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L'Allemagne veut encadrer la spéculation à la microseconde


economic dream

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Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
Posté(e)

Bonjour à tous,

La spéculation à la microseconde est quelque chose qu'il est grand temps d'encadrer.

En somme, ce sont des ordinateurs programmés pour spéculer qui achètent automatiquement et revendent automatiquement à partir de certaines valeurs.

Bref, c'est totalement artificiel et ça n'apporte aucune plus-value sociale.

Pour rappel, ça représente +- 35 % des opérations boursières en Europe.

"

L’Allemagne planche sur une loi pour encadrer le trading à haute fréquence

Les députés allemands préparent une loi afin de contrôler les ordres boursiers passés via le trading éclair. Une pratique très décriée qui participerait à l'emballement des marchés.

traderNYSE-RTXSL2W2.JPGLe trading à haute fréquence représente entre 30 et 35% des transactions en Europe (Photo: ©Reuters)

L’Allemagne pourrait être à la pointe en Europe. Le Financial Times Deutschland de ce mardi 29 mai rapporte en effet que les députés libéraux-conservateurs, coalition au pouvoir à Berlin, préparent un texte de loi permettant d’encadrer les ordres passés via le trading à haute fréquence.

"Le gendarme de la Bourse doit être capable à tout moment de réduire les échanges à zéro si des risques sont détectés. Nous exigeons une solution nationale et nous ne voulons pas attendre", a déclaré au journal le député Volker Wissing, du parti libéral FDP, allié à la CDU d'Angela Merkel.

Volker Wissing pense que le ministère des Finances allemand soutiendra ce projet. Une feuille de route doit être adoptée d’ici fin juin, et une proposition de loi serait déposée pour l’automne. L’Allemagne pourrait ainsi être le premier pays de l’Union européenne à légiférer sur le trading de haute fréquence. Le texte pourrait servir de modèle à une future législation européenne

50 à 60% des ordres passés aux Etats-Unis

Cette technique du trading à haute fréquence consiste à jouer sur la vitesse par le biais d’algorithme pour passer des ordres boursiers en quelques millisecondes, lorsque les conditions de marchés initialement programmées sont réunies. Le but est d’être le premier à bénéficier du cours de bourse le plus avantageux , en profitant de différences de prix parfois infimes, et de réussir son arbitrage le plus rapidement possible.

Autrefois marginal, cette technique s’est imposée ces cinq dernières années au point de représenter, selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), 30 et 35% des transactions en Europe, et de 50 à 60% des échanges aux Etats-Unis.

Ses défenseurs affirment cependant qu'elle rend les marchés plus liquides, puisqu’elle génère davantage de mouvements. Autre avantage selon eux : cette technique participerait à l’efficience du marché en équilibrant les prix des titres financiers.

Mais globalement, ce procédé reste très critiqué. "Très souvent les acteurs du trading à haute fréquence mettent des indications de prix auxquels ils ne font jamais suite", a expliqué Gregori Volokhine, président de Meeschaert Capital Markets à New York, dans l'émission Intégrale Boursedu lundi 28 mai. L’AMF estime d'ailleurs que seulement 1 à 5% des ordres passés par l’intermédiaire du trading à haute fréquence sont effectivement exécutés. « A mes yeux cela peut dévoyer les marchés boursiers », a poursuivi Gregori Volokhine.

Des sanctions commencent à être prises

L’incident le plus célèbre est le krach éclair américain du 6 mai 2010. En un quart d’heure, le Dow Jones a perdu plus de 9% (soit 1 000 milliards de dollars) sans raison apparente, avant de rattraper cette chute presque aussi brusquement. Les enquêtes de la Security and Exchange Comission (SEC), le gendarme américain, ont pointé le rôle joué par le trading de haute fréquence dans cette chute. Plus récemment, le trading éclair pourrait avoir été une des raisons expliquant le flop de Facebook en bourse (voir encadré).

