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Eduquer ou élever


Invité som28

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suite à un débat sémantique, sur un autretopic, concernant ces 2 notions, il m'a paru intéressant d'ouvrir ce sujet, histoire de nous raffraichir la mémoire ! Désolé, j'ai du le coupé, mais vous le trouverez en intégralité : http://www.barbier-r.../apprendre.html

bonne lecture

S’éduquer : un enjeu existentiel

René Barbier (université Paris 8, LAMCEEP)

http://www.barbier-rd.nom.fr/

S’éduquer, c’est d’abord et principalement, revenir sur soi, sur le sens que l’on donne à sa vie reliée à celle des autres et du monde. S’éduquer développe un véritable « art d’apprendre » qui met, par le truchement du Monde, en dialogue le formé et l’éducateur. Ce dernier est toujours plus qu’un enseignant ou qu’un formateur. C’est un « accompagnateur ».

S’éduquer, dans une perspective d'écoute transversale, revient à s'interroger sur cinq dimensions du rapport aux savoirs et à la connaissance de soi, en ouvrant la réflexion sous l’angle du formé ­ le s’éduquant comme disent les Québécois ­ et sous l’angle de l’éducateur, dans une perspective de « nourrir sa vie » qui réexamine l’acception occidentale du « bonheur ».

1. Un art d’apprendre

La réflexion nous conduit à mettre l’accent sur l’élève, sur le formé, dans l’acte éducatif, dans un premier temps. Mais également sur l’éducateur, dans un second temps.

Par ailleurs le sujet ainsi formulé nous oblige à réfléchir sur la notion d’art, à tenter d’en comprendre sa nature en relation avec l’éducation. Ce faisant la réflexion débouche sur notre propre rapport au monde et sur la nature même de l’éducation.

Parler de l’ “art d’apprendre” nous invite, d’emblée, à concevoir l’art comme différent de la simple technique. Il ne s’agit pas, évidemment, des “techniques d’apprentissage” mais d’une problématique beaucoup plus vaste du point de vue de l’éducation.

....../.......

3. Apprendre ?

Si nous parlons de l’art d’apprendre, il nous faut nous interroger sur le sens même du mot apprendre. Ce dernier est pris dans une constellation sémantique à laquelle il renvoie nécessairement. Qu’elles sont les différences entre “apprendre”, “s’instruire”, “se former”, “s’éduquer” ?

Posons d’emblée qu’apprendre est le terme le plus générique pour indiquer un processus d’accès compréhensible à un certain niveau d’informations. J’apprends ainsi que le nouveau Président de la République vient d’être élu. J’apprends en lisant l’Encyclopaedia Universalis, les détails de la vie du dernier prix Nobel de littérature. Mais je n’apprends pas la dernière figure de la théorie des quantas en parcourant un ouvrage spécialisé, si je ne suis pas physicien. Inversement un physicien comme Fritjof Capra peut-il apprendre ce que lui proposait Krishnamurti ? A la question ainsi formulée par l’auteur du célèbre “Tao de la physique”, Krishnamurti répond qu’avant d’être un physicien, F. Capra est un homme.

Apprendre implique de comprendre ce qui nous informe. Apprendre correspond à quelque chose de plus qu’être simplement informé. Apprendre est différentiel et dépend nécessairement du niveau de culture que l’on possède. Plus je suis cultivé et mieux je saurai apprendre, au moins dans certains secteurs de la connaissance. L’ “amour de l’art”, comme le montrent les sociologues Pierre Bourdieu et Alain Darbel, est référé sans cesse à un savoir élaboré sur la construction artistique, que ne possèdent pas les membres de toutes les classes sociales au même degré. En passant de la sphère du savoir sur la nature à la connaissance de l’être, il se peut qu’il me faille devoir perdre beaucoup de savoir acquis pour apprendre à connaître spirituellement le monde. Connaître, c’est méditer et méditer c’est désapprendre avant tout, c’est-à-dire perdre de l’information acquise pour devenir réceptif à une information potentielle. “L’homme neuronal” de Jean-Pierre Changeux nous signale qu’il en est ainsi au niveau des neurones du cerveau : il faut perdre pour pouvoir acquérir.

