de lessiveuse de monnaie internationale soit en sursis.

Pour revenir à AIRBUS, c’est 20 000 emplois directe sur le site de Toulouse, plus 20 000 emplois de service autour, soit 40 000 emplois, rien que pour cette ville.

D’ailleurs, la sortie de tout ce monde provoque des embouteillages monstres et journaliers sur le périphérique aux heures d’entrées et de sorties.

Meryle, votre désaccord provient sans doute que vous ne connaissez pas le fonctionnement des entreprises, d’ailleurs c’est une maladie particulièrement française qui nous fait un tort considérable en matière d’emploi,vous êtes la première à dénoncer les 25% du chômage des jeunes, mais vous omettez de reconnaître(je suppose) que ce sont les emplois productifs qui sont la source première des emplois du pays. En effet, les fonctionnaires sont payés au bout du compte par les emplois productifs.

Ce qui explique sans doute notre désaccord.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Meryle
Invités, Posté(e)
Invité Meryle
Invité Meryle Invités 0 message
Posté(e)

Il ne vous a sans doute pas échappé que j’ai ajouté relative au mot Paix ?

Par ailleurs, la guerre des Balkans n'est pas le fruit de la construction européenne, mais celui de la débâcle du bloc communiste. D’ailleurs, les dirigeants européens étaient tellement tétanisés par cette guerre civile et Sarajevo à l’origine du déclenchement de la Première Guerre mondiale, qu’il aura fallu l’intervention américaine pour arbitrer la situation et taper du poing sur la table.

Débâcle communiste certes, mais arriver libérale... ce choc à bien eu des conséquences en Europe, sinon comment expliquer que ces individus aussi divisés ont bien vécus ensembles jusqu'à ce changement de donne géopolitique.

Pour ce qui est de l’Angleterre,c’est d’abord une île, de plus ses liens culturels avec les USA l’on pour cette raison compréhensible toujours éloigné sentimentalement du continent européen.Par ailleurs, l’économie anglaise est une place principalement orientée vers les rendements bancaires et produits financiers, assurances, banques etcetera,(50% du PNB anglais, je crois).

L'isolement Anglais ne fait pas école en Island dont on voit bien l'intégration, par contre je pense pas que sentimentalement parlant l'ancienne colonie anglaise aime vraiment sa majesté pour ses luttes indépendantistes dont la fierté aujourd'hui est de coloniser le monde. (à débattre)

Le refus d’intégrer la monnaie européenne l’Euro aurait sans doute été pour eux l’affaiblissement symbolique de la City au détriment de la banque européenne de Francfort. Le paradoxe, c'est que les traders de Londres sont les premiers à souhaiter que la Livre anglaise rejoigne l'euro. Bref, la livre anglaise s’est tellement dévaluée par rapport à l’euro, que nos amis britanniques qui souhaitaient vivre en France sont contraints de quitter notre pays parce que leurs pensions, dans le cas des retraités, sont devenues insuffisantes.

Pour ce qui est de la Suisse, caricaturalement c’est un peu comme la Corse, chaque vallée est une république indépendante. Quoiqu’il en soit, le secret bancaire en Suisse, notamment sous la pression politique américaine et des états européens,il semblerait que cet avantage discrétionnaire de lessiveuse de monnaie internationale soit en sursis.

Et cela ne vous met pas la puce à l'oreille ? pourquoi cacher à la cours des comptes européennes le pot aux roses ? car par son statue neutre la Suisse échappe surement à l'interventionnisme de Bruxelles dans les affaires financières. Ce qui montre que bénéfice il y a pour les riches et que crise il y a pour les pauvres.

Pour revenir à AIRBUS, c’est 20 000 emplois directe sur le site de Toulouse, plus 20 000 emplois de service autour, soit 40 000 emplois, rien que pour cette ville.

D’ailleurs, la sortie de tout ce monde provoque des embouteillages monstres et journaliers sur le périphérique aux heures d’entrées et de sorties.