A tel point que les acteurs de la finance, avant le gouvernement allemand, ont commencé à réagir. En février dernier, l’opérateur boursier Deutsche Börse a décidé de sanctionner les intervenants qui passeraient trop d’ordres boursiers sans les conclure. Le 24 mai, Oslo Bors, la bourse norvégienne, a pris une initiative similaire. L’idée est "d’imposer une taxe non pas sur les ordres exécutés sur le trading à haute fréquence mais sur ceux qui sont annulés par les investisseurs ", détaille Gregori Volokhine.

En France le projet de loi sur la taxation des transactions financières proposé par Nicolas Sarkozy prévoyait de taxer de 0,01% les ordres passés via le trading à haute fréquence. François Hollande, lui, n’a pas encore dévoilé quel sort il compte réserver à ce procédé controversé. Le texte allemand pourrait peut-être l’inciter à préciser sa position."

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Membre, Obsédé textuel, 73ans Posté(e)
Gouderien Membre 38 548 messages
73ans‚ Obsédé textuel,
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Ca va dans le bon sens, même si c'est encore bien timide.

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Invité Grenadine33
Invités, Posté(e)
Invité Grenadine33
Invité Grenadine33 Invités 0 message
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Justement je cherchais le terme exact la dernière fois dans une conversation. Moi ça me fout les jetons que ce soit des machines qui décident de notre avenir à notre place. Le monde est devenu complètement fou.

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Invité centurion
Invités, Posté(e)
Invité centurion
Invité centurion Invités 0 message
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une bonne chose que l,europe pourrait faire ,mais il va falloir l,accord des spéculateurs,des groupes de financement,des banques du monde entier,du FMI , de la BCE, alors ce n,est pas pour demain.

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Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
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En effet, il faudra passer par toutes les institutions néolibérales...

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Membre, 34ans Posté(e)
Mirisme Membre 1 346 messages
Baby Forumeur‚ 34ans‚
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Si les bourses veulent faire ça, c'est leur droit. Ce sont des institutions privées après tout elles ont bien le droit d'interdire ce qu'elles veulent dans leur seins. Par contre que les gouvernements impose une loi si précise à toutes les bourses, je n'en vois pas bien l'intérêt.

@economic dream: On voit bien là la contradiction entre le libéralisme et ce que vous désignez comme le néolibéralisme, les institutions libérales sont émergentes, les institutions néolibérales sont imposées par les états.

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Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
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L'interet est de limiter la volatilité et donc la capacité de paniquer des marchés.

Une plus grande stabilité sera bon pour tous.

D'ailleurs je suis pour le fait qu'on n'ouvre les Bourses plus qu'un jour par semaine pour éviter toutes les réactions de panique profondément irrationnelles.

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Membre, 34ans Posté(e)
Mirisme Membre 1 346 messages
Baby Forumeur‚ 34ans‚
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Sinon on ferme les bourses comme ça il n'y a plus de panique vu qu'il n'y a plus d'échanges. Ouvrir les marchés un jour par semaine fait en sorte que le risque qui est normalement quotidiennement pris en compte par les marchés sera pris en compte d'une semaine sur l'autre, le coût d'une erreur se démultipliant en fonction du temps, les marchés auront une bien plus grande aversion au risque ce qui signifie une baisse des liquidités présentes sur les marchés boursiers (et donc une diminution de l'investissement). D'ailleurs des marchés secondaires ne tarderaient pas à se développer en pareil cas.

Pour moi ce sont des problèmes de règlements internes des places boursières, si elles ne veulent plus de ça, elles l'interdisent. Vouloir toujours tout régler au niveau le plus élevé possible me paraît un peu exagéré.

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Membre, Obsédé textuel, 73ans Posté(e)
Gouderien Membre 38 548 messages
73ans‚ Obsédé textuel,
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@economic dream: On voit bien là la contradiction entre le libéralisme et ce que vous désignez comme le néolibéralisme, les institutions libérales sont émergentes, les institutions néolibérales sont imposées par les états.

Tu pourrais expliquer ça en bon français? Parce que pour moi cette phrase est rigoureusement incompréhensible. (Mais c'est peut-être le but recherché.)

