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18 février 1563: assassinat du duc de Guise. Bon débarras !


Invité David Web

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18 février 1563: assassinat du duc de Guise. Bon débarras !

Le duc François de Guise se voyait déjà roi de France. Lors du siège d'Orléans, un coup de feu l'envoie en enfer. Au suivant !

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Dans certaines familles, on a la coquetterie de se faire assassiner de père en fils. C'est le cas des ducs de Guise. Mais il faut dire que ces deux petits ambitieux le cherchent bien. Catholiques dans l'âme, ils ont été à l'origine de deux massacres parmi les plus effroyables de notre histoire : ceux de Wassy et de la Saint-Barthélémy. On se rappelle de l'assassinat du fils, Henri de Guise, ordonné par Henri III dans le château de Blois en 1588, davantage que celui du père, François Ier de Lorraine, deuxième duc de Guise, alors qu'il assiège Orléans aux mains des réformés. Ce prince est un féroce, prêt à tout pour s'emparer de la couronne royale portée successivement par les deux avortons de Catherine de Médicis, François II et Charles IX. Il est prêt à massacrer les réformés avec la même gloutonnerie qu'un chat avale sa pâtée.

Le 18 février 1563, vers 18 heures, il se dirige à cheval vers son quartier général des Vaslins accompagné par seulement deux compagnons. Ils chevauchent tranquillement, devisant de la journée. Les chevaux peinent à escalader un petit coteau. L'obscurité commence à envelopper les cavaliers. Le duc, qui s'est débarrassé de sa cuirasse, porte un pourpoint doublé de buffle, un collet doublé de même, et une houppelande sans manche. Les cavaliers arrivent à une croisée de chemin marquée par de hauts noyers et un gros rocher. Un homme armé surgit de l'ombre. Quand le duc se retourne pour répondre à son salut, un coup de feu éclate. Les compagnons de Guise l'entendent s'écrier : "Je suis mort !" et voient le meurtrier s'enfuir ventre à terre en hurlant : "Prenez le paillard ! Prenez le paillard !" Le rusé veut sans doute faire croire qu'il poursuit lui-même l'assassin. Belle ruse. Dans l'obscurité, les témoins du crime ne parviennent pas à identifier le cavalier, ils distinguent juste un manteau sombre et un morion, un casque métallique avec une crête. Sa monture est un cheval d'Espagne bai-brun, avec un harnachement blanc.

"Ce ne sera rien"

Après avoir jeté son cri, le duc de Guise s'affaisse, sa tête tombe sur l'encolure de son cheval, il veut se redresser, empoigner son épée. Mais le bougre n'en a pas la force. Ses compagnons le font glisser à terre et l'adossent au gros rocher. "Il y a longtemps qu'on me devait celle-là, mais je crois que ce ne sera rien", souffle-t-il. On lui arrache la chemise pour tenter de panser la blessure et d'arrêter le saignement. La balle est rentrée derrière l'épaule. À un gentilhomme qui passe par là, il demande de lui donner son manteau, car il a froid, et lui ordonne de galoper jusqu'à Paris pour annoncer la nouvelle à son frère, le cardinal de Guise. Pas de Samu à l'époque, aussi le duc de Guise est-il hissé sur son cheval pour regagner son quartier général, où les médecins examinent sa blessure : "Le coup de feu avait frappé M. de Guise derrière l'épaule droite, sous l'os de la palette, et est ressorti à la jointure du bras, près de la mamelle droite". Rien d'autre à faire que de le panser sommairement et de le laisser s'assoupir. Plus tard, ils sonderont la blessure pour en extraire des morceaux de balle.

Le lendemain, dès l'aube, des battues sont organisées pour retrouver l'assassin. Mais il faut attendre le surlendemain pour que des soldats le surprennent dans une chaumière des environs en train de se restaurer. Ils ont reconnu la description du cheval. L'homme a environ 25 ans, il est de taille moyenne, a le front haut, les yeux petits, le nez mal formé, le visage large, les traits gros, le teint basané, le poil noir. Amené au quartier général, on le reconnaît. C'est un certain Poltrot de Méré, gentilhomme de petite extraction, qui avait débarqué quelques jours auparavant pour proposer ses services au duc.

Traitement de faveur

Au fil des jours, les forces du blessé déclinent. Catherine de Médicis, qui a accouru, ne peut rien faire pour lui. Le 24 février, le duc de Guise s'adresse à sa femme, puis à son fils aîné. "Aye, mon mignon, mon ami, l'amour et la crainte de Dieu !" Puis il remercie ses serviteurs. Il a encore la force de râler contre ses médecins : "Je me plains à vous seigneur docteur de beaucoup de jeunes médecins non expers, lesquel pour une simple fièvre qui n'est ny furieuse ny dangereuse chargent si fort la boutique d'ordonnances, comme si ce fut une peste inguynaire ou bosse qui fut en l'aine. Je me plains à vous seigneur docteur." Il dicte encore son testament avant de s'éteindre entre 10 heures et 11 heures du matin, victime d'une septicémie pleurale.

source.