Mais d’ordinaire, acceptons l’idée que je peux apprendre toutes sortes de choses dans n’importe quel domaine, en fonction de mes capacités intellectuelles, des circonstances, des moyens matériels, des gens que je rencontre, du lieu où je me trouve etc. Apprendre n’implique pas une institution spécifique. L’autodidacte apprend en toutes circonstances. Mais l’écolier dans son école primaire également.

- Apprendre et s’instruire

Instruire vient du latin “instruere” qui signifie insérer, bâtir, disposer, outiller. S’instruire c’est alors se doter d’outils conceptuels et imagés. Mais le champ sémantique est plus vaste : instruire signifie également éclairer, avertir, informer, aviser, initier. S’instruire consiste donc à se renseigner, à s’informer d’une manière éclairante. Par rapport à apprendre, s’instruire implique une direction de l’information, une intentionnalité plus précise en vue d’une fin encore vague: l’éclairement, la mise au jour d’un sens à venir. En vérité on s’instruit souvent en participant à un “enseignement”.

En latin “insignare” c’est mettre une marque, conférer une distinction. Il y a institutionnalisation de l’activité de connaissance qui renforce l’intentionnalité de l’envie de savoir. Cette institutionnalisation comporte ses méthodes codifiées, comprend ses professionnels qualifiés. Je m’instruis ainsi en suivant les cours à la Sorbonne et je passe les examens devant un jury universitaire. Mais je m’instruis tout autant en lisant les ouvrages des grands philosophes publiés dans les meilleures maisons d’éditions et en suivant, derechef, sans m’en apercevoir, une ligne de connaissance largement tracée par le jeu concurrentiel dans le champ symbolique de l’édition. Tout le savoir externe est déterminé par des lignes de force qui nous échappent. On s’instruit en s’aliénant, en se faisant prendre au piège d’un réseau de significations destinées à nous “marquer” pour le meilleur et pour le pire. Un jour le fils du boulanger se rend compte qu’il ne sait plus parler simplement à son père. Gagner par “la lutte des places” comme dit le sociologue Vincent de Gaulejac, il ne se sent plus jamais tout à fait à sa place dans la relation humaine, pris dans un “entre-deux” qui l’enserre comme une paire de pinces coupantes.

- Apprendre et se former

Former vient du latin “formare” qui signifie au sens fort, donner l’être et la forme, et au sens faible, organiser, établir. Former implique une action en profondeur de transformation, en vue de donner une forme a quelque chose qui n’en avait pas ou qu’il fallait changer. Se former, en apprenant, signifie donc travailler son information pour lui donner une forme qui correspond à un mouvement interne de transformation de soi-même. Vu sous cet angle, comme le pense le philosophe Michel Fabre, “former est plus ontologique qu’instruire ou éduquer : dans la formation c’est l’être même qui est en jeu, dans sa forme” (1994, p.23). En fait, se former débouche inéluctablement sur “éduquer” et le véritable “formé” est toujours, comme disent les Canadiens, un “s’éduquant”.

- Se former et s’éduquer

Eduquer vient de “educare” qui veut dire nourrir, élever des animaux. Mais le mot réfère également à “educere” qui signifie “faire sortir”. D’emblée le champ sémantique implique alors une élévation, une extraction plus ou moins ontologiques. On se forme en s’éduquant. C’est l’éducation qui est le terme principal, le terme animateur. Tout se passe comme si l’éducation était du registre d’un projet implié d’une région essentielle de soi-même à connaître. L’éducation est élan de soi vers soi. Cette poussée rencontre la formation comme véritable mise en forme, organisation pertinente de cet élan créateur. Tout l’art de l’éducation consiste à faire sentir aux apprenants en quoi ils sont animés par cet élan. Mais surtout en quoi cet élan est et demeure avant tout “leur élan”, totalement singulier.