Pour moi ce sont des problèmes de règlements internes des places boursières, si elles ne veulent plus de ça, elles l'interdisent. Vouloir toujours tout régler au niveau le plus élevé possible me paraît un peu exagéré.

Vouloir sauver l'économie mondiale des appétits démesurés des fous furieux de la finance toute puissante ne me paraît pas un objectif "exagéré".

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Invité David Web
Invités, Posté(e)
Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
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Je n'ai pas trop envie de répondre à cette "mesurette" mais bon...

Qu'on commence déjà par interdire la spéculation sur les matières premières agricoles et ça sera déjà une bonne chose, la micro seconde c'est de la poudre aux yeux.

L'Allemagne veut donner des signes pour limiter la spéculation, qu'elle commence là où il y a vraiment des abus, et pour éviter la micro seconde : y'a un truc simple à faire, fermer la bourse une heure plus tôt... 3600 secondes "pleines" de gagné d'un coup à moins spéculer si c'est leur bêtise, alors que ce soit bien fait !

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Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
Posté(e)

Sinon on ferme les bourses comme ça il n'y a plus de panique vu qu'il n'y a plus d'échanges. Ouvrir les marchés un jour par semaine fait en sorte que le risque qui est normalement quotidiennement pris en compte par les marchés sera pris en compte d'une semaine sur l'autre, le coût d'une erreur se démultipliant en fonction du temps, les marchés auront une bien plus grande aversion au risque ce qui signifie une baisse des liquidités présentes sur les marchés boursiers (et donc une diminution de l'investissement). D'ailleurs des marchés secondaires ne tarderaient pas à se développer en pareil cas.

Mais ce serait la fin des paniques boursières lors desquelles le Dow Jones peut perdre 9 % en 15 minutes.

Mon avis est que les investisseurs, c'est bien pour eux qu'on ouvre une Bourse et non pas pour des spéculateurs, pourront faire mûrir leur opinion sur telle ou telle entreprise et s'informer beaucoup plus.

Bref, retourner à l'économie réelle et non pas à l'économie-casino où une action peut perdre 20 % de sa valeur en une semaine.

Pour moi ce sont des problèmes de règlements internes des places boursières, si elles ne veulent plus de ça, elles l'interdisent. Vouloir toujours tout régler au niveau le plus élevé possible me paraît un peu exagéré.

C'est pas parce que c'est privé, que l'Etat ne peut pas intervenir.

Sinon, je ne vois pas pourquoi tu soutiens la spéculation à la microseconde, c'est quand même le comble de l'artificiel.

Je ne sais pas si tu as lu l'article, mais c'est bel et bien un député libéral qui soutient cette loi.

C'est un mauvais libéral pour toi?

@Gouderien:

Moi je comprends surtout que Mirisme accuse les Etats comme toujours.

En gros, Mirisme dit que les Etats ne peuvent pas imposer des mesures libérales car c'est l'Etat qui l'impose ( et non pas le secteur privé).

Bref, c'est tiré par les cheveux.

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Membre, 34ans Posté(e)
Mirisme Membre 1 346 messages
Baby Forumeur‚ 34ans‚
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@economic dream:

Un spéculateur est un investisseur (et vice versa). L'investisseur parie sur le fait que l'entreprise va bien fonctionner ce qui est de la spéculation.

Je ne soutiens pas spécialement la transaction à la microseconde, je trouve ça plutôt crétin mais avant de légiférer j'essaierai de voir si on peut pas empêcher ce type de pratique à un niveau plus bas. Il ne me semble pas que la loi soit faite pour parler de cas particulier, je sais bien qu'en france on adore faire ça (il suffit de voir l'inflation législative qu'il y a eu sous Sarkozy) mais c'est pervertir l'objet de la loi et ainsi la dévoyer.

L'état peut intervenir dans tout, dans l'absolu il peut même arbitrairement tuer quelqu'un et il aura raison. L'état a les armes, c'est le plus fort, il a donc raison (et c'est pour ça que je suis pour le port d'arme, je n'aime pas l'idée que les serviteurs du peuples soient plus puissant que lui).