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Membre, 47ans Posté(e)
Miss.Tic Membre 2 094 messages
Baby Forumeur‚ 47ans‚
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ils ont été à l'origine de deux massacres parmi les plus effroyables de notre histoire : de la Saint-Barthélémy.

Il faut faire attention à ce genre d'affirmation.

L'identité des commanditaires de la Saint-Barthélemy sont encore un mystère aujourd'hui.

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Membre, forumeur alchimiste/Honey, Posté(e)
Nightwish Membre 10 322 messages
forumeur alchimiste/Honey,
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juste remarque!

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Invité David Web
Invités, Posté(e)
Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
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Les Guise : ce sont les suspects les plus probables. Meneurs du parti catholique, ils veulent venger la mort de François de Guise, assassiné dix ans auparavant, sur l'ordre de Coligny, selon eux. Le coup de feu tiré sur l'amiral est tiré depuis une maison appartenant à un de leurs familiers. Le cardinal de Lorraine et le duc d'Aumale et la duchesse douairière de Guise Antoinette sont les membres de la famille les plus déterminés. Néanmoins, certains historiens pensent que les Guise étaient beaucoup trop soucieux de revenir en grâce auprès du roi pour commettre l'imprudence de l'irriter contre eux.

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Membre, 47ans Posté(e)
Miss.Tic Membre 2 094 messages
Baby Forumeur‚ 47ans‚
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Pour la tentative d'attentat contre Coligny oui, mais pas le massacre.

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Invité David Web
Invités, Posté(e)
Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
Posté(e)

Exact, j'ai zappé...

Pendant longtemps, la tradition historiographique a fait du roi Charles IX et de sa mère, Catherine de Médicis, les principaux responsables du massacre. Faute de sources, les historiens sont restés longtemps partagés sur le rôle exact de la couronne. Ils retiennent aujourd'hui que seuls les chefs militaires du clan protestant étaient visés par l'ordre royal. Dès le matin du 24 août, Charles IX avait ordonné l'arrêt immédiat des tueries mais, dépassé par le zèle et la fureur du peuple, il n'avait pu les empêcher.

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Membre, 47ans Posté(e)
Miss.Tic Membre 2 094 messages
Baby Forumeur‚ 47ans‚
Posté(e)

Mais sinon je vous rejoins complètement sur le reste de votre article, Guise et sa Sainte Ligue étaient des extrémistes.

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Membre, Seigneur, garde-moi de mes amis. Mes ennemis, je m'en charge, 33ans Posté(e)
Delenda Carthago est Membre 4 165 messages
33ans‚ Seigneur, garde-moi de mes amis. Mes ennemis, je m'en charge,
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Exact.

Rappelons que les Huguenots d'en face le furent aussi.

L'époque ne connaissait pas le mot "tolérance", le compromis. Surtout sur le plan religieux.

Deux p'tits trucs pour ré-équilibrer la balance:

- Plusieurs années avant la St Barthélémy, les protestants acomplirent aux aussi des massacres. Dont celui surnommé la "Michelade".

- Lors de négociations entre le Roi de France et les protestants, la Reine dit aux envoyés huguenots: "Le Roi ne veut en ses Etats qu'une religion". Les protestants répondirent: "Nous aussi. Mais que ce soit la notre".

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Membre, 47ans Posté(e)
Miss.Tic Membre 2 094 messages
Baby Forumeur‚ 47ans‚
Posté(e)

Exact.

Rappelons que les Huguenots d'en face le furent aussi.

L'époque ne connaissait pas le mot "tolérance", le compromis. Surtout sur le plan religieux.

Deux p'tits trucs pour ré-équilibrer la balance:

- Plusieurs années avant la St Barthélémy, les protestants acomplirent aux aussi des massacres. Dont celui surnommé la "Michelade".

Aucun rapport, surtout en nombre de morts : 4000 à la Saint-Barthélemy contre 90 à La Michelade.

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Membre+, Posté(e)
Doïna Membre+ 19 706 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

Avant le massacre de la Saint Barthélémy, la famille royale : Catherine de Médicis, Charles IX et les autres, ne devaient pas trop se sentir en sécurité entre d'un côté des Guise intéressés pour déloger les Valois, et de l'autre les Huguenots (très nombreux au Louvres avant le massacre de la Saint Barthélémy justement).

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