De l'esclavagisme moderne... fruit d'un libéralisme morbide; ces emplois pour soulever la question mérite réflexion sur la distorsion sociale que cela implique entre le travail précaire, les droits des salariés, la dispute sociale sur l'équilibre des intérêts patron/salarié... devient une grille de lecture totalement préconçue par ce système économique, qui prévoit un temps de travail, un code du travail, des réformes sociales adaptés dont on voit le résultat en terme de crise sociale partiellement dans les articles que je vous cite plus bas. Jamais une société n'a été aussi compressée, détruite, atomisée pour exagérer, que dans notre temps moderne (Charlie Chapline & le fordisme), on pourra bien s'inspirer du cas du Japon, où les individus sont tellement sous une chape de plomb devenue quasi culturelle dans l'organisation du travail que le taux de suicide en est significatif d'un malaise ambiant, qui s'exporte en France (Laposte, France télécom...).

Meryle, votre désaccord provient sans doute que vous ne connaissez pas le fonctionnement des entreprises, d’ailleurs c’est une maladie particulièrement française qui nous fait un tort considérable en matière d’emploi,vous êtes la première à dénoncer les 25% du chômage des jeunes, mais vous omettez de reconnaître(je suppose) que ce sont les emplois productifs qui sont la source première des emplois du pays. En effet, les fonctionnaires sont payés au bout du compte par les emplois productifs.

Je ne travaille pas en entreprise, c'est vrai, je ne connais ce monde que par le reflet de lectures que j'ai pu avoir, est ce suffisant pour la critiquer oui pour généraliser non. Je suis française le propre du français n'est ce pas que de contester (ouvrir sa gueule pour reprendre Gunter Grass). C'est pourquoi que je ne travaillerai pas en entreprise. Etes vous patron ? parce que vous m'en donnez l'impression.

Ce qui explique sans doute notre désaccord.

C'est vraiment tout le système que je questionne et remet en cause, cela crée énormément d'injustice, je veux dire vous le voyez, vous n'etes pas indifférent à cela. Prenez le cas des mineurs français lorsque dans le nord pas de calais (il me semble) les mines ont cessées de fonctionner; que sont devenus les mineurs ? des rejetés de la société (voir la misère du monde Pierre Bourdieu). Je refuse donc d'agréer ce monde immonde et ce qui fait notre désaccord, non que vous soutenez l'injustice, je m'en doute, mais que vous soutenez ce système, là je m'y oppose bien que respectueusement toujours.

Voici un extrait de l'article « Manière de voir » n° 45 — Mai-Juin 1999 (à propos des Balkans)

Ignacio Ramonet

1. AGONIE DE L’ORDRE INTERNATIONAL

Les bombardements décidés par l’OTAN contre la Serbie représentent le début du premier conflit d’envergure en Europe depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Dix ans après la chute du mur de Berlin, les contours du « nouvel ordre international » restent flous, mais bien éloignés des visions euphoriques qui dominaient au début des années 90. Les Nations unies ne jouent qu’un rôle mineur dans le monde, tandis que l’Alliance atlantique, qui intervient au nom de la « communauté internationale », est devenue l’instrument essentiel de la domination américaine. Cette évolution s’accompagne d’une remise en question de la souveraineté des Etats-nations et d’une tendance à la prolifération d’entités chaotiques ingouvernables. Cette fragmentation n’est-elle pas la face cachée de la mondialisation ? [...]

Ceci pour relativiser le terme paix relative....

Ensuite un autre article, peut être qui vous convaincra de l'erreur européenne et du modèle économique qu'elle affiche.

toujours un extrait du journal M.D « Manière de voir » n° 129 — Juin - juillet 2013 (à propos de l'Europe)

Anne Cécile Robert

I. Dans l’engrenage libéral

Avec ses normes contraignantes (critères de convergence, pacte de stabilité et de croissance, pacte budgétaire) et ses institutions supranationales (Commission de Bruxelles, Banque centrale européenne), l’architecture de la zone euro dessine une sorte de fédération technico-économique. Son but ultime est l’achèvement du Marché commun décidé en 1957 par le très libéral traité de Rome. Depuis l’Acte unique de 1985, l’intégration communautaire semble tout entière tournée vers cette unification dont la monnaie unique est la clé de voûte. L’année 2013 franchit une nouvelle étape avec l’entrée en vigueur du mécanisme européen de stabilité (MES) et la mise en place de la supervision des banques. Les principes du libre-échange et de la concurrence structurent l’ensemble des traités. Les valeurs politiques et démocratiques sont prudemment reléguées à des préambules sans force obligatoire.

