Aller au contenu

Dédé et Pascou.


PASCOU

Messages recommandés

Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

Finalement hier le vent est tombé un peu après midi, l'air est devenu subitement irrespirable tellement il faisait chaud.

Le ciel c'est assombri annonçant l'orage...

Les roseaux de la marre ont légèrement frémis puis les grenouilles se sont tues une à une.

Une grosse goutte est venu lever la poussière puis deux puis trois puis je n'ai pas pu les compter.....Je me suis réfugié sous le porche de l'église face à la grande rue, l'eau a commencé à couler des gargouilles aux visages grimaçants.

Elles ont continué leur raffut pendant un long moment semblant s'invectiver et se donnant la réplique.

Alors impatient, j'ai tendu ma main hors du porche, la pluie a mouillé ma main, puis j'ai tendu l'autre puis allongé les deux bras.

Je me suis avancé encore, mouillant les manches de ma chemisette, la pluie a collé celles ci contre mes bras. Alors j'ai avancé penchant ma tête en arrière fermant les yeux, ouvrant la bouche, j'ai senti l'odeur de la pluie et du vent sur mon visage, mes cheveux collés sur ma nuque l'eau coulant dans mon dos puis entre mes fesses, le long de mes jambes, puis remplir mes bottes ou mes pieds nus nageaient un peu..........

Yeux fermés j'ai quitté le parvis de la petite église descendu le trottoir pour m'arrêter sur la bordure de celui ci.

Puis j'ai ouvert les yeux, et comme pendant les cours de géographie de Monsieur Pinot l'eau coulant dans le caniveau me rappelait les torrents des montagnes qu'il décrivait.

J'ai retiré mes bottes qui faisaient "flop flop sous mes pas et mis mes pieds nus dans l'eau formant un petit barrage chatouillant mes orteils l'eau traversait avec force celui ci.

Puis Monsieur "Spider"à garé sa quatre chevaux dans la grand rue descendu en hâte ouvert la portière arrière à sa fille qui ne jouera pas au osselets aujourd'hui.

Tous deux ce sont rapidement engouffrés chez eux.

Puis Monsieur "spider" est ressorti et se tournant vers moi il m'a crié:Pascou met toi à l'abri, alors j'ai vidé mes bottes enfilé celles ci et dévalé la rue principale croisant Monsieur Galagaf qui avait l'air joyeux sous son grand parapluie noir avec une baleine cassé..........

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant
Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

..la rue était pratiquement déserte, les craquements secs du tonnerre suivis d'éclairs faisaient un contraste sous le ciel sombre, l'eau des caniveau étaient passée d'une eau claire à une eau boueuse et jaunâtre....

tout en courant vers la maison, je pensais ensuite il va y avoir des escargots....

L'orage ne durerait pas ,puis succéderait le soleil de juillet et la chaleur reviendrait....

En passant devant la forge, je remarquais que les chevaux étaient rentrés, sans doute par peur qu'ils fuient de peur......

La forge.....évoquer seulement le mot me ramène toutes les odeurs aux visage celle tout dabord des chevaux alignés au mur chacun sa la longe nouée dans l'anneau scellé au mur.Puis celle de la corne qui brûle, dégageant une fumée épaisse montant au plafond sous les poutres , lèchant celui ci pour s'échapper par la grande porte à glissière...

Ensuite le tacatac du gros marteau tapant le fer rougi sur l'enclume, et semblant un instant à une grosse friandise en forme de fer à cheval..

Puis le geste adroit de Fernand qui d'un tour de main pose le fer sur la corne et y enfonce des grands clous, çà me fait mal chaque fois et je crispe les dents, la jument qui se tient là elle ne bronche pas, elle me regarde de ses gros yeux ronds noirs et doux...

J'aime passer ma main sur son cou, puis quand de ses lèvres elle goûte mes doigts, que je retire rapidement quand Fernand me crie: Fais attention elle mord, puis il part d'un grand rire et je comprends qu'il plaisante...

Fernand sa passion ce sont les chevaux.............

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

......le bruit de la forge et surtout celui du marteau sur l'enclume monte vers le ciel se mêlant parfois au son des cloches passent par dessus les toits et redescendent dans la grand' rue, c'est là mon terrain de jeu, là le coeur du village......

les grandes vacances, tant attendues!

dans la grand'rue, les voitures sont rangées le long du trottoir, la quatre chevaux des "spider", la traction de monsieur Galagaf....

Bonjour Pascou!!

Bonjour M'sieur l'Abbé!

N'oublie pas l'office...........

Non non! comment pourrais je oublier, le noeud dans les cheveux de Fanfan...qui chaque dimanche avec son missel à la main rejoint à cloche pied l'église du village...

Ce matin, je dois rejoindre le gros "dédé" près de la boulangerie de Madame Caradec....caca qu'il dit dédé, c'est son père qui l'appelle ainsi, lui c'est le garagiste, un copain le gros Charles.....

salut "dédé" !

..lut Pascou, on va voir Napo????Oh! oui on va voir Napo.....

Après avoir traversé deux trois ruelles on se retrouve enfin devant l'écurie....

Napoléon est un cheval noir, magnifique, c'est lui qui conduit une dernière fois chacun vers sa dernière demeure, bon ou mauvais, par tous les temps, quand "Lulu" met le plumeau sur la tête de Napo...c'est que le glas a sonné..

Lucien, lui c'est le croque mort, lui il connait la mort , il a fait la guerre le Lulu...

Depuis il n'aime plus les hommes qu'elle dit maman, il n'aime que Napo, un jour j'ai vu "lulu " assis et qui pleurait , encore plus que dédé quand il prend des "roustes" par son vieux....

Maman m'a dit c'est les souvenirs......

Lulu il adore les enfants, et il rit comme nous quand il nous met sur le dos de Napo ..et qu'on manque de tomber sur son dos trop large pour nos jambes....

Il dit toujours :ah! les fichus cow boys....

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×