Et tous les libéraux ne sont pas d'accord sur tout (je ne me ferai pas juge du libéralisme du monsieur car je m'en tape qu'il soit libéral, ce qui m'importe c'est son action et je n'aime pas son action).

Ce que je dis c'est qu'une entreprise peut imposer un règlement arbitrairement car si on est pas d'accord avec on peut les envoyer chier et aller voir une autre entreprise, l'état c'est tout de suite plus difficile. Je n'accuse pas l'état, je préférerai qu'il agisse à un niveau plus bas, à savoir d'abord parlementer avec les places boursières pour qu'elles entérinent cette obligation. J'applique simplement le principe de subsidiarité (qui consiste à régler le problème au plus bas niveau possible).

@gouderien:

Explication de :"On voit bien là la contradiction entre le libéralisme et ce que vous désignez comme le néolibéralisme, les institutions libérales sont émergentes, les institutions néolibérales sont imposées par les états."

Le libéralisme en tant que théorie politique est en contradiction avec ce qui est désigné par economic dream (et quasiment tous ceux qui utilisent le terme) par néolibéralisme. En effet dans une société libérale, l'état (s'il en existe un) n'impose aucune forme à la société, tout ce qui est dans la société est un phénomène émergent, c'est à dire qu'il est advenu de lui même. Par contre quand economic dream parle du néolibéralisme des institutions telles que l'europe, le FMI et la banque mondiale (enfin c'est ce que j'ai compris), il parle d'institutions créés ex nihilo par les états qui servent à contrôler telle ou telle partie de l'économie (typiquement le FMI et la banque mondiale, oeuvres de Keynes par ailleurs) ce qui est incompatible avec une société libérale.

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Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
Posté(e)

@economic dream:

Un spéculateur est un investisseur (et vice versa). L'investisseur parie sur le fait que l'entreprise va bien fonctionner ce qui est de la spéculation.

C'est vrai. Mais le spéculateur vise le court-terme et le très court-terme.

L'investisseur vise le moyen et le long-terme. Tu es quand même d'accord pour dire que l'investisseur a un impact plus positif sur l'économie que le spéculateur ( ou l'ordinateur spéculateur ^^)?

Je ne soutiens pas spécialement la transaction à la microseconde, je trouve ça plutôt crétin mais avant de légiférer j'essaierai de voir si on peut pas empêcher ce type de pratique à un niveau plus bas. Il ne me semble pas que la loi soit faite pour parler de cas particulier, je sais bien qu'en france on adore faire ça (il suffit de voir l'inflation législative qu'il y a eu sous Sarkozy) mais c'est pervertir l'objet de la loi et ainsi la dévoyer.

Oui bon si on laisse ça aux Bourses privées, les spéculateurs à la micro-seconde interdits dans une Bourse iront dans une autre.

Tandis que si les Etats l'imposent, dans le cadre d'accords internationaux assez utopiques de régulation des marchés par exemple, alors la mesure aura un véritable impact.

L'état peut intervenir dans tout, dans l'absolu il peut même arbitrairement tuer quelqu'un et il aura raison. L'état a les armes, c'est le plus fort, il a donc raison (et c'est pour ça que je suis pour le port d'arme, je n'aime pas l'idée que les serviteurs du peuples soient plus puissant que lui).

Et alors? Si les citoyens en décident ainsi démocratiquement.

Force est de constater qu'Alternative Libérale, et autres mouvements libéraux, font un flop aux élections.

Et tous les libéraux ne sont pas d'accord sur tout (je ne me ferai pas juge du libéralisme du monsieur car je m'en tape qu'il soit libéral, ce qui m'importe c'est son action et je n'aime pas son action).

Mais vous avez des points communs. Moi j'aime bien son action.

Ce que je dis c'est qu'une entreprise peut imposer un règlement arbitrairement car si on est pas d'accord avec on peut les envoyer chier et aller voir une autre entreprise, l'état c'est tout de suite plus difficile. Je n'accuse pas l'état, je préférerai qu'il agisse à un niveau plus bas, à savoir d'abord parlementer avec les places boursières pour qu'elles entérinent cette obligation. J'applique simplement le principe de subsidiarité (qui consiste à régler le problème au plus bas niveau possible).