Le véritable éducateur est celui qui indique les multiples parcours par lesquels l’itinérance éducative d’une personne peut trouver son accomplissement. Comme les carrefours sont nombreux dans une vie, nous avons besoin de plusieurs éducateurs. mais ceux-ci ne sont pas des “maîtres”, des “gourous”. Plutôt des sortes de sémaphores indiquant la route de l’éveil de l’intelligence. Mais des sémaphores qui ne seraient en aucune manière des objets inertes. Un éducateur, qui n’est pas un éducastreur, comme on se plaisait à le nommer dans les années soixante-dix, n’est pas non plus une girouette tournant au gré des vents de l’histoire. C’est un homme de connaissance. Un éveillé qui connaît la région que doit emprunter l’élève sans en savoir pour autant la route singulière et imprévue. Il connaît la trame mais non le motif. Il découvre l’écran mais n’a jamais vu, et ne verra jamais, le film unique que l’élève y projettera, dans une inconscience nécessairement mal contrôlée.

Parler de s’éduquer signifie donc qu’un témoin, en nous-mêmes, peut jouer ce rôle d’éducateur. Le risque d’illusion est considérable mais l’enjeu est inévitable si on ne veut pas tomber dans l’esprit du temps qui, à travers tous les intégrismes, invoque puis convoque la figure du Maître et dialectiquement celle de l’Esclave. Il s’agit du pari majeur de l’éducation : je me forme pour m’éduquer et je m’éduque parce que je ne peux faire autrement que de me connaître, que de me réaliser. Le véritable éducateur accepte profondément ce pari pour son élève. C’est pourquoi, comme le Bouddha, il accepte toujours d’être tué par son élève libéré sur la route de la connaissance. L’éducateur tranche d’un coup ce qui unifiait illusoirement le savoir et la connaissance. Il dit à son élève que le savoir est du côté du fonctionnel nécessaire mais insuffisant. Il lui rappelle sans cesse que la connaissance est du côté de la face cachée de soi-même et que tout être humain est l’unique découvreur de son royaume. A lui de tracer son propre chemin, à lui d’être sa propre lumière.

- Qu’est-ce que “l’art d’apprendre”?

A l’issue de cette brève réflexion, peut-on formuler une définition de l’art d’apprendre?

Nous dirons que l’art d’apprendre est le processus singulier et unique d’éducation qui conduit un sujet à se rendre disponible ontologiquement pour se sentir relié au mouvement créateur du monde. Par cet état d’esprit, le sujet reçoit une multitude d’informations, sans cesse en création, et les organise, souvent avec l’aide d’autrui, dans ce qu’il nomme : “se former”.

Cette perspective ouvre le débat sur une autre question : l’autoformation existentielle.

2/ Apprendre : L’ouverture sur une série de questionnements

Apprendre soulève toute une série de questionnements que j’esquisse ici, par ces quelques réflexions.

- Apprendre, c'est mettre en doute toutes les formes du conditionnement

Un usage prudent de la pensée :

* L’intériorité, les pulsions et le désir

* L’imaginaire social et le social-historique

* Les influences de la Nature et du Cosmos

Les limites de la pensée dans le domaine psychologique

* Les savoirs pluriels en extériorité

* Le savoir en intériorité et la connaissance de soi

- Apprendre, c'est regarder autrement le monde

* Partir de l’existence et des faits (épreuve de réalité)

* Ecouter-voir sans jugement

* Se méfier de l’imagination sans la renier

* Sens du changement et du processus

* Sens de la totalité dynamique où chaque élément distingué, sans être séparé, est en interaction et en interdépendance avec les autres éléments

- Apprendre, c'est entrer dans la surprise de ce qui est

* Le surgissement dans la reliance

* Le sans-passé et le sans-avenir

- Apprendre, c'est nourrir la vie en soi et hors de soi

* Que veut dire « nourrir la vie » ?

* Le sens de la non-dualité

..../.....

Reprenons le processus d’éducation sous l’angle de l’éducateur

I - Ce que l’éducateur n’est pas (seulement)

1 ) Un éducateur n’est pas un instructeur

- Il ne vise pas à transmettre des informations mêmes légitimes, en fonction d’injonctions institutionnelles (des consignes)

2 ) Un éducateur n’est pas un enseignant

- Qui a pour fonction d'enseigner, de marquer, d’inscrire dans un circuit de légitimation.

