Libye : une entreprise française participait indirectement à la répression


eklipse Membre 13 126 messages
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Le groupe informatique français Bull et sa filiale Amesys auraient activement contribué à l'espionnage de l'opposition libyenne par Mouammar Kadhafi.

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Un reportage du Wall Street Journal dans un ancien QG des services de sécurité et des images tournées par la BBC viennent de le confirmer.

Ce mardi, deux reporters du Wall Street Journal racontent leur visite dans le bâtiment d'où le régime libyen surveillait les communications. Ils y ont notamment retrouvé des manuels rédigés en anglais, mais portant le logo d'une entreprise française, Amesys, filiale du groupe Bull.

Un reportage de la BBC confirme, en images, le rôle de la société française. Des documents retrouvés dans le bâtiment abandonné sont bien signés d'Amesys. (Cliquer sur l'image pour accéder au reportage)

Le colonel Kadhafi se méfiait d'Internet, même si, comme le souligne le Wall Street Journal, la Libye ne comptait que 100 000 abonnements, pour 6,6 millions d'habitants. Selon le quotidien américain, il aurait fait appel à Amesys en 2009.

Les Français lui auraient fourni un système d'interception des communications baptisé Eagle, auquel le site Reflets.info s'était intéressé en mai dernier. Il permet de surveiller les communications par e-mail, par téléphonie en ligne (par exemple, Skype) ou par chat (par exemple, sur MSN).

« Ce système stratégique est conçu pour répondre aux besoins d'interception et de surveillance à l'échelle d'une nation », se félicite d'ailleurs Amesys sur son site.

La filiale de Bull n'était pas la seule à lorgner sur le marché libyen : des entreprises chinoise et sud-africaine ont aussi apporté leur assistance technique à la dictature. En toute discrétion.

Dans une des pièces, un panneau avertit d'ailleurs en anglais :

« Aidez-nous à garder nos activités classées “secret défense” secrètes. Ne discutez pas d'informations “secret défense” en dehors du QG. »

Le groupe Bull n'a pas souhaité s'expliquer. Les preuves dénichées dans ce bâtiment ne sont pourtant qu'une demi-surprise. La semaine dernière, un document publié par Mediapart révélait qu'en 2007, le sulfureux Ziad Takieddine avait servi d'intermédiaire entre le régime libyen et I2e, une entreprise appartenant alors au même groupe qu'Amesys. Les deux sociétés ont été absorbées par Bull en 2009. L'ancien patron d'Amesys, Philippe Vannier, est depuis devenu PDG de Bull.

Sur son site, Amesys reste discret sur ses systèmes d'interception des données. Parmi les clients cités en références, on retrouve les ministères français de la Défense et de l'Intérieur, l'armée américaine, de grandes entreprises, mais évidemment aucun régime dictatorial :smile2:....:mouai:.

Les pubs de l'entreprise n'évoquent évidemment pas, elles non plus, ces débouchés peu recommandables. (Voir la vidéo)

http://www.rue89.com...pression-219888

...

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eklipse Membre 13 126 messages
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En 2007, une société française a vendu au régime libyen un système de surveillance d'Internet très perfectionné, une technologie qui normalement ne peut-être exportée sans l'accord du gouvernement français.

Par QUENTIN GIRARD

Capture d'écran du reportage de la BBC avec des documents de la société Amesys trouvés dans le centre de commandement de l'unité électronique de Tripoli.

Bull, Amesys (I2E), Libye, Kadhafi, Takieddine, Longuet et sa fille, Sarkozy et Guéant, voici en bref un inventaire incomplet des acteurs d'une des dernières affaires troubles entre la France et la Libye.

Comme l'ont dénoncé plusieurs médias, dont Owni.fr dès juin, une entreprise française, Amesys, aurait vendu à la Libye dès 2007 un système de contrôle de l'Internet. Amesys, rachetée par Bull en 2010, propose en effet une interface nommée Eagle, qui est «un système d'interception électronique permettant à un gouvernement de contrôler toutes les communications qu'elles entrent ou sortent du pays».

Avec la chute de Tripoli, ces informations ont pu être confirmées. Plusieurs documents avec en en-tête le logo d'Amesys ont été retrouvés dans le centre de commandement de l'unité électronique de Kadhafi, notamment par la BBC et le Wall Street Journal.

Le Figaro a pu recueillir le témoignage d'un ancien militaire qui a participé aux côtés des ingénieurs de chez Amesys à la formation des Libyens, notamment d'Abdallah Senoussi, beau-frère de Kadhafi et chef des services secrets. «Nous avons mis en route le système d'écoute libyen fin juillet 2008», explique cet ex-militaire, sous couvert d'anonymat.