Je dirais plutot le principe de la mesurette, avec des mesures toujours trop molles pour vraiment avoir un impact.

@gouderien:

Explication de :"On voit bien là la contradiction entre le libéralisme et ce que vous désignez comme le néolibéralisme, les institutions libérales sont émergentes, les institutions néolibérales sont imposées par les états."

Le libéralisme en tant que théorie politique est en contradiction avec ce qui est désigné par economic dream (et quasiment tous ceux qui utilisent le terme) par néolibéralisme. En effet dans une société libérale, l'état (s'il en existe un) n'impose aucune forme à la société, tout ce qui est dans la société est un phénomène émergent, c'est à dire qu'il est advenu de lui même.

Par contre quand economic dream parle du néolibéralisme des institutions telles que l'europe, le FMI et la banque mondiale (enfin c'est ce que j'ai compris), il parle d'institutions créés ex nihilo par les états qui servent à contrôler telle ou telle partie de l'économie (typiquement le FMI et la banque mondiale, oeuvres de Keynes par ailleurs) ce qui est incompatible avec une société libérale.

Et quand y-a-t-il eu des "phénomènes émergents " comme ça?

L'institution de l'Etat n'est pas libéral mais elle peut imposer des mesures libérales comme des privatisations.

La police, service public, aide à respecter le libéralisme ( respect de la propriété ).

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Membre, Obsédé textuel, 73ans Posté(e)
Gouderien Membre 38 548 messages
73ans‚ Obsédé textuel,
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@gouderien:

Explication de :"On voit bien là la contradiction entre le libéralisme et ce que vous désignez comme le néolibéralisme, les institutions libérales sont émergentes, les institutions néolibérales sont imposées par les états."

Le libéralisme en tant que théorie politique est en contradiction avec ce qui est désigné par economic dream (et quasiment tous ceux qui utilisent le terme) par néolibéralisme. En effet dans une société libérale, l'état (s'il en existe un) n'impose aucune forme à la société, tout ce qui est dans la société est un phénomène émergent, c'est à dire qu'il est advenu de lui même. Par contre quand economic dream parle du néolibéralisme des institutions telles que l'europe, le FMI et la banque mondiale (enfin c'est ce que j'ai compris), il parle d'institutions créés ex nihilo par les états qui servent à contrôler telle ou telle partie de l'économie (typiquement le FMI et la banque mondiale, oeuvres de Keynes par ailleurs) ce qui est incompatible avec une société libérale.

Je ne sais pas si tu comprends bien que ce sont ces États et ces institutions internationales qui, depuis 2008, ont sauvé la mise à tous les apprentis-sorciers libéraux (ou néolibéraux, le terme importe peu) qui ont mené le monde au bord de l'abîme. Ce qui me stupéfie c'est l'incroyable naïveté des homme politiques de tous pays, qui n'ont pas sauté sur l'occasion pour mettre un peu d'ordre dans la jungle de la haute finance. Donc le principe "privatisation des profits et nationalisation des pertes" demeure valable, et les financiers se permettent en plus de cracher sur les États - ils pourraient avoir au moins la reconnaissance du ventre. Tu sembles penser que les États ont trop d'importance, en fait ce sont eux (et les institutions internationales) qui permettent encore à l'économie mondiale de tourner, sans eux tout s'écroulerait. Mais la stupidité, l'ignorance, l'irresponsabilité et la cupidité des banquiers et spéculateurs est telle, que ce destin est encore possible - surtout si les Républicains revenaient au pouvoir aux USA. Pour en revenir au sujet de ce topic, la spéculation à la microseconde devrait être très fortement taxée, ce qui aurait le double avantage de mettre un coup de frein à ces méthodes dangereuses, et de renflouer les caisses des États. Il faut prendre l'argent où il est, avec d'autant moins de scrupule qu'on sait très bien que le volume de l'économie financière (l'économie "virtuelle") est très supérieur à celui de l'économie réelle. Si l'Europe ne met pas en oeuvre de telles mesures, au lieu de ces "plans de rigueur" odieux et inefficaces que l'on a vu à l'oeuvre en Grèce et ailleurs, eh bien elle ne survivra pas à long terme.