- Qui distribue un enseignement, d’une façon magistrale, même de caractère non scolaire. Transmettre un savoir à des sujets destinés pour cela

3) Un éducateur n’est pas un formateur

- Celui qui « moule » ; qui fait prendre une forme ou reconnaître sa forme propre.

II - L’éducateur est plutôt un accompagnateur

- 1) accompagner c’est cheminer ensemble et être avec

- Etre à côté, être en relation

- Aller dans une même direction

- Se parler et/ou faire silence

- Informer quand il est demandé « Je t’aiderai à venir si tu viens et à ne pas venir si tu ne viens pas » (Antonio Porchia)

- 2) Accompagner, c’est interférer par la présence

- Une présence sans projet : l’observation non-attachée

- Une présence animée d’une attention vigilante

- Un présence d’ouverture aux savoirs pluriels

- Une présence d’approfondissement à la connaissance de soi

- Une présence de questionnement permanent sur ce que l’on fait, ce que l’on dit, ce que l’on réalise

- 3) Accompagner vers la reconnaissance des 5 naissances du sujet

Cinq naissances me semblent à devoir être mis au jour et assumer dans le processus d’éducation de soi-même. Ces cinq naissances prendront effet au cours du déroulement processuel d'une vie, dans la mesure ou la personne en prendra conscience dans une sorte d'insight à la fois lié à sa capacité de discernement et d'intuition.

La première naissance est celle, intrinsèque, à la pulsion sexuelle. Nous sommes nés d’un désir de rapprochement de deux corps, d’union corporelle de deux êtres qui se désiraient. Ce désir commun de nos parents est notre base constitutive. Il est important d’en parler à nos enfants. Il est essentiel pour eux de le reconnaître et de le revivre dans l’imaginaire. Nous sommes des « enfants de ». Nous avons des racines. Ce désir qui nous a engendrés, nous insère dans l’ordre de la nature. Il nous permet de nous rendre compte que nous sommes des éléments du Vivant.

La deuxième éclate avec la naissance proprement biologique et le cri primal.

C’est le moment de l’arrachement et de l’émergence dans un monde radicalement inconnu. Nous porterons à jamais ce sens de l’aventure dans un monde « autre » issu de notre naissance. Le cri primal qui scelle ce surgissement est la première expression humaine digne de ce nom. Dans tout cri déchirant, on perçoit l’écho de ce cri des profondeurs.

La troisième apparaît par le truchement de la fonction paternelle initiant à la Loi symbolique et permettant au petit homme de se séparer de sa mère. Cette épreuve de séparation, on le sait, n’est jamais achevée. C’est la fonction paternelle qui est essentielle, pas le père biologique. Une autre personne peut faire l’affaire, dès lors qu’elle assume réellement ce rôle à la fois rassurant et structurant.

La quatrième nous introduit à la naissance sociale et à la citoyenneté comme élément-clé de la "polis" grecque. Il s’agit d’une prise de conscience de notre être social, de la dimension du « socius » en nous-mêmes. Comme je le rappelais plus haut, les anciens Chinois, dans l’idéogramme de la vertu d’humanité (ren) nous proposent à la fois un homme et le chiffre deux. L’homme est social dans sa profondeur éthique. La façon dont nous organisons notre monde, sur les plans économique, social et politique, nous constitue ou non comme « être humain » véritable. Comme chacun sait, nous avons encore fort à faire pour esquisser une figure humaine reconnaissable et digne de ce nom.

La cinquième, la plus subtile et la plus importante sans doute, nous ouvre à l'infini et à notre place dans la nature. Elle nous engendre comme être digne de l’Ouvert. Ce cheminement à l’intérieur de nous-mêmes, débouche sur un niveau de réalité sans commune mesure avec la réalité habituelle. Il nous fait comprendre et connaître que nous sommes des êtres finis au cœur de l’infini. Cette conscience de l’infini au cœur de notre être, révolutionne totalement notre existence. Nous nous ouvrons alors à la compassion, à la fraternité solidaire, à la création non-narcissique, à la liaison entre mort et naissance. Nous entrons, ainsi, dans la Vie.