Selon cette source, le marchand d'armes Ziad Takieddine aurait été l'intermédiaire pour négocier le contrat.(encore lui!!:bad:) Ce n'était pas la première fois qu'il se rendait utile puisque, selon le site Mediapart, il avait déjà négocié un contrat pour Amesys (qui s'appelait alors I2E) sur la vente en 2006 de Cryptowall. Ce système permet d'échapper théoriquement aux écoutes du système américain de surveillance Echelon.

Le militaire interrogé par Le Figaro raconte ainsi qu'ils ont «mis tout le pays sur écoute. On faisait du massif: on interceptait toutes les données passant sur Internet: mails, chats, navigations Internet et conversation sur IP. En se branchant sur l'interconnexion internationale, nous avions déjà 98% du trafic, il y avait très peu de points de captures.» Des millions d'habitants ont donc pu être espionnés par une dictature grâce à une technologie française.

Amesys n'est pas la seule entreprise française de hautes technologies à avoir fait affaire à le régime libyen. Thales a également vendu selon Le Figaro du matériel d'écoutes électroniques en 2008 et Alcatel Lucent a obtenu la même année un contrat sur un projet de déploiement de la fibre optique. Pour le site Owni.fr, «on comprend mieux la structure du réseau libyen, si centralisé que le président de la Jamahiriya n'a eu aucun mal à le couper d'Internet à la mi-février».

Autorisation obligatoire de l'Etat

Or normalement ce type de technologies sensibles ne peut être vendu à l'étranger sans l'accord du gouvernement. Le code pénal rappelle dans son jargon compliqué qu'«est puni d'un an d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende le fait, au moyen d'un procédé quelconque, volontairement de porter atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui en captant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel» et que «est punie des mêmes peines la fabrication, l'importation, la détention, l'exposition, l'offre, la location ou la vente, en l'absence d'autorisation ministérielle dont les conditions d'octroi sont fixées par décret en Conseil d'État, d'appareils conçus pour réaliser [ces] opérations».

Reste donc à savoir qui a pu donner de telles autorisations. Les liens nombreux entre Claude Guéant et l'intermédiaire Ziad Takieddine, révélés depuis plusieurs semaines par Mediapart sur différents dossiers, laissent penser que cela a sans doute été décidé au plus haut niveau de l'Etat.(bravo!! :bad:) A l'époque, Claude Guéant était secrétaire général de l'Elysée. Le député PS de la Nièvre Christian Paul a adressé une question écrite à l'Assemblée nationale où il demande au gouvernement d'éclaircir ces conditions de ventes.

Amesys a reconnu jeudi avoir fourni du «matériel d'analyse» en 2007 mais selon elle «il n'incluait ni les communications internet via satellite --utilisées dans les cybercafés--, ni les données chiffrées --type Skype--, ni le filtrage de sites web».

Dans ce communiqué, l'entreprise a tenu à rappeler que le contrat a été signé l'année de la libération des infirmières bulgares et de la visite officielle du chef libyen en France, «dans un contexte international de rapprochement diplomatique avec la Libye qui souhaitait lutter contre le terrorisme et les actes perpétrés par Al-Qaïda».

Depuis, Amesys a été rachetée et son président, Philippe Vannier, est devenu dans la foulée PDG de Bull. L'Etat, lui, en août 2011, est entrée au capital du groupe informatique à hauteur de 5% via son Fonds stratégique d'investissement.

Et comme si cela ne suffisait pas, le site Owni.fr note que l'actuelle directrice de la communication du groupe Bull, embauchée en janvier 2011, est Tiphaine Hecketsweiler, la fille du ministre de la Défense Gérard Longuet. Plusieurs parties civiles ont demandé en mars dernier l'audition de ce dernier sur l'affaire Karachi.

Dans le cadre de l'enquête sur cet attentat qui a tué onze employés français au Pakistan en 2002, la piste financière est actuellement privilégiée. Le non-versement de commissions et de rétrocommissions sur le contrat des sous-marins Agosta (signé en 1994) pourrait être à l'origine de cette attaque. Pour les parties civiles, certaines de ces commissions auraient servi ou dû servir au financement du Parti républicain, présidé ces années-là par Gérard Longuet. L'un des principaux intermédiaires sur la négociation de ce contrat à l'époque fut Ziad Takieddine.

http://www.liberation.fr/monde/01012357642-kadhafi-a-espionne-les-libyens-grace-a-la-france

ça se trouve certains Français sont écoutés aussi...:bad:...grâce à ce genre de technologie, bientôt y' aura plus de vie privée...si ce n'est pas déjà le cas..

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Invité David Web
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ça se trouve certains Français sont écoutés aussi...:bad:...

:D t'as entendu parler des écoutes de "News of the world" ?