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Membre, 34ans Posté(e)
Mirisme Membre 1 346 messages
Baby Forumeur‚ 34ans‚
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Typiquement le monde associatif est foisonnant de phénomènes émergents, le bio est aussi un exemple (ce n'est pas l'état qui a dit que le bio est bien).

Vous désignez les spéculateurs court termiste alors qu'on peut très bien spéculer à long terme, ce n'est absolument pas contradictoire (et il faudrait étudier les effets des différents types de spéculation pour rendre un avis éclairé sur leur efficacité et les interactions qu'elles entretiennent).

Ben si la spéculation à la micro seconde est si mauvaise, les bourses la pratiquant finiront par disparaitre, c'est tout. Personnellement je préférerai que le sujet soit bien documenté et que la nocivité de cette pratique soit mesurée pour voir si on interdit au niveau législatif (mais ça me paraitrait toujours un peu inutile, la technologie va rendre les places boursières centralisées obsolètes même si je sais bien que les états vont se battre bec et ongles pour que la deconcentration des places boursières n'ait pas lieu).

Le libéralisme étant l'ennemi (indirectement) d'à peu près tout ce qui dépend de l'état (modulo la justice, la police et une allocation universelle), il n'a aucune chance d'être médiatisé (la fin des subventions à la presse serait assez drôle en France), aucune chance d'attirer les politiques professionnels (quel politicien est prêt à réduire ses prérogatives?). Pour ce qui est de la démocratie telle que pratiquée actuellement, j'émets de fortes objections, nous en voyons les limites claires avec les lobbyistes de tous poils (entreprises, mouvements en tout genre type gay, écolo, syndicats, étudiants etc) ce qui fait que la politique se décide plus par la médiatisation de tel ou tel lobby que des problèmes réels (les pauvres votant peu, ils ne sont même pas un électorat à courtiser, la politique consiste surtout à faire croire qu'on fait quelques chose pour eux afin de plaire à la gauche tandis qu'à droite il faut faire paternaliste moraliste pour plaire).

@Gouderien: Les banques ne sont pas libérales elles seraient plutôt corporatistes et étatiques. Les plus grands ennemis du libéralisme se trouvent dans les entreprises en place, pour elles il est bien plus facile d'avoir à faire à un gouvernement qui les favorise (protectionnisme par exemple) qu'un gouvernement qui les laisse crever la bouche ouverte si elles font de la merde (ce que n'ont pas fait les différents gouvernement du monde et ce qui aurait été très libéral).

Les hommes politiques sont loins d'être naifs, ils n'agissent pas pour le bien du peuple (si tant est qu'il est possible de le faire), ils agissent pour eux même.

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Membre, Obsédé textuel, 73ans Posté(e)
Gouderien Membre 38 548 messages
73ans‚ Obsédé textuel,
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Les banques détiennent aujourd'hui le vrai pouvoir. Le paradoxe est qu'elle sont sorties de la crise de 2008 renforcées (grâce à des "idiots utiles" comme Sarkozy), alors qu'elles étaient directement à l'origine de cette crise. Qui les a fait rois? C'est une atteinte à la démocratie. Une solution : nationalisation sans compensation.

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Invité centurion
Invités, Posté(e)
Invité centurion
Invité centurion Invités 0 message
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ok ,il faut se débarasser de cette oligarchie,si nous voulons en sortir ,quand on sait que même un président des USA a été obligé de s,aplatir devant WALL STRIT qui était le centre mondial d,une oligarchie ,dominant le monde.et c,est ce qui nous arrive en europe,nos présidents n,ont pas leur mot a dire face a ce monstre économique.