.../...

Vous noterez qu'a aucun moment, ce spécialiste de l'éducation ne mentionne le mot élever, dans l'acception d'éducation....D'ailleurs, je ne l'ai trouver chez aucun auteur....

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Membre, 39ans Posté(e)
chimeria Membre 2 273 messages
Baby Forumeur‚ 39ans‚
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Je me répète ,l'éducateur n'est pas le ou les parents,les parents élève les enfants,en leurs apprenant par exemple les règles de bienséance ,la politesse ou encore leurs donne l'envie d'aller plus loin c'est cela élever l'esprit ..

L'éducateur lui ou l'enseignant,transmet un savoir selon des programmes et il est de fait moins efficace que les parents ( du moins il l'était dans un proche passer) puisqu'il est :

1/ étrangers à la cellule familiale

2/ transmet seulement ce qui reste dans les clous comme un manuel scolaire ect..

On apprend pas le respect d'autrui à l'école par exemple,ont apprend pas non plus qu'un peu vaut bien mieux qu'un trop ect.. tout cela sont des valeurs élévatrice qui ne peut être donner majoritairement que par des parents aimant ,le prof lui,un enfant ou un autre,ce n'est pas grave ,une fois le cursus scolaire par exemple accomplis,le prof oublie son élève dans une large majorité ,sauf dans les rares cas ou le prof dépasse ses fonctions en apprenant certaine valeur à l’élève qui ce souvient de lui comme lui ayant enseigner une chose bien spécifique qui la forger dans sa vie d'homme ou de femme ..

j'espère avoir était assez claire mais quoi qu'il en soit,la meilleurs école pour l'esprit,c'est la vie,un ensemble d'expérience bonne ou mauvaise qui élève ou régresse .

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Invité som28
Invités, Posté(e)
Invité som28
Invité som28 Invités 0 message
Posté(e)

merci, sincèrement, d'avoir pris le temps de répondre...:blush:

Je ne sais par ou commencer, mais il semble, en effet, qu'il y ai quelques malentendus :

- le parent peut être éducateur, tout comme tous les "encadrants" qui gravitent dans l'accompagnement "éducatif" de l'enfant ;

- Barbier, dans le texte ci dessus, considère qu'on ne peut être "educateur et formateur" ; le débat est vaste, et en effet, il distingue en disant cela la mission de former, celle d'enseigner et celle d'éduquer.

Mais l'enseignant, à l'école, dela maternelle au lycée, fait tout cela à la fois ; d'ailleurs, d'un point de vue législatif, l'éducation de l'enfant fait partie des missions de l'école :

Le professeur des écoles est un maître polyvalent, capable d'enseigner l'ensemble des disciplines dispensées à l'école primaire, il a vocation à instruire et à éduquer de la petite section de maternelle au CM2, il exerce un métier en constante évolution".

Il a quatre grandes missions :

  • enseigner l'ensemble des disciplines dispensées à l'école primaire
    Il enseigne le français, les mathématiques, l'histoire-géographie, les sciences physiques et la technologie, la biologie et la géologie. Il peut être assisté d'intervenants pour les langues vivantes, les arts plastiques, la musique et l'éducation physique et sportive.
  • donner la priorité à l'apprentissage de la maîtrise de la langue par les élèves
    La maîtrise de l'oral en classe maternelle doit ouvrir sur la maîtrise de l'écrit à l'école élémentaire.
  • gérer la diversité des élèves
  • exercer la responsabilité éducative et l'éthique professionnelle

Source : http://www.education.gouv.fr/cid220/a-l-ecole-au-college-et-au-lycee.html

Enfin, quand je dis qu'on "élève" pas un enfant, je parle dans l'acception de "élevage" (la plus commune quand on parle d'éducation) ; car en effet, même si "élever", dans le dictionnaire, est un synonyme d'éduquer, il faut bien comprendre que ce mot restreint l'éducation au sens primitif du terme, à savoir comme on élève une vache et une poule.

Dans ce que tu dis, tu parle de "valeurs élévatrice", à savoir l'ensemble des valeurs éducatives qui vont permettre à l'enfant de se construire......

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