Le scandale des écoutes téléphoniques au sein du groupe Murdoch a rebondi mardi après de nouvelles révélations d’employés de News of the World mettant en cause l’ex- « dircom » du Premier ministre, Andy Coulson, et le dauphin du magnat des médias, James Murdoch.

Les écoutes pirates étaient « largement abordées » dans les conférences de rédaction quotidiennes de News of the World, en présence du rédacteur en chef Andy Coulson, qui a occupé ce poste de 2003 à 2007, révèle une lettre explosive d’un ancien journaliste du tabloïd britannique rendue publique mardi par la commission parlementaire chargée des médias.

tu crois qu'en France mettre des journalistes du "Monde" sur écoute par la DCRI c'est "exceptionnel" ?

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eklipse Membre 13 126 messages
Dazzling blue²‚ 45ans
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Ben je fais pas partie des RG, ni de la DCRI, c'est une nébuleuse obscure pour moi...mais je me doute bien que ce qui se passe ailleurs, et bien cela se passe en France aussi...:bad:

La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) est le service de renseignements du ministère de l'Intérieur français, au sein de la Direction générale de la Police nationale, né de la fusion de la Direction de la surveillance du territoire (DST) et de la Direction centrale des Renseignements généraux (RG)3,4. Ce service est opérationnel depuis le 1er juillet 20085.

Selon le communiqué du ministère de l'Intérieur, « la DCRI se veut un “FBI à la française” en matière de renseignement6 »...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Direction_centrale_du_renseignement_intérieur

(me souviens j'avais un pote au RG, ben voulait pas chercher l'adresse d'un gars qui me harcelait au téléphone...franchement pas cool..:cool:)

En tout cas chez certains RG, ils se foutent de DSK, ils ont mis sa photograhie menottée sur leurs fond d'écran , ils devaient savoir des trucs

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Invité David Web
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Si tu lis un peu la presse, les p'tites infos qui passent inaperçues, il y a eu pas mal de cambriolages ces derniers temps chez nos amis politiciens... j'dis ça, j'ai rien dit hein ! :D

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eklipse Membre 13 126 messages
Dazzling blue²‚ 45ans
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Ah, y font aussi dans le cambriolage...barvo!...:bad:

On est dirigé par des mafieux!

(médiapart a aussi reçu leur courtoise visite et menaces...)

y fouine trop où y faut pas...

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Même Mélenchon y a eu droit... :D

Le post 22.08.2011

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eklipse Membre 13 126 messages
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:smile2:

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eklipse Membre 13 126 messages
Dazzling blue²‚ 45ans
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Bull de nouveau confronté au scandale Amesys

Le Monde.fr | 22.05.2012 à 19h32 • Mis à jour le 22.05.2012 à 19h32

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Au lendemain de l'annonce de l'ouverture d'une enquête judiciaire à son encontre, la société d'ingénierie Amesys, filiale du groupe informatique français Bull, a contesté mardi 22 mai l'accusation de complicité de torture en Libye. Dans un communiqué, Amesys affirme son souhait de "pouvoir rapidement informer le magistrat instructeur de la réalité du dossier". La société ajoute qu'elle "tient à disposition tous les éléments qui seraient jugés nécessaires par le magistrat pour la parfaite compréhension des faits", sans toutefois détailler ces éléments.

L'information judiciaire a été ouverte à la suite du dépôt d'une plainte, en octobre, par la Fédération internationale des droits de l'homme et la Ligue des droits de l'homme. Selon les deux ONG, l'enquête a été confiée à une juge du pôle spécialisé dans les crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide du tribunal de grande instance de Paris, Céline Hildenbrandt.

UN RÔLE DÉTAILLÉ

L'implication d'Amesys dans la surveillance des internautes libyens avait été révélée fin août par le Wall Street Journal, lequel avait découvert, en explorant les locaux du renseignement libyen, des ordinateurs portant le logo d'Amesys et contenant des conversations d'opposants libyens. Début septembre, le Quai d'Orsay avait confirmé qu'Amesys avait bien vendu du matériel électronique destiné à espionner les opposants et rebelles libyens, mais avait nié avoir été impliqué. Amesys de son côté avait reconnu avoir fourni au régime de Mouammar Kadhafi du "matériel d'analyse" portant sur une "fraction des connexions Internet", tout en rappelant que le contrat avait été signé dans un contexte de "rapprochement diplomatique" avec la Libye, peu après la libération des infirmières bulgares et la visite officielle de Kadhafi en France, en décembre 2007.