Progressivement, les Etats subordonnent leur économie et leur société à un marché envahissant, transformant les droits sociaux en variables d’ajustement. Le démantèlement de la politique agricole commune éclaire ce tropisme : au nom du libre-échange exigé par l’Organisation mondiale du commerce, l’Union se prive d’un outil qui pourrait lui être si utile face aux défis environnementaux et alimentaires. Et le « sauvetage » des pays victimes de la crise financière sert de prétexte au durcissement de la même politique.

[...]

Pour l'emploi en Europe le figaro écrit : "Le chômage a enregistré en mars un nouveau record absolu dans la zone euro, touchant 19,2 millions de personnes, soit 12,1% de la population active, selon les chiffres communiqués par l'institut européen de statistiques Eurostat."

http://www.lefigaro....u-pic-a-121.php

Et en France ? je citerai encore le figaro :

Le nombre de demandeurs d'emploi s'élève à 3,224 millions et dépasse le pic de janvier 1997. Les outils mis en place par le gouvernement tardent à produire leurs effets, mais l'objectif d'une baisse à la fin de l'année est maintenu. L'histoire retiendra que le record en matière de chômage qui datait de janvier 1997, juste avant l'arrivée de Lionel Jospin à Matignon, aura été battu sous François Hollande quasiment un an après son élection à la présidence de la République. D'après les données communiquées jeudi par le ministère de l'Emploi, la France comptait 3.224.600 demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A à Pôle emploi fin mars, soit 36.900 de plus qu'un mois plus tôt et 29.100 de plus qu'en janvier 1997. Cette hausse, la 23e d'affilée, porte à 321.900 le nombre de chômeurs depuis le début du quinquennat de François Hollande. Soit 40%, en un an seulement, de la hausse enregistrée sous Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012.

http://www.lefigaro....e-en-france.php

je relativise donc les 40 000 emplois à Toulouse...

Cordialement, à bientôt

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 176 messages
Forumeur confit,
Posté(e)

Meryle,

Selon mon point de vue,vous croyez à tort que l’économie dépend du déterminisme politique, or l’économie ne se décrète pas.

Les évolutions globales interviennent complètement en dehors du politique.

Rendez-vous compte, le charbon et l’acier était la marque de la civilisation industriel du XXeme siècle,ayant servi aux premiers accords européens pour éviter les conflits, est devenu un secteur économique qui a presque disparu chez nous, sous les coups de boutoir du pétrole et du gaz, puis de l’énergie nucléaire, énergie largement moins coûteuse que le charbon.

Vous évoquez le charbonnage du nord de la France, les souffrances sociales que leur disparition a représentées pour toute une région et mis en évidence par Bourdieu et Zola,mais ces plaintes légitimes, n’ont rien changé à leur disparition programmée.

La vie est ainsi faite,que l’évolution des techniques, des procédés, modifient considérablement l’environnement économique, contraintes auxquelles les entreprises sont soumises au jour le jour, c'est leur condition de survie.

Le monde de l’entreprise est obligé de s’adapter aux réalités changeantes en permanence, et si certaines mesures semblent inhumaines socialement, elles sont malheureusement inéluctables, indépendamment de tous les bons sentiments ou les bonnes intentions que nous puissions avoir les uns ou les autres.

D'ailleurs, les évolutions techniques, l'hydraulique, la robotique, l'informatique sont également les éléments qui ont substitués et remplacés les emplois pénibles d'autrefois.

Faut-il vraiment se lamenter et se plaindre indéfiniment de ces évolutions, combien de mineurs, qui avait un emploi, sont morts de la silicose avant de profiter de leur existence de travail ?

Que vous remettiez en cause le système, c’est normal, mais avant de détruire ce qui existe, que proposez-vous pour que les choses changent ?

Une économie dirigée à la mode Corée du Nord ou Cuba ?

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Meryle
Invités, Posté(e)
Invité Meryle
Invité Meryle Invités 0 message
Posté(e)

Tout de même c'est exagérer de dire ce que vous dites, je vous cite:

La vie est ainsi faite,que l’évolution des techniques, des procédés, modifient considérablement l’environnement économique, contraintes auxquelles les entreprises sont soumises au jour le jour, c'est leur condition de survie.