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Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
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Typiquement le monde associatif est foisonnant de phénomènes émergents, le bio est aussi un exemple (ce n'est pas l'état qui a dit que le bio est bien).

Mais l'Etat peut contribuer à son développement. Comme diminuer les taxes sur ces produits.

Vous désignez les spéculateurs court termiste alors qu'on peut très bien spéculer à long terme, ce n'est absolument pas contradictoire (et il faudrait étudier les effets des différents types de spéculation pour rendre un avis éclairé sur leur efficacité et les interactions qu'elles entretiennent).

Le sujet parle bien de la spéculation à la microseconde.

Ben si la spéculation à la micro seconde est si mauvaise, les bourses la pratiquant finiront par disparaitre, c'est tout.

Entraînant par là une petite récession mondiale et un chaos boursier...

Personnellement je préférerai que le sujet soit bien documenté et que la nocivité de cette pratique soit mesurée pour voir si on interdit au niveau législatif (mais ça me paraitrait toujours un peu inutile, la technologie va rendre les places boursières centralisées obsolètes même si je sais bien que les états vont se battre bec et ongles pour que la deconcentration des places boursières n'ait pas lieu).

Le libéralisme étant l'ennemi (indirectement) d'à peu près tout ce qui dépend de l'état (modulo la justice, la police et une allocation universelle), il n'a aucune chance d'être médiatisé (la fin des subventions à la presse serait assez drôle en France)

Vous préférez que la presse soit détenue par quelques magnats?

C'est un principe démocratique que les médias ne soient pas aux mains de quelques fortunés, ce qui arrivera si on supprime les subventions.

Les journaux seront encore plus dépendants de la publicité or si il y a un scandale concernant une entreprise qui sponsorise, celle-ci pourrait menacer de retirer son sponsoring.

C'est vrai qu'aux Etats-Unis, où il n'y a pas de chaîne publique, c'est tellement bien avec une chaîne particulièrement infecte, Fox News, qui a un immense pouvoir politico-méédiatique.

, aucune chance d'attirer les politiques professionnels (quel politicien est prêt à réduire ses prérogatives?).

Il y a énormément de thinks-thanks libéraux qui soutiennent les politiciens.

Pour ce qui est de la démocratie telle que pratiquée actuellement, j'émets de fortes objections, nous en voyons les limites claires avec les lobbyistes de tous poils (entreprises, mouvements en tout genre type gay, écolo, syndicats, étudiants etc) ce qui fait que la politique se décide plus par la médiatisation de tel ou tel lobby que des problèmes réels (les pauvres votant peu, ils ne sont même pas un électorat à courtiser, la politique consiste surtout à faire croire qu'on fait quelques chose pour eux afin de plaire à la gauche tandis qu'à droite il faut faire paternaliste moraliste pour plaire).

Les lobbies les plus puissants sont bel et bien ceux des entreprises.

@Gouderien: Les banques ne sont pas libérales elles seraient plutôt corporatistes et étatiques.

Les banques c'est ce qu'il y a de plus capitaliste possible!

Les plus grands ennemis du libéralisme se trouvent dans les entreprises en place, pour elles il est bien plus facile d'avoir à faire à un gouvernement qui les favorise (protectionnisme par exemple) qu'un gouvernement qui les laisse crever la bouche ouverte si elles font de la merde (ce que n'ont pas fait les différents gouvernement du monde et ce qui aurait été très libéral).

Les hommes politiques sont loins d'être naifs, ils n'agissent pas pour le bien du peuple (si tant est qu'il est possible de le faire), ils agissent pour eux même.

Oui bien sûr les entreprises considèrent le libéralisme comme un danger.... Vous vous foutez des autres ou quoi?

Le libéralisme prône des baisses d’impôts et des baisses de cotisations sociales, c'est tout à fait nocif pour les entreprises :S

Si vous prôniez le communisme, ça aurait été crédible de dire que tout le système est contre ça.

Mais le libéralisme, c'est ce qu'il y a de plus pro-système possible! Vous êtes quand même d'accord que le monde va plus vers le libéralisme que vers le socialisme?