Une enquête publiée le 18 mai par le magazine Wired détaille le rôle joué par Amesys dans l'architecture du vaste réseau de surveillance du Web mis en place par le régime de Kadhafi. Par son logiciel Eagle, qui permet d'intercepter des courriers électroniques transitant sur les messageries Hotmail, Yahoo! et Gmail et de surveiller les messageries instantanées, la société française a permis aux services de renseignement de contrôler toutes les données transitant sur le Web libyen.

"INTERCEPTION MASSIVE"

Selon Wired, la première proposition d'Amesys (alors appelée i2e Technologies) au régime libyen date du 11 novembre 2006. Dans un document de présentation intitulé "De l'interception légale à l'interception massive", la société détaillait les capacités de son programme Eagle à intercepter toutes les données électroniques transitant en Libye, sur les réseaux satellitaires, ADSL ou de téléphonie mobile, et de les intégrer dans une base de données intelligente, capable de filtrer et d'effectuer des recherches précises. i2e Technologies vantait alors "le besoin croissant de renseignement de très haut niveau dans la lutte contre le crime et le terrorisme".

En 2007, poursuit Wired, Philippe Vannier, alors président d'Amesys, devenu depuis PDG de Bull, aurait rencontré Abdallah Al-Senoussi, chef des services secrets libyens. Récemment arrêté en Mauritanie, celui-ci pourrait livrer un témoignage très compromettant pour la ligne de défense de Bull. Plusieurs sources concordent à dire que le contrat de mise à disposition de technologie aux fins d'interception de communication, de traitement de données et d'analyses a été conclu en 2007 et que les ingénieurs et techniciens ont commencé à se rendre en Libye début 2008.

"ON FAISAIT DU MASSIF"

Un témoignage recueilli à l'automne par Le Figaro montre qu'Amesys était accompagné de militaires français à la retraite dans sa mission libyenne. "Nous avons mis en route le système d'écoute libyen fin juillet 2008. Les cadres de Bull étaient très attachés à cette mission, qui avait été facturée environ 10 millions d'euros", raconte un militaire retraité de la direction du renseignement militaire. "Nous avons mis tout le pays sur écoute. On faisait du massif : on interceptait toutes les données passant sur Internet: mails, chats, navigations Internet et conversation sur IP", précise-t-il, en détaillant : "Nous leur avons appris comment trouver des cibles dans le flow massif du pays et nous avons travaillé sur des cas d'école : par exemple, comment placer une université sous interception et trouver des individus suspects en fonction de mots-clés."

Le système Eagle a été en fonctionnement à partir de 2009, mais selon le militaire interrogé par Le Figaro, a réellement été opérationnel à partir de 2010. Dans les bureaux du renseignement libyen, situés rue Sikka à Tripoli, un des centres de surveillance Eagle, le HQ2 (dont le nom laisse supposer l'existence d'un HQ1 qui n'a pas encore été localisé) occupait tout le rez-de-chaussée, selon Wired, qui précise que l'entrée des bureaux portait les logos d'Amesys et du gouvernement libyen. Une pancarte affichait également : "Gardez secrètes les informations classifiées. Ne discutez pas d'informations classifiées en dehors du QG." A côté d'une salle permettant aux analystes d'effectuer des recherches par mots-clés dans le moteur Eagle, une salle d'archives servait à conserver, dans des classeurs roses, des milliers de courriels imprimés, de transcriptions de conversations téléphoniques, de photographies et d'empreintes digitales de "cibles".

EAGLE REVENDU

Les témoignages recueillis dans les médias et l'analyse de documents d'Amesys par les sites d'informations Owni et Reflets.info mettent à mal la stratégie de défense de la société française, qui assure que le contrat signé avec les autorités libyennes ne portait que "sur une fraction des connexions Internet existantes, soit quelques milliers". Plusieurs enquêtes ont en effet mis au jour un système sophistiqué d'interception massive.

Lire notre éclairage : Quand Amesys aidait Kadhafi à traquer les opposants libyens

Dans une réponse à une enquête d'Owni sur le marché des interceptions massives, Amesys se justifie ainsi : "L'utilisation du matériel vendu [par Amesys] est assurée exclusivement par ses clients. Amesys n'a donc jamais eu accès à l'exploitation faite du matériel vendu en Libye." L'information judiciaire ouverte à Paris permettra de lever une partie des doutes. En attendant, Amesys a annoncé en mars qu'elle mettait en vente son activité Eagle. Bull avait indiqué que cette activité n'était pas stratégique et représentait moins de 0,5 % du chiffre d'affaires de Bull.

http://www.lemonde.fr/libye/article/2012/05/22/bull-de-nouveau-confronte-au-scandale-amesys_1705412_1496980.html

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stank Membre 1 450 messages
Forumeur alchimiste‚ 49ans
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bah un petit système echelon quoi. Utilisé par les US et le UK depuis des lustres. Rien de nouveau sous le soleil

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