Le monde de l’entreprise est obligé de s’adapter aux réalités changeantes en permanence, et si certaines mesures semblent inhumaines socialement, elles sont malheureusement inéluctables, indépendamment de tous les bons sentiments ou les bonnes intentions que nous puissions avoir les uns ou les autres.

là je m'arrête ! et je m'insurge contre ce que vous dites ! c'est grave, avec tout le respect que je vous dois, ce fatalisme qui suit vos lignes n'a pas de réalité concrète. L'économie c'est avant tout étymologiquement parlant l'art de gérer la famille. Et cet art est sujet à développement constant en vue d'amélioration pour le bien commun, je répète le bien commun (c'est ca l'objectif). Il est vrai que l'entreprise doit s'adapter au macro-environnement (lois, concurrence, géographie...) tout comme micro-environnement (salarié, système de production, gestion des ressources...) (fameux cours de management) mais c'est aux politiques d'établir l'environnement sur lequel l'entreprise va s'appuyer pour son développement et c'est à ce moment que vient la politique économique, avec l'orientation choisie: communiste, capitaliste, néolibérale, .... etc il existe bien des écoles avec chacune leur théorie de l'économie idéale.

Là où je peux m'inscrire justement c'est la théorie de Serge Latouche "la décroissance" sortir de cette concurrence morbide, de ce système sans éthique qui détruit la créativité et jette l'animosité entre les acteurs. L'économie n'est pas un secteur, ou un simple domaine, une vulgaire matière, c'est une structure qui moule la société sous tous les plans; artistique, éducation, santé, politique, .... c'est l'enjeu d'une société que de prévoir l'orientation économique pour édicter la loi qui va permettre de réguler les droits et devoirs et de faciliter les échanges sur le plan national et international. De fait on ne subira que ce qu'on aura semé. Ce que vous dites, allusion au fatalisme, est très caractéristique du libéralisme Miltonien des années 60 qui domine actuellement le monde, pour un temps du moins car tout est voué à disparaitre. Prétendant que l’État ne peut rien car le marché se régule de lui même, (JOKE comme disent mes confrères américains) Et le changement que j'attends c'est justement la remise en place du sens d'abord et ensuite des priorités de développement.

D'abord l'homme, le souci ne doit pas être la rentabilité mais la protection sociale des acteurs et de leurs intérêts divergeant, la stabilité en d'autres termes (c'est ca le rôle d'un État), pour permettre une économie viable sur la durée différente de celle dont nous voyons la catastrophe humanitaire, quant au niveau écologique je m'y prononcerai même pas.

D'ailleurs, les évolutions techniques, l'hydraulique, la robotique, l'informatique sont également les éléments qui ont substitués et remplacés les emplois pénibles d'autrefois.

Pénibilité, c'est un terme vague parce que le travail c'est aussi la santé. L'activité humaine n'a jamais été autant facilité que sous notre ère. Et le chômage perdrait de son taux si l'on dérobotise l'industrie, la société changerait également. Voyait aujourd'hui on passe plus de temps assis, moins actif ce qui engendre médicalement parlant et j'invente rien, dépression, maladie (cancers...) et tant d'inconvénients qui œuvrent au creuset de la sécurité sociale (pour être cynique). Donc il faut travailler à ce que la pénibilité soit humainement viable mais chercher à travailler sans effort je ne vois pas ca réaliste.

Faut-il vraiment se lamenter et se plaindre indéfiniment de ces évolutions, combien de mineurs, qui avait un emploi, sont morts de la silicose avant de profiter de leur existence de travail ?

Évolution peut être mais avec quelles tangentes? positive ou négative ? le point à mettre sur le graphique est au dessous de zéro... voyez les guerres actuelles elles sont motivées par l'accaparation des ressources pétrolière pour la viabilité de ce système, la destruction de la société, jamais la concurrence pourra nous unir ? c'est un paradoxe dans une nation que de motiver les uns contre les autres sauf si on veut en tirer profit. Le soucis avec ce système c'est qu'il est tellement pas naturel et destructeur qu'il s'autodétruira de lui même et là je crains les guerres civiles.. et il sera trop tard, et Platon aura raison, la démocratie fera place à la tyrannie. Voilà l'avenir tel que je le vois.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 176 messages
Forumeur confit,
Posté(e)

Meryle,

Ne croyez pas que je veuille vous convaincre à tout prix de la justesse ou non de mon point de vue.

Mais c’est la perception que j’en ai au regard de mon expérience et de mon vécu, et vous m’avez permis par vos réactions intelligentes et contradictoires, de les formuler avec un minimum de clarté et de cohérence, du moins je l’espère.

Je vous souhaite une bonne réussite dans vos projets.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×