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Membre, Obsédé textuel, 73ans Posté(e)
Gouderien Membre 38 548 messages
73ans‚ Obsédé textuel,
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On prévoit déjà que la prochaine grande crise boursière sera provoquée par ces fameux logiciels qui gèrent les opérations financières à la micro-seconde. Mais personne ne fait rien. Comme dit Mirisme, il suffit d'attendre que les bourses décident de réguler ça elles-mêmes... Autant dire que ça va mettre 2.000 ou 3.000 ans. Serions-nous dirigés par des crétins, par hasard? Poser la question c'est y répondre!

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Membre, 34ans Posté(e)
Mirisme Membre 1 346 messages
Baby Forumeur‚ 34ans‚
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Oui, il suffit de réflechir trente seconde, les entreprises n'ont pas forcément intérêt d'être dans un système libéral, il vaut mieux pour elle être dans un système socio démocrate voire corporatiste, c'est bien plus simple. Dans un système libéral, il y a de la concurrence, il faut donc constamment se réinventer alors que dans une socio démocratie ou dans un système corporatiste, la concurrence n'existe pas et l'entreprise peut donc tranquillement profiter de son marché captif. Ce n'est pas pour rien que comme vous le dites, les entreprises ont les plus puissants lobbys car ce sont les premiers ennemis du libéralisme (les amis font les meilleurs ennemis). Les socialistes sont des ennemis bien moins dangereux que les entreprises car les socialistes sont facilement identifiables en tant qu'opposants.

Ce qu'il y a de plus pro-système possible c'est le conservatisme et tout progressisme est un futur conservatisme alors que le libéralisme est neutre vis à vis du système vu qu'il ne s'occupe que de donner un cadres aux interactions sociales laissant à ces dernières le soin de former la société (c'est pour ça qu'il peut exister des mini sociétés communistes au sein d'un pays libéral alors que l'inverse est totalement impossible à part peut être pendant le haut communisme et encore).

Je finirais en disant que vous confondez capitalisme et libéralisme, le capitalisme n'est pas synonyme de libéralisme, c'en est une condition mais ce n'est pas du tout suffisant.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Capitalisme_d'État

Ceci est par exemple pas du tout libéral.

Il y a ensuite ce que les libéraux appellent capitalisme de connivence où l'état est copain comme cochon avec certaines grosses entreprises (privée) et fait tout pour les favoriser (la France est un très bon exemple de capitalisme de connivence). Je peux vous dire que cette forme de capitalisme est très peu appréciée des libéraux.

Une citation pour tout ça:

"Ces « entrepreneurs » vont chercher à obtenir par la force ce qu’ils réussissaient auparavant à avoir grâce à leurs compétences entrepreneuriales. Les concurrents seront ainsi évincés du marché, non parce qu’ils sont moins bons mais parce qu’ils n’ont pas su obtenir les faveurs de l’État. Les consommateurs n’auront plus d’autre choix que de se fournir auprès des entreprises sélectionnées par l’État.

La symbiose entre l’État et les entreprises privilégiées peut parfois atteindre un tel niveau que les deux se confondent. L’État obtient de nouveaux marchés pour ces entreprises de façon politique et les soutient financièrement en cas de mauvaise passe (au détriment des contribuables). De leur côté, les entreprises privilégiées n’hésitent pas à employer d’anciens hauts fonctionnaires et autres technocrates, en guise de remerciement pour les privilèges reçus ou dans l’espoir de futurs privilèges. Les entreprises privilégiées n’oublieront pas non plus d’investir dans les projets gouvernementaux qui servent aussi bien les intérêts de leurs partenaires politiques que les leurs." Gabriel Gimenez-Roche

Et si le libéralisme gagnait du terrain Madelin serait président de la république et pas Hollande, pour ce qui est des médias, ça fait bien longtemps qu'ils ne sont plus indépendants:

http://www.contrepoints.org/2012/06/09/86348-ils-ont-achete-la-presse

(cet article parle d'un bouquin écrit par un type se disant de gauche, on évitera donc l'accusation d'ultralibéralisme).

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