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Moins d'espèces sur la planète, moins de virus...


Invité David Web

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Moins d'espèces sur la planète, moins de virus...

Le Point.fr ouvre son espace de débat au professeur Didier Raoult, spécialiste des maladies infectieuses tropicales émergentes à la faculté de médecine de Marseille.

dengue-sri-lanka-619350-jpg_423863.JPG Lutte contre la dengue au Sri Lanka. © Ishara S.KODIKARA / AFP

La mondialisation provoque aussi des effets sur le vivant. En diminuant les distances interhumaines, mécaniquement, et en permettant sans arrêt une augmentation des échanges humains (un milliard de voyages en avion par an), la mondialisation entraîne une relative homogénéisation des écosystèmes.

La première grande vague de mondialisation a été la rencontre du Nouveau Monde et de l'Ancien Monde au XIe siècle après Christophe Colomb. Les animaux domestiques européens euro-asiatiques ont envahi l'Amérique puis l'Australie (chats, porcs, poules, chevaux, moutons, veaux, vaches) tandis que les légumes américains ont occupé le reste du monde (tomates, pommes de terre, maïs, poivrons, piments, topinambours, haricots, chocolats). Les plantes utilisées comme drogues ont aussi suivi cette mondialisation (tabac et cocaïne venant d'Amérique et opium venant d'Asie).

Alors que l'isolement permet une diversification des espèces, la mondialisation a permis à certaines espèces de devenir "épidémiques", c'est-à-dire de se répandre à la surface de notre planète. C'est le cas de l'espèce humaine qui a colonisé l'ensemble de la Terre.

La diversité virale diminue

D'où la grande crainte d'une mondialisation des virus : la diffusion épidémique d'un nouveau virus particulièrement adapté à l'homme, se répandant à la surface de la Terre à une rapidité folle du fait des voyages et des concentrations urbaines favorisant la transmission interhumaine. En réalité, la diversité virale diminue rapidement, de façon comparable au déclin de la biodiversité des plantes et des animaux sur laquelle a insisté le récent sommet de Rio. Plusieurs travaux ont montré que la population virale de l'eau de mer autour des îles désertes était beaucoup plus riche et diverse que celle des îles habitées par l'homme. Il en est de même de tous les environnements. Les microbes et les virus, vivant en conditions extrêmes (froid intense, forte chaleur, grande profondeur), et donc épargnés par l'homme, affichent une bien plus grande diversité que les autres. Autour de l'homme, si la biodiversité diminue, cela concerne aussi bien ce que nous voyons (les plantes et les animaux) que ce que nous ne voyons pas (les bactéries et les virus).

Tout l'article.

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 112 messages
Forumeur confit,
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C’est comme le paradoxe du gruyère…

Plus il y a de fromage, plus il y a de trous ;

or plus il y a de trous, moins il y a de fromage ;

donc plus il y a de fromage, moins il y a de fromage.

Pour les virus, c'est pareil.

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Membre, Posté(e)
Lyssa Membre 765 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Oui mais... Moins il y a d'espèces, moins il y a de vie.

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